Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 2/ Les relectures

Coucou !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une partie du travail éditorial très chronophage :
les relectures globales.

On m’a fait la remarque de ma super organisation sur mon travail éditorial et j’ai donc décidé de vous en parler un peu à travers ces fameuses relectures !

Pour ma part, il n’y en a pas qu’une, mais plusieurs. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne peux plus voir mon texte en peinture après !

À quoi me servent les relectures globales du texte ?

1/ Relire pour la cohérence.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas forcément tout. On est sur le moment présent, sur son chapitre en cours et on a une vison plus étriquée de l’histoire, avec le chapitre précédent et le chapitre à venir. On n’a pas le recul nécessaire pour tout englober correctement. Plus le texte est long, plus on écrit un pavé, et plus il est difficile de tout se rappeler en détail. Il y a des petits éléments qui peuvent nous échapper et qu’il est bon de se rappeler lors de la relecture globale. Les détails chronologiques sont plus visibles, les passages sont plus facilement reliés entre eux et permettent de mieux voir si « tout se tient ».

 

2/relire pour donner du relief à l’histoire

Pour moi, c’est aussi très important de relire pour améliorer. Les petites phrases du début du livre peuvent se répercuter à la fin, les comportements des personnages, les attitudes, les petites choses anodines peuvent faire un effet boomerang sur la fin du livre. Il est donc important de relire globalement l’histoire pour avoir une vision plus large et pourvoir parsemer de remarques son texte.

En général, je note sur mon carnet les ponts à faire du début en fin de livre. Je note tout ce qui peut donner encore plus de relief à l’histoire. Puis, je l’intègre là où il faut. Ce sont ces petits détails qui vont faire la différence et donner le petit plus à l’histoire.

 

3/relire pour élaguer

Écrire, c’est bien. Mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Et c’est ce qui donne de la fluidité au livre. Retirer les répétitions est une chose. Mais parfois, ce sont carrément des paragraphes à supprimer, qui donne une redondance, une lourdeur qui rend la lecture difficile, chiante. Donc, oui, je supprime des phrases, des paragraphes, des mots. Il y a donc une perte sur ce qui était initialement écrit.

 

4/ relire pour réécrire

Pour JTV5, j’ai tout un chapitre qui a été revu à la relecture globale. En fait, ça m’est déjà arrivé aussi avant ! Une de mes bêtas m’avaient signalé qu’elle trouvait ce passage ennuyeux. Au départ, j’ai laissé le chapitre en l’état et j’ai avancé. La relecture globale permet d’avoir une vision d’ensemble qui permet de voir les moments qui sont en désaccord avec l’ensemble, les passages qui coincent, qui ont une autre tonalité. Souvent, on compare la lecture au chant. Quand on lit à voix haute, on peut dire qu’on récite une mélodie. Le texte a un rythme, une dynamique précise et certains passages sortent de cette mélodie. Il y a dissonance. C’est là que tu as deux solutions qui s’offrent à toi : ou tu élagues, ou tu réécris. Ce passage, je l’ai réécrit. Tu gardes la base, mais tu réarranges, tu le réorientes autrement. C’est un travail qui demande une grande concentration pour savoir ce qui est bon à garder et ce qui l’est moins. Il s’agit de retrouver la pertinence qui fera que ce passage entrera correctement dans le reste du texte sans qu’il fasse grincer l’ensemble.

 

5/ Relire pour se rassurer

C’est tout con, mais pourtant, c’est aussi une vérité. On relit par orgueil. On veut un texte nickel. Même s’il ne sera jamais entièrement parfait, on veut toucher du mieux possible à une perfection. Donc, il s’agit aussi de se conforter dans ce qui a été écrit. Quand on a suffisamment relu, c’est qu’on estime que tout est OK, que le texte peut passer à la mise en page.

La question qu’on peut se poser, c’est à quel moment faut-il faire sa relecture globale ?

 

Quand doit-on entamer une relecture globale ?

Pour ma part, j’ai une relecture globale entre chaque phase de correction :

  • une relecture globale juste après le point final.
  • une relecture globale, après passage des bêtas
  • une relecture globale après passage des correcteurs

Cela me permet de balayer trois fois le texte et de voir si les propositions des bêtas et correcteurs sont en accords, si tout est en ordre. La plus grosse relecture reste celle après le point final. C’est celle qui balaie le plus d’interventions de ma part. Les deux autres étant de la relecture de vérification surtout. Je peux les faire en diagonale, ou choisir des passages plus ciblés pour vérification.

Certains auteurs n’en font qu’une, d’autres en font plus. Je pense aussi que la difficulté du sujet peut entraîner plus de relectures. Un sujet SF me semble plus compliqué qu’un feel good par exemple. Les termes techniques, les descriptions ne sont pas du même niveau et donc demande plus ou moins d’attention. L’irréel demande plus de concentration et de vigilance pour la compréhension que le réel.

 

Conclusion

Voilà ! Vous savez tout sur les relectures globales. C’est une phase du travail éditorial qui demande énormément de temps. Autant que celles des corrections. C’est aussi un passage important pour proposer un texte clair, fluide, sans lourdeur. Bien évidemment, nous ne sommes pas infaillible et certains verront des lourdeurs à certains moments là où d’autres n’en verront pas. Le but reste toutefois de proposer un texte facile à comprendre et addictif dans son cheminement.

Vous parlez des relectures globales, c’est aussi vous montrer une phase du travail de correction qui est souvent éclipsé par les corrections elles-même. Pourtant, ce sont deux parties bien distinctes. Souvent, les lecteurs pensent qu’une fois que l’écriture est faite, il n’y a quasiment plus rien à faire avant de voir leur livre dans les mains, mais il y a beaucoup de petites choses qui semblent anodines qui viennent pourtant prendre un temps énorme dans le travail éditorial. Les relectures globales sont des ces petites choses qui prennent beaucoup de temps !


Vous avez peut-être raté la première partie ? La voici : Travail éditorial : 1/ les corrections


 

 

[ SECRET N°1 ] COUPLER L’ENVIE ET LE MOMENT : LE PATCHWORK ✨

 
Le début d’année 2019 a marqué un changement dans l’écriture de mes romans. L’idée est d’optimiser mon temps dédiée à l’écriture.
J’ai adopté une nouvelle méthode d’écriture. S’il m’arrivait de varier les supports ( ordinateur ou cahier) selon l’envie, j’ai toujours écrit mes histoires au fur et à mesure de leur déroulement. Sauf que voilà, tout écrivain se retrouve avec cette fameuse scène qui vous bloque et dont vous passez des jours à en trouver un résultat satisfaisant.
 
Avec l’expérience, je cerne de mieux en mieux ma façon d’écrire. Je pense que, pour ma part, j’ai des moments avec et des moments sans. Quand on n’a pas envie, quand ça bloque, il faut savoir juste se dire que c’est juste pas le bon moment. Suivre sa muse là où elle veut être. Parfois, c’est carrément l’absence d’envie qui fait que je n’écris pas, par d’autres moments, c’est ce que je dois écrire qui ne me donne pas la niak. C’est pour ce second cas que j’ai trouvé une astuce.
 
J’ai adopté la méthode patchwork ! C’est quoi ? Oh ! Eh bien c’est simple : j’écris la scène qui me donne envie ! Autrement dit, je n’écris plus l’histoire au fur et à mesure, mais je fais un puzzle dans lequel je crée mes morceaux ( chapitres, scènes) puis je les rassemble pour créer l’histoire générale. Du coup, chaque journée est optimisée par ce dont j’ai réellement envie d’écrire.
 
Pour cela, mon nouveau logiciel me permet d’adopter une arborescence ( voir ci-dessous ).
J’ai mes derniers chapitres écrits et en dessous les scènes phares à écrire, celles qui me font envie, celles qui construisent mon histoires. Les scènes qui sont commencées ont leur icône marquée de traits indiquant que l’écriture a commencé. Lorsque la scène est finie, je la mets de couleur différente (verte par exemple ) et j’avance ! Quand une scène sera la suite du chapitre 12, je la collerai au chap 12 ou la mettrais en chapitre 13.
 
Ici, vous avez le projet JTV5. il est à 75% écrit. Quand toutes les scènes seront finies, le livre sera fini. Il se peut que je rajoute une scène ou deux, mais vous avez un peu, ici, un ordre d’idée de l’avancée du tome. Vous savez aussi les coulisses de ce dernier ! 😉

Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition « à la carte »..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre « packaging » avec les ME, de l’autre l’offre « à la carte » avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout « clé en main » que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type « pack » ou « forfait » avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas « à la carte ». Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule « forfait », car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule « forfait » arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre « clé en main », on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule « à la carte »

L’autoédition est cette édition « à la carte » ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition « à la carte »…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre « soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues ». Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux « esprit de famille ». Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la « familia ».

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de « bonne relation » même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : « je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte ». En gros, on vous dit « tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier ». Comprenez : « Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil ».

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du « avance, petit âne ». Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le « à la carte » prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 1/ Les corrections


Vous avez fini d’écrire votre texte ? Il a été relu par vos bêta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer à l’étape du travail éditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail éditorial dans les maisons d’édition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable éditorial, correcteur… Dans l’auto-édition, vous devenez ce responsable éditorial, en plus de la casquette d’écrivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maître des décisions.

Le travail éditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bête pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut être changé ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail éditorial est une étape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprécieront leur achat. Un livre bourré de fautes n’est pas agréable à lire. Un livre mal conçu également.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des éditeurs et de leurs moyens, en auto-édition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon éditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se résument pas aux corrections que l’on fait en dictée où on doit se contenter du en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus épuisantes. Il faut penser à tout. Et quand je dis à tout, c’est au moindre détail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bêtas ne suffisent pas. Elles ont débroussaillé un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points à vérifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vôtre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tête : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut être publié sans qu’il soit passé au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un écrivain, avant d’écrire une histoire, est un représentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maîtrise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en être un défenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-même, aiment lire dans leur langue sans s’abîmer les yeux en tentant de décrypter ce qui a été écrit.

La correction minimale est alors exigée, pour ne pas vous décrédibiliser. Faire appel à un correcteur professionnel n’est pas une tare. Même si vous êtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisé sur des règles de français qui peuvent vous échapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a échappé, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous êtes une bille incapable de déceler la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repérage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique élève votre niveau en français. Vous découvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous êtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des réflexes d’écriture. Ne pas hésiter à vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent débloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des définitions. Je doute souvent du bon emploi du mot écrit. J’ai donc installé aussi une application  » dictionnaire » sur mon téléphone.

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne définition. Et oui, écrire n’est pas chose aisée ! Notre copain, le dico, est toujours là pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, à avoir à côté de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi téléchargé une application sur mon téléphone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai bloqué pendant mon écriture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensée. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille à l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes où, comme un fil d’Ariane, à force de tourner autour du mot recherché, la recherche se précise et on trouve THE mot ! Et là, il n’y a pas à dire : ça fait classe quand on a enfin trouvé le mot approprié et pas un autre ! Votre texte gagne en crédibilité, votre style s’aiguise. Vous êtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume !

Attention également aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont différents ! Ex : différent / différend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, éclaire-moi  ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonétiquement, mais qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Cela entraîne des confusions. Ex : importun / opportun

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare !

On parle de fluidité qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluidité, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de répétitions, des phrases supprimées. En gros, on révise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre « avec tact », « avec minutie » etc

CCT : complément circonstanciel de temps. Vive les prépositions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive également ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! À utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiqué avec des « que », « parce que » etc !

2. La fluidité se caractérise aussi par des sonorités. Lire, c’est comme réciter une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire à haute voix ! Des phrases avec trop de « que » ou avec un son trop répétitif peut agacer. C’est là aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut alléger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placée  pour donner une lecture moins hachée et plus rythmée.

 La ponctuation ne doit pas être fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation à savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus « logique » dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : « Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber. » Autre exemple : « Il est riche, mais avare. »

4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume !

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain !
La cohérence détermine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crédibilité( sauf les écrivains de l’absurde, mais eux, même dans leurs incohérences, il y a une logique  ! ). Ici, on regarde la construction du scénario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
J’ai divisé cela en 4 catégories :
cohérence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on détermine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause à conséquence vérifié. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons réalistes deux minutes sur les positions et actions ! Les héros ont sinon un sacré équilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps !
cohérence de temps : là où je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. Réaliser une chronologie des faits aide à ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux décalages horaires si votre personnage voyage !
cohérence d’espace : Alors à moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction ou bien que vous ayez une cheminée pour vous téléporter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilité des déplacements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet à deux mètres de soi !
cohérence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohérence constructive ! Vous déterminez un caractère à votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalité. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage évolue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalité. Les changements de réactions sortant de ses habitudes doivent être justifiés de façon logique ! Autre point : attention à la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique à votre texte !
La cohérence, vous l’aurez compris, demande un regard général sur son texte. Elle est d’autant plus compliquée à gérer quand on écrit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohérence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour être capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaître son texte, dans les moindres détails. De mon côté, j’ai des notes sur mon bujo d’écriture ! Dès que je constate une erreur, un détail qui va revenir plus tard, une porte ouverte à refermer etc, je le note ! Je crée des frises chronologiques, des arbres généalogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs à apporter ou des remarques à surveiller.

En conclusion

Corriger, c’est la galère !

Il ne faut pas se leurrer, on doit être rigoureux sur tout et ça demande une énorme concentration. On décortique son histoire jusqu’à overdose. À la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet découragement.

Toujours est-il que si vous êtes en ME, les corrections de type constructif se négocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous êtes maître de votre histoire. Les coupes, les réajustements, les arrangements sont nécessaires pour donner une clairvoyance à votre texte, mais en aucun cas tout ceci est à valider si vous estimez que ça n’aide pas à la qualité du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de découper votre texte en épisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la découpe que dans l’intérêt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, réfléchissez bien si cela s’avère utile ou si ça dénature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas à prendre à la légère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une lucidité qu’on perd lorsque l’on a la tête trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les réflexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galérer le correcteur et moins vous aurez à la payer si vous êtes en auto-édition. Écrire demande du travail, des compétences, des acquis à avoir. Si écrire est à la portée de tous, rédiger un texte ne l’est pas forcément.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bête !), vous pourrez alors passer à l’étape de la mise en page ! Et là, attention, il y a réflexion aussi dessus !

Mais avant cela, parlons de relectures globales  => 2/ Les relectures globales


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste régulièrement ses clés de l’orthographe

Le blog de JC Staigner : https://leblogduneroussepeteuse.wordpress.com/lamour-de-lecriture/ propose des aises à l’écriture et à l’orthographe


 

Pourquoi j’ai choisi l’auto-édition ? Et les maisons d’édition ?


édition ou auto-édition ?

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voudrais faire le point sur un sujet sur lequel on m’interroge souvent en tant qu’écrivain : le choix du mode d’édition. Souvent, on vient me solliciter pour un avis, un conseil sur le choix des maisons d’édition, celles qui sont les mieux et celles à éviter. Il est vrai que j’ai assez de recul maintenant pour avoir un avis là-dessus. Pour autant, si ma première histoire a été éditée en maison d’édition, de mon côté, je ne souhaite plus donner de manuscrits inédits à l’une d’entre elles.

Le point sur les ME :

Certes, toutes les ME sont différentes et ce qui va être proposé par l’une ne le sera pas forcément par l’autre. Certaines sont tout bonnement plus professionnelles que d’autres. Il faut savoir qu’en ME, on peut être heureux comme malheureux. Ce fut mon cas, j’ai déchanté. Ma première expérience en ME m’a permis de déceler tous les « travers » rencontrés lorsque l’on est édité et qui ont fini par me pousser vers l’auto-édition. Quand tout se passe bien, on est heureux de faire partie d’une maison d’édition. Mais dès qu’on en voit les dysfonctionnements, les choses peuvent devenir très vite un enfer. Ce qu’il faut retenir, si vous signez en ME, ce sont deux choses qu’on vous dira et qui seront toujours fausses, hypocrites :

  • les ME soutiennent les auteurs : faux ! Une ME soutient son porte-monnaie avant tout ! C’est une entreprise qui doit survivre dans une jungle. Par conséquent, vous êtes et ne resterez qu’un pion dans leur réussite. Pas la vôtre ! La vôtre dépendra de ce qu’on veut bien faire de vous  et ce que vous, vous avez fait de votre côté ! Ils disposent de vous selon leurs envies, leurs projets et non l’inverse ! Le fameux main dans la main n’est qu’illusion. Vous vendez, on va vous déballez une belle promo. Vous ne vendez pas, vous resterez dans les limbes avec une promo à l’arrache.
  • les ME vont me faire vendre : Faux ! Vous êtes un parmi des dizaines, des centaines dans un catalogue ! Vous êtes un numéro ! Ne rêvez pas de gloire ! Il n’y a que si on vous propulse égérie de la marque que vous aurez le tapis rouge et les cotillons. Donc autant dire que vous êtes « monsieur ou madame l’auteur lambda perdu ». Et même l’étiquette ME ne fait pas tout ! Ce n’est pas parce que vous êtes en ME que vous allez vendre ! Si vous n’avez pas de promo, vous resterez invisible.
Le bonheur d’être en ME dépend de plusieurs critères :

1/ Votre volonté ou non à confier votre manuscrit à la vie à la mort à quelqu’un. Dès que vous confiez votre signature à un éditeur, il peut en faire ce qu’il veut ! Prix, couv, promo, remaniement du texte ou à l’inverse, ignorance. Il est maître du devenir de votre livre. Il peut vous consulter, mais dîtes-vous aussi qu’il n’est pas obligé de le faire non plus. Certains vont prendre en compte vos idées, d’autres vont passer outre ! Il peut donc en faire un truc chouette ( je vous le souhaite ! ), comme une catastrophe. Quoiqu’il arrive, il aura toujours le dernier mot puisqu’il est maître de vos droits ! Donc à vous de parier sur le bon cheval ! Risque quand même assez délicat, surtout que le contrat joue peu en faveur des auteurs, si ça ne vous convient pas ! C’est une réalité ! Il suffit de voir les constants débats sur la place de l’écrivain dans la chaîne du livre pour voir qu’on est du pipi de chat dans un rouage bien huilé et dont la donne doit rester telle quelle !

2/ Votre volonté à rester uniquement écrivain : certains ne veulent pas se prendre la tête avec ce qui relève du travail éditorial. Chacun son métier et son temps est précieux, le classique « je préfère le garder à écrire » est alors le fer de lance des protecteurs des ME. C’est un choix. Moins de contraintes, certes, mais aussi un coup de poker quoiqu’il arrive ! Il faut une résilience assez forte pour accepter de se dire « au petit bonheur la chance ! », moi je passe au manuscrit suivant, j’en ai fini avec. Le reste n’est plus de mon ressort. Personnellement, mon investissement sur mes histoires est trop dans le sentimental pour en être aussi détachée de son devenir après écriture. La vie de mes livres est loin de se finir avec le point final du texte.

3/ Votre exigence ! Et là, on parle de caractère ! Certains vont ne pas voir ou fermer volontairement les yeux sur les trucs qui ne vont pas dans leur ME, juste pour garder cette étiquette d’écrivain édité. Ils se font avoir, mais pas grave ! On reste et on sourit parce que c’est ce qui donnera une crédibilité : on est en ME ! Chacun sa notion de crédibilité et surtout de dignité ! Personnellement, quand je confie mes droits, donc que je donne une part conséquente des bénéfices à quelqu’un, j’attends le professionnalisme qui va avec. Certains écrivains se contentent d’un professionnalisme moyen, sont plus souples, moins regardants, voire s’en fichent complètement parce que la notoriété, ça n’a pas de prix ! À part celui du  » soit belle et tais-toi ! ». Et vous ?

4/ Vos attentes ! Vous voulez signer en stand avec des merveilleux collègues écrivains. Alors, oui, cherchez une ME. Vous souhaitez avoir l’espoir d’être en librairie, c’est certain que vous aurez plus de chances de l’être en ME, même si la probabilité est très discutable. Être en librairie ne signifie pas être en rayon ! Vous rêvez d’une promo de dingue, vous pouvez l’avoir en ME… ou pas du tout ! Probabilité tout aussi discutable que celle de la mise en rayon de votre livre ! Vous rêvez d’un travail professionnel, impeccable, sur votre livre : vous pouvez l’avoir en ME… ou très partiellement ! Alors oui, bien sûr, je dépeins ici un côté assez trash des choses, mais c’est une réalité bien présente. Vos attentes, vos objectifs à propos de votre texte vont jouer beaucoup sur le mode d’édition à choisir. Réfléchissez bien à ce que vous voulez pour vous et votre manuscrit. Un livre juste édité ?  Un livre suivant vos desiderata ? Reconsidérez vos souhaits dessus avant de rêver de succès.

De mon côté, j’ai eu à me poser ces questions à un moment donné. Mon caractère, mes attentes ont été revues d’une autre façon, une fois l’euphorie de l’édition passée. Car on en est là ! On a une image assez institutionnelle des ME, avec le côté classe, intello, professionnel, passionné de littérature. Un lieu où on se dit : « whouuaaa, c’est la consécration si j’en suis ! ». Je vous le dis de suite ! Que nenni ! Belle blague ! Le soufflé va retomber très vite ! On est dans un milieu d’apparence, de faux semblants, d’hypocrisie et de coups de p*** ! Quand il y a popularité et argent en jeu, les valeurs existent peu ! On est dans une mécanique de réussite où finalement la qualité de votre texte est le cadet des soucis ! C’est manger ou se faire mangé ! Attention à l’arrivisme de toute forme pour percer ! On en vient donc à s’interroger sur qui on est vraiment, ce qu’on veut vraiment et ce qui finalement est important ou pas.

J’en viens donc au choix de l’auto-édition !

Souvent, on me dit : « je n’ai pas les épaules pour tout assumer ! ». Effectivement, si on se tourne vers l’auto-édition, on n’est plus seulement écrivain, mais aussi graphiste, correcteur, éditeur, community manager etc. On est multi-casquette et c’est beaucoup de travail en plus ! On chapeaute tout de A à Z et c’est ça, l’intérêt : le luxe de garder sa liberté !

Pourquoi des auteurs se sont tournés vers l’auto-édition ?

Il faut savoir que :

1 / le choix de l’auto-édition n’est pas forcément un choix par défaut parce que pas accepté en ME, c’est bien souvent un choix volontaire !
2 / souvent c’est même dû à une déception des ME au niveau de leur travail et leur contrat abusif que des auteurs ont préféré en venir à ce mode d’édition.

L’auto-édition est une réponse finalement à tout ce qui peut nous contraindre en ME.


1 /
pas de ligne éditorial, pas d’obligation à répondre à un format dit « plus commercial ». => On fait ce qu’on veut de son texte. Cela répond à une soif d’indépendance, de liberté aussi bien au niveau du scénario, la couv, la date de sortie, la longueur du manuscrit, le thème et direction choisis ou l’univers défini du livre. Pas d’obligation de découpage en épisodes, pas d’obligation de rajouts de scènes de sexe parce que « ça fait mieux ! C’est plus vendeur ! », pas de retravail sur un personnage qu’on a voulu de telle manière et qu’il faut d’une autre manière ! On ne dénature pas son manuscrit ! On l’édite comme on le veut !
2 / les royalties : Si la part des DA que vous donnez à un éditeur vous revient, vous toucherez forcément plus. Certes, vous aurez toujours le prix du graphiste, du correcteur et de la communication à déduire de cela, mais la part de l’éditeur vous revient !
5 / le plaisir de gérer tout ( esprit de leadership ) et sans intermédiaire. => plus de problème de dialogues de sourds ! Vous êtes maître du paquebot ! Vous ne devez rendre de compte à personne !
6 / Loin des ME : la paix ! => recul parfois bienfaisant par rapport au milieu des ME qui peut écœurer dans la considération des auteurs et de l’aspect commercial. Vous savez, le fameux pion dans leur échiquier !
7 / La liberté d’accompagnement ! => exit l’obligation de promiscuité avec des personnes qu’on n’aime pas car ds la mm ME. La famille unie et heureuse ! Dans vos rêves ! Les egos sont de rigueur ! Vos dédicaces vont être plus sereines sans la diva à côté de vous !
8 / La liberté de communication : vous ne subissez plus des promos douteuses ou inutiles ! Vous fixez votre prix de vente. Vous choisissez votre communication et contrôler votre image !

Les inconvénients :

Bien évidemment, l’auto-édition est une épine dans le pied du milieu très fermé de l’édition traditionnelle. Donc autant vous dire qu’au-delà du travail plus conséquent que cela demande, il vous faut comprendre que l’on ne vous aidera pas dans votre parcours, il n’y a pas d’accueil favorable pour vous ! Tout vient de vos efforts ! Même si on constate une ouverture de plus en plus franche vers les auto-édités comme une augmentation des services dédiés aux indépendants et une présence en développement en salons, reste que seules les ME ont pignon sur rue, sont en TG et rayons de librairies et grandes surfaces et gardent le monopole de la visibilité pour leurs favoris ! Mais est-ce si grave ? Comme je le disais plus haut, tout dépend de vos attentes !

Les Iinconvénients le deviennent si on est sensible à certaines choses. Par exemple, je ne suis pas en rayon, mais personnellement, je n’en fais pas une obligation dans mon parcours, juste une possibilité à évoquer dans un avenir plus ou moins proche. J’estime que l’on peut vendre autrement. Certains voudront absolument cette condition pour affirmer qu’ils sont écrivain. On entre ici dans la définition du métier d’écrivain : Est-ce celui qui rend un manuscrit impeccable ? Celui qui est uniquement reconnu par les ME ? Celui qui est placardé partout ? Ou encore qui a la plus grande file d’attente en dédicaces ? Sujet bien philosophique, n’est-ce pas ? À vous de voir, quelle est selon vous, VOTRE vision de l’écrivain et de son travail, son image !

conclusion :

  Pour moi, les ME, c’est un peu comme le loto. Tu as une chance sur je ne sais pas combien de trouver la ME qui répond à tes propres attentes. Soit tu écumes les ME jusqu’à trouver la potentielle perle sans jamais être sûr de la trouver et au risque de te faire avoir à chaque fois, soit tu crées toi-même ta chance via l’auto-édition en te protégeant davantage et en répondant toi-même à tes attentes. C’est tout aussi hasardeux, mais tu as quand même plus de cartes en main, pour réaliser chacune de ces attentes vu que tu es maître de ton livre, pour choisir les chemins par lesquels cette chance peut arriver et devenir finalement du mérite.

ME ou auto-édition, le constat reste le même : vous déterminez du destin de votre livre. C’est votre réseau avant tout, votre propre communication, votre sociabilité, votre engagement qui fera vendre. Rien d’autres ! Le mode d’édition ne vous apportera pas grand chose, si déjà de vous-même vous ne vous investissez pas à la tâche et que vous attendez du tout cuit dans la main. Il y a énormément de concurrence et pour se démarquer, ce n’est pas l’édition de votre livre en elle-même qui compte, mais vous ! Votre réelle implication, votre ligne de conduite, votre image feront votre réputation !  Je ferai un autre article sur ce sujet…

Les commentaires négatifs : comment réagir ?


Aujourd’hui, je viens faire le point avec vous sur un sujet qui fâche beaucoup d’auteurs : les commentaires négatifs. Je croise souvent des auteurs sur Facebook ( en devenir ou ayant déjà publié un livre ou deux )  et qui posent cette question : comment réagir face aux commentaires négatifs ?

Pour ma part, plusieurs constatations s’imposent depuis que je publie, soit deux ans et demi.


1/ Très souvent, l’avis négatif se construit sur des arguments que d’autres ont adoré. ex : je déteste ce passage >< j’adore ce passage. Donc qui croire ? Eh bien, tu vas te tourner vers ceux qui aiment, car c’est ta fanbase. Je ne retiens donc que les avis positifs. Pour mon moral, mais aussi parce que les commentaires sont subjectifs.
2/ Bien souvent, le caractère de la personne ressort. Ex: ultra féministe, coincée du cul qui va tomber sur une scène sexuelle ou une attitude trop « hors des clous », choquante pour sa sensibilité  => livre non adapté pour eux, mauvaise cible. Dans ce cas-là, pareil, je ne tiens pas rigueur de ces avis, car rien ne fera changer d’avis quelqu’un qui a des a priori trop ancrés.
3/ Tu vas vite apprendre à décortiquer les commentaires négatifs et voir qu’ils tiennent sur un bout de ficelle et bien souvent finiront par te faire rire plutôt qu’autre chose. Lis bien les arguments. Souvent la personne s’est fait sa propre histoire du truc, son propre film et n’a pas lu les véritables intentions de l’auteur. La fameuse lecture en diagonale ! Le lecteur se cantonne au 1er degré de lecture et n’a pas été capable de lire le récit sous-jacent.
4/ Le syndrome  » j’aime ne pas faire comme les autres » : un livre qui a de bonnes critiques, c’est bizarre et certains se font une joie d’être les défenseurs de la  fameuse bonne littérature ! Il faut casser ce succès et ils deviennent le phare de la vérité ds la nuit des aveugles . Une façon pour eux surtout de se faire remarquer là où du monde passent et suivent ! Ce sont des commentaires cinglants, souvent courts, ne permettant pas de réponses. Aucune construction dans les arguments. C’est du lynchage gratuit. => next ! Aucun intérêt pour moi !
5/ Les jaloux : et oui, le succès apportent la jalousie. Famille, amis ou auteurs et ses groupies, tu verras. Tu vas apprendre l’hypocrisie avec un grand H. Moi, j’y prête plus gaffe ! Seuls les jaloux sont aigris et perdent, chez moi tout va bien ! ^^
6/ Plus ton livre est controversé, plus il attire des curieux qui se voudront se faire leur propre avis. Donc si tu as cet équilibre c’est tout bon 😜
7/ Les super calés du genre : tout lu, incollables. Oui tu es une petite joueuse du genre, retourne à la dînette. => oublie. Tu ne cherches pas des spécialistes capables de faire une thèse sur les exoplanètes, juste des lecteurs.
8/ Attention à ne pas tomber dans le piège de suivre tous les avis « constructifs » qui soulèvent souvent des points très subjectifs. Pour moi, un avis est constructif s’il répond à une demande d’orthographe, conjugaison, syntaxe et ponctuation. Il est aussi constructif lorsque qu’il soulève un vrai problème de cohérence (ex : il fume une cigarette et la seconde d’après, la cigarette n’est ni sur sa bouche ni dans sa main ni au sol). Les avis négatifs concernant la construction du scénario sont très discutables. Certains préfèreront indubitablement des situations ou réactions différentes de ce qui est lu et se trouveront gênés par la proposition de l’auteur. Malgré tout, attention ! Ce type d’avis qui se veut constructif est à prendre avec du recul. Ils se basent sur ce qu’aurait fait le lecteur à la place du personnage. Or un personnage a sa propre identité, son propre caractère et ne correspond pas forcément à celui du lecteur. Et on retombe sur mon 2/. De même les remarques sur j’aurais aimé « plus de … », « moins de…. » => affaire subjective. On ne peut pas réécrire un texte pour chaque considération de lecteur !
9/ Style de gamin de maternelle ! Perso, là aussi ça me fait ni chaud ni froid. Le style est subjectif. Certains aiment les envolées lyriques pour justifier le fait d’avoir « un style ». Le style est affaire de perception. Soit il fait écho au lecteur, soit pas. Toujours est-il que le plus simple des styles peut être tout aussi efficace qu’un truc méchamment alambiqué !

Conclusion


Vous l’aurez compris, il faut se centrer sur le positif.
Il faut d’abord écrire pour soi et laisser de côté le reste. Bien sur, c’est génial de partager son univers avec les lecteurs, mais si notre livre n’a pas réussi à transporter quelques lecteurs, tant pis. Il existe un nombre incalculable d’auteurs qui correspondent tous à un lecteur. Notre but est de trouver nos lecteurs, ceux à qui nos livres parlent ; ceux qui reçoivent nos messages et les émotions que nous voulons transmettre .
Toutefois, il est toujours difficile de se détacher du premier livre qu’on publie. Dans ce cas, pensez aux auteurs connus qui vendent des millions d’exemplaires. Est-ce qu’à votre avis, ils prennent en compte les nombreuses critiques négatives de leurs livres ? Je ne pense pas… ils se contentent d’écrire

Écrire une novella : quelle utilité pour moi…


 

Vous avez pu le remarquer sur les réseaux sociaux, j’ai commencé une novella : Puisque la pluie… Une vingtaine de pages écrites et elle ne fera pas plus d’une centaine (normalement ^^’ ! ). J’en parlerai plus longuement prochainement pour ce qui est de son synopsis.

Aujourd’hui, je viens vous parler du choix de la novella et non du roman pour Puisque la pluie…

Pourquoi écrire une novella ?

Définition : Une novella est un roman, donc un genre littéraire, rédigé en prose, habituellement court, où tous les événements sont reliés à un seul événement principal et dont la finale est normalement lente. La novella, du point de vue longueur, se situe entre la nouvelle et le roman.

Ce format court me permet  donc de me tester sur différentes choses :

*le challenge du format court.

J’ai toujours aimé prendre le temps de développer mes histoires, donc faire du long, du très long ! Pourtant, lors de ma période fanfiction, il m’est arrivé d’écrire des one-shot. Des histoires courtes mettant en scène une situation particulière ou relatant un moment de vie particulier. J’ai donc même pu tester les songfics, histoires basées sur les paroles d’une chanson. C’est un travail très intéressant pour s’exercer à l’écriture et faire appel à son imagination tout en suivant un fil conducteur, en l’occurrence la chanson. on suit un thème, une atmosphère, un sujet.

Reprendre l’écriture de one-shot me semble nécessaire dans le sens où j’ai besoin de varier mes plaisirs, mais surtout de préparer des transitions pour passer à une autre grosse histoire. Avec JTV, nous sommes ancrées dans une ambiance particulière, un style particulier, mais ce n’est pas tout le potentiel d’écriture que j’ai. Les novellas vous permettront de découvrir autre chose que JTV ou les grosses histoires que je pourrais écrire par la suite. Elles seront des parenthèses, des instants suspendues entre les grosses histoires, les gros projets. Elles vont aussi nous permettre de nous défaire un peu de l’univers des grosses histoires dans lequel nous serons plongés.

*les novellas : test de publications

Le format court est intéressant pour tester les possibilités de publication. Le format court n’est pas une grosse prise de risque et permet de mieux cibler son lectorat et voir les améliorations pour l’agrandir et le satisfaire.

L’idée serait de le proposer dans un premier temps qu’en numérique et tester de nouvelles plate-formes, de nouveaux processus de lecture etc. Le format papier n’arriverait que par le biais d’un recueil de plusieurs novellas.

Ce sont des lectures faciles, rapides et qui peuvent toucher un lectorat autre que celui des gros pavés ! C’est aussi un format passe-partout, moins contraignant.

*La novella, étude de projets futurs

Enfin la novella va me permettre de tester vos réactions sur des partis pris précis dans l’histoire, inconnus de ma part auparavant en terme d’écriture. Cela va me permettre d’orienter mieux mes futurs gros projets. En fonction de votre adhésion, je saurais ce qui vous botte plus ou moins et vers quoi orienter mon travail de communication pour vous faire aimer mes nouvelles idées ! ^^

Conclusion

Le choix de l’écriture de novella me semble judicieux pour mieux déterminer les projets d’édition et les choix d’écriture qui viendront après JTV. Comme je compte m’auto-éditer, elles seront un support pour analyser ce qui est le mieux pour mes futurs écrits. Si certains en écrivent pour des concours, ce ne sera pas mon cas. Mon but est surtout de me libérer d’un point de vue créatif, mais surtout de m’orienter dans mes choix d’écriture, d’ôter des doutes, de tester des choses jamais tentées. Ce seront des pépinières pour faire pousser au mieux mes futurs gros projets comme l’a été JTV.