Je suis multipotentielle !

Alors que je viens de faire mes 40 ans, j’arrive à une étape de ma vie où je me rends compte que je ne me connais pas aussi bien que je le pensais. Ou du moins, j’ai nié pas mal de chose sur moi qui me construisent pourtant, qui étaient là, et que j’occultais plus ou moins volontairement. Parce qu’il nous faut entrer dans des cadres, parce qu’il faut suivre une norme, parce que c’est pas possible que ce soit ainsi, parce que c’est mal vu etc.

 

Parmi mes découvertes, j’ai réalisé que j’étais multipotentielle ! 

Quézako ? 

Je vous explique tout ça !

 

 

La mutipotentialité ou l’art du couteau suisse !

 

Définition

 

     Si je prends la définition de mon ami Wikipédia, il est dit :” La multipotentialité est un terme éducatif et psychologique qui se réfère à la capacité et à la préférence d’une personne d’exceller dans deux ou plus de deux champs différents.

    Il peut également se référer à une personne dont les intérêts s’étendent sur plusieurs domaines, plutôt que d’être fort dans un seul. Ces traits sont appelés multipotentialites, tandis que le terme “multipotentialiste” est plutôt employé pour les personnes présentant ce trait de caractère.

    En revanche, les personnes dont les intérêts se trouvent globalement dans un même domaine sont appelés “spécialistes”.”

     Autrement dit, être multipotentiel ne signifie pas être un cador dans une spécialité, mais être un touche à tout, être capable d’assimiler plusieurs domaines et les mettre en pratique. Un multipotentiel, c’est un polymorphe. Il prend la forme de ce qu’il connait.

 

ça, c’est le dessus de l’iceberg. 

 

 

Et moi alors ?

 

Pour creuser un peu plus cela, voici ce que je suis et qui répond à la personne étant multipotentielle…

 

1/J’ai une curiosité insatiable pour tout plein de choses au point que dès qu’un truc m’intéresse vraiment, je vais m’y plonger jusqu’à ce que j’en ai fait le tour. Les domaines sont variés. Dernièrement, je me suis penchée sur la lithothérapie et les chakras, les huiles essentielles, j’ai fait la méthode Konmari, j’ai fait mon ikigai, par ce que je me cherchais et que c’était des “médecines / developpement personnel” qui pouvaient répondre à ma quête. Tout peut m’intéresser si j’y vois un besoin de le mettre dans mon couteau suisse. Du coup, j’ai plutôt une bonne culture générale : vu que je m’intéresse à beaucoup de choses variées. Je saute du coq à l’âne tout le temps. J’ai 60 onglets en moyenne ouverts dans mon smartphone pour creuser chaque sujet ouvert ! J’ai des carnets pour des thématiques différentes. J’aime la diversité en tout : vêtements, arts, apprentissages. Le moindre questionnement doit trouver réponse. Un mot de vocabulaire, je fonce voir la définition. On me parle d’un procès, je vais suivre toute l’actualité du procès. Ma fille aime Miraculous : j’ai regardé TOUS les épisodes de Miraculous !

 

2/ J’ai 36 projets ouverts et je n’arrive pas à les clôturer ! J’ai toujours plein de trucs sur le feu, qui attendent d’être achevés, sauf que je rajoute toujours des trucs qui font que je ne l’achève jamais vraiment. Je fais donc des maj ! Je ne peux pas faire la même chose pendant toute une journée. Je ne peux pas faire la même chose tous les mois. Je dois tourner, sinon je m’ennuie et j’abandonne, alors que je sais très bien faire ! Je me lasse vite. J’ai besoin de nouveautés constamment. Je peux vite m’ennuyer à faire toujours pareil ! Il faut que ça bouge, que ça change ! Par exemple : plus jeune, je changeais régulièrement les meubles de ma chambre de place ! Aujourd’hui, je le fais moins parce que je déménage tous les quatre ans et que donc cela m’apporte une nouveauté que je n’ai pas besoin de créer. Cette indécision permanente, cette impossibilité à se fixer sur quelque chose indéfiniment expliquait aussi mon incapacité à trouver un travail qui me convenait jusqu’à il y a trois ans avec l’autoédition. Ce fut le cas plus jeune, en travaillant en grande surface, où j’avais besoin de faire autre chose que de l’encaissement. Je cherchais le moindre prétexte pour alterner mon travail : faire le roller, ramasser les paniers, la marchandises, aller en réserves etc. On m’a donc proposé de faire la formation d’employés et de la planification d’horaires. Je pouvais tourner entre mes différents postes. Mais ce n’était pas un métier qui me bottait ; je ne voyais pas d’évolution. Je stagnai à faire des choses répétitives, même avec trois postes différents ! Est ensuite venue l’édition où je me suis sentie mieux. Quand on me demandait ce que je voulais faire plus grande, j’étais incapable de répondre, parce que tout m’intéressait, mais rien en particulier.

Je peux vite être frustrée. J’ai tellement d’idées en tête, ça fourmille tellement, que je veux tout faire en même temps et bien évidemment, je n’y arrive pas !  J’ai une pensée en arborescence. D’une branche, je crée des dizaines de ramifications. Je papillonne du coup. Je ne peux pas faire une tâche à la fois. j’ai toujours deux ou trois tâches ouvertes sur l’ordi.

Exemple : mon site web ici même. Je viens de faire la seconde partie de la refonte et déjà j’ai une to-do list pour une troisième partie ! Je me dis : ” tiens je pourrais mettre en place un espace membre pour faciliter l’achat des produits en boutique avec une connexion et un profil membre. Et là, la ramification commence -_-. Je m’imagine un espace privé pour des histoires dédiées à une communauté privé, j’imagine un espace de publication pour ceux qui veulent tenter l’écriture, j’imagine un forum, j’imagine une boutique privée… et après j’imagine plein de trucs pour chaque partie. J’IMAGINE ! Tout le Temps ! Matin, midi, soir, la nuit, à table, aux WC, dans la douche, en faisant les courses, devant mon ordi ; ça n’arrête pas !

 

3/ une grande soif d’apprendre. Si je m’intéresse à qqch, je vais y aller à fond, Je creuse, je vais au bout des choses jusqu’à en avoir fait le tour. 

  • je voulais continuer une histoire manga que j’ai adoré car frustrée, j’ai écrit la suite en mode fanfiction => classée parmi les meilleures dans le site de fanfics référant.
  • dans la communauté de ce manga, je ne m’y plaisais pas. J’ai donc appris à créer mon propre forum et j’ai crée ma communauté : une des plus actives de France autour de cette oeuvre aujourd’hui.
  • pour embellir mon forum et voulant proposer un lieu agréable à ma communauté, j’ai appris le design et le codage en freelance, avant de passer mon diplôme d’infographiste multimédia. Donc en plus de l’écriture, je fais du graphisme et je code ! 3 domaines différents pour l’instant à mon compteur.
  • L’écriture de fanfic, c’est bien, mais c’est pas aller au bout des choses pourquoi ne pas écrire ses propres histoires. J’ai donc écrit ma propre histoire et l’ai faite éditée.
  • Frustrée par l’édition traditionnelle car je me sentais prisonnière, j’ai bifurqué en autoédition et j’ai appris comment éditer un livre. Donc aujourd’hui, j’ai la casquette d’éditeur ! => 4eme domaine d’expertise
  • Voulant améliorer mon anglais pour suivre des tutos en anglais, je lis des webtoons en anglais pour apprendre la langue plus facilement. Donc j’approfondis mes langues ( Note : il m’arrive de lire des scans en espagnol aussi !)
  • Voulant améliorer mes ventes, je lis des livres sur le marketing digital. J’apprends donc les bases du marketing alors que je n’y connais rien du tout ! Nouveau domaine d’expertise en cours !

Et ce n’est pas tout ! J’ai des formations en dessin qui m’attendent, je vous en avais parlé, j’ai fait une formation sur la création d’un livre audio, j’ai des formations organisationnelles en tiroirs. 

Voilà ! J’APPRENDS à outrance !

 

4/ J’ai une grosse capacité d’analyse et d’adaptation. Mon vécu le renforce puisque mon mari a un métier à mutation, mais tout ce que j’apprends me permet de m’adapter rapidement. J’applique vite ce que j’ai appris. Non seulement, je sais appliquer les enseignements de mes apprentissages passés à mes nouvelles problématiques, mais en tant que personne multipotentielle, je suis “cablée” depuis des années, pour faire fonctionner à plein régime les deux hémisphères de mon cerveau. Je sais être polyvalente. J’ai un gros sens de l’observation et une mémoire photogénique. Et je cherche un sens à chaque chose, une pertinence à mes besoins. Si j’estime que ça peut m’être utile, je creuse en me formant. Enfin, propres aux multipotentiels, je fusionne toutes mes compétences pour créer de nouvelles idées.

 

5/ Je suis dans ma bulle ! Le nombre de fois où on me dit que je n’écoute pas, que je suis ailleurs, que je décroche du quotidien et que je ne dis rien de ce que je pense ! Parce que je ne peux pas dire tout ce que j’ai en tête ! Je dois pondre des dizaines d’idées par jour entre l’écriture et les à-côtés de l’entreprise, puis mon quotidien ! Sur un mois, imaginez la to-do list que je devrais noter ! Je fais donc un tri dans ma tête entre ce qui a de la pertinence ou pas, mais ça ne tarit pas le bouillonnement d’idées ! L’envers du décor, c’est que je peux vite saturer. Je suis vite vidée de mon énergie, je fais des migraines, j’ai besoin de calme, d’isolement. Je suis donc introvertie dans certaines situations, solitaire même. Je ne me fais pas des amis facilement. J’analyse beaucoup avant, j’observe. Certains disent qu’on a une intuition plus développée. En fait, je me demande si la compagnie des autres me fait gagner ou perdre de l’énergie et du temps, et ce, même si la présence d’amis est source de plaisir. Tout simplement, parce que ça augmente ma frustration à ne pas faire ce que j’ai en tête. Pourtant, un être introverti peut tout autant être sociable ! J’ai confiance en mes capacités et je suis assez sûre de moi à côté et quand on me parle, je réponds, je discute et je m’emballe vite ! J’ai un débit de paroles de dingue ! Pourquoi ? Je veux vite sortir tout ce que j’ai en tête évidemment ! Tout se bouscule et j’ai du mal à canaliser, je veux imposer mon idée, car je doute qu’on me comprenne, et je débite. 

J’ai  une faculté à développer et entretenir un réseau ( puisque j’ai actuellement plusieurs communautés sous mon aile sur fb), mais j’ai du mal à me trouver sincère dans mes démarches auprès des gens. Je ne suis pas démonstrative côté affectif avec les gens. Du coup, j’ai toujours l’impression de paraître distante. Je réalise que c’est sans doute liée à cette multipotentialité. Je crée pour les autres, mais j’ai du mal à transmettre les sentiments qui vont avec. Du coup, je transmets mes états d’âme par ma créativité, par du contenu.

 

6/J’ai une grosse créativité ( bujo, coloriage, écriture, graphisme, etc)… Je suis absolument dans le DIY ( Do it yourself). Je vais réfléchir des heures, mais à la fin, je ferai moi-même de A à Z. J’ai une prédisposition au leadership, mais sans employés ! Et c’est donc logique que finalement, je me sois orientée vers l’auto-entreprise inconsciemment. J’ai du mal à déléguer. Ma curiosité s’allie à celle du challenge. Je ne lâche rien tant que j’ai pas trouvé la solution. Je peux faire une pause pour me recentrer, mais je n’oublie pas et cherche quand même le truc qui coince. Par exemple, le codage est typique de cette attitude. Je peux passer trois jours sur un bug informatique. Je vais le retourner dans tous les sens jusqu’à trouver le problème. Je n’aime pas l’échec car je sais que la résolution est une forme d’apprentissage que je ne répèterai pas. 

 

 

COMMENT AI-JE RÉALISÉ que j’en Étais une ?

 

C’est bête à dire, mais c’est grâce à l’autoédition !

 

En vérité, depuis deux ans, je me sens “à part”, à contre-courant. Encore plus que d’habitude.

Ma résilience me faisait dire que c’était qu’une impression jusque-là, que je suis comme tout le monde, mais en vérité, je me rendais bien compte que j’essayais de rentrer dans des moules qui ne m’étaient pas adaptés. J’essayais de me convaincre que la chaussure de Cendrillon pouvait aller à mon pied en travaillant avec un éditeur ! Mais plus je me forçais et moins ça entrait. Plus j’essaie de me définir dans une case, moins je me sentais à l’aise dedans alors que je l’aimais bien quand même, cette case, mais d’une autre façon. Alors j’ai décidé de partir en autoédition. Mais là encore, j’avais l’impression que quelque chose clochait jusqu’il y a peu… Je restais incomplète.

Dans mes dernières formations marketing, j’ai approché des coachs en développement personnel et c’est là que j’ai eu le déclic ! J’ai lu un type de profil qui me parlait. Réellement. Vous savez, la checklist où vous cochez au fur et à mesure. “Tiens, ça c’est moi, ça aussi, ça aussi… putain, ça aussi !” Ce que je n’arrivais pas à définir, j’ai pu enfin y mettre un nom ! MULTIPOTENTIELLE ! Ce que je niais, ce qui était pourtant intrasèquement en moi a un nom ! J’ai une case qui existe pour mon cas : je fais partie de ceux qui ne rentrent pas dans une case car je suis multicases ! Et c’est pas grave, ça arrive ! Ce n’est pas une anormalité, juste un fonctionnement neuronal, psychologique, différent qui nous rend singulier.

Les Multipotentiels ont la capacité de combiner 2 ou 3 domaines et de créer quelque chose de neuf à l’intersection, comme une capacité de connecter des choses qui ne le sont pas encore et met en avant leur grand potentiel de créativité.

Involontairement, ou plutôt inconsciemment, j’ai créé mon réseau neuronal convergeant vers un métier qui répond à cette multipotentialité : l’autoédition. Codage, graphisme, écriture, gestion de communauté etc : tout se regroupe dans ce métier parce que, justement, on doit être multicasquette ! Mais ce qui peut me différencier de certains autres auteurs, c’est que j’avais déjà des compétences multiples avant de commencer, ce qui me donnent un avantage certain. J’en suis venue à ce mode d’édition parce qu’il me correspondait vraiment. Là où d’autres vont se tenir à quelques essais sur les casquettes, moi je vais y aller à fond et je vais même aller au-delà en cherchant des compétences connexes. Là où certains vont déléguer ou abandonner, moi je fonce tête baissée, je kiffe et j’y arrive !

 

Inconsciemment, depuis plus de 10 ans, mon for intérieur m’a poussé à répondre au besoin de laisser parler ma créativité  et à m’y concentrer dessus. Les fanfics, le forum, puis l’édition traditionnelle, puis l’autoédition. Le loisir s’est enrichi en devenant pluridisciplinaire et s’est professionnalisé ! Oui, mais voilà, un multipotentiel qui s’ignore ne va pas oser exprimer ses capacités à fond parce que, tout simplement, il a l’impression de ne pas être légitime à le faire, on va lui dire qu’il s’éparpille, qu’il faut se décider, qu’il ne va pas dans le sens du courant, que ce ne sont que des loisirs, qu’il faut une spécialité. Le discours consensuel, c’est ” on n’a pas des passions, mais une passion. Pas des vocations, mais une vocation ! Tu penses que ta passion est l’écriture, alors écris ! Reste focus sur ça ! “

Donc à défaut d’avoir une seule passion, on n’en a pas ! On aime tout et rien à la fois. On se satisfait de rester moyen en tout au lieu de le laisser exploser. On passe pour un imposteur car on sait tout faire mais pas à fond, donc on n’est pas considéré comme complet.  Et je réalise que depuis que je suis en autoédition, je n’ai pas réellement laissé exploser ma multipotentialité non plus, même si elle est sous-jacente depuis le début, même si elle me fait des appels du pied. Je connais mes multi-compétences, mais comme le veut la norme, on essaie d’être bon en un seul truc et je l’ai ignorée, je ne l’ai pas reconnue pour ce qu’elle était et pouvait réellement m’apporter. J’ai fait le minimum avec.

Donc je me suis concentrée surtout sur l’écriture et fais comme tout le monde. Je suis restée timide. Je fais un peu d’infographie, mais pas trop. Je fais le minimum pour mon site. Je me concentre sur les romans et ça suffira… Sauf que je sens que ça ne va pas, ça ne suffit pas aussi bien pour le développement de mon entreprise que pour moi-même. Je mets mes compétences dans des cases. Je les cloisonne au lieu de les assimiler. Je ne les entremêle pas vraiment. Je les laisse à leur place dans mon CV, dans leurs cases respectives, mais ne les fais pas assez travailler ensemble. Je n’utilise pas la multipotentialité pour ce qu’elle peut apporter : créer quelque chose de neuf à l’intersection. Je fais un simulacre. Ma soif de progression est toujours là, celle d’apprendre encore plus, mais mon épanouissement reste en demi-teinte, car “il faut consacrer son temps au plus important !”, ” La rentabilité est dans tes romans, donc produis !”. 

 

 

L’heure du changement de fusil d’épaule

 

Depuis que j’ai découvert ce qu’est la multipotentialité, je me sens moins gênée, comme si jusqu’à présent, je m’excusais d’avoir plusieurs préférences. Je sais que je peux maintenant prendre plus facilement le droit de raccorder mes ramifications entre tous les domaines que je maîtrise, parce que je ne suis pas seule à être comme ça ! Parce ce que ce n’est pas une tare, mais un don à considérer comme tel, une particularité qu’il faut revendiquer plutôt que l’étouffer. Je vois les choses autrement, plus grandes, plus à mon image. 

Mettre un nom sur un comportement me fait réaliser que je dois assumer, que justement j’ai tout à montrer, que j’ai le métier adéquate pour. Je peux m’épanouir dans mes multiples casquettes, créer d’autres casquettes et le tout pour un même but : mon entreprise.

 

C’est ce que je fais depuis un mois. J’ai commencé à mélanger les choses, mais ça va se renforcer dans les prochains mois. Je sais que j’ai donc trois points à travailler à présent que “je sais”.

  • accepter d’être multipotentielle et notamment auprès de mes proches. Montrer que je peux compiler tout pour produire vraiment quelque chose de super. Je le faisais déjà un peu, mais quand je me présente, je dis que je suis auteure. Or, je devrais dire que je suis multipotentielle. Je dois revendiquer mon potentiel particulier sans rougir. Ne pas avoir à s’en excuser ni avoir peur du jugement dépréciatif  et continuer à écouter mon subconscient. 
  • je veux tout faire tout de suite. Souvenez-vous : la frustration de ne pas pouvoir tout dire, exprimer ! Je sais donc que je dois prendre le recul nécessaire pour m’organiser afin de mettre en place tout ce que j’ai en tête. Je sais aujourd’hui que c’est normal de considérer le temps comme mon pire ennemi. Je ne dois pas m’angoisser à ne pas arriver à le développer rapidement et surtout ne pas m’angoisser à me sentir submergée par tout ce que j’ai en tête. Je dois lister mes idées au max et et m’accorder des moments pour faire chaque chose. Je dois l’assumer, le revendiquer, et apprendre à prioriser, même si tout me semble être prioritaire ! Je dois me dire que j’ai le temps de faire, que mon côté multipotentiel se verra avec le temps.
  • je dois accepter mon organisation particulière, parce que je suis particulière, plutôt que de me dire que je ne sais pas m’approprier la méthodologie des autres, que c’est grave et que je dois insister. Depuis quelques temps, je vois bien que toute forme de coaching demandant une rigueur ne me correspond pas. Tout simplement, parce que mon côté changeant va à l’encontre d’un planning routinier et calibré sur un temps donné. Je dois accepter mon propre process de gestion, le laisser se construire aussi sans culpabiliser de faire comme les autres. Quand on me dit que je suis bordélique, je répondais toujours que je suis organisée dans mon bordel. En fait, d’un regard extérieur, finalement, ça se comprend quand on me voit avec 10 projets sans aucun rapport les uns avec les autres sur mon bureau. Et moi, inconsciemment, je n’avais pas tort non plus, car effectivement, j’ai mon schéma particulier en tête.
  • je dois en parler ! Je dois extérioriser ce qui fait turbiner mon esprit. C’est pourquoi j’écris aussi cet article. J’ai la tête ailleurs, oui, mais je pense que si je le partage, je vais me soulager aussi la tête sur ce qui est bon à retenir ou pas, mais aussi sur mon comportement. Pourquoi je fais certaines choses plutôt que d’autres. Vos avis peuvent m’apporter un éclairage positive entre ce qui est à garder en tête et ce qui est à oublier pour développer mon métier. À cet effet, c’est pour ça que j’ai entamé des sondages sur le groupe facebook. Je dois aussi partager avec vous ce côté multipotentiel, vous montrez tous les centres d’intérets qui me construisent et qui m’inspirent pour que vous compreniez pourquoi je n’écris pas un livre en deux mois, pourquoi il m’arrive de faire des temps de pause volontairement par exemple et touuuuut ce qui m’intéresse. Je ne suis pas dissipée, mais juste avide de connaissances et de plaisirs divers.

 

 

J’avoue que je me sens plus équilibrée depuis que je sais ma particularité. C’est un poids en moins sur ma tête et ça me permet de comprendre des détails sur moi : j’ai une explication toute faite à présent sur certaines attitudes. Maintenant, je dois encore aligner tout ce qui me définit pour parfaire cet équilibre. Mais je sais que rien n’est impossible à présent que j’ai retiré cette barrière de l’anormalité qui me pesait. Je ne suis pas anormale, j’ai juste une zone de douance par rapport aux autres.

 

 

Refonte site : part 2 – Du nouveau sur le site !

Bonjour les cassiaddicts !

 

Welcome dans la V4  de mon site !

 

Je vous annonce officiellement la fin de la seconde partie de la refonte de mon site, entamée l’an dernier.

En 2020, il y a eu l’installation de la boutique web qui a été un gros travail pour moi en terme de codage.

Cette année, j’ai surtout travaillé la refonte du design, donc la partie visuelle du site.

 

Elle s’est opérée sur plusieurs points:

 

  • l’en-tête : J’ai sollicité ma fille ainée pour qu’elle me prenne en photo. Un site d’écrivain demande de mettre en avant la trombine dudit écrivain, même si ce n’est pas ce que je préfère. Mais bon ! Quand il faut… C’est ce que j’ai donc fait ! J’ai représenté ces photos par des symboles qui me représentent dans certains de mes loisirs : la kpop ou les kdramas ( symbolisés par les coeurs avec les mains ) en adéquation avec le slogan “au coeur de la romance” et qui composent ma marque personnelle que nous avons vu dernièrement avec les hashtags : #romanceStepbystep, #aucoeurdelaromance, #cassiromance que l’on retrouve dans mon approche scénaristique inspirée des mangas, webtoons, dramas etc, mais aussi dans ma vision générale de la romance. J’y ai ajouté aussi mon instagram pour que vous puissiez voir les dernières actus en passant votre souris sur chaque image, quitte à vous rendre sur instagram.

  • Refonte de la page d’accueil : Plus de contenus condensés avec des renvois aux pages importantes du site.
  • Amélioration de la page Biographie
  • Refonte de la partie Blog : Ici j’ai repris le blog en deux parties. La partie News où vous aurez toute mon actualité ( sorties, salons, interviews, projets etc) et une partie que j’ai nommé Mes tribulations de romancière où je relaterai ma vie d’écrivain, ma vision de l’écriture et de l’édition. Il ne s’agit pas de donner des tutoriels, mais de parler de ma façon de faire les choses. Chacune des deux parties aura des sous-catégories que vous pourrez retrouver dans la page de chaque partie via un nuage d’étiquettes qui vous permettra de mieux trouver votre thème que je compte rajouter bientôt.
  • Ajout de modules de recherche pertinents : Pour mieux accéder aux infos, j’ai mis en place deux points : une barre de recherche en fin de page et, bientôt, le nuage de mot-thème pour la partie blog. Vous pourrez ainsi trouver plus facilement vos informations.
  • À cet effet, j’ai revu le formulaire d’inscription de la newsletter : je vous demanderai de mettre à jour, si vous êtes abonnés et si ce n’est pas déjà fait, vos informations pour savoir ce que vous souhaitez recevoir. Pour cela, allez dans votre boîte mail. Je vous ai envoyé un mail avec écrit “IMPORTANT”. Si vous ne le voyez pas, vérifiez vos spams ! Suivez la maj demandée dans le contenu du mail. Sans quoi, vous ne recevrez plus l’actualité du site. Vous devez absolument cocher l’une des deux dernières questions ou les deux, pour entrer dans un groupe dédié à un type de contenu qui vous intéresse ! Si vous n’êtes pas inscrits dans ces groupes, vous ne recevrez plus rien. Et comme j’ai fini la seconde partie du site, des nouvelles choses vont pouvoir arriver !
  • Ajout d’une faq : J’ai constaté au fur et à mesure de l’utilisation du site, des difficultés à agir sur des points du site pour certaines d’entre vous. J’ai donc mis en place une faq que je complèterai le cas échéant. L’idée est de faciliter au max votre visite du site. N’hésitez pas à me dire ce que vous aimeriez voir en faq.
  • Ajout d’un second terminal CB à la boutique : Vous pouviez déjà payer en cb via Paypal sans avoir de compte Paypal, mais j’ai eu le cas de certaines lectrices ne pouvant payer par cb car l’onglet de la cb ne leur apparaissait pas dans la fenêtre Paypal. J’ai donc installé le plugin Sum-up. Sum-up, certaines l’ont déjà utilisé, puisque c’est ce que j’utilise en terminal de paiement CB quand je suis en salon. Donc je sais que c’est une valeur sûre, contrairement à Stripe qui m’a causé bien des soucis lors de la vente de AVS2. Sum-up a un bureau français avec des interlocuteurs joignables et pour moi, ça fait une grosse différence en cas de soucis ! Et ils m’ont bien garanti la possibilité de payer via une CB étrangère. Donc normalement, amies belges, canadiennes et espagnoles, c’est bon ! ^^
  • Le dossier de presse : ça, ce n’était pas prévu, mais mon distributeur numérique m’en a demandé un. C’était une première. Je ne savais pas trop ce qu’on attendait dans ce terme, donc excusez-moi, c’est la première ébauche. J’en ferai d’autres, notamment par thématique. Il s’agit d’un catalogue qui met en avant mes livres, la dernière sortie. Il est en bas de page avec l’onglet “recherche” et téléchargeable, si vous souhaitez le voir.

 

    Voilà un peu ce que j’ai fait durant ce mois de mai, avec le début du transfert de mes livres papier de Kdp vers Book on Demand, un distributeur papier vous permettant de commander mes livres en librairies. Alors certes, je n’ai pas écrit, mais j’ai pas chômé pour autant. L’autoédition, c’est beaucoup de travail en dehors de l’écriture, mais ce sont des choses qui vont nous être utiles pour la suite. Je vous ferai un article sur les casquettes à avoir en autoédition pour ceux qui sont abonnés à la partie ” Mes tribulations de romancière”.

 

       Si vous voyez des bugs, remontez-les moi ! Il est possible que j’ai raté des trucs après plusieurs heures le visage collé devant l’écran de codes html et php !

 

    L’an prochain, je vais sans doute faire pareil : prendre un mois entre deux romans pour continuer à bosser sur les à-côtés de l’édition. Il y a toujours à faire. J’envisage d’installer, entre autres, un espace-membre sur le site. Un espace-membre, cela vous permet d’avoir un compte boutique défini avec une connexion, cela permet d’avoir un espace sur le site uniquement visible par les membres affiliés avec des contenus exclusifs. Je sais que c’est un gros chantier aussi, donc on verra. Et surtout, j’ai un paquet de formations qui m’attendent ! Vous savez que j’ai un diplôme d’infographiste multimédia ? Mais il y a une corde que je veux bosser et que je n’ai pas encore, c’est la partie illustration. Et là, il faut apprendre à dessiner, mais aussi j’aimerais apprendre le painting digital… Je vous laisse deviner pourquoi ^^.

 

 

Bilan 2020 – Projets 2021

   

Bonjour à tous ! 

Le bon ton serait de dire “Bonne année !”. À vrai dire, j’ai beaucoup de mal à le dire. Non pas que je ne le souhaite pas, mais surtout parce que l’on peut se demander si on aura pire ou mieux que 2020. La Covid 19 a complètement chamboulé nos projets de 2020 et rien ne nous dit malgré le vaccin que 2021 sera meilleur, tant ce virus est imprévisible. Ce ne sont pas des paroles très optimistes que je vous offre, mais je pense que nous sommes tous dans un esprit de vigilance pour 2021, le coup de bambou étant déjà énorme sur 2020.

Tout cette ambiance de renfermement, avec les différents confinements et cette vision d’avenir très obscure influe donc sur mes projets de 2021. 

En 2020, j’avais beaucoup de projets. Sortir deux à trois livres, faire deux salons ( Livre Paris et Mon’s Livre), augmenter mon chiffre d’affaire, investir, me former…

 

Où en est donc ce bilan ?

 

Je ne sais pas trop par où commencer ? Cette année est une année en demi-teinte. J’avais des espoirs, je ne les ai pas tous réalisés. Cependant, tout n’est pas catastrophique non plus.

 

Le moral

Le moral a été fluctuant. Ce ne sont pas vraiment les aléas dûs aux confinements, au port du masque ou aux boutiques fermées qui m’ont le plus ébranlé. Je suis casanière donc cela ne m’a pas énormément gênée. Ce qui a été dur, ce sont les enfants à la maison. Pour ma part, ça a été de mars jusqu’à la rentrée de septembre. Donc la moitié de l’année a été compliquée pour moi pour le temps de travail. Avoir les devoirs d’une ado à gérer et à côté une enfant de 2 ans réclamant constamment ma présence, il m’a été difficile de trouver du temps pour moi, pour l’écriture, la formation, l’entreprise. Ajouté à cela mon déménagement en juillet sur Nancy, et donc les préparatifs à cela et ma nouvelle vie à gérer, vous comprenez que tout n’a pas été simple. Fort heureusement, la rentrée a été un souffle d’air frais sur mon visage, car mes deux filles sont rentrées à l’école et j’ai pu enfin me retrouver seule.

 

LES réussites et les ratés

Au-delà de l’inquiétude de l’avenir pour nos enfants et nous, c’est surtout l’économie générale qui m’inquiète. La covid a mis et continue de mettre à mal beaucoup d’emplois et cela se ressent sur le loisir. La lecture reste un non-fondamental, quoiqu’on puisse en dire. Même si pour certains, la lecture est une nourriture de l’esprit, pour beaucoup cela reste un loisir qui passe derrière les factures, le loyer, la nourriture et la survie. Il y a des priorités dans la vie et la lecture n’est pas prioritaire quand on est dans l’urgence. Autrement dit, même si certains s’accordent à dire que les librairies ne s’en sont pas trop mal sorties niveau ventes, il ne faut pas le répertorier sur tout le milieu de l’édition.

 

les aléas qui m’ont plombé

Moi, ça s’est ressenti sur quelques points  dûs à la covid, mais pas que :

  • l’annulation des salons qui fut un manque à gagner évident en terme de chiffre d’affaires certes, mais aussi en visibilité et surtout un coût en perte sèche, car des investissements n’ont pas été remboursés ou été utiles, par exemple les flyers prévus pour les salons. D’autres n’ont pas pu être remboursés au niveau des hôtels. J’ai encore l’argent de la location du stand de Livre Paris toujours bloqué dans l’attente d’un potentiel Livre Paris 2021 et ma crainte reste de savoir si cet argent va être perdu ou rendu si nouvelle annulation. Les faillites vont s’accentuer en 2021, c’est certain.
  • Le contexte Covid tourne les esprits ailleurs que vers la lecture. On ne va pas se mentir. On est dans une atmosphère anxiogène et 2020 a été particulièrement anxiogène avec la succession d’annonces du gouvernement, les morts et contaminations quotidiennes, les retournements de situation avec lesquelles il faut jongler… Tout cela a fait que beaucoup n’avait pas forcément la tête à lire. Le lancement de De la pluie entre nous a été de cet acabit. En pleine annonce du 1er confinement, la sortie de DLPEN a été terrible. La panique a pris le devant et l’information quotidienne a écrasée la visibilité de la sortie.
  • La concurrence toujours plus grande. L’autoédition se démocratise, les ME en romance continuent de pousser comme de champignons et face à la pléthore de romances qui sortent, le lecteur doit faire des choix, son porte-monnaie n’étant pas extensible, mais plutôt à la réduction du budget. Cela se ressent sur les ventes de sorties tout d’abord. Moins de lecteurs foncent sur votre sortie. Parce qu’ils ont une préférence pour un autre auteur alors que vous étiez avant un immanquable, parce qu’ils n’ont pas vu/su la nouvelle, parce qu’ils font le choix de se dire “je le prendrai le mois prochain”. Les ventes s’étalent donc, le pic de ventes à la sortie diminue. Pour autant, le “je le prendrai le mois prochain” s’oublie face aux sorties immanquables des mois suivants et voilà comment les ventes régressent.

 

la sortie de mes livres

En 2020, j’ai réussi à sortir 2 livres. Une première ! Et ce malgré les complications sur mon temps de travail ! Cependant, ces sorties sont en demi-teinte.

De la pluie entre nous a été un échec. Sa sortie est mal tombée, et récupérer ensuite cela s’avère compliqué. 290 ventes sur mon diffuseur Immatériel pour 2020 dont 140 le mois de sa sortie et 50 vendus avec ma promo en novembre. Pour certains, ça peut paraître énorme, pour moi, c’est mauvais au regard de ce que je peux vendre. 

 

Sans doute, ma communication n’a pas été suffisante dessus, car écrit à la hâte pour l’avoir pour Livre Paris, mais ce fut un fiasco aussi bien dans mes attentes pour ce salon que pour la retombée dessus et DLPEN a été ainsi impacté dans sa sortie et sa visibilité.

C’est pourtant une histoire que j’ai aimé écrire pour la parenthèse qu’elle m’a offerte avec ce côté un peu poétique dans le récit. Je sortais de ma zone de confort avec l’écrit au “je” et d’un point de vue masculin. À croire que je ne suis pas exceptionnelle pour la focalisation interne et que je dois rester sur la troisième personne dans la narration.

 

Le second livre sorti fut  À votre service ! 2.

Enfin ! La suite et fin est arrivée dans vos mains. Il a fallu deux ans, mais j’y suis arrivée. Les ventes ont été meilleures que pour DLPEN, mais rien de comparable au T1 il y a deux ans, rien de comparable avec JTV5 non plus. À vrai dire, je m’interroge sur les prochaines années en terme de ventes par livre. Beaucoup de collègues ont constaté, comme moi, la chute des ventes par livre. Je ne sais pas comment gérer les informations sur les ventes depuis un an et demi, mais il y a une inquiétude sur les prochaines sorties, car même les titres phares peuvent entraîner des sorties mitigées, voire des bides. 

Comme vous pouvez le voir, j’ai vendu en un mois et demi, ce que j’ai vendu en 9 mois pour DLPEN. Cela vous permet de voir l’échec de l’un par rapport à l’autre. Et AVS2 n’est pour l’instant pas sur Kindle Unlimited. Il le sera en avril prochain et rejoindra les autres livres qui y sont déjà.

Les retours de lectures se font d’ailleurs de plus en plus rares. Je ne sais pas pourquoi. Je ne suis pas du genre à casser un avis négatif systématiquement, mais je ne suis pas non plus dans l’effusion de sentiments dès que j’en ai un bon. Est-ce un mal ? On ne peut pas refaire son caractère. Je suis reconnaissante, mais je ne suis pas quelqu’un d’exalté pour autant. Toujours est-il que cette absence de retour de lecture n’aident pas à vendre mes histoires non plus. Entre un livre à 100 évaluations et un à 20, il est évident que les lectrices iront vers le plus notés. Reste alors à se dire que mes livres ne valent pas qu’on y exprime un retour dessus. Le côté pessimiste de moi pourrait déprimer à l’idée de n’être peut-être qu’un auteur moyen, mon côté positif veut croire à un buzz un jour qui fera lire et commenter mes autres histoires.

Concernant les ventes numériques en général, voici le camembert d’immatériel.

J’ai vendu 2100 numériques via les revendeurs du 1er janvier au 31 décembre. Amazon reste prédominant chez mes revendeurs avec 39% du marché sans ku (avec ku 53%). Cependant, il est intéressant de voir que les abonnements ont un bon pourcentage ( ku 14% + youscribe 7.3% = 21.3%) pour cette première année de mes livres en abo, kobo  15%, ibooks 9.6%, ggplay 7%. Youscribe fait autant que ggplay ! C’est la grande surprise de l’année et je vais donc me pencher davantage sur ce lectorat.

2100 ebooks, c’est bien oui et non. Pour ordre d’idée, JTV2 à sa sortie en 2016 faisait 1500 ventes num le 1er mois et 2500 sur le 1er trimestre. Là, on parle d’un total sur 8 livres sur une année dont 2 sorties. Donc c’est pas terrible. Mais face au contexte de chute des ventes constaté depuis 4 ans, on peut dire que c’est pas mal. Je suis mieux lotie par rapport à d’autres. 

Autre point intéressant. Je vends beaucoup sur amazon en debut de vie du livre puis les autres revendeurs prennent le relai.

Voici le camembert de JTV1

Celui de JTV5 

Si on compare ces deux livres à la sortie de AVS2, on voit comment les autres revendeurs prennent leur part de marché sur la longueur. Avec les années, le profil des ventes changent.

JTV1 est relancé régulièrement par des promos pour découverte de la saga. Amazon garde de son emprise. Mais JTV5 qui a un an et n’a pas la même relance de vente montre que cela se parcelle un peu plus. Amazon perd du terrain.

Cela reste les statistiques d’Immatériel.

 

la vente directe en ligne

Le point positif de cette année 2020 restent mes ventes directes. Il y a d’abord eu mon rebond face à l’annulation de Livre Paris, où j’ai dû changer mon fusil d’épaule à la va-vite pour compenser les pertes de l’annulation du salon du livre de Paris en proposant des ventes par moi-même. Ce fut d’abord en message privé lors du 1er confinement. Cela s’est ensuite confirmé avec la mise en place de ma boutique en fin d’année. C’était un projet que je voulais absolument mettre en place pour 2020 et ce fut fait, non sans mal, mais on peut désormais acheté mes ebooks, mes livres papier, mes packs, mes goodies. J’en suis très heureuse. La covid a sans doute accéléré ce besoin de faire ma propre boutique en ligne.

C’est 47 lectrices qui ont commandé ces deux derniers mois sur la boutique en ligne.

72 articles achetés.

Certaines ont même commandé plusieurs fois.

Je vous remercie pour cette confiance. Le noël prochain sera mieux organisé, la boutique étant maintenant en place. Je proposerai les ventes en direct plus tôt pour éviter les couacs de la Poste. Cette boutique m’a permis de doubler mon chiffre d’affaire en vente directe (BIC) malgré l’absence des salons. C’est une bonne nouvelle pour la suite. Quelque chose de positif pour moi, car acheter sur la boutique du site, c’est me permettre de récupérer la commission que je donne d’ordinaire aux revendeurs ( amazon, ibooks, kobo, ggplay etc de 30 à 40%) et celle des diffuseurs et notamment immatériel pour le num ( 10%). Autrement dit, sur le prix d’un ebook, je ne paie que la commission du terminal de paiement (5%). Tout le reste me revient, donc 95% du prix de l’ebook. En achetant donc sur ma boutique, vous me garantissez un meilleur salaire, mais aussi un plus grande possibilité de réinvestissement.

 

les investissements

En parlant de réinvestissement, cette année, j’ai investi dans de nouveaux logiciels et des formations. 

J’ai acheté Dragon, un logiciel de dictée vocale. Il me permettra de dicter mes histoire plutôt que de les taper sur clavier. Quel intérêt ? JTV6 est en partie sur cahier. plutôt de le réécrire, je vais le dicter pour gagner du temps. Cela permet aussi de me familiariser avec ma voix. Un sacré challenge pour un projet éventuel.

Vous le devinez, Dragon peut me familiariser avec un autre pendant de l’édition qui de mon côté n’a pas encore éclos : le livre audio.

J’ai donc investi sur deux choses : logiciel et formation. Une formation sur Audacity pour créer un livre audio, et un autre logiciel de création de livre audio : Audition de chez Adobe. Je ne sais pas ce que ça donnera. Il me faut du temps pour la formation, mais aussi du résultat probant pour que mes livres passent en audio avec ma voix. On verra. C’est un projet possible pour 2021.

Autre formation, autre logiciel acquis : le logiciel Clipstudio et des formations sur  comment apprendre à dessiner. C’est quelque chose dont je rêve depuis des années. Savoir dessiner. C’est un pan de mon côté créatif qui me manque cruellement, aussi bien pour mon travail d’infographiste que d’auteur. Pouvoir illustrer mes histoires est un projet insensé, mais tellement magnifique. À Noël, j’ai eu un grande tablette graphique. Une Xp-pen artist pro 15.6. Je compte donc faire joujou avec. Reste que le dessin demande des années d’entrainement. mais bon, on y croit !

J’ai dû également investir sur ma boutique. Et oui, rien n’est gratuit ! Des pluggin ont dû être payé pour que la boutique soit sécurisée ou viable.

Autre formations que j’ai acquises mais pas encore trop regarder : marketing, réseaux sociaux, mailing list.

 

le chiffre d’affaire

Eh bien il n’est pas catastrophique, mais il ne répond pas à mes attentes.

En 2019, j’ai déclaré 7621.10€ avec en BNC 7052.26€ et en BIC 568.84€ pour 11 mois d’entreprise ( création en fevrier 2019)

En 2020, je suis à 7263€ avec en BNC 6159€ et en BIC 1104€.

Vous pouvez voir que j’ai moins gagné que l’an dernier et ce, même avec un mois de plus par rapport à 2019 et deux sorties de livres. J’ai perdu 1000 euros de ventes via les revendeurs en BNC. C’est là où c’est mauvais, car mes deux sorties n’ont pas couvert mon CA de 2019 et ne m’a pas permis non plus de le dépasser. Je ne dirai pas que c’est un échec, car le contexte Covid fait que tout est chamboulé et qu’il est difficile de savoir si j’ai limité la casse ou pas, mais je me dis que si je n’avais pas eu mes sorties, ça aurait été vraiment catastrophique.

J’ai demandé néanmoins l’aide de l’état en mars dernier, suite à l’annulation de Livre Paris, pour les emplois liés à la culture, et j’ai bénéficié d’une aide de 1200 euros, ce qui couvre ma perte lié aux revendeurs. Donc je suis dans une année entre regression et stagnation du CA, là où j’aurais préféré être en progression.

J’ai moins communiqué cette année. J’ai pris plus de recul, j’ai évité les groupes. Cela a sans doute impacté mes sorties. Je n’ai même pas fait de videos trailer et me suis contenté des pubs payantes et de mon site. À voir si je reviens un peu plus sur les terrain des réseaux sociaux, mais je vous avoue que cette année a été plus paisible pour moi aussi que de faire le strict nécessaire !

Fort heureusement, j’ai deux points positifs qui comptent aussi malgré ce résultat plus négatif que prévu :

  • j’ai doublé mon BIC, et ce grâce à la boutique du site et ces deux sorties. J’ai toujours une fanbase fidèle qui commande leurs livres en direct. ça a été le cas pour DLPEN en avril et mai, et pour AVS2 en Novembre et décembre. J’espère pouvoir encore augmenter les ventes boutique en 2021.
  • le CA des ventes via les revendeurs par immatériel de AVS2 n’est pas compté ici. Je ne les toucherai qu’en janvier. Du coup, seules le CA des ventes directes via ma boutique de AVS2 sont comptabilisées. J’ai donc qu’une demi-sortie de validée niveau CA.

Même si on peut dire que mon CA est déjà pas mal, il ne faut pas oublier que :

  • j’ai des charges à retirer dessus : cotisations sociales, cfe, retraite, impôts
  • des investissements pour l’accroissement de l’entreprise ( logiciels, formations, mise en fonction du site web/boutique)
  • des investissements liés à la vente ( achat d’exemplaires auteurs, frais de salons, goodies)
  • les pubs sponso. ( j’en ai fait beaucoup plus cette année. Et ça aussi ça fait peur, car sans elles, je n’aurais pas touché ce CA, alors qu’avant pas de pub sponso)

Mon salaire et les économies que je peux donc réaliser à l’année est donc moindre. J’ai moins investi cette année, car c’était ma seconde année d’entreprise et que le plus gros avait été fait la première année. J’ai pu donc pu dégager plus de salaire et d’économie que l’année dernière. Néanmoins, si on fait une moyenne sur douze mois, ce que je dégage une fois tout déduis vous montre que je suis loin d’en vivre mensuellement.

 

Les projets

 

Il m’est difficile de me projeter sur 2021. Comment savoir si ce qu’on espère faire, produire, sera faisable ? Si on est reconfiné avec les enfants, je serai encore bridée. Si le virus est contenu, je pourrais avancer. C’est compliqué.

 

Les prochaines sorties.

 

Indubitablement, s’il doit y avoir une sortie de livre cette année, ce sera JTV6 ! JTV n’a pas vu de sortie en 2020 ; j’ai priorisé une nouveauté one shot et la fin de AVS. Je pensais pouvoir l’avancer en fin d’année, mais le confinement de printemps m’a coûté le temps que j’aurais pu mettre dessus et la fatigue de fin d’année m’a obligée à le repousser. Du coup, cette année, il sera la priorité.

Une partie est déjà sur cahier, je dois la retranscrire ( via Dragon sans doute) et écrire l’autre moitié. L’idéal serait de le sortir pour les grandes vacances. On verra si je peux tenir au moins cela. Je ferai un point dessus dans le mois.

 

 

Pour le reste, j’aimerais sortir un second livre, mais je n’ai rien décidé de concret. Je reste sur la défensive sur 2021, en préférant voir petit sans être trop déçue, quitte à faire plus que prévu, que de voir trop grand et ne rien réussir à checker. C’est pourquoi je pars sur une sortie livresque plutôt que deux, même si pour mon CA, le mieux serait deux sorties.

Néanmoins, j’ai plusieurs options niveau écriture après JTV6 :

  • sortir JTV7  => Vais-je vouloir me taper deux JTV d’affilée niveau neurones ? difficile à dire. Si j’aime retrouver mes deux zigotos, ils sont aussi très fatigants pour moi.
  • sortir un OS parmi mes 3 OS en attente => j’ai une romance médicale, et deux romances “business” en ébauche
  • écrire une romance de noël, mais là c’est un projet encore trop vague à l’heure où je vous parle. J’ai quelques idées, mais je dois le mûrir d’ici à cet été si je le choisis et ça implique un sprint pour le sortir pour la fin d’année. Compliqué si Mister Covid fait des siennes.

Je ne veux pas attaquer une nouvelle saga tant que JTV n’est pas fini. Donc mes sagas en attente vont encore rester dans les tiroirs pour 2021. Du moins, en tant que sortie autoéditée. J’ai toujours en tête de vous proposer un format webnovel. Mais cela induit beaucoup de choses à voir…

 

Site web/boutique

Mon site va finir par être une usine à gaz lol ! J’aimerais faire un espace membre pour faire du webnovel avec vous, mais je ne sais pas si ce sera pour cette année ni si je le ferai vraiment. Qu’est-ce que le web novel ? Le Web Novel, abrégé WN, est simplement un roman publié sur internet via un blog ou une plateforme. Wattpad propose du WN. La seconde particularité est une publication régulière des chapitres. J’avais regardé Rocambole, ME dédiée au format épisode, mais les conditions me gênent un peu. Wattpad, c’est hors de question ; j’ai pas confiance, encore moins depuis qu’on y a réécrit mes 3 premiers tomes de JTV sans gêne. Il n’y a pas de site de webnovels en France comme on en trouve chez les anglosaxons. Le site Webnovel.com est super, mais très orienté en anglais niveau lectorat et lecture. Si je publie là-bas, je dois m’assurer que vous allez me suivre sur ce site. J’ai en fait plus de garantie à le faire sur mon site. Cela implique cependant une mise en place sur le site de cet espace privé, mais aussi de l’avance sur l’histoire à poster pour ne pas qu’il y ait d’attente entre les chapitres. Donc pour l’instant, je ne sais pas où je vais avec ça. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que c’est encore du boulot, quoique je décide ! Je vous le mentionne, mais cela reste un projet qui se pense plus sur le tard de 2021 si je le mets en place. Surtout si je veux y incorporer mes propres illustrations.

J’ai toutefois des réglages à finir cette année sur le site en dehors de ce possible espace membre et ce sera ma priorité avec la mailing list : tutoriel d’installation de vos ebooks achetés, de l’ergonomie dans la visite, un sitemap, le paiment par cb via sumup etc. Vous êtes 220 inscrits sur la mailing list site et je suis contente de ce chiffre. C’est pas mal. On peut faire mieux, c’est indubitable, mais c’est déjà bien. Je compte donc mettre encore plus en avant ce mode de communication. Ce qui induit la formation qui m’attend dessus ^^’ !

 

L’avenir de l’entreprise ?

Un autre sujet est venu en cette nouvelle année : notre reconnaissance chez les indés comme artiste-auteur. Sauf que lorsque l’on parle réforme, on parle en France de GROS BORDEL ADMINISTRATIF. Et donc, les auteurs autoédités sont autorisés à cotiser comme un écrivain en maison d’édition : on est tous mis dans le même sac ! ça, c’est bien ! Mais ça implique de transférer tout ce qu’on déclare actuellement en micro-entreprise autre part qu’à notre URSSAF habituel : sur le régime de déclaration des artistes-auteurs. Donc si, pour mon cas, mes gains auteurs + mes gains infographiste vont en artiste-auteur, cela veut dire qu’il ne reste plus grand chose passant par mon entreprise. Seuls les goodies et pack en feraient partie.

Je dois donc voir tous les tenants et aboutissants pour voir ce qui est le mieux. J’ai donc des lettres à écrire aux organismes, sans doute des papiers à refaire ou à revoir, des rdv à prendre pour faire cette transition… Même si c’est un pas vers une certaine reconnaissance, c’est tout un schmilblick à mettre en place dont je me serai bien passée avec les consignes sanitaires du covid au milieu qui freine les démarches administratives. Je vais voir si je garde ou pas mon entreprise à la suite de mes courriers.

La voie de l’écrivain est un chemin semé d’embûches. On s’accroche, on fait du mieux possible, on doute, on a des petites joies, des désillusions, mais on avance. Je vais donc avancer pour 2021. Je ne vais pas mettre la charrue avant les boeufs, je vais prendre cette nouvelle année softement, sans grande prétention dans les projets. J’espère juste que vous continuerez de me suivre.

Jordane.

[ SECRET N°1 ] COUPLER L’ENVIE ET LE MOMENT : LE PATCHWORK ✨

 
Le début d’année 2019 a marqué un changement dans l’écriture de mes romans. L’idée est d’optimiser mon temps dédiée à l’écriture.
J’ai adopté une nouvelle méthode d’écriture. S’il m’arrivait de varier les supports ( ordinateur ou cahier) selon l’envie, j’ai toujours écrit mes histoires au fur et à mesure de leur déroulement. Sauf que voilà, tout écrivain se retrouve avec cette fameuse scène qui vous bloque et dont vous passez des jours à en trouver un résultat satisfaisant.
 
Avec l’expérience, je cerne de mieux en mieux ma façon d’écrire. Je pense que, pour ma part, j’ai des moments avec et des moments sans. Quand on n’a pas envie, quand ça bloque, il faut savoir juste se dire que c’est juste pas le bon moment. Suivre sa muse là où elle veut être. Parfois, c’est carrément l’absence d’envie qui fait que je n’écris pas, par d’autres moments, c’est ce que je dois écrire qui ne me donne pas la niak. C’est pour ce second cas que j’ai trouvé une astuce.
 
J’ai adopté la méthode patchwork ! C’est quoi ? Oh ! Eh bien c’est simple : j’écris la scène qui me donne envie ! Autrement dit, je n’écris plus l’histoire au fur et à mesure, mais je fais un puzzle dans lequel je crée mes morceaux ( chapitres, scènes) puis je les rassemble pour créer l’histoire générale. Du coup, chaque journée est optimisée par ce dont j’ai réellement envie d’écrire.
 
Pour cela, mon nouveau logiciel me permet d’adopter une arborescence ( voir ci-dessous ).
J’ai mes derniers chapitres écrits et en dessous les scènes phares à écrire, celles qui me font envie, celles qui construisent mon histoires. Les scènes qui sont commencées ont leur icône marquée de traits indiquant que l’écriture a commencé. Lorsque la scène est finie, je la mets de couleur différente (verte par exemple ) et j’avance ! Quand une scène sera la suite du chapitre 12, je la collerai au chap 12 ou la mettrais en chapitre 13.
 
Ici, vous avez le projet JTV5. il est à 75% écrit. Quand toutes les scènes seront finies, le livre sera fini. Il se peut que je rajoute une scène ou deux, mais vous avez un peu, ici, un ordre d’idée de l’avancée du tome. Vous savez aussi les coulisses de ce dernier ! 😉

Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition “à la carte”..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre “packaging” avec les ME, de l’autre l’offre “à la carte” avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout “clé en main” que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type “pack” ou “forfait” avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas “à la carte”. Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule “forfait”, car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule “forfait” arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre “clé en main”, on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule “à la carte”

L’autoédition est cette édition “à la carte” ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition “à la carte”…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre “soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues”. Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux “esprit de famille”. Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la “familia”.

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de “bonne relation” même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : “je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte”. En gros, on vous dit “tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier”. Comprenez : “Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil”.

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du “avance, petit âne”. Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le “à la carte” prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

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