La charte graphique de mes livres

Bonjour à tous !

Voici un petit article pour vous informer d’une nouveauté qui vous permettra de mieux identifier mes livres : la charte graphique !

Une charte graphique, c’est quoi ?

Comme l’indique le mot « charte », il s’agit d’une règle, ici d’un ensemble de codes visuels, permettant d’identifier une entreprise. Cela passe par un logo, une disposition particulière d’éléments visuels, une police, des symboles ou même des couleurs précises faisant que l’on reconnait instantanément de qui on parle quand on voit ces codes visuels.

Tous ces codes visuels font l’identité de l’entreprise, mais aussi sa communication. La charte graphique rend l’entreprise unique, reconnue. Elle indique aussi une certaine rigueur, une organisation claire, précise.

Quand est-il pour un auteur comme moi ?

Un auteur n’a pas forcément besoin d’une charte graphique. Bien souvent, lorsqu’un auteur signe en maison d’édition, il n’a pas à gérer la partie communication, car il est inclut dans celle de sa maison d’édition. Cette dernière a déjà une charte graphique qui se traduit par un graphisme particulier au niveau des couvertures de livres. Ces livres sont identifiables immédiatement, car ils ont une empreinte graphique détectable ( les couvertures chez BMR suivent toutes une charte graphique précise par exemple, Hugo aussi ). L’inconvénient, c’est que cet auteur ne se détache pas visuellement de ses collègues de la maison d’édition. Il est inclus, comme les autres, dans les règles de la maison. On sait à qui cet auteur appartient, mais rien ne le distingue de ceux qui sont dans la même maison.

Pour un auteur auto-édité, les choses sont différentes. Il ne dépend que de lui-même. Il peut donc se démarquer comme identité propre. Après tout, un auteur auto-édité est un auteur-éditeur. À ce titre, il monte sa propre entreprise pour se publier et donc peut créer sa propre charte graphique qui symbolisera son propre univers, sa propre identité visuelle.

C’est à ce niveau que je me positionne. Étant également infographiste, il est naturel que je peaufine mon image d’auteur, que je me démarque par ma plume, mais aussi visuellement par mon univers. Vous avez eu un aperçu visuellement avec la charte graphique de JTV ( ombre noire, couleur rose/noir/blanc, le cœur en fond, la citation de 4ème de couverture). L’idée était bien d’identifier visuellement ma saga avec des codes précis, de marquer son univers tome après tome. Je vais continuer ceci avec une charte graphique par saga, mais aussi une charte graphique pour tous mes livres, notamment au niveau de certains positionnements d’éléments sur les couvertures, mais aussi dans la mise en page. Si j’ai pu faire mes propres couvertures pour JTV, je restais toutefois dépendante de la charte graphique de mon ex-maison d’édition pour pas mal de choses (logo, mise en page, pages refusées etc).

Aujourd’hui, j’ai retrouvé mes droits et une liberté qui me permet de créer au-delà de l’écriture, d’être présente par mon style à la fois visuellement, mais aussi dans les mots. J’ai donc commencé par ce qui parait logique : le logo !

Je le voulais simple et efficace. À la fois classe et épuré ( clin d’œil à Camilla ^^), avec la finesse du tracé et la petite étoile déjà présente sur le logo de mon site ( bonne étoile qui guide mes pas ! ). Ce logo, vous le trouverez donc sur mes livres, mes goodies.

Contrairement à d’autres auteurs, il n’apparaitra pas en 1ere de couverture ; il y aura déjà mon nom de plume en toutes lettres . Il sera donc uniquement sur le dos (reliure) du livre. Il sera toujours positionné au même endroit afin que dans vos bibliothèques, il y est une cohérence dans tous les livres venant de moi. Il y aura d’autres codes visuels sur le dos que vous retrouverez à l’identique, ainsi qu’en 4eme de couverture. Vous découvrirez cette charte avec le 1er tome de À votre service ! et elle sera présente sur tous les livres qui suivront.

Le cas JTV !

Je te veux ! ne suivra pas cette charte. C’est la seule histoire qui fera exception. Étant donné que les 3 premiers tomes ont été édités en maison d’édition, que beaucoup parmi vous possèdent ces tomes, je ne ferai donc pas ma charte graphique dessus si c’est pour que vous ayez les 3 premiers tomes différents des 3 suivants ! Que ce soit au niveau du dos, ou de la 4eme de couverture, je garderai la même ligne graphique. Seul mon logo remplacera celui de mon ex-ME. Il en va de même pour les goodies. Elle subira cependant un petit lifting dans la mise en page.

J’espère que cette charte graphique sera efficace. Il me tarde de vous montrer tout cela. En tout cas, tout est noté dans mon carnet et n’attend plus qu’à être mis en place avec le tome de À votre service ! qui avance tout doucement.


Bilan 2017 / Projet 2018 : ça bouge !



Comme chaque année, l’arrivée du Nouvel An nous impose de faire un bilan de l’année écoulée. Je l’ai fait pour 2015 et 2016, il est évident que je le refasse pour 2017, bien que j’ai perdu entre temps mon article sur mon bilan 2016 et les objectifs que j’avais fixé pour 2017. ( vive les crash de site ! )

C’est là aussi qu’on s’aperçoit que peu importent les objectifs fixés pour l’année à venir, les aléas de la vie font qu’on peut changer radicalement de trajectoire. Ce fut le cas pour moi en 2017.

Bilan 2017 : On prend les mêmes et on recommence !

J’avais prévu de sortir le T4 de JTV, et finalement, je n’ai pas publié un seul livre pour 2017.

Cette année fut une année de disette. Mon entente avec ma maison d’édition étant au plus bas et subissant leur bon vouloir de façon cyclique, il m’a fallu faire le choix que vous savez tous : arrêter JTV ( annoncé en juin ).

Si je ne regrette en rien cet acte, il a dans le même temps fait sauter tout ce qui était prévu en début d’année 2017 : l’arrêt de l’écriture de JTV, l’absence de publication, et ne rien pouvoir proposer en échange. Autrement dit, si cette décision a été réfléchie, je me suis retrouvée un peu comme une clocharde niveau écriture. Je repartais à zéro. Je ne pouvais pas compter sur les sorties des tomes précédents de JTV pour faire parler de moi, car justement je ne voulais pas mettre en avant ma ME, et je n’avais rien de concret derrière pour remplacer. Sortir de l’emprise de JTV devenait essentiel à mon équilibre. Quand une saga est liée aussi à quelque chose de négatif, on a moins la niak d’avancer. Ma maison d’édition me brisait toute envie. C’est un gros travail que d’écrire un livre, le peaufiner et le penser comme on le voudrait. Quand derrière, son livre n’est pas comme on le voulait vraiment, quand il est gâché par l’intervention d’un tiers qui casse tout ( voir son titre en LBGT ou en religion dans les catégories Amazon entre autres exemples, il y a de quoi fulminé ! ), on a tendance à vouloir baisser les bras face à son impuissance pour changer ça. Plutôt de nature optimiste, j’ai donc décidé, non pas de baisser les bras, mais de continuer à lutter de façon radicale. C’est ainsi que j’ai pris la décision de mettre en pause JTV, et que j’ai choisi aussi de prendre le virage à 90° vers l’auto-édition avec AVS.

 Arrêter JTV a été une grosse prise de risque, mais en même temps, m’a permis de me défaire un peu de l’emprise de ma ME. Sans suite, la saga stagne et donc personne n’achète une saga incomplète. Ma ME jouait sur mon lien affectif avec ma saga et vous, en se disant « tant qu’elle continue, on aura les tomes et on fera comme d’habitude ». En brisant ce lien affectif avec ma saga, ils perdaient de leur influence, de leur ascendance sur moi. Passer dans le même coup à autre chose a amplifié le fait que JTV, c’était vraiment fini, même s’ils s’accrochaient, menace ou pas. Ils ne pouvaient pas m’imposer l’écriture du T5 et T6. On en était donc au point mort.

L’arrivée de À votre service ! a donc été une urgence, mais une urgence bienvenue. J’aime les challenges et AVS se trouve être un gros challenge. Non seulement, je propose une autre histoire que JTV avec le risque qu’il ne soit pas du même niveau, mais en plus je le prévois en auto-édition. Autant dire, que niveau boulot et pari, j’ai fait fort ! Mais ça ne me fait pas peur. Vous avez donc découvert cet été le début de À votre service ! Depuis, vous avez lu deux chapitres par mois et AVS trouve petit à petit un public intéressé par ce que cette histoire apporte de nouveau. Le verdict sera vérifié à la sortie du tome 1 pour le printemps, mais je garde le cap ! J’ai fait ma petite vidéo avec vous pour parler de tout ce qui va se passer début 2018 et je suis contente de voir que malgré les aléas liés à JTV, vous êtes toujours là. Vous avez déjà pu voir la 1ere de couverture de ce tome 1 et bientôt, les choses devraient s’accélérer. Enfin, cela va dépendre bien évidemment d’une autre surprise que j’ai eu en 2017 : l’arrivée de Caramelle ! Caramelle ( surnom en attendant de se mettre d’accord sur le prénom ! ), ma poupette dans mon bidon, devrait arriver en Janvier. Autant dire que 2018 annonce deux grands tournants dans ma vie ! Deux bébés qui vont voir le jour en 2018 et vont donner une nouvelle impulsion dans ma vie. JTV avait été aussi dans cette optique de renouveau, puis les choses se sont aggravées des deux côtés. Cette fois-ci, la note est plus optimiste ! On y croit ! Mon bébé dans ma vie personnelle va grandir en même temps que mon bébé dans ma vie d’auteur. C’est un beau parallèle qu’il me tarde de voir, bien que le travail et la fatigue risquent de me ralentir.

2018, année de folie ?

Si 2017 fut donc une année de disette, elle m’a permis de préparer 2018 ! Donc le T1 de AVS sera dans vos mains, et je compte continuer dans ma lancée avec le second et dernier tome. L’idée est que vous ayez la série complète pour 2018 !

ça, c’était le planning de base ! Car j’ai eu une autre surprise qui est venue se glisser mi-décembre ! Nouvelle aussi inattendue que surprenante, improbable que bizarre !

Oui, ma maison d’édition a enfin accepté de me rendre les droits de JTV après deux ans de lutte et de conflits ! Ignorant quelle mouche les a piqué tout à coup ( on ne va pas se plaindre, hein ! ), la nouvelle a donc perturbé mon planning 2018 puisque les 3 tomes de JTV ne seront plus disponibles à la vente à compter du 1er janvier 2018.

Ce qui veut dire que tous mes bébés vont rentrer au bercail et que je vais pouvoir continuer JTV plus tôt que prévu !

Seulement voilà, au lieu de deux livres pour 2018, je me retrouve avec 6 livres prévus pour 2018 : les deux tomes de AVS + les trois tomes de JTV déjà sortis + le T4 ! . Panique à bord ! Mayday, mayday, mayday !

Il m’a fallu donc réfléchir, réfléchir et réfléchir encore sur quoi faire, par quoi commencer, comment je pouvais m’organiser et quels enjeux se profilaient pour 2018 :

  • d’un côté, j’ai une saga en stand by, mais très attendue,
  • et de l’autre, une autre saga, nouvelle, dont vous avez découvert le début, annoncée comme sortie à venir, pour ne pas dire imminente selon comment j’avance…

Bref ! Je suis dans le caca !

Il m’a fallu donc faire un choix. Je ne pourrais pas tout sortir en 2018. C’est un fait. L’arrivée de bébé m’oblige à considérer mon temps libre à la baisse. On sait tous que c’est chronophage et fatigant. Je dois en tenir compte sur mon planning. Je serai moins productive. J’ai donc pesé le pour et le contre, j’en ai discuté avec mes potos Angel B. et Blandine P. Martin pour avis d’auteur, et elles ont été d’accord avec mon idée.

2018 verra donc bien la sortie de AVS T1 et T2.

Vu ma vie personnelle, je préfère rester sur AVS en 2018. Le T1 est fini et en travail édito. Et j’aurais 2018 pour écrire le T2 entre deux bibis. J’aurais toujours la tête dans AVS et j’assure ainsi la fin de cette histoire sans trop me stresser pour 2018.

Par conséquent, vous l’aurez compris,

JTV reviendra en 2019 !

On peut même se féliciter qu’il revienne plus tôt que prévu : en 2019 ! Car il faut le dire avec optimiste : à la base, cette saga n’aurait pas dû revenir avant 2020, voire 2022 ! Donc nous avons gagné plusieurs années, ce qui reste une très bonne nouvelle !

Pourquoi ce choix de laisser une année d’attente alors que j’ai récupéré les droits ? Pourquoi ne pas alterner entre JTV et AVS ? Plusieurs raisons :

  1. Ma vie privée avec l’arrivée de ma seconde fille va changer beaucoup de choses pour 2018. Je dois trouver une nouvelle organisation de vie quotidienne. 2018 sera donc une année transitoire d’un point de vue privé, ce qui influencera considérable mon temps pour l’écriture, aussi bien dans la productivité que dans l’implication. Je ne pourrai pas travailler comme une acharnée, ni faire comme je veux, tant un bébé modifie constamment vos plans lol !
  2. Récupérer les droits de JTV, c’est chouette, mais je ne peux rééditer les 3 premiers tomes en l’état. Je dois retirer le logo de la ME des couvertures de livres, retirer toute trace d’eux dans la mise en page, et la refaire de façon plus aérée et cohérente, reprendre le texte de chaque tome pour retirer les coquilles relevées entre-temps. Je dois donc refaire un travail éditorial des 3 premiers tomes, et achever celui du 4eme ! Donc un travail très conséquent qui ne se fait pas en trois mois ! Surtout si j’ai AVS au milieu !
  3.  Je n’arriverais pas à me replonger dans JTV si je dois jongler avec AVS. Concrètement, il faut me remettre dans le bain JTV. ça fait 6 mois que je n’y suis pas revenue dessus. Autant dire que je n’aie plus tout en tête et en reprenant dès le début, je vais pouvoir me rappeler des détails, des portes ouvertes à fermer par la suite, etc. Mais pour cela, je ne dois pas me parasiter avec une autre histoire. JTV est une saga longue, demandant beaucoup de concentration et de vigilance pour que l’ensemble soit cohérent. Par ailleurs, si je reprends les trois tomes + le 4eme, ce n’est pas pour pondre derrière le T2 de AVS ou autre chose. Je vais enchaîner dans la foulée la fin de l’écriture du tome 5 et celle du tome 6.

Vous l’aurez compris, en sortant JTV en 2019, je relancerai mieux la saga.

Vous aurez normalement les trois premiers tomes à nouveau en vente en 2019 et on enchaînera avec le t4 fin 2019, puis le T5 et T6 en 2020. Ainsi, si JTV revient, ce sera une bonne fois pour toutes et avec le point final !

On reprendra donc depuis le début, pour la remise en mémoire, et on avancera ensuite. Si je fais l’inverse et sors dès 2018 JTV, à la place de AVS, AVS sera alors en stand by pendant les deux années prévues pour JTV. Or, maintenant que nous sommes lancés dans AVS, ce serait dommage de rebrousser encore chemin. Je ne veux pas que mes romans subissent tous les déboires de JTV et avancent puis reculent comme JTV. De plus, AVS va me permettre de préparer le terrain de l’auto-édition. Je vais me roder avec ce titre et faire des tests avec ses deux tomes. Je préfère le faire sur 2 tomes que sur 6 où je risque encore de m’enliser inutilement. Ainsi pour la sortie de JTV, j’aurais déjà des automatismes me faisant gagner du temps pour la sortie des tomes.

Donc au final, ce ne sont pas que les projets pour 2018 que j’ai ici, mais aussi pour 2019 et 2020 ! Par conséquent, les autres titres comme Puisque la pluie et Hello world seront repoussés pour 2021. Mais ce n’est pas trop grave, vu que vous n’en avez pas encore vu les prémices d’un extrait.

Pour conclure

Même si 2017 a été une année morte niveau devant de la scène dans mon activité d’écrivain, elle a été cependant productive pour préparer l’année suivante en coulisse. Ce fut une année difficile. Outre l’enlisement de JTV, il est toujours difficile de savoir si nos choix sont bons ou pas, s’ils vont être payants et si on va avancer. Les doutes et craintes se font plus grandes, mais en même temps, certans choix permettent de retrouver aussi un second souffle et mieux se retourner. Ce fut mon cas. J’ai pris du recul, j’ai pu me retrouver un peu plus avec moi-même et finalement, la fin d’année a répondu plutôt positivement à tous ces changements de direction prévues pour 2018. Maintenant, il reste plus qu’à croiser tout ce qu’on peut pour que cette année 2018 garde toutes les promesses annoncées par cette fin 2017…

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous ! J’espère que vous serez toujours avec moi pour 2018 et +. Et… restez branché pour Noël ! J’ai une surprise pour vous ! ^_-

Bisous. Jordane.


Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 1/ Les corrections


Vous avez fini d’écrire votre texte ? Il a été relu par vos bêta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer à l’étape du travail éditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail éditorial dans les maisons d’édition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable éditorial, correcteur… Dans l’auto-édition, vous devenez ce responsable éditorial, en plus de la casquette d’écrivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maître des décisions.

Le travail éditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bête pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut être changé ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail éditorial est une étape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprécieront leur achat. Un livre bourré de fautes n’est pas agréable à lire. Un livre mal conçu également.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des éditeurs et de leurs moyens, en auto-édition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon éditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se résument pas aux corrections que l’on fait en dictée où on doit se contenter du en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus épuisantes. Il faut penser à tout. Et quand je dis à tout, c’est au moindre détail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bêtas ne suffisent pas. Elles ont débroussaillé un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points à vérifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vôtre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tête : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

 

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut être publié sans qu’il soit passé au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un écrivain, avant d’écrire une histoire, est un représentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maîtrise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en être un défenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-même, aiment lire dans leur langue sans s’abîmer les yeux en tentant de décrypter ce qui a été écrit.

La correction minimale est alors exigée, pour ne pas vous décrédibiliser. Faire appel à un correcteur professionnel n’est pas une tare. Même si vous êtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisé sur des règles de français qui peuvent vous échapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a échappé, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous êtes une bille incapable de déceler la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repérage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique élève votre niveau en français. Vous découvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous êtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des réflexes d’écriture. Ne pas hésiter à vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent débloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des définitions. Je doute souvent du bon emploi du mot écrit. J’ai donc installé aussi une application  » dictionnaire » sur mon téléphone.

 

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne définition. Et oui, écrire n’est pas chose aisée ! Notre copain, le dico, est toujours là pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, à avoir à côté de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi téléchargé une application sur mon téléphone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai bloqué pendant mon écriture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensée. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille à l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes où, comme un fil d’Ariane, à force de tourner autour du mot recherché, la recherche se précise et on trouve THE mot ! Et là, il n’y a pas à dire : ça fait classe quand on a enfin trouvé le mot approprié et pas un autre ! Votre texte gagne en crédibilité, votre style s’aiguise. Vous êtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume !

Attention également aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont différents ! Ex : différent / différend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, éclaire-moi  ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonétiquement, mais qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Cela entraîne des confusions. Ex : importun / opportun

 

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare !
On parle de fluidité qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluidité, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de répétitions, des phrases supprimées. En gros, on révise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre « avec tact », « avec minutie » etc

CCT : complément circonstanciel de temps. Vive les prépositions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive également ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! À utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiqué avec des « que », « parce que » etc !

2. La fluidité se caractérise aussi par des sonorités. Lire, c’est comme réciter une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire à haute voix ! Des phrases avec trop de « que » ou avec un son trop répétitif peut agacer. C’est là aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut alléger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placée  pour donner une lecture moins hachée et plus rythmée.

 La ponctuation ne doit pas être fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation à savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus « logique » dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : « Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber. » Autre exemple : « Il est riche, mais avare. »

 
4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume !
 

 

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain !
La cohérence détermine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crédibilité( sauf les écrivains de l’absurde, mais eux, même dans leurs incohérences, il y a une logique  ! ). Ici, on regarde la construction du scénario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
 
J’ai divisé cela en 4 catégories :
 
– cohérence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on détermine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause à conséquence vérifié. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons réalistes deux minutes sur les positions et actions ! Les héros ont sinon un sacré équilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps !
 
– cohérence de temps : là où je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. Réaliser une chronologie des faits aide à ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux décalages horaires si votre personnage voyage !
 
– cohérence d’espace : Alors à moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction ou bien que vous ayez une cheminée pour vous téléporter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilité des déplacements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet à deux mètres de soi !
 
– cohérence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohérence constructive ! Vous déterminez un caractère à votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalité. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage évolue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalité. Les changements de réactions sortant de ses habitudes doivent être justifiés de façon logique ! Autre point : attention à la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique à votre texte !
 
La cohérence, vous l’aurez compris, demande un regard général sur son texte. Elle est d’autant plus compliquée à gérer quand on écrit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohérence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour être capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaître son texte, dans les moindres détails. De mon côté, j’ai des notes sur mon bujo d’écriture ! Dès que je constate une erreur, un détail qui va revenir plus tard, une porte ouverte à refermer etc, je le note ! Je crée des frises chronologiques, des arbres généalogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs à apporter ou des remarques à surveiller.
 

 

 

En conclusion

Corriger, c’est la galère !

Il ne faut pas se leurrer, on doit être rigoureux sur tout et ça demande une énorme concentration. On décortique son histoire jusqu’à overdose. À la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet découragement.

Toujours est-il que si vous êtes en ME, les corrections de type constructif se négocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous êtes maître de votre histoire. Les coupes, les réajustements, les arrangements sont nécessaires pour donner une clairvoyance à votre texte, mais en aucun cas tout ceci est à valider si vous estimez que ça n’aide pas à la qualité du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de découper votre texte en épisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la découpe que dans l’intérêt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, réfléchissez bien si cela s’avère utile ou si ça dénature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas à prendre à la légère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une lucidité qu’on perd lorsque l’on a la tête trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les réflexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galérer le correcteur et moins vous aurez à la payer si vous êtes en auto-édition. Écrire demande du travail, des compétences, des acquis à avoir. Si écrire est à la portée de tous, rédiger un texte ne l’est pas forcément.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bête !), vous pourrez alors passer à l’étape de la mise en page ! Et là, attention, il y a réflexion aussi dessus !

Mais avant cela, parlons de relectures globales  => 2/ Les relectures globales


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste régulièrement ses clés de l’orthographe

 


 

Programme pour début 2018 / sortie du T1 de  » À votre service ! « 


Certains ont peut-être raté le coche du week-end ! Je suis passé en vidéo live sur Fb pour vous dire un peu les dernières nouvelles du front et vous annoncer la 1ere de couverture du T1 de À votre service !

Petite séance de rattrapage ? Let’s go !

( Merci de ne pas tenir compte des eeuuuh, des bafouillages, des pertes de fil de discussions et tout le tralala que demande une improvisation pour amateur lol ! )

 

 

1ère de couverture À votre service !

 

 

Jordane, t’arrive-t-il de lire des livres de personnes te le demandant, et de dire ce que tu en penses ?


 
 
 
Selon les semaines, j’ai souvent des messages privés concernant pas mal de questions sur le milieu de l’édition. Beaucoup s’essaient à l’écriture et viennent demander avis sur leur écrit. Et j’ai donc cette question qui ressort :

 

 
« Coucou ! Dis-moi, je voulais savoir s’il t’arrivait de lire des livres ou quelques chapitres de personnes te sollicitant, et de leur dire ce que tu en penses ? « 

Voici ma réponse…

 

Alors non ! Je ne le fais pas pour plusieurs raisons :

 

 
1/ Je ne lis pas de romance, ni de romans, que ce soit une ébauche ou un livre édité ; je n’ai pas le tps ! Je lis des mangas, plus simple et plus rapide pour moi et c’est mon univers, là d’où vient mon style.

 

 
2/ Avec l’expérience, j’ai appris qu’il ne fallait pas lire les collègues, car ça te retombe dessus ! Je suis assez intransigeante et cash, donc je dis ce que je pense et ça peut froisser. Or dans un milieu si fermé que le milieu de l’édition, les cancans vont bon train et on te catalogue vite ! À vrai dire, lire les autres m’énerve ! lol ! Je ne lis plus comme une lectrice maintenant, mais comme un auteur, donc j’ai tendance à décortiquer l’histoire comme le ferait un auteur : choix scénaristique, orthographe, etc et j’en viens à me dire « mais comment elle peut cartonner ainsi ? » si c’est mauvais ? Et en plus, je connais les trois quart du temps, l’auteur, donc ça ne m’aide pas ! ça va encore plus m’énerver de voir que j’ai un regard complètement à part de la majorité. Je suis assez critique en fait, donc si je devais chroniquer, je serai très mal vu, je pense ! Je ne fais sans doute pas mieux à mon niveau, mais rien qu’en lisant certains extraits postés sur le fil d’actualité, je lève les yeux donc… J’évite les risques d’accrochages !

 

 
3/ Même la bêta lecture, je ne fais pas ! L’adage trop bon, trop con, j’ai donné ! Je fais également payer maintenant mes prestations infographiques pour éviter tout abus ! Les bêtas que j’ai, je les ai même choisi en fonction d’un critère : celui de savoir qu’elles n’écriraient jamais de leur côté ! Il n’y a rien de pire que d’être volé ou trahi ! Là, j’évite les possibilités encore une fois !

 

 
4/ Pour ne pas avoir à entendre, « tiens, Jordane a pompé sur tel auteur ! » ou tout simplement pour ne pas lire chez l’autre un truc qui figure sur mon texte en cours et qui m’obligerait à tout refaire par acquit de conscience !
 

 

 
Bref ! Vous l’aurez compris, je pratique l’adage : « on est bien mieux dans sa caverne ! ». Le milieu de l’édition est un milieu de faux-semblants. Il ne faut pas croire ce qu’on veut croire, mais bien analyser les gens. J’ai eu des déceptions. L’arrivisme est une pratique courante pour piétiner ensuite et se prétendre number one. Toute cette dynamique ne m’intéresse pas et je préfère éviter toute hypocrisie parce qu’il faut bien se faire voir pour vendre, je préfère donc ne rien faire !
Par contre, quand une collègue galère sur une phrase, un résumé de 4eme de couv, ou me demande avis sur une couv, je lui donne mon avis. Je conseille sur l’écriture et l’édition également.