Méthode d’écriture : l’écriture par scènes



 

Il y a plusieurs façons d’aborder l’écriture de son roman. La plus conventionnelle reste celle d’écrire au fil de l’eau, chapitre par chapitre. Il y a quelque chose de rassurant, parce qu’on suit une ligne directrice tracée, un plan et on s’y tient, chapitre après chapitre. Certains de mes livres ont été écrits ainsi. On voit l’avancée de son manuscrit, telle une jauge qui augmente avec les chapitres écrits.

Et puis, il y a ceux que ça bloque. Il suffit d’arriver à un chapitre plus complexe, qu’on ne sache pas comment le tourner, l’appréhender dans la formulation, pour que tout notre livre reste bloqué à cette étape. La progression se stoppe immédiatement ; il est difficile de songer au chapitre d’après si on n’a pas la fin du précédent. Comme avancer si on n’a pas ce chapitre d’écrit ?

 

 

Il existe une autre méthode, plus souple, pour aider Muse à rester avec nous, mais surtout pour nous décoincer d’un blocage d’écriture :

l’écriture par scènes.

 

 

1 – L’écriture du moment

 

Beaucoup le savent parmi mes lectrices : je porte de l’importance au feeling, à l’intuition, au moment. Il y a des moments où tout va de source et d’autres où l’on n’a tout simplement pas envie et on pourra se forcer, le résultat restera en-deça de notre exigence. Voilà pourquoi il est bien parfois de laisser sa rigueur de côté pour se libérer. S’écouter dans ce genre de cas devient primordial.

L’écriture par scènes va dans ce sens. Il s’agit d’écrire ce qu’on a envie au moment où on en a envie ! On prend juste le plaisir de choisir d’écrire une scène qui nous appelle aujourd’hui. On se concentre juste sur la scène. On ne s’intéresse pas à savoir dans quel chapitre il se positionne. Le découpage des chapitres ne viendra qu’au moment de l’assemblage des scènes. On se contente juste d’empiler toutes les scènes de son livre. L’écriture s’assouplit car on choisit quelle scène on va écrire selon la façon dont on se sent au moment donné. Une scène qu’on n’a pas envie d’écrire aujourd’hui sera celle qu’on voudra aborder dix jours après. 

 

 

2 – Le patchwork qui devient une histoire

Plan par scènes Je te veux ! T6

 

Lorsque les scènes s’accumulent, on peut commencer par les classer par ordre de passage dans le scénario. Si on les lie à la suite, on voit se dessiner l’histoire, on voit les passages de transitions d’une scène à l’autre pouvant manquer. On repère les scènes importantes dans l’histoires et les scènes intermédiaires. On repère les scènes longues et les plus courtes. À ce titre, n’hésitez pas à noter le nombre de mots à côté de chaque scène écrite.

Vous  visualisez alors quel découpage par chapitre vous pouvez agencer.

Vous construisez une histoire  qu’on pourrait croire de façon anarchique au premier abord, mais qui suit malgré tout votre scénario. Au final, tout s’emboîte comme un Tetris.

J’utilise l’application Scribbook sur l’ordinateur. C’est une application en ligne. Vous pouvez écrire de n’importe quel support tant que vous avez internet. Il vous suffit juste d’aller sur le site et d’écrire. Il y a d’autres logiciels et applications qui permettent de permuter les fichiers/scènes de votre plan comme scrivener ou writecontrol et ainsi de gérer l’agencement de vos scènes et leur suivi. 

 

 

 

 

3 – Les inconvénients

Bien évidemment, cette méthode implique d’avoir un plan assez précis de votre scénario. Le début, les enchaînements, la fin doivent être connus dès le début. Vous devez avoir en tête toutes les étapes de votre histoire pour pouvoir choisir quelle étape vous allez écrire aujourd’hui. L’idéal est d’avoir un plan chronologique des idées principales/des scènes. L’improvisation peut intervenir dans l’ajout de certaines scènes, mais votre plan de base doit être toutefois bien ficelé pour savoir quelle scène vous devez écrire.

 

Il faut aussi bien faire attention à la cohérence. En écrivant de façon décousue, on peut perdre le fil des événements et des détails chronologiques. Cela demande donc une vigilance à la relecture finale. Mais n’hésitez pas à noter vos doutes dans un coin pour mieux y revenir quand le puzzle sera plus complet.

 

L’homogénéité des chapitres peut aussi poser problème. On peut se retrouver avec des chapitres plus ou moins longs selon votre découpage.

Deux conseils peuvent être utiles : écrire des scènes avec une moyenne de mots similaires selon si ce sont des scènes courtes, moyennes ou longues. Le résultat au moment du « chapitrage » sera plus régulier. Le second conseil est de ne pas hésiter à couper une scène en deux pour l’intégrer entre deux chapitres. Il vous suffit de trouver le mini cliffhanger dans la scène pouvant servir de lieu de coupe pour passer la suite au chapitre suivant. Parfois une phrase transitoire à ajouter peut aider à placer ce cliffhanger. Cela peut être une surprise, un doute, une annonce, une déconvenue. Jouer sur une émotion pour couper une scène entre deux chapitres fonctionne bien.

 

 

Conclusion

 

J’ai utilisé cette méthode pour mes deux derniers livres. C’est une méthode qui peut paraître plus compliquée au premier abord, mais c’est aussi une méthode plus libératrice, moins oppressante, car le but de cette méthode est bien d’être aligné avec son envie du moment. C’est une façon de lutter contre ses doutes, ses appréhensions, sa peur d’être écrasé par l’ampleur du projet.

Il existe une méthode intermédiaire qui est d’écrire par chapitre, mais de façon aléatoire. Cela peut aussi fonctionner à condition d’avoir également son plan par chapitre plutôt que par scène ou par idée globale comme pour la méthodologie par scènes.

Quoiqu’il en soit, ne restez pas figer à une méthode d’écriture. N’hésitez pas à switcher !

 

 

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10 raisons pour lesquelles je passe par un distributeur/diffuseur

Il n’y a pas très longtemps, j’ai eu le plaisir d’écrire une tribune pour le blog d’Anaïs W consacré à l’autoédition ( lien ici !). Le sujet portait sur la diffusion et distribution des livres.
Il faut dire que j’ai beaucoup testé et j’ai une bonne expérience à ce sujet 😏.

 

EN QUOI ÇA CONSISTE ?

En autoédition, il y a toujours la question de l’exclusivité Amazon versus le déploiement de ses livres dans toutes les librairies.
Amazon kdp offre des possibilités indéniables et ont fait le bonheur et le succès de nombre d’auteurs. Cependant, il bride aussi notre ouverture à un public plus large, parfois non utilisateur de la marque au sourire.
Ici, je reprends les raisons m’ayant poussé à ne pas être uniquement chez Amazon.
Un distributeur, ça reste un coût. On nous prélève une commission sur les ventes, voire nous demande des frais de dossiers par livre. Néanmoins, c’est le prix à payer pour être accessible et avoir aussi d’autres avantages.

J’ai fait ce choix pour l’ebook d’abord, je fais actuellement la bascule pour le papier que je reprendrai à la rentrée.

 

Faisons donc le tour des 10 raisons de prendre un diffuseur/distributeur.

 

 

C’est tout bête, mais il y a des anti-amazon, il y a des lectrices venant de kobo, ibooks ou googleplay, et puis il y a celles qui passent par des grandes surfaces comme Leclerc et puis celles plus attachées aux spécialistes du livre comme Décitre, la Fnac ou Cultura qui commandent à leur libraire. Bref ! Plus le livre est facile à trouver, mieux il se vendra ! Pour ma part, je suis à la fois chez tous les revendeurs et chez toutes les formules d’abonnements ( ku, youboox, youscribe, kobo+)

La visibilité est un point important si on veut être acheté. Pour cela, il faut multiplier les points de visibilité. Chaque librairie a aujourd’hui son site web, donc un moyen de plus pour nous référencer sur les moteurs de recherches, mais aussi pour nous promouvoir !

J’ai eu un problème avec Amazon qui m’avait bloqué un livre en version papier pour droits d’auteur. Malgré tous mes papiers fournis, le livre est resté bloqué des mois ! Et si vous n’avez que ce revendeur, et bien vous perdez votre seul accès à la vente. Multiplier les revendeurs permet de conserver l’accessibilité des livres.

Mon problème avec Amazon m’a rappelé combien il est important d’avoir des interlocuteurs fiables dans son travail, joignables et français ! Cela peut vite être un élément problématique quand on entre dans un langage de sourd avec des réponses automatiques. KDP ne correspondent que par mail par exemple. Autant dire que pour avoir quelqu’un en IRL, c’est compliqué. Or, le langage parlé résoud beaucoup plus de pépins que le langage écrit. Avoir un interlocuteur joignable par téléphone, c’est s’assurer d’être compris. C’est l’avantage que j’ai avec mes diffuseurs. Je peux les joindre par téléphone à tout moment.

Ensuite, avoir un diffuseur nous donne un poids de plus dans les négociations avec les revendeurs pour les promotions ou les bugs. Le diffuseurs va nous permettre de régler un problème de vente, d’inaccessibilité ou autres à notre place => gain de temps.

Le temps, c’est de l’argent ! C’est l’adage que tout le monde connaît. Au-delà du gain d’argent, c’est surtout pour moi un gain de temps pour m’atteler à d’autres projets. Ayant testé la mise en ligne de mes livres via chaque revendeurs, autant dire que vous faites le même processus d’intégration des métadonnées de votre livre pour chacun. Vous répétez x fois le même process pour x revendeurs concernés. Là, un intermédiaire, vous ne le faites qu’une fois, et il dispatche chez chaque revendeur ! Je ne remplis qu’une fiche et ça part chez tous les revendeurs ! Un gain de temps considérable.

Avec Immatériel, j’ai un regard statistiques indiscutable sur mes ventes, par livre, revendeur, date, promo etc. C’est un outil très utile pour se projeter dans une stratégie commerciale. 

Avoir un diffuseur, c’est avoir un vrp qui vous aide à vous vendre ! Autrement dit, il va être un lien entre les revendeurs et nous. Il va nous placer dans les encarts promotionnels, les thèmes du mois, les nouveautés etc. C’est un plus indéniable dans la visibilité.

 

Avoir un diffuseur/distributeur indique aux professionnels qu’on est éditeur plus qu’auteur. Sachant l’image de l’autoédition, on est mieux considéré avec la carte éditeur.

 

 

 

Conclusion

 

La diffusion/distribution reste un choix tactique qui dépend de plusieurs critères :

1/l’origine de votre lectorat : selon si vous avez commencé en ME ou autoédition, votre lectorat sera soit large ou pourra se resserrer à Amazon. 

2/vos stratégies marketing : certains restent sur kdp pour avoir les avantages kdp tels la pub sponsorisée amazon sur amazon. D’autres, comme moi, misent sur des promos chez les revendeurs pour augmenter leur visibilté.

3/vos convictions : c’est un éléments à prendre en compte. On a tous des attentes, des convictions. Moi, c’est d’être accessible un maximum et pour gagner du temps. D’autres miseront sur la puissance de frappe de kdp.

4/votre positionnement quant à vos investissements : Certains ne veulent pas donner une commission à un distributeur/diffuseur pour garder cet argent économisé pour autre chose.

C’est vraiment une interrogation qui doit vous être propre. Certains diffuseurs vous proposeront un contrat, d’autres des frais de dossier. N’hésitez pas à vous pencher sur chaque particularité de chaque prestataire.

 

Et vous, les auteurs ? Vous avez fait quoi et pourquoi ?

 

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Les 7 types de dépenses en autoédition



Quand on entend parler d’autoédition, on entend souvent parler de l’argent gagné, plus avantageux que le droit d’auteur en Maison d’édition. S’il est vrai que la part de l’éditeur nous revient, il ne faut pas croire pour autant que l’argent gagné part dans nos économies. Nous sommes notre propre éditeur et donc on paie ce qu’il aurait dû payer pour nous ! Etre autoédité, c’est être patron d’une entreprise avant tout ! Et toute entreprise impose des frais.

Je vous propose ici un topo de ce qu’on peut avoir comme type de dépenses en autoédition.

 

Les frais de gestion d’entreprise

Quoi qu’on en dise, si on vend un roman, on devient écrivain aux yeux de la loi. On exerce un métier qui impose d’être en règle avec l’Etat. Ainsi, on a le devoir de cotiser comme n’importe quel travailleur. Que l’on passe par le régime des artistes-auteurs ou celui de l’auto-entreprise, on se doit de payer des cotisations sociales. S’ajoutent à celles-ci, les impôts sur le revenu. Celui qui a fait le choix de l’entreprise aura la taxe professionnelle (CFE), les frais bancaires, les assurances, l’électricité, voire le comptable !

Ce sont des prélèvements obligatoires qui ponctionnent déjà votre gain issu des ventes.

 

Les frais de publication

Certains diront que publier en autoédition, c’est gratuit. Tu passes par Amazon KDP et tu ne paies rien. Oui, dans l’idéal, cela peut être vrai. Sauf que si on est un minimum pro, on passe par des professionnels ; l’amateurisme ne fonctionne pas pour vendre. On doit donc penser au frais de couverture de livre par un infographiste, un correcteur.

Si vous passez par d’autres prestataires de service de diffusion/distribution comme Book On Demand, vous avez des frais de dossier. On peut aussi vous ponctionner une commission sur vos gains ( voir l’article sur les 10 raisons de choisir un distributeur/diffuseur). Mettre en vente un livre peut aussi impliquer un investissement pécunier.

 

 

Les frais de bureautique

Pour pouvoir pratiquer votre activité sereinement, il vous faut du matériel ! Un ordinateur, certes, mais pas que ! Imprimantes, et surtout cartouches d’encre ( T_T), logiciels ( corrections, word ou scrivener, infographie par exemple), frais de site web ( Nom de domaine, hébergement), abonnement à des applications ( canvas, trello, adobe ou autres) ou à des modules pour votre site comme des modules de sécurité, de boutique web et j’en passe. Le budget pour les frais de bureautique peuvent vite monter si on veut accroître son entreprise, et donc développer son activité d’écrivain avec professionnalisme.

 

les frais de gestion de stock de livres

C’est l’un de coûts les plus importants à gérer. Vous devez  prévoir un stock de livres si vous avez une boutique sur votre site web et/ou un pour vos salons et événements livresques. C’est un gros montants à sortir, car plus vous en commander, plus selon par où vous passez pour faire imprimer vos livres, vos prix d’impression deviennent dégressifs. Le coût peut vite monter à plusieurs centaines d’euros pour le stock d’un livre selon vos objectifs et attentes.

 

Les frais liés à l’événementiel

Qui dit écrivain, dit personnage publique ! Cela implique que tôt ou tard, on vous sollicite pour un événement ou vous souhaitiez en être pour rencontrer vos fans en vrai. 

Idem, ces rencontres ont un coût ! Matériel de salon ( stock de livres vu plus haut, kakemono, flyers, matériel de transports, de décoration de table), frais de transports, d’hôtel, de restauration, mais aussi location de votre place dans ledit salon !

 

Les frais pour le marketing digital

Vendre, c’est bien… encore faut-il qu’on vous voit, que vous existiez pour être repéré !

Et c’est là qu’une nouvelle casquette se greffe à celui, d’écrivain, éditeur, etc : celui de commercial ! Et là, je parle bien de stratégie commerciale ! Pour cela, il faut investir de l’argent en communication : pub sponsorisée dans les réseaux sociaux, sur google ads, éventuellement sur amazon ! Et ça peut vite monter !

 

Les frais de formation

 

Tout métier demande forcément des formations pour se mettre à la page des avancées ou pour s’améliorer. L’autoédition est un réservoir à formation. Certains vont se former à l’écriture, moi je me forme en marketing digital, j’ai une formation pour le livre audio, une pour l’illustration… Il y a le choix ! On peut se former pour une mise en page comme pour construire un site web. C’est un puit sans fond ! Certains passent par des coachs, d’autres des cours en ligne, certains par des livres. 

 

 

conclusion

Voilà, vous l’aurez compris : rien n’est simple ! On peut même vite être déficitaire si nous n’arrivons pas à gagner suffisamment pour amortir les coûts. Si certains frais ne se paient qu’une fois et on n’en reparle plus, d’autres sont mensuels, trimestriels ou annuels et plombent vite le budget. Il est important de prévoir en amont ces frais. Gagner de l’argent en autoédition implique d’abord d’avoir un budget pour tous ces frais et seulement après, on peut se dégager un salaire derrière ! Bref ! Vous l’aurez compris, ce n’est pas gagné pour vivre de sa plume ! Il faut y aller par étape, investir au fur et à mesure pour équilibrer la part dépense avec la part économie et c’est la raison pour laquelle je vous ai mis ces types de dépenses dans l’ordre de priorité. Avancez au fur et à mesure ! 

 

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Je suis multipotentielle !

Alors que je viens de faire mes 40 ans, j’arrive à une étape de ma vie où je me rends compte que je ne me connais pas aussi bien que je le pensais. Ou du moins, j’ai nié pas mal de chose sur moi qui me construisent pourtant, qui étaient là, et que j’occultais plus ou moins volontairement. Parce qu’il nous faut entrer dans des cadres, parce qu’il faut suivre une norme, parce que c’est pas possible que ce soit ainsi, parce que c’est mal vu etc.

 

Parmi mes découvertes, j’ai réalisé que j’étais multipotentielle ! 

Quézako ? 

Je vous explique tout ça !

 

 

La mutipotentialité ou l’art du couteau suisse !

 

Définition

 

     Si je prends la définition de mon ami Wikipédia, il est dit : » La multipotentialité est un terme éducatif et psychologique qui se réfère à la capacité et à la préférence d’une personne d’exceller dans deux ou plus de deux champs différents.

    Il peut également se référer à une personne dont les intérêts s’étendent sur plusieurs domaines, plutôt que d’être fort dans un seul. Ces traits sont appelés multipotentialites, tandis que le terme « multipotentialiste » est plutôt employé pour les personnes présentant ce trait de caractère.

    En revanche, les personnes dont les intérêts se trouvent globalement dans un même domaine sont appelés « spécialistes ». »

     Autrement dit, être multipotentiel ne signifie pas être un cador dans une spécialité, mais être un touche à tout, être capable d’assimiler plusieurs domaines et les mettre en pratique. Un multipotentiel, c’est un polymorphe. Il prend la forme de ce qu’il connait.

 

ça, c’est le dessus de l’iceberg. 

 

 

Et moi alors ?

 

Pour creuser un peu plus cela, voici ce que je suis et qui répond à la personne étant multipotentielle…

 

1/J’ai une curiosité insatiable pour tout plein de choses au point que dès qu’un truc m’intéresse vraiment, je vais m’y plonger jusqu’à ce que j’en ai fait le tour. Les domaines sont variés. Dernièrement, je me suis penchée sur la lithothérapie et les chakras, les huiles essentielles, j’ai fait la méthode Konmari, j’ai fait mon ikigai, par ce que je me cherchais et que c’était des « médecines / developpement personnel » qui pouvaient répondre à ma quête. Tout peut m’intéresser si j’y vois un besoin de le mettre dans mon couteau suisse. Du coup, j’ai plutôt une bonne culture générale : vu que je m’intéresse à beaucoup de choses variées. Je saute du coq à l’âne tout le temps. J’ai 60 onglets en moyenne ouverts dans mon smartphone pour creuser chaque sujet ouvert ! J’ai des carnets pour des thématiques différentes. J’aime la diversité en tout : vêtements, arts, apprentissages. Le moindre questionnement doit trouver réponse. Un mot de vocabulaire, je fonce voir la définition. On me parle d’un procès, je vais suivre toute l’actualité du procès. Ma fille aime Miraculous : j’ai regardé TOUS les épisodes de Miraculous !

 

2/ J’ai 36 projets ouverts et je n’arrive pas à les clôturer ! J’ai toujours plein de trucs sur le feu, qui attendent d’être achevés, sauf que je rajoute toujours des trucs qui font que je ne l’achève jamais vraiment. Je fais donc des maj ! Je ne peux pas faire la même chose pendant toute une journée. Je ne peux pas faire la même chose tous les mois. Je dois tourner, sinon je m’ennuie et j’abandonne, alors que je sais très bien faire ! Je me lasse vite. J’ai besoin de nouveautés constamment. Je peux vite m’ennuyer à faire toujours pareil ! Il faut que ça bouge, que ça change ! Par exemple : plus jeune, je changeais régulièrement les meubles de ma chambre de place ! Aujourd’hui, je le fais moins parce que je déménage tous les quatre ans et que donc cela m’apporte une nouveauté que je n’ai pas besoin de créer. Cette indécision permanente, cette impossibilité à se fixer sur quelque chose indéfiniment expliquait aussi mon incapacité à trouver un travail qui me convenait jusqu’à il y a trois ans avec l’autoédition. Ce fut le cas plus jeune, en travaillant en grande surface, où j’avais besoin de faire autre chose que de l’encaissement. Je cherchais le moindre prétexte pour alterner mon travail : faire le roller, ramasser les paniers, la marchandises, aller en réserves etc. On m’a donc proposé de faire la formation d’employés et de la planification d’horaires. Je pouvais tourner entre mes différents postes. Mais ce n’était pas un métier qui me bottait ; je ne voyais pas d’évolution. Je stagnai à faire des choses répétitives, même avec trois postes différents ! Est ensuite venue l’édition où je me suis sentie mieux. Quand on me demandait ce que je voulais faire plus grande, j’étais incapable de répondre, parce que tout m’intéressait, mais rien en particulier.

Je peux vite être frustrée. J’ai tellement d’idées en tête, ça fourmille tellement, que je veux tout faire en même temps et bien évidemment, je n’y arrive pas !  J’ai une pensée en arborescence. D’une branche, je crée des dizaines de ramifications. Je papillonne du coup. Je ne peux pas faire une tâche à la fois. j’ai toujours deux ou trois tâches ouvertes sur l’ordi.

Exemple : mon site web ici même. Je viens de faire la seconde partie de la refonte et déjà j’ai une to-do list pour une troisième partie ! Je me dis :  » tiens je pourrais mettre en place un espace membre pour faciliter l’achat des produits en boutique avec une connexion et un profil membre. Et là, la ramification commence -_-. Je m’imagine un espace privé pour des histoires dédiées à une communauté privé, j’imagine un espace de publication pour ceux qui veulent tenter l’écriture, j’imagine un forum, j’imagine une boutique privée… et après j’imagine plein de trucs pour chaque partie. J’IMAGINE ! Tout le Temps ! Matin, midi, soir, la nuit, à table, aux WC, dans la douche, en faisant les courses, devant mon ordi ; ça n’arrête pas !

 

3/ une grande soif d’apprendre. Si je m’intéresse à qqch, je vais y aller à fond, Je creuse, je vais au bout des choses jusqu’à en avoir fait le tour. 

  • je voulais continuer une histoire manga que j’ai adoré car frustrée, j’ai écrit la suite en mode fanfiction => classée parmi les meilleures dans le site de fanfics référant.
  • dans la communauté de ce manga, je ne m’y plaisais pas. J’ai donc appris à créer mon propre forum et j’ai crée ma communauté : une des plus actives de France autour de cette oeuvre aujourd’hui.
  • pour embellir mon forum et voulant proposer un lieu agréable à ma communauté, j’ai appris le design et le codage en freelance, avant de passer mon diplôme d’infographiste multimédia. Donc en plus de l’écriture, je fais du graphisme et je code ! 3 domaines différents pour l’instant à mon compteur.
  • L’écriture de fanfic, c’est bien, mais c’est pas aller au bout des choses pourquoi ne pas écrire ses propres histoires. J’ai donc écrit ma propre histoire et l’ai faite éditée.
  • Frustrée par l’édition traditionnelle car je me sentais prisonnière, j’ai bifurqué en autoédition et j’ai appris comment éditer un livre. Donc aujourd’hui, j’ai la casquette d’éditeur ! => 4eme domaine d’expertise
  • Voulant améliorer mon anglais pour suivre des tutos en anglais, je lis des webtoons en anglais pour apprendre la langue plus facilement. Donc j’approfondis mes langues ( Note : il m’arrive de lire des scans en espagnol aussi !)
  • Voulant améliorer mes ventes, je lis des livres sur le marketing digital. J’apprends donc les bases du marketing alors que je n’y connais rien du tout ! Nouveau domaine d’expertise en cours !

Et ce n’est pas tout ! J’ai des formations en dessin qui m’attendent, je vous en avais parlé, j’ai fait une formation sur la création d’un livre audio, j’ai des formations organisationnelles en tiroirs. 

Voilà ! J’APPRENDS à outrance !

 

4/ J’ai une grosse capacité d’analyse et d’adaptation. Mon vécu le renforce puisque mon mari a un métier à mutation, mais tout ce que j’apprends me permet de m’adapter rapidement. J’applique vite ce que j’ai appris. Non seulement, je sais appliquer les enseignements de mes apprentissages passés à mes nouvelles problématiques, mais en tant que personne multipotentielle, je suis « cablée » depuis des années, pour faire fonctionner à plein régime les deux hémisphères de mon cerveau. Je sais être polyvalente. J’ai un gros sens de l’observation et une mémoire photogénique. Et je cherche un sens à chaque chose, une pertinence à mes besoins. Si j’estime que ça peut m’être utile, je creuse en me formant. Enfin, propres aux multipotentiels, je fusionne toutes mes compétences pour créer de nouvelles idées.

 

5/ Je suis dans ma bulle ! Le nombre de fois où on me dit que je n’écoute pas, que je suis ailleurs, que je décroche du quotidien et que je ne dis rien de ce que je pense ! Parce que je ne peux pas dire tout ce que j’ai en tête ! Je dois pondre des dizaines d’idées par jour entre l’écriture et les à-côtés de l’entreprise, puis mon quotidien ! Sur un mois, imaginez la to-do list que je devrais noter ! Je fais donc un tri dans ma tête entre ce qui a de la pertinence ou pas, mais ça ne tarit pas le bouillonnement d’idées ! L’envers du décor, c’est que je peux vite saturer. Je suis vite vidée de mon énergie, je fais des migraines, j’ai besoin de calme, d’isolement. Je suis donc introvertie dans certaines situations, solitaire même. Je ne me fais pas des amis facilement. J’analyse beaucoup avant, j’observe. Certains disent qu’on a une intuition plus développée. En fait, je me demande si la compagnie des autres me fait gagner ou perdre de l’énergie et du temps, et ce, même si la présence d’amis est source de plaisir. Tout simplement, parce que ça augmente ma frustration à ne pas faire ce que j’ai en tête. Pourtant, un être introverti peut tout autant être sociable ! J’ai confiance en mes capacités et je suis assez sûre de moi à côté et quand on me parle, je réponds, je discute et je m’emballe vite ! J’ai un débit de paroles de dingue ! Pourquoi ? Je veux vite sortir tout ce que j’ai en tête évidemment ! Tout se bouscule et j’ai du mal à canaliser, je veux imposer mon idée, car je doute qu’on me comprenne, et je débite. 

J’ai  une faculté à développer et entretenir un réseau ( puisque j’ai actuellement plusieurs communautés sous mon aile sur fb), mais j’ai du mal à me trouver sincère dans mes démarches auprès des gens. Je ne suis pas démonstrative côté affectif avec les gens. Du coup, j’ai toujours l’impression de paraître distante. Je réalise que c’est sans doute liée à cette multipotentialité. Je crée pour les autres, mais j’ai du mal à transmettre les sentiments qui vont avec. Du coup, je transmets mes états d’âme par ma créativité, par du contenu.

 

6/J’ai une grosse créativité ( bujo, coloriage, écriture, graphisme, etc)… Je suis absolument dans le DIY ( Do it yourself). Je vais réfléchir des heures, mais à la fin, je ferai moi-même de A à Z. J’ai une prédisposition au leadership, mais sans employés ! Et c’est donc logique que finalement, je me sois orientée vers l’auto-entreprise inconsciemment. J’ai du mal à déléguer. Ma curiosité s’allie à celle du challenge. Je ne lâche rien tant que j’ai pas trouvé la solution. Je peux faire une pause pour me recentrer, mais je n’oublie pas et cherche quand même le truc qui coince. Par exemple, le codage est typique de cette attitude. Je peux passer trois jours sur un bug informatique. Je vais le retourner dans tous les sens jusqu’à trouver le problème. Je n’aime pas l’échec car je sais que la résolution est une forme d’apprentissage que je ne répèterai pas. 

 

 

COMMENT AI-JE RÉALISÉ que j’en Étais une ?

 

C’est bête à dire, mais c’est grâce à l’autoédition !

 

En vérité, depuis deux ans, je me sens « à part », à contre-courant. Encore plus que d’habitude.

Ma résilience me faisait dire que c’était qu’une impression jusque-là, que je suis comme tout le monde, mais en vérité, je me rendais bien compte que j’essayais de rentrer dans des moules qui ne m’étaient pas adaptés. J’essayais de me convaincre que la chaussure de Cendrillon pouvait aller à mon pied en travaillant avec un éditeur ! Mais plus je me forçais et moins ça entrait. Plus j’essaie de me définir dans une case, moins je me sentais à l’aise dedans alors que je l’aimais bien quand même, cette case, mais d’une autre façon. Alors j’ai décidé de partir en autoédition. Mais là encore, j’avais l’impression que quelque chose clochait jusqu’il y a peu… Je restais incomplète.

Dans mes dernières formations marketing, j’ai approché des coachs en développement personnel et c’est là que j’ai eu le déclic ! J’ai lu un type de profil qui me parlait. Réellement. Vous savez, la checklist où vous cochez au fur et à mesure. « Tiens, ça c’est moi, ça aussi, ça aussi… putain, ça aussi ! » Ce que je n’arrivais pas à définir, j’ai pu enfin y mettre un nom ! MULTIPOTENTIELLE ! Ce que je niais, ce qui était pourtant intrasèquement en moi a un nom ! J’ai une case qui existe pour mon cas : je fais partie de ceux qui ne rentrent pas dans une case car je suis multicases ! Et c’est pas grave, ça arrive ! Ce n’est pas une anormalité, juste un fonctionnement neuronal, psychologique, différent qui nous rend singulier.

Les Multipotentiels ont la capacité de combiner 2 ou 3 domaines et de créer quelque chose de neuf à l’intersection, comme une capacité de connecter des choses qui ne le sont pas encore et met en avant leur grand potentiel de créativité.

Involontairement, ou plutôt inconsciemment, j’ai créé mon réseau neuronal convergeant vers un métier qui répond à cette multipotentialité : l’autoédition. Codage, graphisme, écriture, gestion de communauté etc : tout se regroupe dans ce métier parce que, justement, on doit être multicasquette ! Mais ce qui peut me différencier de certains autres auteurs, c’est que j’avais déjà des compétences multiples avant de commencer, ce qui me donnent un avantage certain. J’en suis venue à ce mode d’édition parce qu’il me correspondait vraiment. Là où d’autres vont se tenir à quelques essais sur les casquettes, moi je vais y aller à fond et je vais même aller au-delà en cherchant des compétences connexes. Là où certains vont déléguer ou abandonner, moi je fonce tête baissée, je kiffe et j’y arrive !

 

Inconsciemment, depuis plus de 10 ans, mon for intérieur m’a poussé à répondre au besoin de laisser parler ma créativité  et à m’y concentrer dessus. Les fanfics, le forum, puis l’édition traditionnelle, puis l’autoédition. Le loisir s’est enrichi en devenant pluridisciplinaire et s’est professionnalisé ! Oui, mais voilà, un multipotentiel qui s’ignore ne va pas oser exprimer ses capacités à fond parce que, tout simplement, il a l’impression de ne pas être légitime à le faire, on va lui dire qu’il s’éparpille, qu’il faut se décider, qu’il ne va pas dans le sens du courant, que ce ne sont que des loisirs, qu’il faut une spécialité. Le discours consensuel, c’est  » on n’a pas des passions, mais une passion. Pas des vocations, mais une vocation ! Tu penses que ta passion est l’écriture, alors écris ! Reste focus sur ça ! « 

Donc à défaut d’avoir une seule passion, on n’en a pas ! On aime tout et rien à la fois. On se satisfait de rester moyen en tout au lieu de le laisser exploser. On passe pour un imposteur car on sait tout faire mais pas à fond, donc on n’est pas considéré comme complet.  Et je réalise que depuis que je suis en autoédition, je n’ai pas réellement laissé exploser ma multipotentialité non plus, même si elle est sous-jacente depuis le début, même si elle me fait des appels du pied. Je connais mes multi-compétences, mais comme le veut la norme, on essaie d’être bon en un seul truc et je l’ai ignorée, je ne l’ai pas reconnue pour ce qu’elle était et pouvait réellement m’apporter. J’ai fait le minimum avec.

Donc je me suis concentrée surtout sur l’écriture et fais comme tout le monde. Je suis restée timide. Je fais un peu d’infographie, mais pas trop. Je fais le minimum pour mon site. Je me concentre sur les romans et ça suffira… Sauf que je sens que ça ne va pas, ça ne suffit pas aussi bien pour le développement de mon entreprise que pour moi-même. Je mets mes compétences dans des cases. Je les cloisonne au lieu de les assimiler. Je ne les entremêle pas vraiment. Je les laisse à leur place dans mon CV, dans leurs cases respectives, mais ne les fais pas assez travailler ensemble. Je n’utilise pas la multipotentialité pour ce qu’elle peut apporter : créer quelque chose de neuf à l’intersection. Je fais un simulacre. Ma soif de progression est toujours là, celle d’apprendre encore plus, mais mon épanouissement reste en demi-teinte, car « il faut consacrer son temps au plus important ! »,  » La rentabilité est dans tes romans, donc produis ! ». 

 

 

L’heure du changement de fusil d’épaule

 

Depuis que j’ai découvert ce qu’est la multipotentialité, je me sens moins gênée, comme si jusqu’à présent, je m’excusais d’avoir plusieurs préférences. Je sais que je peux maintenant prendre plus facilement le droit de raccorder mes ramifications entre tous les domaines que je maîtrise, parce que je ne suis pas seule à être comme ça ! Parce ce que ce n’est pas une tare, mais un don à considérer comme tel, une particularité qu’il faut revendiquer plutôt que l’étouffer. Je vois les choses autrement, plus grandes, plus à mon image. 

Mettre un nom sur un comportement me fait réaliser que je dois assumer, que justement j’ai tout à montrer, que j’ai le métier adéquate pour. Je peux m’épanouir dans mes multiples casquettes, créer d’autres casquettes et le tout pour un même but : mon entreprise.

 

C’est ce que je fais depuis un mois. J’ai commencé à mélanger les choses, mais ça va se renforcer dans les prochains mois. Je sais que j’ai donc trois points à travailler à présent que « je sais ».

  • accepter d’être multipotentielle et notamment auprès de mes proches. Montrer que je peux compiler tout pour produire vraiment quelque chose de super. Je le faisais déjà un peu, mais quand je me présente, je dis que je suis auteure. Or, je devrais dire que je suis multipotentielle. Je dois revendiquer mon potentiel particulier sans rougir. Ne pas avoir à s’en excuser ni avoir peur du jugement dépréciatif  et continuer à écouter mon subconscient. 
  • je veux tout faire tout de suite. Souvenez-vous : la frustration de ne pas pouvoir tout dire, exprimer ! Je sais donc que je dois prendre le recul nécessaire pour m’organiser afin de mettre en place tout ce que j’ai en tête. Je sais aujourd’hui que c’est normal de considérer le temps comme mon pire ennemi. Je ne dois pas m’angoisser à ne pas arriver à le développer rapidement et surtout ne pas m’angoisser à me sentir submergée par tout ce que j’ai en tête. Je dois lister mes idées au max et et m’accorder des moments pour faire chaque chose. Je dois l’assumer, le revendiquer, et apprendre à prioriser, même si tout me semble être prioritaire ! Je dois me dire que j’ai le temps de faire, que mon côté multipotentiel se verra avec le temps.
  • je dois accepter mon organisation particulière, parce que je suis particulière, plutôt que de me dire que je ne sais pas m’approprier la méthodologie des autres, que c’est grave et que je dois insister. Depuis quelques temps, je vois bien que toute forme de coaching demandant une rigueur ne me correspond pas. Tout simplement, parce que mon côté changeant va à l’encontre d’un planning routinier et calibré sur un temps donné. Je dois accepter mon propre process de gestion, le laisser se construire aussi sans culpabiliser de faire comme les autres. Quand on me dit que je suis bordélique, je répondais toujours que je suis organisée dans mon bordel. En fait, d’un regard extérieur, finalement, ça se comprend quand on me voit avec 10 projets sans aucun rapport les uns avec les autres sur mon bureau. Et moi, inconsciemment, je n’avais pas tort non plus, car effectivement, j’ai mon schéma particulier en tête.
  • je dois en parler ! Je dois extérioriser ce qui fait turbiner mon esprit. C’est pourquoi j’écris aussi cet article. J’ai la tête ailleurs, oui, mais je pense que si je le partage, je vais me soulager aussi la tête sur ce qui est bon à retenir ou pas, mais aussi sur mon comportement. Pourquoi je fais certaines choses plutôt que d’autres. Vos avis peuvent m’apporter un éclairage positive entre ce qui est à garder en tête et ce qui est à oublier pour développer mon métier. À cet effet, c’est pour ça que j’ai entamé des sondages sur le groupe facebook. Je dois aussi partager avec vous ce côté multipotentiel, vous montrez tous les centres d’intérets qui me construisent et qui m’inspirent pour que vous compreniez pourquoi je n’écris pas un livre en deux mois, pourquoi il m’arrive de faire des temps de pause volontairement par exemple et touuuuut ce qui m’intéresse. Je ne suis pas dissipée, mais juste avide de connaissances et de plaisirs divers.

 

 

J’avoue que je me sens plus équilibrée depuis que je sais ma particularité. C’est un poids en moins sur ma tête et ça me permet de comprendre des détails sur moi : j’ai une explication toute faite à présent sur certaines attitudes. Maintenant, je dois encore aligner tout ce qui me définit pour parfaire cet équilibre. Mais je sais que rien n’est impossible à présent que j’ai retiré cette barrière de l’anormalité qui me pesait. Je ne suis pas anormale, j’ai juste une zone de douance par rapport aux autres.

 

 

Refonte site : part 2 – Du nouveau sur le site !

Bonjour les cassiaddicts !

 

Welcome dans la V4  de mon site !

 

Je vous annonce officiellement la fin de la seconde partie de la refonte de mon site, entamée l’an dernier.

En 2020, il y a eu l’installation de la boutique web qui a été un gros travail pour moi en terme de codage.

Cette année, j’ai surtout travaillé la refonte du design, donc la partie visuelle du site.

 

Elle s’est opérée sur plusieurs points:

 

  • l’en-tête : J’ai sollicité ma fille ainée pour qu’elle me prenne en photo. Un site d’écrivain demande de mettre en avant la trombine dudit écrivain, même si ce n’est pas ce que je préfère. Mais bon ! Quand il faut… C’est ce que j’ai donc fait ! J’ai représenté ces photos par des symboles qui me représentent dans certains de mes loisirs : la kpop ou les kdramas ( symbolisés par les coeurs avec les mains ) en adéquation avec le slogan « au coeur de la romance » et qui composent ma marque personnelle que nous avons vu dernièrement avec les hashtags : #romanceStepbystep, #aucoeurdelaromance, #cassiromance que l’on retrouve dans mon approche scénaristique inspirée des mangas, webtoons, dramas etc, mais aussi dans ma vision générale de la romance. J’y ai ajouté aussi mon instagram pour que vous puissiez voir les dernières actus en passant votre souris sur chaque image, quitte à vous rendre sur instagram.

  • Refonte de la page d’accueil : Plus de contenus condensés avec des renvois aux pages importantes du site.
  • Amélioration de la page Biographie
  • Refonte de la partie Blog : Ici j’ai repris le blog en deux parties. La partie News où vous aurez toute mon actualité ( sorties, salons, interviews, projets etc) et une partie que j’ai nommé Mes tribulations de romancière où je relaterai ma vie d’écrivain, ma vision de l’écriture et de l’édition. Il ne s’agit pas de donner des tutoriels, mais de parler de ma façon de faire les choses. Chacune des deux parties aura des sous-catégories que vous pourrez retrouver dans la page de chaque partie via un nuage d’étiquettes qui vous permettra de mieux trouver votre thème que je compte rajouter bientôt.
  • Ajout de modules de recherche pertinents : Pour mieux accéder aux infos, j’ai mis en place deux points : une barre de recherche en fin de page et, bientôt, le nuage de mot-thème pour la partie blog. Vous pourrez ainsi trouver plus facilement vos informations.
  • À cet effet, j’ai revu le formulaire d’inscription de la newsletter : je vous demanderai de mettre à jour, si vous êtes abonnés et si ce n’est pas déjà fait, vos informations pour savoir ce que vous souhaitez recevoir. Pour cela, allez dans votre boîte mail. Je vous ai envoyé un mail avec écrit « IMPORTANT ». Si vous ne le voyez pas, vérifiez vos spams ! Suivez la maj demandée dans le contenu du mail. Sans quoi, vous ne recevrez plus l’actualité du site. Vous devez absolument cocher l’une des deux dernières questions ou les deux, pour entrer dans un groupe dédié à un type de contenu qui vous intéresse ! Si vous n’êtes pas inscrits dans ces groupes, vous ne recevrez plus rien. Et comme j’ai fini la seconde partie du site, des nouvelles choses vont pouvoir arriver !
  • Ajout d’une faq : J’ai constaté au fur et à mesure de l’utilisation du site, des difficultés à agir sur des points du site pour certaines d’entre vous. J’ai donc mis en place une faq que je complèterai le cas échéant. L’idée est de faciliter au max votre visite du site. N’hésitez pas à me dire ce que vous aimeriez voir en faq.
  • Ajout d’un second terminal CB à la boutique : Vous pouviez déjà payer en cb via Paypal sans avoir de compte Paypal, mais j’ai eu le cas de certaines lectrices ne pouvant payer par cb car l’onglet de la cb ne leur apparaissait pas dans la fenêtre Paypal. J’ai donc installé le plugin Sum-up. Sum-up, certaines l’ont déjà utilisé, puisque c’est ce que j’utilise en terminal de paiement CB quand je suis en salon. Donc je sais que c’est une valeur sûre, contrairement à Stripe qui m’a causé bien des soucis lors de la vente de AVS2. Sum-up a un bureau français avec des interlocuteurs joignables et pour moi, ça fait une grosse différence en cas de soucis ! Et ils m’ont bien garanti la possibilité de payer via une CB étrangère. Donc normalement, amies belges, canadiennes et espagnoles, c’est bon ! ^^
  • Le dossier de presse : ça, ce n’était pas prévu, mais mon distributeur numérique m’en a demandé un. C’était une première. Je ne savais pas trop ce qu’on attendait dans ce terme, donc excusez-moi, c’est la première ébauche. J’en ferai d’autres, notamment par thématique. Il s’agit d’un catalogue qui met en avant mes livres, la dernière sortie. Il est en bas de page avec l’onglet « recherche » et téléchargeable, si vous souhaitez le voir.

 

    Voilà un peu ce que j’ai fait durant ce mois de mai, avec le début du transfert de mes livres papier de Kdp vers Book on Demand, un distributeur papier vous permettant de commander mes livres en librairies. Alors certes, je n’ai pas écrit, mais j’ai pas chômé pour autant. L’autoédition, c’est beaucoup de travail en dehors de l’écriture, mais ce sont des choses qui vont nous être utiles pour la suite. Je vous ferai un article sur les casquettes à avoir en autoédition pour ceux qui sont abonnés à la partie  » Mes tribulations de romancière ».

 

       Si vous voyez des bugs, remontez-les moi ! Il est possible que j’ai raté des trucs après plusieurs heures le visage collé devant l’écran de codes html et php !

 

    L’an prochain, je vais sans doute faire pareil : prendre un mois entre deux romans pour continuer à bosser sur les à-côtés de l’édition. Il y a toujours à faire. J’envisage d’installer, entre autres, un espace-membre sur le site. Un espace-membre, cela vous permet d’avoir un compte boutique défini avec une connexion, cela permet d’avoir un espace sur le site uniquement visible par les membres affiliés avec des contenus exclusifs. Je sais que c’est un gros chantier aussi, donc on verra. Et surtout, j’ai un paquet de formations qui m’attendent ! Vous savez que j’ai un diplôme d’infographiste multimédia ? Mais il y a une corde que je veux bosser et que je n’ai pas encore, c’est la partie illustration. Et là, il faut apprendre à dessiner, mais aussi j’aimerais apprendre le painting digital… Je vous laisse deviner pourquoi ^^.

 

 

Bilan 2020 – Projets 2021

   

Bonjour à tous ! 

Le bon ton serait de dire « Bonne année ! ». À vrai dire, j’ai beaucoup de mal à le dire. Non pas que je ne le souhaite pas, mais surtout parce que l’on peut se demander si on aura pire ou mieux que 2020. La Covid 19 a complètement chamboulé nos projets de 2020 et rien ne nous dit malgré le vaccin que 2021 sera meilleur, tant ce virus est imprévisible. Ce ne sont pas des paroles très optimistes que je vous offre, mais je pense que nous sommes tous dans un esprit de vigilance pour 2021, le coup de bambou étant déjà énorme sur 2020.

Tout cette ambiance de renfermement, avec les différents confinements et cette vision d’avenir très obscure influe donc sur mes projets de 2021. 

En 2020, j’avais beaucoup de projets. Sortir deux à trois livres, faire deux salons ( Livre Paris et Mon’s Livre), augmenter mon chiffre d’affaire, investir, me former…

 

Où en est donc ce bilan ?

 

Je ne sais pas trop par où commencer ? Cette année est une année en demi-teinte. J’avais des espoirs, je ne les ai pas tous réalisés. Cependant, tout n’est pas catastrophique non plus.

 

Le moral

Le moral a été fluctuant. Ce ne sont pas vraiment les aléas dûs aux confinements, au port du masque ou aux boutiques fermées qui m’ont le plus ébranlé. Je suis casanière donc cela ne m’a pas énormément gênée. Ce qui a été dur, ce sont les enfants à la maison. Pour ma part, ça a été de mars jusqu’à la rentrée de septembre. Donc la moitié de l’année a été compliquée pour moi pour le temps de travail. Avoir les devoirs d’une ado à gérer et à côté une enfant de 2 ans réclamant constamment ma présence, il m’a été difficile de trouver du temps pour moi, pour l’écriture, la formation, l’entreprise. Ajouté à cela mon déménagement en juillet sur Nancy, et donc les préparatifs à cela et ma nouvelle vie à gérer, vous comprenez que tout n’a pas été simple. Fort heureusement, la rentrée a été un souffle d’air frais sur mon visage, car mes deux filles sont rentrées à l’école et j’ai pu enfin me retrouver seule.

 

LES réussites et les ratés

Au-delà de l’inquiétude de l’avenir pour nos enfants et nous, c’est surtout l’économie générale qui m’inquiète. La covid a mis et continue de mettre à mal beaucoup d’emplois et cela se ressent sur le loisir. La lecture reste un non-fondamental, quoiqu’on puisse en dire. Même si pour certains, la lecture est une nourriture de l’esprit, pour beaucoup cela reste un loisir qui passe derrière les factures, le loyer, la nourriture et la survie. Il y a des priorités dans la vie et la lecture n’est pas prioritaire quand on est dans l’urgence. Autrement dit, même si certains s’accordent à dire que les librairies ne s’en sont pas trop mal sorties niveau ventes, il ne faut pas le répertorier sur tout le milieu de l’édition.

 

les aléas qui m’ont plombé

Moi, ça s’est ressenti sur quelques points  dûs à la covid, mais pas que :

  • l’annulation des salons qui fut un manque à gagner évident en terme de chiffre d’affaires certes, mais aussi en visibilité et surtout un coût en perte sèche, car des investissements n’ont pas été remboursés ou été utiles, par exemple les flyers prévus pour les salons. D’autres n’ont pas pu être remboursés au niveau des hôtels. J’ai encore l’argent de la location du stand de Livre Paris toujours bloqué dans l’attente d’un potentiel Livre Paris 2021 et ma crainte reste de savoir si cet argent va être perdu ou rendu si nouvelle annulation. Les faillites vont s’accentuer en 2021, c’est certain.
  • Le contexte Covid tourne les esprits ailleurs que vers la lecture. On ne va pas se mentir. On est dans une atmosphère anxiogène et 2020 a été particulièrement anxiogène avec la succession d’annonces du gouvernement, les morts et contaminations quotidiennes, les retournements de situation avec lesquelles il faut jongler… Tout cela a fait que beaucoup n’avait pas forcément la tête à lire. Le lancement de De la pluie entre nous a été de cet acabit. En pleine annonce du 1er confinement, la sortie de DLPEN a été terrible. La panique a pris le devant et l’information quotidienne a écrasée la visibilité de la sortie.
  • La concurrence toujours plus grande. L’autoédition se démocratise, les ME en romance continuent de pousser comme de champignons et face à la pléthore de romances qui sortent, le lecteur doit faire des choix, son porte-monnaie n’étant pas extensible, mais plutôt à la réduction du budget. Cela se ressent sur les ventes de sorties tout d’abord. Moins de lecteurs foncent sur votre sortie. Parce qu’ils ont une préférence pour un autre auteur alors que vous étiez avant un immanquable, parce qu’ils n’ont pas vu/su la nouvelle, parce qu’ils font le choix de se dire « je le prendrai le mois prochain ». Les ventes s’étalent donc, le pic de ventes à la sortie diminue. Pour autant, le « je le prendrai le mois prochain » s’oublie face aux sorties immanquables des mois suivants et voilà comment les ventes régressent.

 

la sortie de mes livres

En 2020, j’ai réussi à sortir 2 livres. Une première ! Et ce malgré les complications sur mon temps de travail ! Cependant, ces sorties sont en demi-teinte.

De la pluie entre nous a été un échec. Sa sortie est mal tombée, et récupérer ensuite cela s’avère compliqué. 290 ventes sur mon diffuseur Immatériel pour 2020 dont 140 le mois de sa sortie et 50 vendus avec ma promo en novembre. Pour certains, ça peut paraître énorme, pour moi, c’est mauvais au regard de ce que je peux vendre. 

 

Sans doute, ma communication n’a pas été suffisante dessus, car écrit à la hâte pour l’avoir pour Livre Paris, mais ce fut un fiasco aussi bien dans mes attentes pour ce salon que pour la retombée dessus et DLPEN a été ainsi impacté dans sa sortie et sa visibilité.

C’est pourtant une histoire que j’ai aimé écrire pour la parenthèse qu’elle m’a offerte avec ce côté un peu poétique dans le récit. Je sortais de ma zone de confort avec l’écrit au « je » et d’un point de vue masculin. À croire que je ne suis pas exceptionnelle pour la focalisation interne et que je dois rester sur la troisième personne dans la narration.

 

Le second livre sorti fut  À votre service ! 2.

Enfin ! La suite et fin est arrivée dans vos mains. Il a fallu deux ans, mais j’y suis arrivée. Les ventes ont été meilleures que pour DLPEN, mais rien de comparable au T1 il y a deux ans, rien de comparable avec JTV5 non plus. À vrai dire, je m’interroge sur les prochaines années en terme de ventes par livre. Beaucoup de collègues ont constaté, comme moi, la chute des ventes par livre. Je ne sais pas comment gérer les informations sur les ventes depuis un an et demi, mais il y a une inquiétude sur les prochaines sorties, car même les titres phares peuvent entraîner des sorties mitigées, voire des bides. 

Comme vous pouvez le voir, j’ai vendu en un mois et demi, ce que j’ai vendu en 9 mois pour DLPEN. Cela vous permet de voir l’échec de l’un par rapport à l’autre. Et AVS2 n’est pour l’instant pas sur Kindle Unlimited. Il le sera en avril prochain et rejoindra les autres livres qui y sont déjà.

Les retours de lectures se font d’ailleurs de plus en plus rares. Je ne sais pas pourquoi. Je ne suis pas du genre à casser un avis négatif systématiquement, mais je ne suis pas non plus dans l’effusion de sentiments dès que j’en ai un bon. Est-ce un mal ? On ne peut pas refaire son caractère. Je suis reconnaissante, mais je ne suis pas quelqu’un d’exalté pour autant. Toujours est-il que cette absence de retour de lecture n’aident pas à vendre mes histoires non plus. Entre un livre à 100 évaluations et un à 20, il est évident que les lectrices iront vers le plus notés. Reste alors à se dire que mes livres ne valent pas qu’on y exprime un retour dessus. Le côté pessimiste de moi pourrait déprimer à l’idée de n’être peut-être qu’un auteur moyen, mon côté positif veut croire à un buzz un jour qui fera lire et commenter mes autres histoires.

Concernant les ventes numériques en général, voici le camembert d’immatériel.

J’ai vendu 2100 numériques via les revendeurs du 1er janvier au 31 décembre. Amazon reste prédominant chez mes revendeurs avec 39% du marché sans ku (avec ku 53%). Cependant, il est intéressant de voir que les abonnements ont un bon pourcentage ( ku 14% + youscribe 7.3% = 21.3%) pour cette première année de mes livres en abo, kobo  15%, ibooks 9.6%, ggplay 7%. Youscribe fait autant que ggplay ! C’est la grande surprise de l’année et je vais donc me pencher davantage sur ce lectorat.

2100 ebooks, c’est bien oui et non. Pour ordre d’idée, JTV2 à sa sortie en 2016 faisait 1500 ventes num le 1er mois et 2500 sur le 1er trimestre. Là, on parle d’un total sur 8 livres sur une année dont 2 sorties. Donc c’est pas terrible. Mais face au contexte de chute des ventes constaté depuis 4 ans, on peut dire que c’est pas mal. Je suis mieux lotie par rapport à d’autres. 

Autre point intéressant. Je vends beaucoup sur amazon en debut de vie du livre puis les autres revendeurs prennent le relai.

Voici le camembert de JTV1

Celui de JTV5 

Si on compare ces deux livres à la sortie de AVS2, on voit comment les autres revendeurs prennent leur part de marché sur la longueur. Avec les années, le profil des ventes changent.

JTV1 est relancé régulièrement par des promos pour découverte de la saga. Amazon garde de son emprise. Mais JTV5 qui a un an et n’a pas la même relance de vente montre que cela se parcelle un peu plus. Amazon perd du terrain.

Cela reste les statistiques d’Immatériel.

 

la vente directe en ligne

Le point positif de cette année 2020 restent mes ventes directes. Il y a d’abord eu mon rebond face à l’annulation de Livre Paris, où j’ai dû changer mon fusil d’épaule à la va-vite pour compenser les pertes de l’annulation du salon du livre de Paris en proposant des ventes par moi-même. Ce fut d’abord en message privé lors du 1er confinement. Cela s’est ensuite confirmé avec la mise en place de ma boutique en fin d’année. C’était un projet que je voulais absolument mettre en place pour 2020 et ce fut fait, non sans mal, mais on peut désormais acheté mes ebooks, mes livres papier, mes packs, mes goodies. J’en suis très heureuse. La covid a sans doute accéléré ce besoin de faire ma propre boutique en ligne.

C’est 47 lectrices qui ont commandé ces deux derniers mois sur la boutique en ligne.

72 articles achetés.

Certaines ont même commandé plusieurs fois.

Je vous remercie pour cette confiance. Le noël prochain sera mieux organisé, la boutique étant maintenant en place. Je proposerai les ventes en direct plus tôt pour éviter les couacs de la Poste. Cette boutique m’a permis de doubler mon chiffre d’affaire en vente directe (BIC) malgré l’absence des salons. C’est une bonne nouvelle pour la suite. Quelque chose de positif pour moi, car acheter sur la boutique du site, c’est me permettre de récupérer la commission que je donne d’ordinaire aux revendeurs ( amazon, ibooks, kobo, ggplay etc de 30 à 40%) et celle des diffuseurs et notamment immatériel pour le num ( 10%). Autrement dit, sur le prix d’un ebook, je ne paie que la commission du terminal de paiement (5%). Tout le reste me revient, donc 95% du prix de l’ebook. En achetant donc sur ma boutique, vous me garantissez un meilleur salaire, mais aussi un plus grande possibilité de réinvestissement.

 

les investissements

En parlant de réinvestissement, cette année, j’ai investi dans de nouveaux logiciels et des formations. 

J’ai acheté Dragon, un logiciel de dictée vocale. Il me permettra de dicter mes histoire plutôt que de les taper sur clavier. Quel intérêt ? JTV6 est en partie sur cahier. plutôt de le réécrire, je vais le dicter pour gagner du temps. Cela permet aussi de me familiariser avec ma voix. Un sacré challenge pour un projet éventuel.

Vous le devinez, Dragon peut me familiariser avec un autre pendant de l’édition qui de mon côté n’a pas encore éclos : le livre audio.

J’ai donc investi sur deux choses : logiciel et formation. Une formation sur Audacity pour créer un livre audio, et un autre logiciel de création de livre audio : Audition de chez Adobe. Je ne sais pas ce que ça donnera. Il me faut du temps pour la formation, mais aussi du résultat probant pour que mes livres passent en audio avec ma voix. On verra. C’est un projet possible pour 2021.

Autre formation, autre logiciel acquis : le logiciel Clipstudio et des formations sur  comment apprendre à dessiner. C’est quelque chose dont je rêve depuis des années. Savoir dessiner. C’est un pan de mon côté créatif qui me manque cruellement, aussi bien pour mon travail d’infographiste que d’auteur. Pouvoir illustrer mes histoires est un projet insensé, mais tellement magnifique. À Noël, j’ai eu un grande tablette graphique. Une Xp-pen artist pro 15.6. Je compte donc faire joujou avec. Reste que le dessin demande des années d’entrainement. mais bon, on y croit !

J’ai dû également investir sur ma boutique. Et oui, rien n’est gratuit ! Des pluggin ont dû être payé pour que la boutique soit sécurisée ou viable.

Autre formations que j’ai acquises mais pas encore trop regarder : marketing, réseaux sociaux, mailing list.

 

le chiffre d’affaire

Eh bien il n’est pas catastrophique, mais il ne répond pas à mes attentes.

En 2019, j’ai déclaré 7621.10€ avec en BNC 7052.26€ et en BIC 568.84€ pour 11 mois d’entreprise ( création en fevrier 2019)

En 2020, je suis à 7263€ avec en BNC 6159€ et en BIC 1104€.

Vous pouvez voir que j’ai moins gagné que l’an dernier et ce, même avec un mois de plus par rapport à 2019 et deux sorties de livres. J’ai perdu 1000 euros de ventes via les revendeurs en BNC. C’est là où c’est mauvais, car mes deux sorties n’ont pas couvert mon CA de 2019 et ne m’a pas permis non plus de le dépasser. Je ne dirai pas que c’est un échec, car le contexte Covid fait que tout est chamboulé et qu’il est difficile de savoir si j’ai limité la casse ou pas, mais je me dis que si je n’avais pas eu mes sorties, ça aurait été vraiment catastrophique.

J’ai demandé néanmoins l’aide de l’état en mars dernier, suite à l’annulation de Livre Paris, pour les emplois liés à la culture, et j’ai bénéficié d’une aide de 1200 euros, ce qui couvre ma perte lié aux revendeurs. Donc je suis dans une année entre regression et stagnation du CA, là où j’aurais préféré être en progression.

J’ai moins communiqué cette année. J’ai pris plus de recul, j’ai évité les groupes. Cela a sans doute impacté mes sorties. Je n’ai même pas fait de videos trailer et me suis contenté des pubs payantes et de mon site. À voir si je reviens un peu plus sur les terrain des réseaux sociaux, mais je vous avoue que cette année a été plus paisible pour moi aussi que de faire le strict nécessaire !

Fort heureusement, j’ai deux points positifs qui comptent aussi malgré ce résultat plus négatif que prévu :

  • j’ai doublé mon BIC, et ce grâce à la boutique du site et ces deux sorties. J’ai toujours une fanbase fidèle qui commande leurs livres en direct. ça a été le cas pour DLPEN en avril et mai, et pour AVS2 en Novembre et décembre. J’espère pouvoir encore augmenter les ventes boutique en 2021.
  • le CA des ventes via les revendeurs par immatériel de AVS2 n’est pas compté ici. Je ne les toucherai qu’en janvier. Du coup, seules le CA des ventes directes via ma boutique de AVS2 sont comptabilisées. J’ai donc qu’une demi-sortie de validée niveau CA.

Même si on peut dire que mon CA est déjà pas mal, il ne faut pas oublier que :

  • j’ai des charges à retirer dessus : cotisations sociales, cfe, retraite, impôts
  • des investissements pour l’accroissement de l’entreprise ( logiciels, formations, mise en fonction du site web/boutique)
  • des investissements liés à la vente ( achat d’exemplaires auteurs, frais de salons, goodies)
  • les pubs sponso. ( j’en ai fait beaucoup plus cette année. Et ça aussi ça fait peur, car sans elles, je n’aurais pas touché ce CA, alors qu’avant pas de pub sponso)

Mon salaire et les économies que je peux donc réaliser à l’année est donc moindre. J’ai moins investi cette année, car c’était ma seconde année d’entreprise et que le plus gros avait été fait la première année. J’ai pu donc pu dégager plus de salaire et d’économie que l’année dernière. Néanmoins, si on fait une moyenne sur douze mois, ce que je dégage une fois tout déduis vous montre que je suis loin d’en vivre mensuellement.

 

Les projets

 

Il m’est difficile de me projeter sur 2021. Comment savoir si ce qu’on espère faire, produire, sera faisable ? Si on est reconfiné avec les enfants, je serai encore bridée. Si le virus est contenu, je pourrais avancer. C’est compliqué.

 

Les prochaines sorties.

 

Indubitablement, s’il doit y avoir une sortie de livre cette année, ce sera JTV6 ! JTV n’a pas vu de sortie en 2020 ; j’ai priorisé une nouveauté one shot et la fin de AVS. Je pensais pouvoir l’avancer en fin d’année, mais le confinement de printemps m’a coûté le temps que j’aurais pu mettre dessus et la fatigue de fin d’année m’a obligée à le repousser. Du coup, cette année, il sera la priorité.

Une partie est déjà sur cahier, je dois la retranscrire ( via Dragon sans doute) et écrire l’autre moitié. L’idéal serait de le sortir pour les grandes vacances. On verra si je peux tenir au moins cela. Je ferai un point dessus dans le mois.

 

 

Pour le reste, j’aimerais sortir un second livre, mais je n’ai rien décidé de concret. Je reste sur la défensive sur 2021, en préférant voir petit sans être trop déçue, quitte à faire plus que prévu, que de voir trop grand et ne rien réussir à checker. C’est pourquoi je pars sur une sortie livresque plutôt que deux, même si pour mon CA, le mieux serait deux sorties.

Néanmoins, j’ai plusieurs options niveau écriture après JTV6 :

  • sortir JTV7  => Vais-je vouloir me taper deux JTV d’affilée niveau neurones ? difficile à dire. Si j’aime retrouver mes deux zigotos, ils sont aussi très fatigants pour moi.
  • sortir un OS parmi mes 3 OS en attente => j’ai une romance médicale, et deux romances « business » en ébauche
  • écrire une romance de noël, mais là c’est un projet encore trop vague à l’heure où je vous parle. J’ai quelques idées, mais je dois le mûrir d’ici à cet été si je le choisis et ça implique un sprint pour le sortir pour la fin d’année. Compliqué si Mister Covid fait des siennes.

Je ne veux pas attaquer une nouvelle saga tant que JTV n’est pas fini. Donc mes sagas en attente vont encore rester dans les tiroirs pour 2021. Du moins, en tant que sortie autoéditée. J’ai toujours en tête de vous proposer un format webnovel. Mais cela induit beaucoup de choses à voir…

 

Site web/boutique

Mon site va finir par être une usine à gaz lol ! J’aimerais faire un espace membre pour faire du webnovel avec vous, mais je ne sais pas si ce sera pour cette année ni si je le ferai vraiment. Qu’est-ce que le web novel ? Le Web Novel, abrégé WN, est simplement un roman publié sur internet via un blog ou une plateforme. Wattpad propose du WN. La seconde particularité est une publication régulière des chapitres. J’avais regardé Rocambole, ME dédiée au format épisode, mais les conditions me gênent un peu. Wattpad, c’est hors de question ; j’ai pas confiance, encore moins depuis qu’on y a réécrit mes 3 premiers tomes de JTV sans gêne. Il n’y a pas de site de webnovels en France comme on en trouve chez les anglosaxons. Le site Webnovel.com est super, mais très orienté en anglais niveau lectorat et lecture. Si je publie là-bas, je dois m’assurer que vous allez me suivre sur ce site. J’ai en fait plus de garantie à le faire sur mon site. Cela implique cependant une mise en place sur le site de cet espace privé, mais aussi de l’avance sur l’histoire à poster pour ne pas qu’il y ait d’attente entre les chapitres. Donc pour l’instant, je ne sais pas où je vais avec ça. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que c’est encore du boulot, quoique je décide ! Je vous le mentionne, mais cela reste un projet qui se pense plus sur le tard de 2021 si je le mets en place. Surtout si je veux y incorporer mes propres illustrations.

J’ai toutefois des réglages à finir cette année sur le site en dehors de ce possible espace membre et ce sera ma priorité avec la mailing list : tutoriel d’installation de vos ebooks achetés, de l’ergonomie dans la visite, un sitemap, le paiment par cb via sumup etc. Vous êtes 220 inscrits sur la mailing list site et je suis contente de ce chiffre. C’est pas mal. On peut faire mieux, c’est indubitable, mais c’est déjà bien. Je compte donc mettre encore plus en avant ce mode de communication. Ce qui induit la formation qui m’attend dessus ^^’ !

 

L’avenir de l’entreprise ?

Un autre sujet est venu en cette nouvelle année : notre reconnaissance chez les indés comme artiste-auteur. Sauf que lorsque l’on parle réforme, on parle en France de GROS BORDEL ADMINISTRATIF. Et donc, les auteurs autoédités sont autorisés à cotiser comme un écrivain en maison d’édition : on est tous mis dans le même sac ! ça, c’est bien ! Mais ça implique de transférer tout ce qu’on déclare actuellement en micro-entreprise autre part qu’à notre URSSAF habituel : sur le régime de déclaration des artistes-auteurs. Donc si, pour mon cas, mes gains auteurs + mes gains infographiste vont en artiste-auteur, cela veut dire qu’il ne reste plus grand chose passant par mon entreprise. Seuls les goodies et pack en feraient partie.

Je dois donc voir tous les tenants et aboutissants pour voir ce qui est le mieux. J’ai donc des lettres à écrire aux organismes, sans doute des papiers à refaire ou à revoir, des rdv à prendre pour faire cette transition… Même si c’est un pas vers une certaine reconnaissance, c’est tout un schmilblick à mettre en place dont je me serai bien passée avec les consignes sanitaires du covid au milieu qui freine les démarches administratives. Je vais voir si je garde ou pas mon entreprise à la suite de mes courriers.

La voie de l’écrivain est un chemin semé d’embûches. On s’accroche, on fait du mieux possible, on doute, on a des petites joies, des désillusions, mais on avance. Je vais donc avancer pour 2021. Je ne vais pas mettre la charrue avant les boeufs, je vais prendre cette nouvelle année softement, sans grande prétention dans les projets. J’espère juste que vous continuerez de me suivre.

Jordane.

BILAN 2019

Décembre ou synonyme de bilan annuel ! Comme chaque année, me voilà à regarder rétrospectivement cette nouvelle année passée. Et ça passe vite !

Faisons donc le point…

Ce que je prévoyais…

Pour 2019, j’avais axé trois choses : l’écriture, la professionnalisation et le bien-être intérieur. J’ai travaillé l’un en particulier, ce qui m’a permis d’améliorer les deux autres. Qu’en est-il donc ?

1 / Etre bien dans sa tête et dans son corps

2019

Faire la paix avec soi

Le bien-être est sans doute ce que j’ai le plus travaillé ! J’ai eu besoin de prolonger ce que j’avais entamé fin 2018 en prenant plus de recul pour moi. J’ai eu besoin d’écouter un peu plus mon corps pour être plus en adéquation avec ce que je voulais faire. Sans doute les suites à mon accouchement où je souhaitais retrouver des dispositions plus en accord avec mon moral… Soigner les bobos, prendre le temps de se reposer, de réfléchir, de respirer. C’est passé par une introspection de mon corps sujet aux migraines, aux problèmes de transit, la fatigue etc. J’ai changé mon mode contraceptif pour commencer. Des trucs de nanas diront certains ! Des trucs propres à tous diront d’autres… Mais il faut aussi faire le point sur ce qui ne va pas pour pouvoir y remédier et les hormones, c’est une vraie merde ! Au-delà de ça, j’ai aussi plus fait attention à moi-même. J’en ai appris plus sur les déclencheurs de mes migraines en notant la façon dont elles interviennent et comment je les gère, j’ai surveillé mon alimentation pour voir s’il y avait un problème à ce niveau déclenchant tous mes bobos, j’ai testé et noté. Cela m’a permis d’établir un bilan sur ce qui me réussissait ou pas. Et depuis, je vais mieux ! Mais je ne me suis pas arrêté à cela.

Des pierres semi-précieuses pour accompagner mes humeurs et problèmes.

La lithothérapie ou le soin par les pierres a été un de mes intérêts de cette année. J’ai des colliers, des bracelets, des pierres qui m’accompagnent selon les journées. Des pierres pour repousser les ondes négatives, des pierres pour les troubles digestifs, des pierres contre le stress, des pierres stimulant la productivité. Des pierres de toutes les couleurs, de toutes les formes !

Je me suis entourée de pierres lol ! Un côté zen que j’aime bien. Croire en leur efficacité, c’est sans doute aussi une façon de se rassurer. Et il est vrai que cette année, j’ai eu besoin de me redonner confiance. La vérité est qu’on peut essayer beaucoup de choses, on doute toujours de la pertinence de ce qu’on tente.

Le syndrome de l’imposteur chez l’écrivain peut arriver quand on a du succès, mais le syndrome du piètre écrivain peut aussi arriver en cas d’insuccès. Je ne suis pas dans l’insuccès total. Il y a bien pire que moi. Mais le doute persiste quand on espère et que cela ne se réalise pas exactement comme on le voudrait. Or, pour des perfectionnistes, le doute peut être terrible. On peut passer par de gros moments de déprime. Je l’ai eu en 2018 et il a fallu remonter la pente et analyser. Les pierres m’ont bien aidé !

Du retrait du milieu

S’il y a une chose que j’ai compris cette année, c’est que plus on s’éloigne du milieu de l’édition, mieux on se porte. Les polémiques et les caractères de chacun viennent finalement polluer le mental. Les choses ont beaucoup changé depuis quelques années et pas forcément en bien. J’avais une sensation d’étouffement à revoir toujours les mêmes choses, les mêmes covers, les mêmes gens, les mêmes critiques ou les mêmes appréciations. J’avais besoin de sang neuf, d’originalité, de renouveau. En fait, il faut rester à distance du milieu. Du moins, le gérer en fonction de ce qui t’es TOI important. J’ai retiré toutes les notifications de groupe, j’ai retiré les gens qui m’apportaient du négatif, j’ai trié mon profil pour ne parler de mes livres que sur ma page Fb, mon twitter et mon insta. J’ai purifié mon fil d’actualité et… ça fait du bien ! Je me retrouve dans mes convictions, dans ce que j’aime.

Dès que je m’immisçais dans une discussion ou me contentais juste de lire, ça partait en cacahuète. Des discours me font lever les yeux, m’agacent, me font dire que je vois vraiment les choses d’une autre façon. Je reste donc sur les amis qui ne m’apportent pas d’histoires, qui fonctionnent comme moi, et sur les publications de mon profil et de ma page. C’est con, mais quand on ne se sent pas dans la norme et qu’on voit qu’on lutte dans le vide, alors on reste en retrait et on fait sa life. C’est un peu mon cas. Malgré cela, dans le même temps, j’ai fait aussi d’autres rencontres ! Il y en a qui sont du vent, mais d’autres qui m’ont permis de me retrouver dans mon fonctionnement et je les vois sans doute grâce à ce nettoyage. Des personnes qui pensent comme moi, qui ont la même approche de l’édition que moi. Chercher un groupe qui vous correspond peu être compliqué. Je ne l’ai pas encore trouvé, mais je ne désespère pas. Je suis une solitaire. C’est un fait. Mais on l’est par la force des choses. Parce qu’on n’arrive pas à s’identifier à un groupe.

Finalement, je me dis que je suis sans doute un peu « à part ». Mon fonctionnement est simplement différent et il faut que je l’accepte. Si on ne peut pas plaire à tout le monde, on peut cependant trouver des gens à qui plaire. J’ai essayé de partager mon avis, des conseils, durant mes trois premières années d’activité d’auteur, mais au final on m’a soit ri au nez, soit pas écouté. J’ai toujours cette impression de décalage avec les autres. La pertinence, la clairvoyance, l’expérience, un 6ème sens comme dans les Chevaliers du zodiaque ?! Allez savoir ! Je suis choquée par ce que que les autres admirent, je tente ce que tout le monde refusent catégoriquement d’essayer, je nage toujours à contre-courant. À quoi bon forcer les choses, dans ce cas ? Chercher à faire comme les autres n’apportent rien, car on se perd, on n’est plus soi. Et je m’en suis particulièrement rendue compte cette année.

J’ai donc passé cette année à retrouver mon MOI, à reprendre un peu de mon identité. Je travaille encore dessus. Je sais que ce sera un travail long, parce que la différence attire la méfiance et donc on n’ose pas venir vers moi ou bien on peut me juger hautaine, trop manichéenne ou conne tout simplement. Mais s’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que je peux trouver mon public via mon travail et mes histoires. Mes livres sont ma force. Ce Moi, je l’avais au début et je l’ai perdu durant ces deux années de conflit avec mon ex-ME. Quand j’ai voulu revenir, de l’eau avait passé sous les ponts et je suis entrée dans une mouvance à vouloir me faire connaître de la même façon que les autres et qui, au final, ne me correspondait pas. Avec le temps, je me rends compte que je me suis perdue. C’est pourquoi, le travail sur moi continue pour 2020. Et pour retrouver mon identité propre, je dois encore me chercher un peu…

De l’organisation !

Le tri sur les réseaux sociaux engagé fin 2018 ne fait pas tout pour se sentir mieux. Il faut aussi faire le ménage dans son quotidien. J’ai ainsi adopté la méthode KonMari ( Marie kondo). Méthode de rangement japonaise qui consiste à faire le tri en ne gardant que ce qui nous procure de la joie, du bonheur. Ce qui nous laisse indifférent, ou nous fait peu plaisir : on le vire ! Et j’ai des sacs poubelles qui sont partis ! Vêtements, livres, rangements différents, pliages différents, j’ai tout revu pour pouvoir me sentir mieux dans ma tête. À l’heure actuelle, j’en ai fait les 3 quarts de la maison. Il me reste encore quelques bricoles à revoir, mais comme je déménage l’été prochain, le reste suivra donc en 2020. C’est une méthode qui m’a fait du bien. On garde beaucoup de vieilleries en se disant qu’on le remettra plus tard, quand ce sera la mode/ j’aurais maigri / j’aimerais le jaune, et au final, ça traîne dans l’armoire. J’ai donc viré pour redonner un peu de sang neuf. Pour voir autre chose, pour mieux voir surtout ce que j’aime dans mon quotidien.

Voyage vers un autre monde

Cette année, j’ai fait aussi un magnifique voyage ! Je suis allée au Japon ! Ce voyage ça faisait au moins dix ans que j’en rêvais ! J’ai donc enfin pu réaliser ce rêve avec mon mari. Et je n’ai pas été déçue. J’espère pouvoir y revenir un jour.

Cela m’a fait du bien. Voir autre chose, entrer dans une autre culture, une autre mentalité. J’ai des souvenirs plein la tête et un spleen d’en être partie si vite. Les voyages cultivent l’esprit et pour le coup, le Japon fut un grand bol de découvertes. Une coupure bienvenue sur le quotidien, un dépaysement ressourçant.

2020

Mon bien-être en 2020 va être de pouvoir mieux concilier tout ce qui m’entoure, je pense. Outre le fait de retrouver mon moi à travers mon métier d’écrivain, cette année va inclure pas mal de changements dans mon quotidien : déménagement, entrée de ma Lucile à l’école maternelle en septembre, avoir de nouveaux repères dans ma nouvelle ville, le brevet des collèges de Juliane… Le challenge va être à ce niveau. Concilier l’activité d’écrivain avec la vie de famille et au quotidien.

Du coup, je ne pense pas qu’on voyagera à l’étranger cette année. Peut-être une semaine de camping, comme cette année. On verra.

2 / L’écriture autrement

2019

J’ai revu également mon fonctionnement d’écriture. Exit Word pour l’écriture ; je ne le conserve que pour la mise en page au moment du travail éditorial. Pour l’écriture, j’ai opté pour une application en ligne, Scribbook, pour avoir un organisationnel plus efficace avec des vues des chapitres, des objectifs ciblés, des chiffres sur mon acte d’écriture. J’ai pu terminer JTV5 assez rapidement. J’ai accentué la chose en installant une application sur téléphone : Writeometer, où là, je rentre carrément un journal d’écriture. Je note chaque jour, mon nombre de mots écrits, je fixe une deadline, un nombre de mots total, je peux savoir combien de mots je dois encore écrire en moyenne par jour, je peux même me mettre des « carottes-récompenses » pour avancer plus vite. Bref ! Cette application est un peu mon NaNoWriMo à moi. Le nano est, pour rappel, un concours d’écriture effectué sur un mois avec pour objectif 50 000 mots. Ici, c’est moi qui décide du nombre de mots, du temps pour l’écrire et des conditions. Je le teste pour De la pluie entre nous. C’est une motivation indéniable. On se prend au jeu. Et pour l’instant, ça marche bien. J’espère que ça continuera !

Ces derniers jours, j’ai aussi investi dans un petit joujou qui coûte la peau des fesses, mais qui risque de me faire gagner un temps considérable ! Je vous en parlerai dès que je l’aurai reçu et testé ! Il s’agit d’une tablette un peu particulière !

2020

Pour 2020, je garde le rythme avec scribbook et writeometer. Je suis assez contente des deux applications et j’ai l’impression d’avoir augmenté ma production. J’attends de voir ce que va donner ma fameuse tablette, mais si ça marche comme je le souhaite, ça va être super niveau productivité.

3/ De la formation !

2019

2019 devait être le début de la professionnalisation. Ce fut le cas par divers points. D’abord, la formation. J’ai souscris à la formation Bernard Werber via The artist academy pour commencer. Je ne l’ai pas encore fini. J’en ai fait les 3 quarts. Il y a eu des trucs intéressants, d’autres moins. Je ne pense pas que je renouvellerai cette expérience avec ce site. C’est vraiment pour les débutants et par moments, je me suis ennuyée. Sans doute, j’ai déjà des automatismes et des bases trop ancrés pour apprendre ce que je sais déjà et qui me paraît instinctif ^^’. Après tout, ça fait des années que j’écris… Cette formation a deux trois bricoles de sympa, notamment le tarot ou le squelette de l’histoire, mais concrètement, si je dois me demander si j’ai appris quelque chose, j’aurais plutôt envie de dire non. J’ai eu des conseils d’auteurs plus pertinents ailleurs.

Je me suis mise aussi à l’écoute de podcasts. J’ai suivi d’autres auteurs comme Mark Dawson, écrivain anglais connu qui dispense son expérience. J’y ai appris des choses très sympas pour le coup. J’écoute également les podcasts de Christelle Lebailly. J’aime sa bonne humeur et sa simplicité. Et là, je me penche aussi sur des américaines… De nouveaux regards et beaucoup de positivisme qui me font du bien. J’aime bien les podcasts. C’est un format sympa. Mon seul problème est l’anglais ! Mark Dawson retranscrit ses podcasts donc je peux les lire et je comprends. Christelle, je peux les écouter, les autres, c’est plus compliqué !^^’ ça demande d’affiner ma compréhension et donc beaucoup plus de concentration.

Je me suis penchée également sur toute sorte de logiciel de création pour gagner du temps, pour gagner en efficacité. Scribbook ou Writeometer ne sont pas les seules applications sur lesquelles je bosse. J’ai testé des applications de graphisme, j’ai prolongé filmora pour les vidéos même si je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais avec, faute de temps. J’ai creusé des pistes qui pour l’instant sont mises en stand by parce que 1/ c’est chronophage 2/ je le reporte à plus tard « quand ce sera le moment » 3/ parce que j’attends plus de retours dessus. 4/ faute de temps

2020

Je vais continuer mon incursion des podcasts niveau étranger. Pour l’instant, ce qui se fait en France ne m’apporte pas des masses. Il y a quelques auteurs indépendants que je suis toujours comme Anaïs W, Les Vantroux, Ethan Joe Pingault ou Cyril Godefroy et qui sont des précurseurs, IDboox toujours, mais après rien de nouveaux. L’innovation vient toujours des indés. Les bons plans aussi. Donc, je pense que je vais encore moins m’attarder sur ce qu’il se passe en ME et regarder ce qui se fait un peu plus ailleurs…

4 / De la professionnalisation

2019

Professionnel ? Vous avez un siret ?

Je suis une Boss Lady !

C’était un axe qui comptait pour moi. Outre la formation, il y avait aussi l’axe « devenir un écrivain » comme métier en développement. 2018 a été le test « pour voir » si c’était vraiment ce que je voulais faire. En 2019, j’ai confirmé et j’ai donc créé mon entreprise en début d’année pour commencer. C’est un challenge. On ne va pas se mentir ! Je suis chef d’entreprise en même temps qu’écrivain. Par conséquent, je ne pense pas que plaisir ou passion, je dois aussi penser business. C’est souvent difficile à concevoir pour certains, car on imagine toujours le créatif, tel qu’il soit, comme un gars vivant d’amour et d’eau fraîche et juste le loisir, le côté fun de la création, mais ici, on entre dans la sphère « créer pour générer aussi un profit ». La culture pour tous, c’est bien, mais c’est aussi bien que de gagner quelque chose sur son art. Or les mercis ne suffisent pas à nourrir un créateur. Ils nourrissent l’esprit, mais pas le corps ! Sans compter, le pari qu’on fait à chaque nouveau livre sans garantie d’un succès malgré le temps passé dessus, et on comprend vite que la rentabilité peut s’avérer compliquée.

Je me dois donc de penser plus stratégiquement les choses pour faire fonctionner ce qui est aujourd’hui ma propre entreprise de création et de vente de livres. Ouais, c’est triste à entendre pour certains, ça casse la magie sans doute, mais c’est comme ça : c’est obligatoire en France ! Autoédition = statut pour se déclarer. Donc pour moi, microentreprise. Il m’a fallu donc devenir ce chef d’entreprise, avec la paperasse, les déclarations, les objectifs et prévisions, le budget pour chaque chose. Tout ce qui a de barbant quand on veut simplement écrire ! J’ai une aide du CCI pour la paperasse, les bonnes choses à faire, pour m’orienter. Et heureusement !

Distribution, diffusion et accessibilité

Pour cette première année, j’ai dû réorganiser les choses aussi au niveau des ventes. Je suis entrée chez Immatériel, distributeur / diffuseur numérique, pour gagner en efficacité et organisation. Je devais centraliser les revendeurs au même endroit pour pouvoir mieux suivre les choses. Avant, je devais mettre en ligne sur chaque plate-forme de vente et vérifier les ventes sur chaque plate-forme. Maintenant, c’est regroupé sur immatériel. Je mets une fois mon fichier et hop ! C’est dispatché chez les revendeurs. Un gain d’efficacité indéniable et une distribution plus large du numérique est donc devenu possible. Je l’ai fait avec la sortie du T5 de JTV en octobre. Cela a un coût : 10% sur mes ventes, en plus des revendeurs ( amazon, kobo, ibooks et cie) qui prennent 30%. Et on peut dire ce qu’on veut, mais 10%, bah c’est 10% ! ça se ressent sur le bénéfice en moins à gagner ! Quand vous avez un CA et qu’on vous ampute 40% dessus, sans même retirer les charges, bah faut admettre que ça fait un peu beaucoup « caguer » (oui, je viens du sud ! lol !)

Dans ton c*l !

J’ai beau adoré One Piece, là, ça ne passe plus !

À côté de cela, j’ai pris le taureau par les cornes sur un autre point. Comme je dois maximiser mes gains, j’ai décidé de faire appel à une agence de lutte contre le piratage. Depuis mi-octobre, ce sont pas loin de 250 liens supprimés sur le net mettant en ligne gratuitement mes livres. Certains diront que les pirates n’achètent pas, donc ça ne sert à rien. Moi, j’ai une autre vision des choses. Si on offre la possibilité d’un gratuit, on aura tendance à prendre le gratuit. Si on ferme cette possibilité au maximum, on ferme cette tentation. On réoriente le lecteur vers le seul moyen d’obtenir le livre : l’achat. La curiosité, l’incitation fera le reste pour enclencher l’achat. J’ai eu des récidives sur des liens supprimés, mais la récidive est des deux côtés ! On remet, je resupprime derrière ! Pas de soucis ! Et puis vous ne pouvez pas savoir le pied quand vous voyez les liens supprimés ! Genre, « tiens, dans ton c*l ! », « pouf, c’est balot, hein ! », « même joueur joue encore… naaaan ! ». Oui, je me suis prise dans mes petits délires à voir ces liens qui disparaissaient avec cette satisfaction évidente de me dire que ce lien ne fera plus de dégâts. J’ai même des noms ! Une petite victoire dans la lutte, mais une victoire qui fait du bien au moral. Le travail fourni pendant des mois retrouve une valeur !

Quand on vient me trouver à la sortie de JTV5 en mp pour savoir pourquoi le livre n’est pas en gratuit comme l’ont été les autres, je comprends effectivement qu’il y a une éducation à refaire sur la valeur des choses et notamment du travail de l’écrivain. J’ai été sciée. On sait que c’est payant, mais on « préfère attendre que ça sorte en gratuit » dans la foulée ! Et comme je n’ai pas répondu, on va trouver des blogs partenaires pour savoir où on peut l’avoir gratuit ! Il y a un vrai problème de mentalité, d’impunité, de normalité du fléau. Comprenez bien que si vous n’avez pas 5 euros pour un livre, moi je n’ai pas cinq euros pour continuer à en écrire. C’est simple, mathématique ou comme dirait Orelsan : basique. Et c’est la même pour tous les écrivains. Donc, la passion de la lecture ne justifie pas le piratage pour la contenter. On fait tous des choix en fonction de son budget. Moi la première pour vous faire plaisir avec des goodies. On m’achète, j’en offre. On ne m’achète pas, je n’en offre pas. Et comme je l’ai dit plus haut, j’ai une affaire à faire tourner !

Cette lutte a certes un coût. J’aimerais pouvoir m’en passer, mais vu que c’est pour l’instant une des rares solutions possibles, je tente de m’en accommoder avec mon budget. Tant que le résultat de l’entreprise est satisfaisant, je continuerai les suppressions et ces 250 liens en moins, c’est autant de liens de recherches sur Google and co. en moins pour trouver mes bébés gratos. C’est un fait ! En deux mois et demi, on ne trouve plus via le moteur de recherches des liens directement accessibles au DDL gratos. Les seuls liens qui subsistent sont ceux des arnaques à l’inscription et au paiement. Avouez que ce serait con de payer un pirate plutôt que le livre légalement ! Autre point : JTV5 n’a quasiment pas de ces liens d’arnaques ! Tout simplement parce que les pirates faisant du lien direct ont vu ces liens directement effacés, empêchant donc les arnaqueurs de faire aussi leur business. Pour ce qui est des ventes, pour l’instant, de mon côté, il m’est difficile de dire si cela a changé quelque chose car le profil saga est un profil particulier : on a toujours une chute d’un tome à l’autre et surtout les gens prennent le temps d’acheter le tome, sachant qu’il y a encore une suite derrière. Du coup, ça fausse un peu la donne. Mais je vais pouvoir constater les choses avec un one shot pour 2020. En tout cas, il y a une différence dans les ventes chez certaines de mes collègues et en cela, c’est encourageant d’investir. Payer ne me gêne pas si c’est pour obtenir un résultat. Chacun doit faire tourner son entreprise après tout. L’entreprise qui me chasse ces liens illégaux est efficace, me ait un boulot que moi-même je n’ai pas envie de faire, et cherche toujours à contrer au mieux les choses, donc je continuerai tant que, financièrement, je pourrai.

2020

Je vais continuer à me professionnaliser. Il y a encore des points sur lesquels je ne me suis pas trop pencher, à commencer par la distribution papier et audio. Pour le papier, c’est en voie. J’élargirai la distribution papier sur mes romans simples pour commencer. Ne voulant pas dépareiller mes sagas en cours, elles resteront sur amazon. Par contre, toutes les prochaines nouveautés passeront par la distribution plus large en librairie. ça commencera donc dès 2020 avec ma prochaine sortie. J’ai testé certains distributeur.

Pour ce qui est de l’audio, j’ai pris contact mais rien de fructueux pour l’instant. Je dois creuser encore.

Reste le cas de la traduction. J’hésite encore. Si je le fais, je le tenterais plutôt sur des romans simples plutôt que des sagas. Les sagas demandent trop de rigueur et d’efforts pour l’instant.

5/ Les salons

2019

Cette année, je suis venue en visteur à Livre Paris et j’ai fait un seul et unique salon en tant qu’exposant : Pusignan, à côté de Lyon. C’était une bonne occasion de venir car pas très loin de chez moi, et surtout c’était mon premier salon en tant qu’écrivain indépendant ! J’étais ultra fière de mon stand ! Ce stand a été un coût pour moi, mais aussi un investissement pour de prochains salons. Cela m’a permis de renouer le contact avec mes lecteurs. J’ai besoin de les retrouver et ce salon me l’a rappelé.

2020

Eh bien je compte vous retrouver ! ça commence par Livre Paris où je serai en dédicaces avec d’autres collègues indés ! Nous serons 17 au stand T39 et le nom du collectif est  » Les plumes filantes ». Vu le coût d’un stand, nous avons donc partagé un stand à plusieurs. Notez les heures de dédicaces ! Je suis super contente de pouvoir dédicacer à nouveau sur le plus grand salon du livre de France. J’espère vous y retrouver nombreux ! Je reviendrai vers vous pour réserver vos livres et surtout pour l’avant-première de De la pluie entre nous.

Pour le reste de l’année, je ne sais pas trop. Je vais essayer de me goupiller le salon des indés de Lyon en mai. J’attends de voir si ça peut se faire. Ensuite, eh bien ça dépendra d’où est-ce que je déménage ! La distance est un facteur déterminant. Plus c’est loin, plus c’est cher en budget déplacement. J’aimerais pouvoir revenir à Mons, mais ça va être encore compliqué cette année…

6/ Les livres

2019

Cette année, je n’ai sorti qu’un livre : Je te veux ! T5.

Je l’ai sorti plus tôt que prévu. Deux mois plus tôt. Il avait été commencé il y a plus de deux ans. Il m’a fallu me remettre dedans, le reprendre et l’achever. Je suis contente de l’avoir fini. Nous sommes enfin arrivés à un moment crucial de leur relation et il fallait qu’on y arrive avant d’entrer vers la phase finale de cette histoire. Cette saga, c’est vraiment tout ou rien. J’y ai eu beaucoup de bonheur avec et beaucoup de tristesse. Pourtant, quand je vois qu’un nouveau tome vient se poser à côté des autres, je suis contente. Je suis contente de sa longueur, de son existence à travers les années, de cette longévité. C’est tout aussi satisfaisant que de voir que cette saga se confirme en autoédition. Le T4 était la 1ere pierre ; le T5 est carrément un mur à mon nouvel édifice. Je confirme mon nouveau statut d’auteur sans ME, mais professionnel. Quand je lis encore dernièrement une ME arrêtant les sagas pour des raisons qui me semblent faciles, je suis contente de voir l’autoédition exister.

En autoédition, il n’ y plus de problèmes. L’auteur responsable de l’attente entre les tomes et donc de l’insuccès des sagas ? Bah oui, c’est facile d’écrire un livre ! C’est connu ! Et combien de temps pour l’éditeur entre le moment où il reçoit le manuscrit et celui où il le publie ? J’entends des un an de ce côté ! Facile de trouver un coupable à l’attente. La rentabilité des sagas, en particulier si les premiers venaient d’ailleurs ? Les rééditions servent à quoi dans ce cas, si ce n’est à chercher de nouveaux lecteurs et à reprendre contact avec les déjà conquis ? Et c’est qui, je le rappelle, qui est censé vendre et communiquer autour des livres et des sorties ? C’est sûr qu’en ne faisant que mention de la sortie, ça va vendre ! On ne cherche pas beaucoup à communiquer autour ! Les sagas longues ne vendent pas ? Eh bien, j’ai vendu 500 ebooks en 2 mois du T5 ! Un tome 5, oui ! Et en autoédition ! Si une ME est censée donner plus de visibilité qu’un autoédité, dans ce cas, elle peut faire plus que 500 ventes num, non ? Une entreprise à faire tourner ? Parce que moi, je n’en fais pas tourner une ? La différence, c’est que je n’ai pas douze sorties dans l’année, pour compenser un échec ! Les ME, oui ! Les traductions, on en parle ? Combien sont stoppées par les ME ? Donc qu’on arrête de trouver des excuses. Les ME tuent ce format. C’est triste. Le format feuilleton a pourtant fait beaucoup de succès : Harry Potter, Angélique, outlander, game of thrones pour ne citer qu’eux ! C’est en lisant ça, que je suis contente d’être en autoédition ! Je suis contente que cette alternative existe pour permettre aux auteurs et aux lecteurs de trouver ce qu’ils aiment et non suivre les obligations des ME. Si elle n’existait pas, combien de sagas seraient donc sacrifiées ? Rester avec un éditeur mauvais jusqu’à la fin de sa saga dont on n’est même pas sûr d’en voir justement la publication complète ? Il y a vraiment un décalage dans ce discours, c’est certain. Pire ! Un réel problème de clairvoyance ! Je suis contente d’avoir quitter mon éditeur et heureuse d’avoir pu publier le T4 et le T5 de JTV en autoédition. Zéro regret ! Je suis contente de pouvoir vous offrir cette suite, en dépit des prédictions des ME. Je suis fière de le faire seule et de réussir ! Ne lâchez pas ce format ! Continuez d’acheter ! Faites le exister, en dépit des croyances des ME ! RDV pour le T6.

2020

2020 sera une année que j’espère plus productive. J’aimerais sortir deux, voire trois livres. Bon, si deux, c’est quasi sûr, trois c’est plus improbable ! Cependant, j’y crois. Au programme : du nouveau et de la suite !

Ce n’est pas la cover !

Tout d’abord, pour mars, avec Livre Paris, j’aimerais proposé en exclu mon tout premier roman simple De la pluie entre nous. Ce ne sera pas une romance, mais sera en littérature sentimentale. Je dois proposer plus de choix en catalogue. J’ai donc décidé d’écrire des one shot entre mes tomes de sagas. De la pluie entre nous sera donc le roman simple de cette année 2020. Et j’ai déjà en tête celui pour 2021 ! ^^ Ecrire un roman simple est une première pour moi. C’est une autre façon d’aborder un scénario, une autre approche. Moi qui aime développer, décortiquer, ici, on est dans du plus superficiel et surtout du plus rapide ! De plus, je me suis fixée un challenge par-dessus, à savoir écrire à la première personne. L’idée est que je me renouvelle tout en m’amusant.

cover AVS2

Ensuite, dès que ce roman est fini, je me consacre entièrement à AVS2 ! ça fait deux ans, un peu long je sais, mais on y arrive ! Il sera pour sûr, cette année ! Objectif : clôturer une de mes deux sagas. Il est donc évident d’en finir avec mon petit feel good ! Je sais que beaucoup n’achètent pas ou ne lisent pas tant que l’histoire n’est pas finie, il est donc évident que je dois finir cette histoire pour qu’on découvre ma plume autrement qu’avec JTV et que j’ai deux histoires finies cette année. Sans oublier les fans de Camille et Valentin qui sont à la fin de leur paquet de MM’s crispy à force d’attendre ! Cela fait 5 ans que je publie et je n’ai pas d’histoires finies. Si ce n’est pas dingue, ça ! C’est du coup aussi l’objectif de cette année : ouvrir ma plume à de nouvelles choses tout en finissant. AVS et DLPEN seront ces ouvertures. Je ne peux pas vous dire de date pour l’instant pour AVS2. Il y a un gros chantier dessus, mais c’est THE chantier de l’année ! ^^

cover JTV6

Enfin, si je le peux, JTV6 pour fin d’année ou début 2021. Il est bien avancé. Deux tiers sont déjà écrits… sur cahier. Il y a encore un mois, je voulais le faire passer avant AVS2, mais finalement, je préfère le décaler après, car je me rends compte à l’écriture que le T6 et le T7 devront être écrits sans doute dans la foulée pour bien rendre la fin cohérente et voir où je fais ma coupure d’entre deux tomes. Je projette donc ces deux tomes plus pour 2021.

Sa publication dépendra donc de deux éléments : la rapidité de sortie de AVS2 et ma rapidité à recopier et finir JTV6 => autant dire que ça va être chaud !

7 / Les ventes

2019

Je n’ai pas encore compté le nombre de livres vendus pour cette année. Je n’ai pas encore pris le temps de compter avant immatériel ; je dois compter sur chaque plateforme combien j’en ai vendus. Je sais seulement que depuis mon inscription sur immatériel en octobre, j’ai vendu d’octobre à là, 31 décembre( il me manque encore des ventes) 1045 ebooks dont la moitié venant de JTV5. En 2018, j’ai vendu 1630 ebooks. Donc, est-ce que j’ai vendu 600 ebooks entre janvier et octobre ? Possible. Fort possible même. Ce que je peux par contre dire, c’est que j’ai augmenté mon chiffre d’affaire. 2018 a eu plusieurs mois sans ventes à cause de la récupération de mes droits, le retrait de mes livres à la vente jusqu’à rééditions des 3 premiers tomes de JTV en juillet. Ensuite, j’ai eu en juin AVS et en décembre JTV4 dont la plupart des ventes on été reporté à 2019. Il y a eu donc 6 mois off, 6 mois ON . Cette année, j’ai eu une année pleine pour les ventes, quasi pleine pour mon entreprise. Ce qui fait que j’ai déclaré aux impôts 2018 deux fois moins que ce que je vais déclarer pour 2019. Donc, c’est plutôt positif en terme de bilan pour cette année qui s’est révélée être une année de consolidation de mon statut d’indé. J’ai mis le second pied dedans.

2020

En essayant de passer de une à deux sorties, j’espère encore pouvoir augmenter mon CA. Autre point : la portée de Livre Paris et de mon roman simple. L’idée est de trouver de nouveaux lecteurs, un peu en dehors de celui de la romance. J’ai envie maintenant de renforcer les choses et de me faire plaisir dans l’écriture en explorant ce qui me titille l’esprit depuis longtemps. 2020 doit être l’année de la consolidation de mon statut d’auteur indépendant. Montrer une stabilité de ma situation permettra aux lecteurs encore réticents de rester fidèle. Je ne peux déjà que vous dire merci, à ceux qui sont là depuis le début et ceux qui m’ont rejoint dernièrement. Ma fanbase est là, discrète, mais solide. Sortir JTV5 était important pour moi, pour vous signifier que la saga ne sera plus stoppée, qu’elle trouvera un épilogue et que je dirige maintenant tout la concernant. Il reste juste un peu de patience à conserver. Rome ne s’est pas construite en un jour et mes livres ne le seront pas également. Mais aujourd’hui, je n’ai plus de freins ! Je ne peux qu’avancer dans mes projets !

8 / Les loupés

Malheureusement, il me reste pour 2019 un loupé : mon site web. J’aurais voulu le revoir cette année. Je n’en ai pas trouvé le temps. Le codage étant quelque chose de fastidieux, je n’ai pas pris cette peine. J’ai beaucoup de choses à revoir : l’installation de la boutique en ligne d’abord, des fiches et le contenu à rajouter. J’aimerais tout reprendre en fait, jusqu’au design. Je voulais proposer des box inédites, mais le budget et le temps m’ont freiné également. Ce sera donc pour 2020, j’espère. J’ai aussi un peu abandonné mes newsletters et ça me navre. Je dois tout reprendre et ça va me demander beaucoup de temps. On verra si je m’y plonge après Livre Paris. C’est un gros chantier qui m’attend. Il faudrait que je me fixe un to-do mensuel le concernant pour avancer un peu…

9 / Les impasses

2019

En 2019, après des tests et beaucoup de déceptions, j’ai fait un choix drastique, que beaucoup dans le milieu pourraient une nouvelle fois me dire que c’est idiot, inconsidéré, et j’en passe : ne plus donner de service presse. Oui, quand je vous dis que je fais tout à l’envers des autres. La vérité est, je pense, une énorme déception de ma part. Pourquoi je n’en donne plus ?

Première raison : parce que j’en ai marre de courir après les blogs pour qu’on me lise. Pourquoi ce serait à moi de démarcher pour une lecture qui devient un peu un fardeau pour le blogueur à cause de l’obligation qu’entend un SP et qu’il ne désirait pas forcément lire avant ? Je pense que l’on perd l’effet de curiosité, l’envie, l’innocence de la lecture et que le blogueur part déjà sur un avis plus ou moins erroné du fait qu’il en a 50 derrière qui attendent et que tous sont urgents, que ce n’est pas forcément ce qu’il a envie de lire, que son humeur n’est pas à ce type de lecture, que c’est à lire malgré tout parce qu’il faut conserver une image de blogueur consciencieux mais à reculons, que si on ne le lit pas on perd en crédibilité, etc, etc, etc. Je pense que cela porte un peu à l’état d’esprit neutre du lecteur.

Seconde raison : j’en ai marre de passer sous la pile, parce que indé ! Oui, on fixe une date, on prévoit un plan com, mais on n’a pas les retours dans les temps. Après, on va nous dire qu’on n’a pas le temps etc, mais par contre les lectures qui sortent après toi, là on a le temps. Le favoritisme est présent et je ne suis pas de celle à faire la lèche pour obtenir grâce. La vérité, c’est qu’entre un partenariat ME qui propose 50 lectures à l’année gratuite et toi avec tes une ou deux lectures, l’impact n’est pas le même. On peut se permettre de perdre un partenariat avec un indé, pas avec une ME. Je sais que ce que je dis va faire hisser les poils bien hauts, mais c’est un constat que j’ai eu. Donc, on attend sa chronique, on la reçoit bien après et on se dit alors que l’idée de visibilité choc au moment de la sortie a foiré. Donc à quoi bon continuer ?

Troisième raison : la sincérité. Quand on écrit une saga, on se rend compte de certaines choses. Ce que j’ai remarqué, c’est le dithyrambique  » j’ai a-do-ré ! vivement la suite ! ». La suite arrive et si tu ne démarches pas, personne vient réclamer cette suite ! On en vient donc à se demander de la sincérité de la chronique. Si on a adoré, pourquoi ne pas foncer lire cette fameuse suite dès sa sortie ? Pourquoi ne pas la réclamer si « vivement la suite ! » ? On en vient donc à penser que tout n’est finalement que complaisance pour continuer juste… à lire gratuit ce qui vient. Oui, je blesse du monde, mais la vérité est là. J’ai testé. J’ai eu peu de SP de JTV4. J’ai arrêté carrément les frais avec le T5. Aucun SP. Aucune demande. CQFD.

Quatrième raison : cela fait maintenant 5 ans que je suis dans le milieu et le constat est affligeant : les blogs poussent comme des champignons. The new way to read ! Et c’est ainsi que j’ai des mp de nanas qui viennent juste de créer une page blog et se dandinent devant toi pour demander à lire un sp, parce que la mention blog apparaît ! Si certains auteurs se foutent royalement de donner leur livre au premier venu – parce que ça fait circuler le livre et on en parle – personnellement, cette façon de faire me fait grincer des dents. Et c’est là que j’ai presque envie de dire où est la passion de la lecture ? Je lis des mangas depuis des dizaines d’années et jamais il ne m’est venu de me dire : « je crée un blog pour pouvoir réclamer aux ME des livres gratuits alors que je n’ai pas un pelé qui me suit ! » . Trois photos sur instagram et hop, on réclame ! Je paie mes livres et je reste passionnée. Le problème aujourd’hui – et c’est aussi en partie à cause des auteurs- est qu’on donne à tort et à travers parce qu’on se dit qu’on est mieux vu quand on offre, qu’on peut se faire connaître plus facilement etc. Et c’est ainsi qu’en donnant sa main, on vous mange le bras ! Le phénomène du gratuit circulent quand on voit les blogs dirent  » merci pour le sp » et que les gens voient un accès facile du gratuit plus légal que le piratage ( encore que derrière certains blogs viennent mettre en ligne ton sp ( vu aussi )).Trop de gratuit tue le gratuit. Trop de générosité tue les vrais blogs, les bonnes intentions et le travail rémunéré des auteurs. Trop de cadeaux favorisent la demande d’encore plus de cadeaux et donc la surenchère. Je préfère être de ceux qui donnent à bon escient, de façon exceptionnelle et préfèrent alors que le cadeau soit vraiment considéré comme quelque chose de rare et donc de précieux. C’est ainsi que les SP ont disparu, que les concours se sont raréfiés mais que les lecteurs en salon ont eu des cadeaux de mon côté.

Les seuls blogs avec qui j’ai bossé cette année sont ceux qui ont partagé mes sorties. J’ai fait un concours en partenariat avec eux. Parce que là aussi, on ne me lit pas, on m’ignore toute l’année, mais par contre beaucoup viennent me voir pour des concours ! Donc au bout d’un moment, on arrête les frais et l’hypocrisie. On conserve un partenariat qu’avec ceux qui font l’effort, qui partagent votre travail, qui vous lisent sans pour autant avoir un SP. Ils sont plus sincères, plus authentiques dans leur avis et plus reconnaissants au final quand vous offrez car comprennent la rareté du don.

Ai-je du coup perdu quelque chose en arrêtant les SP ? Très franchement, je n’en ai pas l’impression. J’avais fait un sondage il y a de cela peut-être deux ans pour savoir comment mes lecteurs avaient connu JTV. Les chroniques de blogs étaient bien derrière dans le classement. ça s’est un peu confirmé avec JTV5 sans SP. Si j’ai eu un doute sur mes ventes au début, pensant à un échec, les choses se sont vite rattrapées avec le deuxième mois de publication. 500 ventes en deux mois pour un 5ème tome d’une saga ayant subi autant de désagréments durant sa vie, je peux être satisfaite. Je peux dire que je n’ai pas à regretter mes choix. Les blogs ne sont pas une fin en soi. Elles sont une possible aide à la visibilité mais pas une obligation à celle-ci pour réussir. Je connais une collègue auteur qui n’en distribue pas et fonctionne aussi très bien. Il suffit juste de revoir ses priorités et son fonctionnement.

J’ai donc cherché à me donner une visibilité autrement. J’ai préféré par exemple investir sur de la communication payante. J’ai revu ma communication sur mes pages et je travaille encore là-dessus. L’essentiel reste le lecteur. Il demeure le meilleur bouche à oreille et ambassadeur de mes livres. JTV5 n’a pas eu de SP. Il a eu deux avis sur deux blogs, grâce à deux lecteurs à qui ça a fait plaisir de mettre leur avis dessus. Je compte justement sur mes lecteurs pour me promouvoir.

2020

Je vais continuer ainsi, sans SP. Mes prochains livres sortiront sans campagne d’avis de blogs. Seuls ceux qui se seront fait plaisir en me lisant estimeront de me mettre sur leurs avis à droite à gauche. Je continuerai mes partenariats blogs avec ceux qui me suivent et partagent mon actualité, mais je ne démarcherai plus à perte. Je préfère peu mais de bonne qualité, voire rien du tout, plutôt que n’importe quoi. Je ne dis pas que j’en redistribuerai pas par la suite, mais pour l’instant, je verrouille. J’ai cette possibilité que je n’avais pas en ME, qui distribuait des SP à des gens en qui je n’étais pas satisfaite. Aujourd’hui, j’ai ce contrôle, je veux que cela soit fait intelligemment et pour cela, j’attends de retrouver plus de convictions sur le sujet.

conclusion

Voici la conclusion de cette année. Globalement, l’année a été bonne. J’en suis contente. J’ai pu faire pas mal de choses. J’avance petit à petit et me conforte dans mes choix. À aucun moment, je n’ai regretté mon souhait d’être indépendante. 2019 a été une année où je me suis retrouvée dans ce que j’aimais et j’espère que 2020 sera cette confirmation. On rêve toujours de plus, de mieux, mais on ne remercie jamais assez de ce qu’on a déjà. Je suis heureuse de ce que j’ai déjà. Mon challenge est certes de faire mieux, mais je n’ai pas à me plaindre. Je vais bien, je vais mieux. Je suis plus sereine. Mon chiffre d’affaire a augmenté. Et même si je n’en vis pas pour l’instant, je demeure patiente, lucide, sur le travail à faire encore pour y parvenir. Je sais qu’il faut du temps et beaucoup de courage. Je commence à retrouver mon rythme et à réaliser à nouveau mes ambitions du début. Tout est devant moi et c’est grâce à votre soutien. Je ne vous en remercierai jamais assez. Votre bouche à oreille me permet de continuer d’écrire. Vos encouragement sont ma motivation. Vos exclamations sont ma mélodie pour écrire. Votre hâte, mon boost pour continuer. Ne changez rien ! Je reviens doucement, mais sûrement !

Bonne année à vous, chers lecteurs ! Bonne année à moi ! Bonne année à mes livres ! Et bonne année aux princesses et aux connards ! ^^

Quelle suite donner à mes écrits pour 2020 ?

☆*―Parlons un peu… avec transparence.―*



Voilà un mois que le T5 de JTV est sorti. Le temps passe vite.


Je n’ai pas encore eu les retours de tout le monde, mais les ventes ne sont finalement pas trop mal quand on sait qu’il s’agit du 5ème tome d’une histoire. C’est très difficile de garder les ventes au fur et à mesure des tomes qui s’ajoutent. Il y a des gens qui abandonnent, d’autres qui découvrent, d’autres qui attendent la fin ou qui zappent la sortie et puis ceux qui se précipitent dessus pour le lire dans l’heure qui suit. Cela peut donc beaucoup varier lorsqu’il s’agit d’une saga. Je pense qu’il est important de parler avec transparence de ce que peut induire les ventes et la mentalité des gens sur les suites des publications. En maison d’édition, beaucoup d’éditeurs deviennent frileux à éditer des sagas longues à cause justement de ce risque de ne pas pouvoir poursuivre la saga jusqu’au bout, faute de ventes conséquences pour les raisons cités plus haut concernant le comportement des lecteurs. Ce cas se généralise aussi sur les maisons d’édition de mangas. Beaucoup retardent des publications ou arrêtent des séries longues, car les lecteurs n’achètent plus les livres dès leur sortie. Encore il y a quelques jours, je suis tombée sur un communiqué de Komikku, la maison d’édition de mangas, qui publie le magnifique The ancient Magus bride, et qui explique leur situation critique (lisez le communiqué, le parallèle avec les sagas romanesques est le même : https://buff.ly/37vCumz).


Qu’en est-il pour mon cas ?


Ma chance est de ne pas dépendre d’une maison d’édition. Je ne subis donc pas les choix des éditeurs. Cependant, en tant qu’auteur indépendant, je reste quand même dépendant des revenus qui me reviennent pour faire tourner ma propre machine. Autrement dit, je vends, je fais plein de choses. Je ne vends pas, je ne fais rien et revois ma copie. J’ai vendu 400 ebooks et presque 100 papier du T5 de JTV en 1 mois. Pour un 5eme tome, ça reste honorable, surtout pour de l’autoédition. Cela ne me permet pas de me dégager un mega salaire, mais me permet quand même de prévoir deux trois bricoles pour 2020. Je suis loin des ventes des premiers tomes, mais en même temps, j’ai pris plusieurs risques par la suite qui peuvent aussi expliquer ce résultat d’aujourd’hui : mon boycott et ma rupture de contrat avec mon ancienne ME, la longueur de l’histoire qui n’était pas prévue à la base sur autant de tomes entre autres. Pour autant, je ne regrette pas ces prises de risques. Elles me construisent, me permettent d’affirmer mon identité et mon style. JTV est certes un format long, mais un format peu courant dans la romance. Je veux proposer ce format feuilleton dans la romance, car on est dans une autre optique de lecture, le plaisir est différent, l’attachement à l’histoire aussi. Sortir des sentiers battus impliquent la prise de risques et les déconvenues possibles au même titre que les surprises. Il me paraît important d’être fidèle à mes convictions plutôt que de me fier aux humeurs de chaque lecteur. C’est pourquoi je m’accroche au format saga. C’est un format qui ne doit pas disparaître au profit de la lecture rapide. Prendre le temps de temps en temps, c’est bien aussi ! Je suis par conséquent contente de ce résultat sur les dernières ventes en regardant l’environnement de cette histoire : la concurrence, les choix de format des lecteurs, l’univers même de JTV axé sur la psychologie des personnages, les déboires de son édition etc


Qu’en est-il pour la suite ?


Vous avez pu apercevoir la cover du T6 à la fin du T5. Son écriture avance bien. Je dois être à 60% de son écriture sur cahier. J’espère pouvoir vous fournir cette suite pour l’été 2020. Pour autant, il me semble important au vu des difficultés de ventes des sagas, de ne pas me contenter de ce format, même si je l’aime beaucoup. Je n’aurais donc pas d’autres choix que d’entrecouper ces suites par d’autres histoires au format one shots. Parce que ça n’appelle pas de suite et propose une fin rapide, parce que ça m’ouvrirait aussi à un autre lectorat, parce que j’offrirai plus de variétés dans mon catalogue et parce qu’il me faut penser au bien-être de mon entreprise, je me dois d’accélérer mes publications en passant de une à deux, voire trois publications par an. Or, les sagas me prennent beaucoup plus de temps à l’écriture. La concentration est plus intense, les va-et-vient entre les tomes pour garder une cohérence sont légions, le caractère psychologique plus profond m’oblige à plus de vigilance. J’ai donc prévu de sortir un one shot pour 2020. J’ai ressorti de mes tiroirs le titre provisoire Puisque la pluie. J’aimerais vous le proposer pour mars, mais ça va être chaud. On verra. Toujours est-il que pour assurer la pérennité de mon entreprise tout en conservant mon plaisir d’écrire des sagas, je dois alterner entre les deux formats. Cela me demande évidemment beaucoup de travail et je vous dis ici que des prévisions que je confirmerai ou pas ultérieurement. Concernant AVS2, il est également prévu pour 2020. L’idée est de le reprendre dès l’écriture de JTV6 sera fini. J’aimerais pouvoir vous le proposer pour fin 2020. Je clôturerai ainsi cette saga dont je sais que la suite est également attendue.
Par la suite, j’alternerai donc plus qu’entre une seule saga et des one shots. Couvrir plusieurs sagas à la fois m’est trop compliqué. Les sagas sont devenues ma prise de risque dans ma maison d’édition. Je dois donc pouvoir combler cette prise de risques par des one shots pour pouvoir rentabiliser mon entreprise, pouvoir la faire évoluer et faire des salons. Même si Rome ne s’est pas construite en un jour, des choix se sont imposés pour qu’elle soit devenue celle qu’on connaît aujourd’hui. Je dois donc me projeter davantage dans l’avenir et anticiper, si je veux pouvoir évoluer. Par conséquent, mes sagas Hello World ou encore Projet Fenris devront attendre encore dans mes tiroirs avant d’être dans vos mains, le temps que JTV et AVS soient finies. Je préfère fonctionner ainsi plutôt que de me résoudre à abandonner complètement ces projets par problème de rentabilité.


Bien évidemment, reste votre fidélité et votre engouement. Comme le dit Komikku, tout dépend des lecteurs. Les choix du calendrier dépendent beaucoup des lecteurs et de leurs achats. Acheter dès la sortie, c’est permettre aux éditeurs de mieux se projeter sur la suite. C’est la même pour tous les auteurs indépendants. Acheter ! Un mot bien plus important que télécharger illégalement. Acheter, un mot bien plus important pour aider un auteur à continuer son activité. Sachez toutefois que je suis très heureuse de votre fidélité, de votre soutien sur la saga JTV. Comme je le disais plus haut, les ventes du T5 restent honorables. Je n’ai pas à me plaindre. Je me projette seulement davantage pour pouvoir avoir plus de largesses plus tard et ainsi faire des salons, proposer plus de goodies, etc. À ce sujet, je vous communiquerai bientôt une bonne nouvelle! ^^


Restez donc connectés !

Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 2/ Les relectures

Coucou !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une partie du travail éditorial très chronophage :
les relectures globales.

On m’a fait la remarque de ma super organisation sur mon travail éditorial et j’ai donc décidé de vous en parler un peu à travers ces fameuses relectures !

Pour ma part, il n’y en a pas qu’une, mais plusieurs. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne peux plus voir mon texte en peinture après !

À quoi me servent les relectures globales du texte ?

1/ Relire pour la cohérence.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas forcément tout. On est sur le moment présent, sur son chapitre en cours et on a une vison plus étriquée de l’histoire, avec le chapitre précédent et le chapitre à venir. On n’a pas le recul nécessaire pour tout englober correctement. Plus le texte est long, plus on écrit un pavé, et plus il est difficile de tout se rappeler en détail. Il y a des petits éléments qui peuvent nous échapper et qu’il est bon de se rappeler lors de la relecture globale. Les détails chronologiques sont plus visibles, les passages sont plus facilement reliés entre eux et permettent de mieux voir si « tout se tient ».

 

2/relire pour donner du relief à l’histoire

Pour moi, c’est aussi très important de relire pour améliorer. Les petites phrases du début du livre peuvent se répercuter à la fin, les comportements des personnages, les attitudes, les petites choses anodines peuvent faire un effet boomerang sur la fin du livre. Il est donc important de relire globalement l’histoire pour avoir une vision plus large et pourvoir parsemer de remarques son texte.

En général, je note sur mon carnet les ponts à faire du début en fin de livre. Je note tout ce qui peut donner encore plus de relief à l’histoire. Puis, je l’intègre là où il faut. Ce sont ces petits détails qui vont faire la différence et donner le petit plus à l’histoire.

 

3/relire pour élaguer

Écrire, c’est bien. Mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Et c’est ce qui donne de la fluidité au livre. Retirer les répétitions est une chose. Mais parfois, ce sont carrément des paragraphes à supprimer, qui donne une redondance, une lourdeur qui rend la lecture difficile, chiante. Donc, oui, je supprime des phrases, des paragraphes, des mots. Il y a donc une perte sur ce qui était initialement écrit.

 

4/ relire pour réécrire

Pour JTV5, j’ai tout un chapitre qui a été revu à la relecture globale. En fait, ça m’est déjà arrivé aussi avant ! Une de mes bêtas m’avaient signalé qu’elle trouvait ce passage ennuyeux. Au départ, j’ai laissé le chapitre en l’état et j’ai avancé. La relecture globale permet d’avoir une vision d’ensemble qui permet de voir les moments qui sont en désaccord avec l’ensemble, les passages qui coincent, qui ont une autre tonalité. Souvent, on compare la lecture au chant. Quand on lit à voix haute, on peut dire qu’on récite une mélodie. Le texte a un rythme, une dynamique précise et certains passages sortent de cette mélodie. Il y a dissonance. C’est là que tu as deux solutions qui s’offrent à toi : ou tu élagues, ou tu réécris. Ce passage, je l’ai réécrit. Tu gardes la base, mais tu réarranges, tu le réorientes autrement. C’est un travail qui demande une grande concentration pour savoir ce qui est bon à garder et ce qui l’est moins. Il s’agit de retrouver la pertinence qui fera que ce passage entrera correctement dans le reste du texte sans qu’il fasse grincer l’ensemble.

 

5/ Relire pour se rassurer

C’est tout con, mais pourtant, c’est aussi une vérité. On relit par orgueil. On veut un texte nickel. Même s’il ne sera jamais entièrement parfait, on veut toucher du mieux possible à une perfection. Donc, il s’agit aussi de se conforter dans ce qui a été écrit. Quand on a suffisamment relu, c’est qu’on estime que tout est OK, que le texte peut passer à la mise en page.

La question qu’on peut se poser, c’est à quel moment faut-il faire sa relecture globale ?

 

Quand doit-on entamer une relecture globale ?

Pour ma part, j’ai une relecture globale entre chaque phase de correction :

  • une relecture globale juste après le point final.
  • une relecture globale, après passage des bêtas
  • une relecture globale après passage des correcteurs

Cela me permet de balayer trois fois le texte et de voir si les propositions des bêtas et correcteurs sont en accords, si tout est en ordre. La plus grosse relecture reste celle après le point final. C’est celle qui balaie le plus d’interventions de ma part. Les deux autres étant de la relecture de vérification surtout. Je peux les faire en diagonale, ou choisir des passages plus ciblés pour vérification.

Certains auteurs n’en font qu’une, d’autres en font plus. Je pense aussi que la difficulté du sujet peut entraîner plus de relectures. Un sujet SF me semble plus compliqué qu’un feel good par exemple. Les termes techniques, les descriptions ne sont pas du même niveau et donc demande plus ou moins d’attention. L’irréel demande plus de concentration et de vigilance pour la compréhension que le réel.

 

Conclusion

Voilà ! Vous savez tout sur les relectures globales. C’est une phase du travail éditorial qui demande énormément de temps. Autant que celles des corrections. C’est aussi un passage important pour proposer un texte clair, fluide, sans lourdeur. Bien évidemment, nous ne sommes pas infaillible et certains verront des lourdeurs à certains moments là où d’autres n’en verront pas. Le but reste toutefois de proposer un texte facile à comprendre et addictif dans son cheminement.

Vous parlez des relectures globales, c’est aussi vous montrer une phase du travail de correction qui est souvent éclipsé par les corrections elles-même. Pourtant, ce sont deux parties bien distinctes. Souvent, les lecteurs pensent qu’une fois que l’écriture est faite, il n’y a quasiment plus rien à faire avant de voir leur livre dans les mains, mais il y a beaucoup de petites choses qui semblent anodines qui viennent pourtant prendre un temps énorme dans le travail éditorial. Les relectures globales sont des ces petites choses qui prennent beaucoup de temps !


Vous avez peut-être raté la première partie ? La voici : Travail éditorial : 1/ les corrections


 

 

[ SECRET N°1 ] COUPLER L’ENVIE ET LE MOMENT : LE PATCHWORK ✨

 
Le début d’année 2019 a marqué un changement dans l’écriture de mes romans. L’idée est d’optimiser mon temps dédiée à l’écriture.
J’ai adopté une nouvelle méthode d’écriture. S’il m’arrivait de varier les supports ( ordinateur ou cahier) selon l’envie, j’ai toujours écrit mes histoires au fur et à mesure de leur déroulement. Sauf que voilà, tout écrivain se retrouve avec cette fameuse scène qui vous bloque et dont vous passez des jours à en trouver un résultat satisfaisant.
 
Avec l’expérience, je cerne de mieux en mieux ma façon d’écrire. Je pense que, pour ma part, j’ai des moments avec et des moments sans. Quand on n’a pas envie, quand ça bloque, il faut savoir juste se dire que c’est juste pas le bon moment. Suivre sa muse là où elle veut être. Parfois, c’est carrément l’absence d’envie qui fait que je n’écris pas, par d’autres moments, c’est ce que je dois écrire qui ne me donne pas la niak. C’est pour ce second cas que j’ai trouvé une astuce.
 
J’ai adopté la méthode patchwork ! C’est quoi ? Oh ! Eh bien c’est simple : j’écris la scène qui me donne envie ! Autrement dit, je n’écris plus l’histoire au fur et à mesure, mais je fais un puzzle dans lequel je crée mes morceaux ( chapitres, scènes) puis je les rassemble pour créer l’histoire générale. Du coup, chaque journée est optimisée par ce dont j’ai réellement envie d’écrire.
 
Pour cela, mon nouveau logiciel me permet d’adopter une arborescence ( voir ci-dessous ).
J’ai mes derniers chapitres écrits et en dessous les scènes phares à écrire, celles qui me font envie, celles qui construisent mon histoires. Les scènes qui sont commencées ont leur icône marquée de traits indiquant que l’écriture a commencé. Lorsque la scène est finie, je la mets de couleur différente (verte par exemple ) et j’avance ! Quand une scène sera la suite du chapitre 12, je la collerai au chap 12 ou la mettrais en chapitre 13.
 
Ici, vous avez le projet JTV5. il est à 75% écrit. Quand toutes les scènes seront finies, le livre sera fini. Il se peut que je rajoute une scène ou deux, mais vous avez un peu, ici, un ordre d’idée de l’avancée du tome. Vous savez aussi les coulisses de ce dernier ! 😉