10 raisons pour lesquelles je passe par un distributeur/diffuseur

Il n’y a pas très longtemps, j’ai eu le plaisir d’écrire une tribune pour le blog d’Anaïs W consacré à l’autoédition ( lien ici !). Le sujet portait sur la diffusion et distribution des livres.
Il faut dire que j’ai beaucoup testé et j’ai une bonne expérience à ce sujet 😏.

 

EN QUOI ÇA CONSISTE ?

En autoédition, il y a toujours la question de l’exclusivité Amazon versus le déploiement de ses livres dans toutes les librairies.
Amazon kdp offre des possibilités indéniables et ont fait le bonheur et le succès de nombre d’auteurs. Cependant, il bride aussi notre ouverture à un public plus large, parfois non utilisateur de la marque au sourire.
Ici, je reprends les raisons m’ayant poussé à ne pas être uniquement chez Amazon.
Un distributeur, ça reste un coût. On nous prélève une commission sur les ventes, voire nous demande des frais de dossiers par livre. Néanmoins, c’est le prix à payer pour être accessible et avoir aussi d’autres avantages.

J’ai fait ce choix pour l’ebook d’abord, je fais actuellement la bascule pour le papier que je reprendrai à la rentrée.

 

Faisons donc le tour des 10 raisons de prendre un diffuseur/distributeur.

 

 

C’est tout bête, mais il y a des anti-amazon, il y a des lectrices venant de kobo, ibooks ou googleplay, et puis il y a celles qui passent par des grandes surfaces comme Leclerc et puis celles plus attachées aux spécialistes du livre comme Décitre, la Fnac ou Cultura qui commandent à leur libraire. Bref ! Plus le livre est facile à trouver, mieux il se vendra ! Pour ma part, je suis à la fois chez tous les revendeurs et chez toutes les formules d’abonnements ( ku, youboox, youscribe, kobo+)

La visibilité est un point important si on veut être acheté. Pour cela, il faut multiplier les points de visibilité. Chaque librairie a aujourd’hui son site web, donc un moyen de plus pour nous référencer sur les moteurs de recherches, mais aussi pour nous promouvoir !

J’ai eu un problème avec Amazon qui m’avait bloqué un livre en version papier pour droits d’auteur. Malgré tous mes papiers fournis, le livre est resté bloqué des mois ! Et si vous n’avez que ce revendeur, et bien vous perdez votre seul accès à la vente. Multiplier les revendeurs permet de conserver l’accessibilité des livres.

Mon problème avec Amazon m’a rappelé combien il est important d’avoir des interlocuteurs fiables dans son travail, joignables et français ! Cela peut vite être un élément problématique quand on entre dans un langage de sourd avec des réponses automatiques. KDP ne correspondent que par mail par exemple. Autant dire que pour avoir quelqu’un en IRL, c’est compliqué. Or, le langage parlé résoud beaucoup plus de pépins que le langage écrit. Avoir un interlocuteur joignable par téléphone, c’est s’assurer d’être compris. C’est l’avantage que j’ai avec mes diffuseurs. Je peux les joindre par téléphone à tout moment.

Ensuite, avoir un diffuseur nous donne un poids de plus dans les négociations avec les revendeurs pour les promotions ou les bugs. Le diffuseurs va nous permettre de régler un problème de vente, d’inaccessibilité ou autres à notre place => gain de temps.

Le temps, c’est de l’argent ! C’est l’adage que tout le monde connaît. Au-delà du gain d’argent, c’est surtout pour moi un gain de temps pour m’atteler à d’autres projets. Ayant testé la mise en ligne de mes livres via chaque revendeurs, autant dire que vous faites le même processus d’intégration des métadonnées de votre livre pour chacun. Vous répétez x fois le même process pour x revendeurs concernés. Là, un intermédiaire, vous ne le faites qu’une fois, et il dispatche chez chaque revendeur ! Je ne remplis qu’une fiche et ça part chez tous les revendeurs ! Un gain de temps considérable.

Avec Immatériel, j’ai un regard statistiques indiscutable sur mes ventes, par livre, revendeur, date, promo etc. C’est un outil très utile pour se projeter dans une stratégie commerciale. 

Avoir un diffuseur, c’est avoir un vrp qui vous aide à vous vendre ! Autrement dit, il va être un lien entre les revendeurs et nous. Il va nous placer dans les encarts promotionnels, les thèmes du mois, les nouveautés etc. C’est un plus indéniable dans la visibilité.

 

Avoir un diffuseur/distributeur indique aux professionnels qu’on est éditeur plus qu’auteur. Sachant l’image de l’autoédition, on est mieux considéré avec la carte éditeur.

 

 

 

Conclusion

 

La diffusion/distribution reste un choix tactique qui dépend de plusieurs critères :

1/l’origine de votre lectorat : selon si vous avez commencé en ME ou autoédition, votre lectorat sera soit large ou pourra se resserrer à Amazon. 

2/vos stratégies marketing : certains restent sur kdp pour avoir les avantages kdp tels la pub sponsorisée amazon sur amazon. D’autres, comme moi, misent sur des promos chez les revendeurs pour augmenter leur visibilté.

3/vos convictions : c’est un éléments à prendre en compte. On a tous des attentes, des convictions. Moi, c’est d’être accessible un maximum et pour gagner du temps. D’autres miseront sur la puissance de frappe de kdp.

4/votre positionnement quant à vos investissements : Certains ne veulent pas donner une commission à un distributeur/diffuseur pour garder cet argent économisé pour autre chose.

C’est vraiment une interrogation qui doit vous être propre. Certains diffuseurs vous proposeront un contrat, d’autres des frais de dossier. N’hésitez pas à vous pencher sur chaque particularité de chaque prestataire.

 

Et vous, les auteurs ? Vous avez fait quoi et pourquoi ?

 

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Les 7 types de dépenses en autoédition



Quand on entend parler d’autoédition, on entend souvent parler de l’argent gagné, plus avantageux que le droit d’auteur en Maison d’édition. S’il est vrai que la part de l’éditeur nous revient, il ne faut pas croire pour autant que l’argent gagné part dans nos économies. Nous sommes notre propre éditeur et donc on paie ce qu’il aurait dû payer pour nous ! Etre autoédité, c’est être patron d’une entreprise avant tout ! Et toute entreprise impose des frais.

Je vous propose ici un topo de ce qu’on peut avoir comme type de dépenses en autoédition.

 

Les frais de gestion d’entreprise

Quoi qu’on en dise, si on vend un roman, on devient écrivain aux yeux de la loi. On exerce un métier qui impose d’être en règle avec l’Etat. Ainsi, on a le devoir de cotiser comme n’importe quel travailleur. Que l’on passe par le régime des artistes-auteurs ou celui de l’auto-entreprise, on se doit de payer des cotisations sociales. S’ajoutent à celles-ci, les impôts sur le revenu. Celui qui a fait le choix de l’entreprise aura la taxe professionnelle (CFE), les frais bancaires, les assurances, l’électricité, voire le comptable !

Ce sont des prélèvements obligatoires qui ponctionnent déjà votre gain issu des ventes.

 

Les frais de publication

Certains diront que publier en autoédition, c’est gratuit. Tu passes par Amazon KDP et tu ne paies rien. Oui, dans l’idéal, cela peut être vrai. Sauf que si on est un minimum pro, on passe par des professionnels ; l’amateurisme ne fonctionne pas pour vendre. On doit donc penser au frais de couverture de livre par un infographiste, un correcteur.

Si vous passez par d’autres prestataires de service de diffusion/distribution comme Book On Demand, vous avez des frais de dossier. On peut aussi vous ponctionner une commission sur vos gains ( voir l’article sur les 10 raisons de choisir un distributeur/diffuseur). Mettre en vente un livre peut aussi impliquer un investissement pécunier.

 

 

Les frais de bureautique

Pour pouvoir pratiquer votre activité sereinement, il vous faut du matériel ! Un ordinateur, certes, mais pas que ! Imprimantes, et surtout cartouches d’encre ( T_T), logiciels ( corrections, word ou scrivener, infographie par exemple), frais de site web ( Nom de domaine, hébergement), abonnement à des applications ( canvas, trello, adobe ou autres) ou à des modules pour votre site comme des modules de sécurité, de boutique web et j’en passe. Le budget pour les frais de bureautique peuvent vite monter si on veut accroître son entreprise, et donc développer son activité d’écrivain avec professionnalisme.

 

les frais de gestion de stock de livres

C’est l’un de coûts les plus importants à gérer. Vous devez  prévoir un stock de livres si vous avez une boutique sur votre site web et/ou un pour vos salons et événements livresques. C’est un gros montants à sortir, car plus vous en commander, plus selon par où vous passez pour faire imprimer vos livres, vos prix d’impression deviennent dégressifs. Le coût peut vite monter à plusieurs centaines d’euros pour le stock d’un livre selon vos objectifs et attentes.

 

Les frais liés à l’événementiel

Qui dit écrivain, dit personnage publique ! Cela implique que tôt ou tard, on vous sollicite pour un événement ou vous souhaitiez en être pour rencontrer vos fans en vrai. 

Idem, ces rencontres ont un coût ! Matériel de salon ( stock de livres vu plus haut, kakemono, flyers, matériel de transports, de décoration de table), frais de transports, d’hôtel, de restauration, mais aussi location de votre place dans ledit salon !

 

Les frais pour le marketing digital

Vendre, c’est bien… encore faut-il qu’on vous voit, que vous existiez pour être repéré !

Et c’est là qu’une nouvelle casquette se greffe à celui, d’écrivain, éditeur, etc : celui de commercial ! Et là, je parle bien de stratégie commerciale ! Pour cela, il faut investir de l’argent en communication : pub sponsorisée dans les réseaux sociaux, sur google ads, éventuellement sur amazon ! Et ça peut vite monter !

 

Les frais de formation

 

Tout métier demande forcément des formations pour se mettre à la page des avancées ou pour s’améliorer. L’autoédition est un réservoir à formation. Certains vont se former à l’écriture, moi je me forme en marketing digital, j’ai une formation pour le livre audio, une pour l’illustration… Il y a le choix ! On peut se former pour une mise en page comme pour construire un site web. C’est un puit sans fond ! Certains passent par des coachs, d’autres des cours en ligne, certains par des livres. 

 

 

conclusion

Voilà, vous l’aurez compris : rien n’est simple ! On peut même vite être déficitaire si nous n’arrivons pas à gagner suffisamment pour amortir les coûts. Si certains frais ne se paient qu’une fois et on n’en reparle plus, d’autres sont mensuels, trimestriels ou annuels et plombent vite le budget. Il est important de prévoir en amont ces frais. Gagner de l’argent en autoédition implique d’abord d’avoir un budget pour tous ces frais et seulement après, on peut se dégager un salaire derrière ! Bref ! Vous l’aurez compris, ce n’est pas gagné pour vivre de sa plume ! Il faut y aller par étape, investir au fur et à mesure pour équilibrer la part dépense avec la part économie et c’est la raison pour laquelle je vous ai mis ces types de dépenses dans l’ordre de priorité. Avancez au fur et à mesure ! 

 

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Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition « à la carte »..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre « packaging » avec les ME, de l’autre l’offre « à la carte » avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout « clé en main » que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type « pack » ou « forfait » avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas « à la carte ». Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule « forfait », car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule « forfait » arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre « clé en main », on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule « à la carte »

L’autoédition est cette édition « à la carte » ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition « à la carte »…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre « soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues ». Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux « esprit de famille ». Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la « familia ».

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de « bonne relation » même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : « je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte ». En gros, on vous dit « tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier ». Comprenez : « Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil ».

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du « avance, petit âne ». Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le « à la carte » prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

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Pourquoi j’ai choisi l’auto-édition ? Et les maisons d’édition ?


édition ou auto-édition ?

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voudrais faire le point sur un sujet sur lequel on m’interroge souvent en tant qu’écrivain : le choix du mode d’édition. Souvent, on vient me solliciter pour un avis, un conseil sur le choix des maisons d’édition, celles qui sont les mieux et celles à éviter. Il est vrai que j’ai assez de recul maintenant pour avoir un avis là-dessus. Pour autant, si ma première histoire a été éditée en maison d’édition, de mon côté, je ne souhaite plus donner de manuscrits inédits à l’une d’entre elles.

Le point sur les ME :

Certes, toutes les ME sont différentes et ce qui va être proposé par l’une ne le sera pas forcément par l’autre. Certaines sont tout bonnement plus professionnelles que d’autres. Il faut savoir qu’en ME, on peut être heureux comme malheureux. Ce fut mon cas, j’ai déchanté. Ma première expérience en ME m’a permis de déceler tous les « travers » rencontrés lorsque l’on est édité et qui ont fini par me pousser vers l’auto-édition. Quand tout se passe bien, on est heureux de faire partie d’une maison d’édition. Mais dès qu’on en voit les dysfonctionnements, les choses peuvent devenir très vite un enfer. Ce qu’il faut retenir, si vous signez en ME, ce sont deux choses qu’on vous dira et qui seront toujours fausses, hypocrites :

  • les ME soutiennent les auteurs : faux ! Une ME soutient son porte-monnaie avant tout ! C’est une entreprise qui doit survivre dans une jungle. Par conséquent, vous êtes et ne resterez qu’un pion dans leur réussite. Pas la vôtre ! La vôtre dépendra de ce qu’on veut bien faire de vous  et ce que vous, vous avez fait de votre côté ! Ils disposent de vous selon leurs envies, leurs projets et non l’inverse ! Le fameux main dans la main n’est qu’illusion. Vous vendez, on va vous déballez une belle promo. Vous ne vendez pas, vous resterez dans les limbes avec une promo à l’arrache.
  • les ME vont me faire vendre : Faux ! Vous êtes un parmi des dizaines, des centaines dans un catalogue ! Vous êtes un numéro ! Ne rêvez pas de gloire ! Il n’y a que si on vous propulse égérie de la marque que vous aurez le tapis rouge et les cotillons. Donc autant dire que vous êtes « monsieur ou madame l’auteur lambda perdu ». Et même l’étiquette ME ne fait pas tout ! Ce n’est pas parce que vous êtes en ME que vous allez vendre ! Si vous n’avez pas de promo, vous resterez invisible.
Le bonheur d’être en ME dépend de plusieurs critères :

1/ Votre volonté ou non à confier votre manuscrit à la vie à la mort à quelqu’un. Dès que vous confiez votre signature à un éditeur, il peut en faire ce qu’il veut ! Prix, couv, promo, remaniement du texte ou à l’inverse, ignorance. Il est maître du devenir de votre livre. Il peut vous consulter, mais dîtes-vous aussi qu’il n’est pas obligé de le faire non plus. Certains vont prendre en compte vos idées, d’autres vont passer outre ! Il peut donc en faire un truc chouette ( je vous le souhaite ! ), comme une catastrophe. Quoiqu’il arrive, il aura toujours le dernier mot puisqu’il est maître de vos droits ! Donc à vous de parier sur le bon cheval ! Risque quand même assez délicat, surtout que le contrat joue peu en faveur des auteurs, si ça ne vous convient pas ! C’est une réalité ! Il suffit de voir les constants débats sur la place de l’écrivain dans la chaîne du livre pour voir qu’on est du pipi de chat dans un rouage bien huilé et dont la donne doit rester telle quelle !

2/ Votre volonté à rester uniquement écrivain : certains ne veulent pas se prendre la tête avec ce qui relève du travail éditorial. Chacun son métier et son temps est précieux, le classique « je préfère le garder à écrire » est alors le fer de lance des protecteurs des ME. C’est un choix. Moins de contraintes, certes, mais aussi un coup de poker quoiqu’il arrive ! Il faut une résilience assez forte pour accepter de se dire « au petit bonheur la chance ! », moi je passe au manuscrit suivant, j’en ai fini avec. Le reste n’est plus de mon ressort. Personnellement, mon investissement sur mes histoires est trop dans le sentimental pour en être aussi détachée de son devenir après écriture. La vie de mes livres est loin de se finir avec le point final du texte.

3/ Votre exigence ! Et là, on parle de caractère ! Certains vont ne pas voir ou fermer volontairement les yeux sur les trucs qui ne vont pas dans leur ME, juste pour garder cette étiquette d’écrivain édité. Ils se font avoir, mais pas grave ! On reste et on sourit parce que c’est ce qui donnera une crédibilité : on est en ME ! Chacun sa notion de crédibilité et surtout de dignité ! Personnellement, quand je confie mes droits, donc que je donne une part conséquente des bénéfices à quelqu’un, j’attends le professionnalisme qui va avec. Certains écrivains se contentent d’un professionnalisme moyen, sont plus souples, moins regardants, voire s’en fichent complètement parce que la notoriété, ça n’a pas de prix ! À part celui du  » soit belle et tais-toi ! ». Et vous ?

4/ Vos attentes ! Vous voulez signer en stand avec des merveilleux collègues écrivains. Alors, oui, cherchez une ME. Vous souhaitez avoir l’espoir d’être en librairie, c’est certain que vous aurez plus de chances de l’être en ME, même si la probabilité est très discutable. Être en librairie ne signifie pas être en rayon ! Vous rêvez d’une promo de dingue, vous pouvez l’avoir en ME… ou pas du tout ! Probabilité tout aussi discutable que celle de la mise en rayon de votre livre ! Vous rêvez d’un travail professionnel, impeccable, sur votre livre : vous pouvez l’avoir en ME… ou très partiellement ! Alors oui, bien sûr, je dépeins ici un côté assez trash des choses, mais c’est une réalité bien présente. Vos attentes, vos objectifs à propos de votre texte vont jouer beaucoup sur le mode d’édition à choisir. Réfléchissez bien à ce que vous voulez pour vous et votre manuscrit. Un livre juste édité ?  Un livre suivant vos desiderata ? Reconsidérez vos souhaits dessus avant de rêver de succès.

De mon côté, j’ai eu à me poser ces questions à un moment donné. Mon caractère, mes attentes ont été revues d’une autre façon, une fois l’euphorie de l’édition passée. Car on en est là ! On a une image assez institutionnelle des ME, avec le côté classe, intello, professionnel, passionné de littérature. Un lieu où on se dit : « whouuaaa, c’est la consécration si j’en suis ! ». Je vous le dis de suite ! Que nenni ! Belle blague ! Le soufflé va retomber très vite ! On est dans un milieu d’apparence, de faux semblants, d’hypocrisie et de coups de p*** ! Quand il y a popularité et argent en jeu, les valeurs existent peu ! On est dans une mécanique de réussite où finalement la qualité de votre texte est le cadet des soucis ! C’est manger ou se faire mangé ! Attention à l’arrivisme de toute forme pour percer ! On en vient donc à s’interroger sur qui on est vraiment, ce qu’on veut vraiment et ce qui finalement est important ou pas.

J’en viens donc au choix de l’auto-édition !

Souvent, on me dit : « je n’ai pas les épaules pour tout assumer ! ». Effectivement, si on se tourne vers l’auto-édition, on n’est plus seulement écrivain, mais aussi graphiste, correcteur, éditeur, community manager etc. On est multi-casquette et c’est beaucoup de travail en plus ! On chapeaute tout de A à Z et c’est ça, l’intérêt : le luxe de garder sa liberté !

Pourquoi des auteurs se sont tournés vers l’auto-édition ?

Il faut savoir que :

1 / le choix de l’auto-édition n’est pas forcément un choix par défaut parce que pas accepté en ME, c’est bien souvent un choix volontaire !
2 / souvent c’est même dû à une déception des ME au niveau de leur travail et leur contrat abusif que des auteurs ont préféré en venir à ce mode d’édition.

L’auto-édition est une réponse finalement à tout ce qui peut nous contraindre en ME.


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pas de ligne éditorial, pas d’obligation à répondre à un format dit « plus commercial ». => On fait ce qu’on veut de son texte. Cela répond à une soif d’indépendance, de liberté aussi bien au niveau du scénario, la couv, la date de sortie, la longueur du manuscrit, le thème et direction choisis ou l’univers défini du livre. Pas d’obligation de découpage en épisodes, pas d’obligation de rajouts de scènes de sexe parce que « ça fait mieux ! C’est plus vendeur ! », pas de retravail sur un personnage qu’on a voulu de telle manière et qu’il faut d’une autre manière ! On ne dénature pas son manuscrit ! On l’édite comme on le veut !
2 / les royalties : Si la part des DA que vous donnez à un éditeur vous revient, vous toucherez forcément plus. Certes, vous aurez toujours le prix du graphiste, du correcteur et de la communication à déduire de cela, mais la part de l’éditeur vous revient !
5 / le plaisir de gérer tout ( esprit de leadership ) et sans intermédiaire. => plus de problème de dialogues de sourds ! Vous êtes maître du paquebot ! Vous ne devez rendre de compte à personne !
6 / Loin des ME : la paix ! => recul parfois bienfaisant par rapport au milieu des ME qui peut écœurer dans la considération des auteurs et de l’aspect commercial. Vous savez, le fameux pion dans leur échiquier !
7 / La liberté d’accompagnement ! => exit l’obligation de promiscuité avec des personnes qu’on n’aime pas car ds la mm ME. La famille unie et heureuse ! Dans vos rêves ! Les egos sont de rigueur ! Vos dédicaces vont être plus sereines sans la diva à côté de vous !
8 / La liberté de communication : vous ne subissez plus des promos douteuses ou inutiles ! Vous fixez votre prix de vente. Vous choisissez votre communication et contrôler votre image !

Les inconvénients :

Bien évidemment, l’auto-édition est une épine dans le pied du milieu très fermé de l’édition traditionnelle. Donc autant vous dire qu’au-delà du travail plus conséquent que cela demande, il vous faut comprendre que l’on ne vous aidera pas dans votre parcours, il n’y a pas d’accueil favorable pour vous ! Tout vient de vos efforts ! Même si on constate une ouverture de plus en plus franche vers les auto-édités comme une augmentation des services dédiés aux indépendants et une présence en développement en salons, reste que seules les ME ont pignon sur rue, sont en TG et rayons de librairies et grandes surfaces et gardent le monopole de la visibilité pour leurs favoris ! Mais est-ce si grave ? Comme je le disais plus haut, tout dépend de vos attentes !

Les Iinconvénients le deviennent si on est sensible à certaines choses. Par exemple, je ne suis pas en rayon, mais personnellement, je n’en fais pas une obligation dans mon parcours, juste une possibilité à évoquer dans un avenir plus ou moins proche. J’estime que l’on peut vendre autrement. Certains voudront absolument cette condition pour affirmer qu’ils sont écrivain. On entre ici dans la définition du métier d’écrivain : Est-ce celui qui rend un manuscrit impeccable ? Celui qui est uniquement reconnu par les ME ? Celui qui est placardé partout ? Ou encore qui a la plus grande file d’attente en dédicaces ? Sujet bien philosophique, n’est-ce pas ? À vous de voir, quelle est selon vous, VOTRE vision de l’écrivain et de son travail, son image !

conclusion :

  Pour moi, les ME, c’est un peu comme le loto. Tu as une chance sur je ne sais pas combien de trouver la ME qui répond à tes propres attentes. Soit tu écumes les ME jusqu’à trouver la potentielle perle sans jamais être sûr de la trouver et au risque de te faire avoir à chaque fois, soit tu crées toi-même ta chance via l’auto-édition en te protégeant davantage et en répondant toi-même à tes attentes. C’est tout aussi hasardeux, mais tu as quand même plus de cartes en main, pour réaliser chacune de ces attentes vu que tu es maître de ton livre, pour choisir les chemins par lesquels cette chance peut arriver et devenir finalement du mérite.

ME ou auto-édition, le constat reste le même : vous déterminez du destin de votre livre. C’est votre réseau avant tout, votre propre communication, votre sociabilité, votre engagement qui fera vendre. Rien d’autres ! Le mode d’édition ne vous apportera pas grand chose, si déjà de vous-même vous ne vous investissez pas à la tâche et que vous attendez du tout cuit dans la main. Il y a énormément de concurrence et pour se démarquer, ce n’est pas l’édition de votre livre en elle-même qui compte, mais vous ! Votre réelle implication, votre ligne de conduite, votre image feront votre réputation !  Je ferai un autre article sur ce sujet…