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La charte graphique de mes livres

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Bonjour Ă  tous !

Voici un petit article pour vous informer d’une nouveautĂ© qui vous permettra de mieux identifier mes livres : la charte graphique !

Une charte graphique, c’est quoi ?

Comme l’indique le mot « charte », il s’agit d’une règle, ici d’un ensemble de codes visuels, permettant d’identifier une entreprise. Cela passe par un logo, une disposition particulière d’Ă©lĂ©ments visuels, une police, des symboles ou mĂŞme des couleurs prĂ©cises faisant que l’on reconnait instantanĂ©ment de qui on parle quand on voit ces codes visuels.

Tous ces codes visuels font l’identitĂ© de l’entreprise, mais aussi sa communication. La charte graphique rend l’entreprise unique, reconnue. Elle indique aussi une certaine rigueur, une organisation claire, prĂ©cise.

Quand est-il pour un auteur comme moi ?

Un auteur n’a pas forcĂ©ment besoin d’une charte graphique. Bien souvent, lorsqu’un auteur signe en maison d’Ă©dition, il n’a pas Ă  gĂ©rer la partie communication, car il est inclut dans celle de sa maison d’Ă©dition. Cette dernière a dĂ©jĂ  une charte graphique qui se traduit par un graphisme particulier au niveau des couvertures de livres. Ces livres sont identifiables immĂ©diatement, car ils ont une empreinte graphique dĂ©tectable ( les couvertures chez BMR suivent toutes une charte graphique prĂ©cise par exemple, Hugo aussi ). L’inconvĂ©nient, c’est que cet auteur ne se dĂ©tache pas visuellement de ses collègues de la maison d’Ă©dition. Il est inclus, comme les autres, dans les règles de la maison. On sait Ă  qui cet auteur appartient, mais rien ne le distingue de ceux qui sont dans la mĂŞme maison.

Pour un auteur auto-édité, les choses sont différentes. Il ne dépend que de lui-même. Il peut donc se démarquer comme identité propre. Après tout, un auteur auto-édité est un auteur-éditeur. À ce titre, il monte sa propre entreprise pour se publier et donc peut créer sa propre charte graphique qui symbolisera son propre univers, sa propre identité visuelle.

C’est Ă  ce niveau que je me positionne. Étant Ă©galement infographiste, il est naturel que je peaufine mon image d’auteur, que je me dĂ©marque par ma plume, mais aussi visuellement par mon univers. Vous avez eu un aperçu visuellement avec la charte graphique de JTV ( ombre noire, couleur rose/noir/blanc, le cĹ“ur en fond, la citation de 4ème de couverture). L’idĂ©e Ă©tait bien d’identifier visuellement ma saga avec des codes prĂ©cis, de marquer son univers tome après tome. Je vais continuer ceci avec une charte graphique par saga, mais aussi une charte graphique pour tous mes livres, notamment au niveau de certains positionnements d’Ă©lĂ©ments sur les couvertures, mais aussi dans la mise en page. Si j’ai pu faire mes propres couvertures pour JTV, je restais toutefois dĂ©pendante de la charte graphique de mon ex-maison d’Ă©dition pour pas mal de choses (logo, mise en page, pages refusĂ©es etc).

Aujourd’hui, j’ai retrouvĂ© mes droits et une libertĂ© qui me permet de crĂ©er au-delĂ  de l’Ă©criture, d’ĂŞtre prĂ©sente par mon style Ă  la fois visuellement, mais aussi dans les mots. J’ai donc commencĂ© par ce qui parait logique : le logo !

LOGO cadre noirJe le voulais simple et efficace. À la fois classe et épuré ( clin d’œil à Camilla ^^), avec la finesse du tracé et la petite étoile déjà présente sur le logo de mon site ( bonne étoile qui guide mes pas ! ). Ce logo, vous le trouverez donc sur mes livres, mes goodies.

Contrairement Ă  d’autres auteurs, il n’apparaitra pas en 1ere de couverture ; il y aura dĂ©jĂ  mon nom de plume en toutes lettres . Il sera donc uniquement sur le dos (reliure) du livre. Il sera toujours positionnĂ© au mĂŞme endroit afin que dans vos bibliothèques, il y est une cohĂ©rence dans tous les livres venant de moi. Il y aura d’autres codes visuels sur le dos que vous retrouverez Ă  l’identique, ainsi qu’en 4eme de couverture. Vous dĂ©couvrirez cette charte avec le 1er tome de Ă€ votre service ! et elle sera prĂ©sente sur tous les livres qui suivront.

Le cas JTV !

Je te veux ! ne suivra pas cette charte. C’est la seule histoire qui fera exception. Étant donnĂ© que les 3 premiers tomes ont Ă©tĂ© Ă©ditĂ©s en maison d’Ă©dition, que beaucoup parmi vous possèdent ces tomes, je ne ferai donc pas ma charte graphique dessus si c’est pour que vous ayez les 3 premiers tomes diffĂ©rents des 3 suivants ! Que ce soit au niveau du dos, ou de la 4eme de couverture, je garderai la mĂŞme ligne graphique. Seul mon logo remplacera celui de mon ex-ME. Il en va de mĂŞme pour les goodies. Elle subira cependant un petit lifting dans la mise en page.

J’espère que cette charte graphique sera efficace. Il me tarde de vous montrer tout cela. En tout cas, tout est notĂ© dans mon carnet et n’attend plus qu’Ă  ĂŞtre mis en place avec le tome de Ă€ votre service ! qui avance tout doucement.


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Qu’est-ce que le travail Ă©ditorial ? – 1/ Les corrections


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Vous avez fini d’Ă©crire votre texte ? Il a Ă©tĂ© relu par vos bĂŞta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer Ă  l’Ă©tape du travail Ă©ditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail Ă©ditorial dans les maisons d’Ă©dition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable Ă©ditorial, correcteur… Dans l’auto-Ă©dition, vous devenez ce responsable Ă©ditorial, en plus de la casquette d’Ă©crivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maĂ®tre des dĂ©cisions.

Le travail Ă©ditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bĂŞte pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut ĂŞtre changĂ© ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail Ă©ditorial est une Ă©tape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprĂ©cieront leur achat. Un livre bourrĂ© de fautes n’est pas agrĂ©able Ă  lire. Un livre mal conçu Ă©galement.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des Ă©diteurs et de leurs moyens, en auto-Ă©dition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon Ă©ditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se rĂ©sument pas aux corrections que l’on fait en dictĂ©e oĂą on doit se contenter du 8757c57f4e1da92fee3f827688b5cc34 en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus Ă©puisantes. Il faut penser Ă  tout. Et quand je dis Ă  tout, c’est au moindre dĂ©tail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bĂŞtas ne suffisent pas. Elles ont dĂ©broussaillĂ© un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points Ă  vĂ©rifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vĂ´tre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tĂŞte : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

 

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut ĂŞtre publiĂ© sans qu’il soit passĂ© au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un Ă©crivain, avant d’Ă©crire une histoire, est un reprĂ©sentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maĂ®trise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en ĂŞtre un dĂ©fenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-mĂŞme, aiment lire dans leur langue sans s’abĂ®mer les yeux en tentant de dĂ©crypter ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit.

La correction minimale est alors exigĂ©e, pour ne pas vous dĂ©crĂ©dibiliser. Faire appel Ă  un correcteur professionnel n’est pas une tare. MĂŞme si vous ĂŞtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisĂ© sur des règles de français qui peuvent vous Ă©chapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a Ă©chappĂ©, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous ĂŞtes une bille incapable de dĂ©celer la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repĂ©rage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique Ă©lève votre niveau en français. Vous dĂ©couvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous ĂŞtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des rĂ©flexes d’Ă©criture. Ne pas hĂ©siter Ă  vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent dĂ©bloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des dĂ©finitions. Je doute souvent du bon emploi du mot Ă©crit. J’ai donc installĂ© aussi une application  » dictionnaire » sur mon tĂ©lĂ©phone. 773967eacbf5497268214d47b53de2d8

 

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne dĂ©finition. Et oui, Ă©crire n’est pas chose aisĂ©e ! Notre copain, le dico, est toujours lĂ  pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, Ă  avoir Ă  cĂ´tĂ© de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi tĂ©lĂ©chargĂ© une application sur mon tĂ©lĂ©phone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois oĂą j’ai bloquĂ© pendant mon Ă©criture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensĂ©e. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille Ă  l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes oĂą, comme un fil d’Ariane, Ă  force de tourner autour du mot recherchĂ©, la recherche se prĂ©cise et on trouve THE mot ! Et lĂ , il n’y a pas Ă  dire : ça fait classe quand on a enfin trouvĂ© le mot appropriĂ© et pas un autre ! Votre texte gagne en crĂ©dibilitĂ©, votre style s’aiguise. Vous ĂŞtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume ! 1d051b6fafaa30da9704d946200f2958

Attention Ă©galement aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont diffĂ©rents ! Ex : diffĂ©rent / diffĂ©rend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, Ă©claire-moi 5f9898b4c6c5808683eba6e64eefb074 ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonĂ©tiquement, mais qui n’ont rien Ă  voir l’un avec l’autre. Cela entraĂ®ne des confusions. Ex : importun / opportun

 

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare 3f727291047ab36e10ba8d70dfda3bf6!
On parle de fluiditĂ© qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluiditĂ©, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de rĂ©pĂ©titions, des phrases supprimĂ©es. En gros, on rĂ©vise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? ee6d28643367722c97df417d4c886707Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre « avec tact », « avec minutie » etc

CCT : complĂ©ment circonstanciel de temps. Vive les prĂ©positions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive Ă©galement ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, oĂą, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! Ă€ utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiquĂ© avec des « que », « parce que » etc !

2. La fluiditĂ© se caractĂ©rise aussi par des sonoritĂ©s. Lire, c’est comme rĂ©citer une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire Ă  haute voix ! 6ce249014ab22a60dadbebc57eaaa8cfDes phrases avec trop de « que » ou avec un son trop rĂ©pĂ©titif peut agacer. C’est lĂ  aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut allĂ©ger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placĂ©e  pour donner une lecture moins hachĂ©e et plus rythmĂ©e.

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 La ponctuation ne doit pas ĂŞtre fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation Ă  savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus « logique » dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : « Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber. » Autre exemple : « Il est riche, mais avare. »

 
4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume ! 042928a4a662005b5d70858964a7d645
 

 

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain ! 465dfc6d32b20ca4befe49988d10c30f
La cohĂ©rence dĂ©termine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crĂ©dibilitĂ©( sauf les Ă©crivains de l’absurde, mais eux, mĂŞme dans leurs incohĂ©rences, il y a une logique 64d0c7d12b220f40ab8cd7a00c0e80f6 ! ). Ici, on regarde la construction du scĂ©nario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
 
J’ai divisĂ© cela en 4 catĂ©gories :
 
– cohĂ©rence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on dĂ©termine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause Ă  consĂ©quence vĂ©rifiĂ©. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons rĂ©alistes deux minutes sur les positions et actions ! Les hĂ©ros ont sinon un sacrĂ© Ă©quilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps 351d4ebb168f85125cb6502560123593!
 
– cohĂ©rence de temps : lĂ  oĂą je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. RĂ©aliser une chronologie des faits aide Ă  ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux dĂ©calages horaires si votre personnage voyage !
 
– cohĂ©rence d’espace : Alors Ă  moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction a6772df3e3ebb63b5637779f9de6ffd2ou bien que vous ayez une cheminĂ©e pour vous tĂ©lĂ©porter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilitĂ© des dĂ©placements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet Ă  deux mètres de soi !
 
– cohĂ©rence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohĂ©rence constructive ! Vous dĂ©terminez un caractère Ă  votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalitĂ©. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage Ă©volue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalitĂ©. Les changements de rĂ©actions sortant de ses habitudes doivent ĂŞtre justifiĂ©s de façon logique ! Autre point : attention Ă  la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique Ă  votre texte !
 
La cohĂ©rence, vous l’aurez compris, demande un regard gĂ©nĂ©ral sur son texte. Elle est d’autant plus compliquĂ©e Ă  gĂ©rer quand on Ă©crit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohĂ©rence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour ĂŞtre capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaĂ®tre son texte, dans les moindres dĂ©tails. De mon cĂ´tĂ©, j’ai des notes sur mon bujo d’Ă©criture ! Dès que je constate une erreur, un dĂ©tail qui va revenir plus tard, une porte ouverte Ă  refermer etc, je le note ! Je crĂ©e des frises chronologiques, des arbres gĂ©nĂ©alogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs Ă  apporter ou des remarques Ă  surveiller.
 

 

 

En conclusion

Corriger, c’est la galère ! 0606cc6120b4e241cf3b6601fb56b0db

Il ne faut pas se leurrer, on doit ĂŞtre rigoureux sur tout et ça demande une Ă©norme concentration. On dĂ©cortique son histoire jusqu’Ă  overdose. Ă€ la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet dĂ©couragement.

Toujours est-il que si vous ĂŞtes en ME, les corrections de type constructif se nĂ©gocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous ĂŞtes maĂ®tre de votre histoire. Les coupes, les rĂ©ajustements, les arrangements sont nĂ©cessaires pour donner une clairvoyance Ă  votre texte, mais en aucun cas tout ceci est Ă  valider si vous estimez que ça n’aide pas Ă  la qualitĂ© du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de dĂ©couper votre texte en Ă©pisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la dĂ©coupe que dans l’intĂ©rĂŞt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, rĂ©flĂ©chissez bien si cela s’avère utile ou si ça dĂ©nature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas Ă  prendre Ă  la lĂ©gère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une luciditĂ© qu’on perd lorsque l’on a la tĂŞte trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les rĂ©flexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galĂ©rer le correcteur et moins vous aurez Ă  la payer si vous ĂŞtes en auto-Ă©dition. Écrire demande du travail, des compĂ©tences, des acquis Ă  avoir. Si Ă©crire est Ă  la portĂ©e de tous, rĂ©diger un texte ne l’est pas forcĂ©ment.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bĂŞte !), vous pourrez alors passer Ă  l’Ă©tape de la mise en page ! Et lĂ , attention, il y a rĂ©flexion aussi dessus ! 11b6a423ae9ae503516b3c77926441fc

Mais avant cela, parlons de relectures globales b7fa878622c87676d7747bb664559ca3 => 2/ Les relectures globales


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste rĂ©gulièrement ses clĂ©s de l’orthographe