Je suis multipotentielle !

Alors que je viens de faire mes 40 ans, j’arrive à une étape de ma vie où je me rends compte que je ne me connais pas aussi bien que je le pensais. Ou du moins, j’ai nié pas mal de chose sur moi qui me construisent pourtant, qui étaient là, et que j’occultais plus ou moins volontairement. Parce qu’il nous faut entrer dans des cadres, parce qu’il faut suivre une norme, parce que c’est pas possible que ce soit ainsi, parce que c’est mal vu etc.

 

Parmi mes découvertes, j’ai réalisé que j’étais multipotentielle ! 

Quézako ? 

Je vous explique tout ça !

 

 

La mutipotentialité ou l’art du couteau suisse !

 

Définition

 

     Si je prends la définition de mon ami Wikipédia, il est dit : » La multipotentialité est un terme éducatif et psychologique qui se réfère à la capacité et à la préférence d’une personne d’exceller dans deux ou plus de deux champs différents.

    Il peut également se référer à une personne dont les intérêts s’étendent sur plusieurs domaines, plutôt que d’être fort dans un seul. Ces traits sont appelés multipotentialites, tandis que le terme « multipotentialiste » est plutôt employé pour les personnes présentant ce trait de caractère.

    En revanche, les personnes dont les intérêts se trouvent globalement dans un même domaine sont appelés « spécialistes ». »

     Autrement dit, être multipotentiel ne signifie pas être un cador dans une spécialité, mais être un touche à tout, être capable d’assimiler plusieurs domaines et les mettre en pratique. Un multipotentiel, c’est un polymorphe. Il prend la forme de ce qu’il connait.

 

ça, c’est le dessus de l’iceberg. 

 

 

Et moi alors ?

 

Pour creuser un peu plus cela, voici ce que je suis et qui répond à la personne étant multipotentielle…

 

1/J’ai une curiosité insatiable pour tout plein de choses au point que dès qu’un truc m’intéresse vraiment, je vais m’y plonger jusqu’à ce que j’en ai fait le tour. Les domaines sont variés. Dernièrement, je me suis penchée sur la lithothérapie et les chakras, les huiles essentielles, j’ai fait la méthode Konmari, j’ai fait mon ikigai, par ce que je me cherchais et que c’était des « médecines / developpement personnel » qui pouvaient répondre à ma quête. Tout peut m’intéresser si j’y vois un besoin de le mettre dans mon couteau suisse. Du coup, j’ai plutôt une bonne culture générale : vu que je m’intéresse à beaucoup de choses variées. Je saute du coq à l’âne tout le temps. J’ai 60 onglets en moyenne ouverts dans mon smartphone pour creuser chaque sujet ouvert ! J’ai des carnets pour des thématiques différentes. J’aime la diversité en tout : vêtements, arts, apprentissages. Le moindre questionnement doit trouver réponse. Un mot de vocabulaire, je fonce voir la définition. On me parle d’un procès, je vais suivre toute l’actualité du procès. Ma fille aime Miraculous : j’ai regardé TOUS les épisodes de Miraculous !

 

2/ J’ai 36 projets ouverts et je n’arrive pas à les clôturer ! J’ai toujours plein de trucs sur le feu, qui attendent d’être achevés, sauf que je rajoute toujours des trucs qui font que je ne l’achève jamais vraiment. Je fais donc des maj ! Je ne peux pas faire la même chose pendant toute une journée. Je ne peux pas faire la même chose tous les mois. Je dois tourner, sinon je m’ennuie et j’abandonne, alors que je sais très bien faire ! Je me lasse vite. J’ai besoin de nouveautés constamment. Je peux vite m’ennuyer à faire toujours pareil ! Il faut que ça bouge, que ça change ! Par exemple : plus jeune, je changeais régulièrement les meubles de ma chambre de place ! Aujourd’hui, je le fais moins parce que je déménage tous les quatre ans et que donc cela m’apporte une nouveauté que je n’ai pas besoin de créer. Cette indécision permanente, cette impossibilité à se fixer sur quelque chose indéfiniment expliquait aussi mon incapacité à trouver un travail qui me convenait jusqu’à il y a trois ans avec l’autoédition. Ce fut le cas plus jeune, en travaillant en grande surface, où j’avais besoin de faire autre chose que de l’encaissement. Je cherchais le moindre prétexte pour alterner mon travail : faire le roller, ramasser les paniers, la marchandises, aller en réserves etc. On m’a donc proposé de faire la formation d’employés et de la planification d’horaires. Je pouvais tourner entre mes différents postes. Mais ce n’était pas un métier qui me bottait ; je ne voyais pas d’évolution. Je stagnai à faire des choses répétitives, même avec trois postes différents ! Est ensuite venue l’édition où je me suis sentie mieux. Quand on me demandait ce que je voulais faire plus grande, j’étais incapable de répondre, parce que tout m’intéressait, mais rien en particulier.

Je peux vite être frustrée. J’ai tellement d’idées en tête, ça fourmille tellement, que je veux tout faire en même temps et bien évidemment, je n’y arrive pas !  J’ai une pensée en arborescence. D’une branche, je crée des dizaines de ramifications. Je papillonne du coup. Je ne peux pas faire une tâche à la fois. j’ai toujours deux ou trois tâches ouvertes sur l’ordi.

Exemple : mon site web ici même. Je viens de faire la seconde partie de la refonte et déjà j’ai une to-do list pour une troisième partie ! Je me dis :  » tiens je pourrais mettre en place un espace membre pour faciliter l’achat des produits en boutique avec une connexion et un profil membre. Et là, la ramification commence -_-. Je m’imagine un espace privé pour des histoires dédiées à une communauté privé, j’imagine un espace de publication pour ceux qui veulent tenter l’écriture, j’imagine un forum, j’imagine une boutique privée… et après j’imagine plein de trucs pour chaque partie. J’IMAGINE ! Tout le Temps ! Matin, midi, soir, la nuit, à table, aux WC, dans la douche, en faisant les courses, devant mon ordi ; ça n’arrête pas !

 

3/ une grande soif d’apprendre. Si je m’intéresse à qqch, je vais y aller à fond, Je creuse, je vais au bout des choses jusqu’à en avoir fait le tour. 

  • je voulais continuer une histoire manga que j’ai adoré car frustrée, j’ai écrit la suite en mode fanfiction => classée parmi les meilleures dans le site de fanfics référant.
  • dans la communauté de ce manga, je ne m’y plaisais pas. J’ai donc appris à créer mon propre forum et j’ai crée ma communauté : une des plus actives de France autour de cette oeuvre aujourd’hui.
  • pour embellir mon forum et voulant proposer un lieu agréable à ma communauté, j’ai appris le design et le codage en freelance, avant de passer mon diplôme d’infographiste multimédia. Donc en plus de l’écriture, je fais du graphisme et je code ! 3 domaines différents pour l’instant à mon compteur.
  • L’écriture de fanfic, c’est bien, mais c’est pas aller au bout des choses pourquoi ne pas écrire ses propres histoires. J’ai donc écrit ma propre histoire et l’ai faite éditée.
  • Frustrée par l’édition traditionnelle car je me sentais prisonnière, j’ai bifurqué en autoédition et j’ai appris comment éditer un livre. Donc aujourd’hui, j’ai la casquette d’éditeur ! => 4eme domaine d’expertise
  • Voulant améliorer mon anglais pour suivre des tutos en anglais, je lis des webtoons en anglais pour apprendre la langue plus facilement. Donc j’approfondis mes langues ( Note : il m’arrive de lire des scans en espagnol aussi !)
  • Voulant améliorer mes ventes, je lis des livres sur le marketing digital. J’apprends donc les bases du marketing alors que je n’y connais rien du tout ! Nouveau domaine d’expertise en cours !

Et ce n’est pas tout ! J’ai des formations en dessin qui m’attendent, je vous en avais parlé, j’ai fait une formation sur la création d’un livre audio, j’ai des formations organisationnelles en tiroirs. 

Voilà ! J’APPRENDS à outrance !

 

4/ J’ai une grosse capacité d’analyse et d’adaptation. Mon vécu le renforce puisque mon mari a un métier à mutation, mais tout ce que j’apprends me permet de m’adapter rapidement. J’applique vite ce que j’ai appris. Non seulement, je sais appliquer les enseignements de mes apprentissages passés à mes nouvelles problématiques, mais en tant que personne multipotentielle, je suis « cablée » depuis des années, pour faire fonctionner à plein régime les deux hémisphères de mon cerveau. Je sais être polyvalente. J’ai un gros sens de l’observation et une mémoire photogénique. Et je cherche un sens à chaque chose, une pertinence à mes besoins. Si j’estime que ça peut m’être utile, je creuse en me formant. Enfin, propres aux multipotentiels, je fusionne toutes mes compétences pour créer de nouvelles idées.

 

5/ Je suis dans ma bulle ! Le nombre de fois où on me dit que je n’écoute pas, que je suis ailleurs, que je décroche du quotidien et que je ne dis rien de ce que je pense ! Parce que je ne peux pas dire tout ce que j’ai en tête ! Je dois pondre des dizaines d’idées par jour entre l’écriture et les à-côtés de l’entreprise, puis mon quotidien ! Sur un mois, imaginez la to-do list que je devrais noter ! Je fais donc un tri dans ma tête entre ce qui a de la pertinence ou pas, mais ça ne tarit pas le bouillonnement d’idées ! L’envers du décor, c’est que je peux vite saturer. Je suis vite vidée de mon énergie, je fais des migraines, j’ai besoin de calme, d’isolement. Je suis donc introvertie dans certaines situations, solitaire même. Je ne me fais pas des amis facilement. J’analyse beaucoup avant, j’observe. Certains disent qu’on a une intuition plus développée. En fait, je me demande si la compagnie des autres me fait gagner ou perdre de l’énergie et du temps, et ce, même si la présence d’amis est source de plaisir. Tout simplement, parce que ça augmente ma frustration à ne pas faire ce que j’ai en tête. Pourtant, un être introverti peut tout autant être sociable ! J’ai confiance en mes capacités et je suis assez sûre de moi à côté et quand on me parle, je réponds, je discute et je m’emballe vite ! J’ai un débit de paroles de dingue ! Pourquoi ? Je veux vite sortir tout ce que j’ai en tête évidemment ! Tout se bouscule et j’ai du mal à canaliser, je veux imposer mon idée, car je doute qu’on me comprenne, et je débite. 

J’ai  une faculté à développer et entretenir un réseau ( puisque j’ai actuellement plusieurs communautés sous mon aile sur fb), mais j’ai du mal à me trouver sincère dans mes démarches auprès des gens. Je ne suis pas démonstrative côté affectif avec les gens. Du coup, j’ai toujours l’impression de paraître distante. Je réalise que c’est sans doute liée à cette multipotentialité. Je crée pour les autres, mais j’ai du mal à transmettre les sentiments qui vont avec. Du coup, je transmets mes états d’âme par ma créativité, par du contenu.

 

6/J’ai une grosse créativité ( bujo, coloriage, écriture, graphisme, etc)… Je suis absolument dans le DIY ( Do it yourself). Je vais réfléchir des heures, mais à la fin, je ferai moi-même de A à Z. J’ai une prédisposition au leadership, mais sans employés ! Et c’est donc logique que finalement, je me sois orientée vers l’auto-entreprise inconsciemment. J’ai du mal à déléguer. Ma curiosité s’allie à celle du challenge. Je ne lâche rien tant que j’ai pas trouvé la solution. Je peux faire une pause pour me recentrer, mais je n’oublie pas et cherche quand même le truc qui coince. Par exemple, le codage est typique de cette attitude. Je peux passer trois jours sur un bug informatique. Je vais le retourner dans tous les sens jusqu’à trouver le problème. Je n’aime pas l’échec car je sais que la résolution est une forme d’apprentissage que je ne répèterai pas. 

 

 

COMMENT AI-JE RÉALISÉ que j’en Étais une ?

 

C’est bête à dire, mais c’est grâce à l’autoédition !

 

En vérité, depuis deux ans, je me sens « à part », à contre-courant. Encore plus que d’habitude.

Ma résilience me faisait dire que c’était qu’une impression jusque-là, que je suis comme tout le monde, mais en vérité, je me rendais bien compte que j’essayais de rentrer dans des moules qui ne m’étaient pas adaptés. J’essayais de me convaincre que la chaussure de Cendrillon pouvait aller à mon pied en travaillant avec un éditeur ! Mais plus je me forçais et moins ça entrait. Plus j’essaie de me définir dans une case, moins je me sentais à l’aise dedans alors que je l’aimais bien quand même, cette case, mais d’une autre façon. Alors j’ai décidé de partir en autoédition. Mais là encore, j’avais l’impression que quelque chose clochait jusqu’il y a peu… Je restais incomplète.

Dans mes dernières formations marketing, j’ai approché des coachs en développement personnel et c’est là que j’ai eu le déclic ! J’ai lu un type de profil qui me parlait. Réellement. Vous savez, la checklist où vous cochez au fur et à mesure. « Tiens, ça c’est moi, ça aussi, ça aussi… putain, ça aussi ! » Ce que je n’arrivais pas à définir, j’ai pu enfin y mettre un nom ! MULTIPOTENTIELLE ! Ce que je niais, ce qui était pourtant intrasèquement en moi a un nom ! J’ai une case qui existe pour mon cas : je fais partie de ceux qui ne rentrent pas dans une case car je suis multicases ! Et c’est pas grave, ça arrive ! Ce n’est pas une anormalité, juste un fonctionnement neuronal, psychologique, différent qui nous rend singulier.

Les Multipotentiels ont la capacité de combiner 2 ou 3 domaines et de créer quelque chose de neuf à l’intersection, comme une capacité de connecter des choses qui ne le sont pas encore et met en avant leur grand potentiel de créativité.

Involontairement, ou plutôt inconsciemment, j’ai créé mon réseau neuronal convergeant vers un métier qui répond à cette multipotentialité : l’autoédition. Codage, graphisme, écriture, gestion de communauté etc : tout se regroupe dans ce métier parce que, justement, on doit être multicasquette ! Mais ce qui peut me différencier de certains autres auteurs, c’est que j’avais déjà des compétences multiples avant de commencer, ce qui me donnent un avantage certain. J’en suis venue à ce mode d’édition parce qu’il me correspondait vraiment. Là où d’autres vont se tenir à quelques essais sur les casquettes, moi je vais y aller à fond et je vais même aller au-delà en cherchant des compétences connexes. Là où certains vont déléguer ou abandonner, moi je fonce tête baissée, je kiffe et j’y arrive !

 

Inconsciemment, depuis plus de 10 ans, mon for intérieur m’a poussé à répondre au besoin de laisser parler ma créativité  et à m’y concentrer dessus. Les fanfics, le forum, puis l’édition traditionnelle, puis l’autoédition. Le loisir s’est enrichi en devenant pluridisciplinaire et s’est professionnalisé ! Oui, mais voilà, un multipotentiel qui s’ignore ne va pas oser exprimer ses capacités à fond parce que, tout simplement, il a l’impression de ne pas être légitime à le faire, on va lui dire qu’il s’éparpille, qu’il faut se décider, qu’il ne va pas dans le sens du courant, que ce ne sont que des loisirs, qu’il faut une spécialité. Le discours consensuel, c’est  » on n’a pas des passions, mais une passion. Pas des vocations, mais une vocation ! Tu penses que ta passion est l’écriture, alors écris ! Reste focus sur ça ! « 

Donc à défaut d’avoir une seule passion, on n’en a pas ! On aime tout et rien à la fois. On se satisfait de rester moyen en tout au lieu de le laisser exploser. On passe pour un imposteur car on sait tout faire mais pas à fond, donc on n’est pas considéré comme complet.  Et je réalise que depuis que je suis en autoédition, je n’ai pas réellement laissé exploser ma multipotentialité non plus, même si elle est sous-jacente depuis le début, même si elle me fait des appels du pied. Je connais mes multi-compétences, mais comme le veut la norme, on essaie d’être bon en un seul truc et je l’ai ignorée, je ne l’ai pas reconnue pour ce qu’elle était et pouvait réellement m’apporter. J’ai fait le minimum avec.

Donc je me suis concentrée surtout sur l’écriture et fais comme tout le monde. Je suis restée timide. Je fais un peu d’infographie, mais pas trop. Je fais le minimum pour mon site. Je me concentre sur les romans et ça suffira… Sauf que je sens que ça ne va pas, ça ne suffit pas aussi bien pour le développement de mon entreprise que pour moi-même. Je mets mes compétences dans des cases. Je les cloisonne au lieu de les assimiler. Je ne les entremêle pas vraiment. Je les laisse à leur place dans mon CV, dans leurs cases respectives, mais ne les fais pas assez travailler ensemble. Je n’utilise pas la multipotentialité pour ce qu’elle peut apporter : créer quelque chose de neuf à l’intersection. Je fais un simulacre. Ma soif de progression est toujours là, celle d’apprendre encore plus, mais mon épanouissement reste en demi-teinte, car « il faut consacrer son temps au plus important ! »,  » La rentabilité est dans tes romans, donc produis ! ». 

 

 

L’heure du changement de fusil d’épaule

 

Depuis que j’ai découvert ce qu’est la multipotentialité, je me sens moins gênée, comme si jusqu’à présent, je m’excusais d’avoir plusieurs préférences. Je sais que je peux maintenant prendre plus facilement le droit de raccorder mes ramifications entre tous les domaines que je maîtrise, parce que je ne suis pas seule à être comme ça ! Parce ce que ce n’est pas une tare, mais un don à considérer comme tel, une particularité qu’il faut revendiquer plutôt que l’étouffer. Je vois les choses autrement, plus grandes, plus à mon image. 

Mettre un nom sur un comportement me fait réaliser que je dois assumer, que justement j’ai tout à montrer, que j’ai le métier adéquate pour. Je peux m’épanouir dans mes multiples casquettes, créer d’autres casquettes et le tout pour un même but : mon entreprise.

 

C’est ce que je fais depuis un mois. J’ai commencé à mélanger les choses, mais ça va se renforcer dans les prochains mois. Je sais que j’ai donc trois points à travailler à présent que « je sais ».

  • accepter d’être multipotentielle et notamment auprès de mes proches. Montrer que je peux compiler tout pour produire vraiment quelque chose de super. Je le faisais déjà un peu, mais quand je me présente, je dis que je suis auteure. Or, je devrais dire que je suis multipotentielle. Je dois revendiquer mon potentiel particulier sans rougir. Ne pas avoir à s’en excuser ni avoir peur du jugement dépréciatif  et continuer à écouter mon subconscient. 
  • je veux tout faire tout de suite. Souvenez-vous : la frustration de ne pas pouvoir tout dire, exprimer ! Je sais donc que je dois prendre le recul nécessaire pour m’organiser afin de mettre en place tout ce que j’ai en tête. Je sais aujourd’hui que c’est normal de considérer le temps comme mon pire ennemi. Je ne dois pas m’angoisser à ne pas arriver à le développer rapidement et surtout ne pas m’angoisser à me sentir submergée par tout ce que j’ai en tête. Je dois lister mes idées au max et et m’accorder des moments pour faire chaque chose. Je dois l’assumer, le revendiquer, et apprendre à prioriser, même si tout me semble être prioritaire ! Je dois me dire que j’ai le temps de faire, que mon côté multipotentiel se verra avec le temps.
  • je dois accepter mon organisation particulière, parce que je suis particulière, plutôt que de me dire que je ne sais pas m’approprier la méthodologie des autres, que c’est grave et que je dois insister. Depuis quelques temps, je vois bien que toute forme de coaching demandant une rigueur ne me correspond pas. Tout simplement, parce que mon côté changeant va à l’encontre d’un planning routinier et calibré sur un temps donné. Je dois accepter mon propre process de gestion, le laisser se construire aussi sans culpabiliser de faire comme les autres. Quand on me dit que je suis bordélique, je répondais toujours que je suis organisée dans mon bordel. En fait, d’un regard extérieur, finalement, ça se comprend quand on me voit avec 10 projets sans aucun rapport les uns avec les autres sur mon bureau. Et moi, inconsciemment, je n’avais pas tort non plus, car effectivement, j’ai mon schéma particulier en tête.
  • je dois en parler ! Je dois extérioriser ce qui fait turbiner mon esprit. C’est pourquoi j’écris aussi cet article. J’ai la tête ailleurs, oui, mais je pense que si je le partage, je vais me soulager aussi la tête sur ce qui est bon à retenir ou pas, mais aussi sur mon comportement. Pourquoi je fais certaines choses plutôt que d’autres. Vos avis peuvent m’apporter un éclairage positive entre ce qui est à garder en tête et ce qui est à oublier pour développer mon métier. À cet effet, c’est pour ça que j’ai entamé des sondages sur le groupe facebook. Je dois aussi partager avec vous ce côté multipotentiel, vous montrez tous les centres d’intérets qui me construisent et qui m’inspirent pour que vous compreniez pourquoi je n’écris pas un livre en deux mois, pourquoi il m’arrive de faire des temps de pause volontairement par exemple et touuuuut ce qui m’intéresse. Je ne suis pas dissipée, mais juste avide de connaissances et de plaisirs divers.

 

 

J’avoue que je me sens plus équilibrée depuis que je sais ma particularité. C’est un poids en moins sur ma tête et ça me permet de comprendre des détails sur moi : j’ai une explication toute faite à présent sur certaines attitudes. Maintenant, je dois encore aligner tout ce qui me définit pour parfaire cet équilibre. Mais je sais que rien n’est impossible à présent que j’ai retiré cette barrière de l’anormalité qui me pesait. Je ne suis pas anormale, j’ai juste une zone de douance par rapport aux autres.

 

 

Quelle suite donner à mes écrits pour 2020 ?

☆*―Parlons un peu… avec transparence.―*



Voilà un mois que le T5 de JTV est sorti. Le temps passe vite.


Je n’ai pas encore eu les retours de tout le monde, mais les ventes ne sont finalement pas trop mal quand on sait qu’il s’agit du 5ème tome d’une histoire. C’est très difficile de garder les ventes au fur et à mesure des tomes qui s’ajoutent. Il y a des gens qui abandonnent, d’autres qui découvrent, d’autres qui attendent la fin ou qui zappent la sortie et puis ceux qui se précipitent dessus pour le lire dans l’heure qui suit. Cela peut donc beaucoup varier lorsqu’il s’agit d’une saga. Je pense qu’il est important de parler avec transparence de ce que peut induire les ventes et la mentalité des gens sur les suites des publications. En maison d’édition, beaucoup d’éditeurs deviennent frileux à éditer des sagas longues à cause justement de ce risque de ne pas pouvoir poursuivre la saga jusqu’au bout, faute de ventes conséquences pour les raisons cités plus haut concernant le comportement des lecteurs. Ce cas se généralise aussi sur les maisons d’édition de mangas. Beaucoup retardent des publications ou arrêtent des séries longues, car les lecteurs n’achètent plus les livres dès leur sortie. Encore il y a quelques jours, je suis tombée sur un communiqué de Komikku, la maison d’édition de mangas, qui publie le magnifique The ancient Magus bride, et qui explique leur situation critique (lisez le communiqué, le parallèle avec les sagas romanesques est le même : https://buff.ly/37vCumz).


Qu’en est-il pour mon cas ?


Ma chance est de ne pas dépendre d’une maison d’édition. Je ne subis donc pas les choix des éditeurs. Cependant, en tant qu’auteur indépendant, je reste quand même dépendant des revenus qui me reviennent pour faire tourner ma propre machine. Autrement dit, je vends, je fais plein de choses. Je ne vends pas, je ne fais rien et revois ma copie. J’ai vendu 400 ebooks et presque 100 papier du T5 de JTV en 1 mois. Pour un 5eme tome, ça reste honorable, surtout pour de l’autoédition. Cela ne me permet pas de me dégager un mega salaire, mais me permet quand même de prévoir deux trois bricoles pour 2020. Je suis loin des ventes des premiers tomes, mais en même temps, j’ai pris plusieurs risques par la suite qui peuvent aussi expliquer ce résultat d’aujourd’hui : mon boycott et ma rupture de contrat avec mon ancienne ME, la longueur de l’histoire qui n’était pas prévue à la base sur autant de tomes entre autres. Pour autant, je ne regrette pas ces prises de risques. Elles me construisent, me permettent d’affirmer mon identité et mon style. JTV est certes un format long, mais un format peu courant dans la romance. Je veux proposer ce format feuilleton dans la romance, car on est dans une autre optique de lecture, le plaisir est différent, l’attachement à l’histoire aussi. Sortir des sentiers battus impliquent la prise de risques et les déconvenues possibles au même titre que les surprises. Il me paraît important d’être fidèle à mes convictions plutôt que de me fier aux humeurs de chaque lecteur. C’est pourquoi je m’accroche au format saga. C’est un format qui ne doit pas disparaître au profit de la lecture rapide. Prendre le temps de temps en temps, c’est bien aussi ! Je suis par conséquent contente de ce résultat sur les dernières ventes en regardant l’environnement de cette histoire : la concurrence, les choix de format des lecteurs, l’univers même de JTV axé sur la psychologie des personnages, les déboires de son édition etc


Qu’en est-il pour la suite ?


Vous avez pu apercevoir la cover du T6 à la fin du T5. Son écriture avance bien. Je dois être à 60% de son écriture sur cahier. J’espère pouvoir vous fournir cette suite pour l’été 2020. Pour autant, il me semble important au vu des difficultés de ventes des sagas, de ne pas me contenter de ce format, même si je l’aime beaucoup. Je n’aurais donc pas d’autres choix que d’entrecouper ces suites par d’autres histoires au format one shots. Parce que ça n’appelle pas de suite et propose une fin rapide, parce que ça m’ouvrirait aussi à un autre lectorat, parce que j’offrirai plus de variétés dans mon catalogue et parce qu’il me faut penser au bien-être de mon entreprise, je me dois d’accélérer mes publications en passant de une à deux, voire trois publications par an. Or, les sagas me prennent beaucoup plus de temps à l’écriture. La concentration est plus intense, les va-et-vient entre les tomes pour garder une cohérence sont légions, le caractère psychologique plus profond m’oblige à plus de vigilance. J’ai donc prévu de sortir un one shot pour 2020. J’ai ressorti de mes tiroirs le titre provisoire Puisque la pluie. J’aimerais vous le proposer pour mars, mais ça va être chaud. On verra. Toujours est-il que pour assurer la pérennité de mon entreprise tout en conservant mon plaisir d’écrire des sagas, je dois alterner entre les deux formats. Cela me demande évidemment beaucoup de travail et je vous dis ici que des prévisions que je confirmerai ou pas ultérieurement. Concernant AVS2, il est également prévu pour 2020. L’idée est de le reprendre dès l’écriture de JTV6 sera fini. J’aimerais pouvoir vous le proposer pour fin 2020. Je clôturerai ainsi cette saga dont je sais que la suite est également attendue.
Par la suite, j’alternerai donc plus qu’entre une seule saga et des one shots. Couvrir plusieurs sagas à la fois m’est trop compliqué. Les sagas sont devenues ma prise de risque dans ma maison d’édition. Je dois donc pouvoir combler cette prise de risques par des one shots pour pouvoir rentabiliser mon entreprise, pouvoir la faire évoluer et faire des salons. Même si Rome ne s’est pas construite en un jour, des choix se sont imposés pour qu’elle soit devenue celle qu’on connaît aujourd’hui. Je dois donc me projeter davantage dans l’avenir et anticiper, si je veux pouvoir évoluer. Par conséquent, mes sagas Hello World ou encore Projet Fenris devront attendre encore dans mes tiroirs avant d’être dans vos mains, le temps que JTV et AVS soient finies. Je préfère fonctionner ainsi plutôt que de me résoudre à abandonner complètement ces projets par problème de rentabilité.


Bien évidemment, reste votre fidélité et votre engouement. Comme le dit Komikku, tout dépend des lecteurs. Les choix du calendrier dépendent beaucoup des lecteurs et de leurs achats. Acheter dès la sortie, c’est permettre aux éditeurs de mieux se projeter sur la suite. C’est la même pour tous les auteurs indépendants. Acheter ! Un mot bien plus important que télécharger illégalement. Acheter, un mot bien plus important pour aider un auteur à continuer son activité. Sachez toutefois que je suis très heureuse de votre fidélité, de votre soutien sur la saga JTV. Comme je le disais plus haut, les ventes du T5 restent honorables. Je n’ai pas à me plaindre. Je me projette seulement davantage pour pouvoir avoir plus de largesses plus tard et ainsi faire des salons, proposer plus de goodies, etc. À ce sujet, je vous communiquerai bientôt une bonne nouvelle! ^^


Restez donc connectés !

Bilan 2018 / Objectifs 2019

2018 se finit, 2019 est là : il est l’heure du bilan !

2018 : année du come back

Si je n’ai rien publié en 2017, 2018 fut une année prolifique. J’ai légèrement changé mes plans par rapport aux projets que j’avais il y a un an, mais ce fut plutôt positif. Mon année s’est divisée en deux parties : les 6 1ers mois et les 6 derniers.

1/ rétrospective de cette année

Le début d’année fut compliqué. Ma fille étant née le 28 décembre, mon 1er trimestre 2018 fut au rythme des couches, bibis et dodos. Couplez cela à ma propre fatigue post accouchement, j’ai dû donc mettre l’édition de côté. Ma fille a complètement changé mon rythme quotidien. Elle a divisé mon temps libre par trois. Ce qui fait que les seules choses faites durant cette période en édition furent de recopier À votre service ! sur ordinateur.

À partir d’avril, Lucile a commencé à faire des nuits complètes, ce qui m’a permis d’être moi-même plus reposée et de recommencer à bosser. L’éditing de AVS commença. Entre correction, mise en page et découverte de l’autoédition à travers les publications, j’ai passé beaucoup de temps à tester, à comparer, à prendre des notes et à pester ! Mon mari est entré dans la course comme correcteur et mon premier livre autoédité est sorti le 1er juin.

Ce fut une fierté énorme ! Un soulagement de publier enfin quelque chose. Un doute sur l’histoire qui n’avait rien à voir avec Je te veux !. Une peur de faire un bide après tant de temps d’absence. Une conviction que l’autoédition était faite pour moi malgré tout. Une réalité évidente que l’autoédition est boudée par certains qui ne me boudaient pas quand j’étais éditée.

À partir de juillet, la réédition de Je te veux ! commença. Mon mari corrigeait et moi je mettais ensuite en ligne et ce, jusqu’en novembre. Un rythme soutenu, accompagné de commandes de covers de collègues auteurs ou autres demandes pour mon travail d’infographiste et me voilà débordée !

Je n’ai pas levé la tête durant cette période !

Ce fut à la fois grisant de retrouver JTV, mais aussi usant de le promouvoir à nouveau. J’avais l’impression de pédaler dans la semoule, de brasser de l’air. Pire que tout, plus j’avançais dans les tâches à accomplir, plus de nouvelles venaient s’ajouter. La poisseuse que je suis s’est vue prise au dépourvu par des bêtises involontaires qui m’ont fait perdre beaucoup de temps. Je suis ressortie lessivée. Ma fille toujours scotchée à ma jambe, je ne savais plus trop où donner de la tête.

Cette période s’est calmée avec l’arrivée de JTV4. Bizarrement, je l’ai abordée avec plus de sérénité. J’ai pris le temps de préparer son arrivée pour la fin d’année. Bien sûr, j’ai encore eu des couacs indépendants de ma volonté, mais le livre est sorti comme convenu. La sensation d’accomplissement est enfin arrivée avec cette date fatidique du 20 décembre. Mon objectif était de sortir les 4 tomes de JTV cette année et j’ai réussi. Aujourd’hui, je suis dans un état de relâche complète après la pression que je me suis mise cette année. Un peu l’effet stone après avoir pris son calmant !

Il y a eu donc en tout 3 rééditions et deux inédits cette année, soit 5 livres sortis en 6 mois.

Un marathon qui m’a laissé sur les rotules, mais qui m’a permis de rétablir mon catalogue de livres sur les plateformes. Il était temps vu que je n’avais plus rien en ventes depuis le 1er janvier et il était difficile de dire que tu es romancière quand tu n’as aucun livre publié pour l’attester. Ce marathon m’a aussi permis de donner enfin de la nouveauté à lire et de revenir sur scène. J’ai rattrapé mon retard d’un inédit par an en en proposant deux, 2017 ayant été une année de disette.

2/ les résultats de cette année

En stoppant JTV l’année dernière, je savais que je prenais un risque énorme. Ne rien publier en autant de temps également. Produire une saga est compliquée dans le sens où il faut tenir en haleine le lecteur non seulement avec le contenu, mais aussi au niveau du temps d’attente entre deux volumes. Malheureusement, je pêche dans les 2 cas.

On perd forcément des lecteurs en cours de route. Le fait d’écrire des sagas inclut une lassitude chez certains lecteurs, un abandon chez d’autres car pas comme ils l’auraient voulu. Enfin le manque d’informations fait que certains passent à côté de la sortie ou oublient de l’acheter. On se dit : « Tant pis ! Je verrai quand tout sera fini. »

Je suis hélas face à tout cela. J’ai constaté pas mal de choses cette année. Le milieu a changé, le comportement des lecteurs aussi. Ce qui se faisait il y a deux ou trois ans se fait beaucoup moins. Ce qui marchait avant, marche moins. Il faut s’adapter, évoluer, trouver des solutions de rechange. Il faut se remettre en question constamment, réfléchir à comment se projeter sur la prochaine année et trouver de nouvelles approches avec les lecteurs. Bref ! Le cerveau a fumé cette année.

Ayant deux histoires sur les rails, j’ai donc adopté deux stratégies, sachant que chacune de mes histoires pouvait me projeter dans une ou dans l’autre de ces stratégies.

À votre service ! étant un feel good, j’ai donc choisi après un mois de présence sur toutes les plateformes de le mettre en exclusivité sur amazon et de le mettre à disposition des abonnés KU. Un nouveau lectorat s’est greffé à celui de JTV. Certains, étant moins porté sur l’érotisme, ont trouvé leur bonheur avec AVS. D’autres ayant lu JTV l’ont préféré à ce dernier.

J’ai donc appris à apprivoiser le système des pages lues, noté les mois prolifiques ou non, constaté le ratio pages lues / gain et voir comment l’abonnement KU impactait le classement amazon et les services annexes proposés par KDP.

AVS a pu ainsi participer au concours des Plumes Francophones de cette année. Ce concours dédié aux auteurs auto-édités apporte une visibilité au titre publié puisque Amazon a un encart dédié à ce concours sur son site et tout un système promotionnel, et même si le titre n’est pas dans les finalistes, on est dans la liste des concouristes et donc dans les propositions de lecture. Cela m’a permis de côtoyer via le classement de ce concours les autres auteurs indés, comme moi, de voir qui marchait bien, de constater leur bibliographie, leur pérennité, leur communication. Un apprentissage très intéressant qui montre que des indés réussissent très très bien tout seuls. AVS est resté classé dans les 50 premiers durant toute la période du concours, soit 3 mois, ce qui est pas mal pour un premier livre en autoédition.

AVS a eu aussi la chance d’être éligible à l’offre éclair durant la black week en novembre à l’instar de pas mal d’indés ayant participé aux Plumes Francophones. Autant dire que faire un rabais de 24h sur son livre ne se refuse pas quand on sait le trafic que génère la black week sur le site d’Amazon.

Ce fut une aubaine. Cela relance clairement les ventes, mais aussi les pages lues. La visibilité perdure sur le mois qui suit l’offre éclair grâce aux ventes qui vous font monter dans les classements et fait donc du bien à l’existence du livre. De tout nouveaux lecteurs découvrent votre livre et viennent par effet boomerang découvrir vos autres ouvrages.

Pour Je te veux !, j’ai opté pour un choix différent.

Il a d’abord été en exclusivité Amazon, le temps de la réédition afin de le faire découvrir aux abonnés KU avant de basculer dans sa globalité sur les 4 grandes plateformes de ventes avec l’arrivée de JTV4. Mon lectorat sur JTV est disparate. Et cela se vérifie encore maintenant. J’ai beaucoup de lecteurs Kobo. Sachant que Amazon boude l’érotisme pour ses mises en avant, il était donc logique que je le sorte de son exclusivité et que je le publie sur plusieurs points de ventes. Rien ne me sera proposé pour ce dernier par KDP. J’ai donc commencé par le mettre sur les plus rentables : amazon, kobo, ibooks et google play.

En terme de ventes, ça donne donc quoi ?

Eh bien, comme je l’attendais, j’ai perdu entre la moitié et deux tiers de mon lectorat en deux ans.

C’est un coup dur, somme toute logique, mais qui va me donner du travail pour les deux années à venir. Les sagas ne sont plus tellement appréciées du public, la surenchère de livres en romance casse les ventes ( plus il y en a, moins les porte-feuilles sont extensibles !) et l’impression de « déjà lu » achève le reste. Reste votre style qui « sauve l’honneur ». Portrait peu reluisant de la situation actuelle qui fait qu’on perd en intérêt auprès du lecteur. Mon absence durant un an et demi/deux ans a fini le constat ; certains n’ont jamais entendu parler de ma bibliographie alors que je suis romancière depuis quelques années. On a l’impression d’être has been, d’être passé à côté du milieu de l’édition.

Malgré tout, je reste satisfaite de mes ventes. Je m’explique.

AVS n’étant pas dans la même catégorie de romance, il m’a été donc difficile de vraiment évaluer la situation. Au départ, je me suis dit : »c’est un bide ! ». Puis après réflexion, je me suis dit que non, on ne pouvait pas dire cela, vu sa progression sur l’année et ce que j’ai pu faire avec. AVS a trouvé son public avec le temps. Ce ne fut pas une sortie fulgurante et pourtant, il a plutôt bien vécu cette 1ere année d’édition. Il a eu un public connaissant JTV, mais aussi un public plus large que celui de la romance érotique et ça m’arrange aussi. Ouvrir son lectorat permet ensuite d’exploiter d’autres opportunités d’histoires dans d’autres genres, d’autres styles, et comme j’ai d’autres histoires en tiroir allant plus vers la littérature blanche, ça me va ! Il m’apporte une autre base de lecteurs, plus généraliste, moins spécifique. Il m’a permis aussi de tester Amazon et le service KDP. Il a joué son rôle à la perfection à ce niveau-là puisqu’il a fallu moins de 6 mois pour le voir en offre éclair. Proposition que certains n’ont jamais eu ! Donc, je ne me plains pas. Il a réussi à se vendre malgré tout en se positionnant dans des évènements auxquels je n’avais pas songé quand il est sorti. Même si cela reste en-deça de ce que je vendais avant, il m’a apporté pas mal de constatations et de nouveaux lecteurs.

Pour JTV, l’attente était surtout avec l’arrivée du T4 qui me permettrait de faire de réels comparatifs. Mais là encore, le constat reste le même. Selon les plateformes de ventes, ou je suis stable ou je perds entre la moitié et deux tiers des ventes. JTV a connu la phase de retour avec de nouveaux lecteurs qui ont découvert la saga avec la réédition, puis aujourd’hui le retour de mes lecteurs avec le T4 inédit. Les ventes sont très en-deça de ce que j’avais eu avec le T3. J’ai divisé par deux mes ventes pour la même période. Le sortir à la même date que le t3 il y a deux ans me permet ainsi d’avoir un excellent comparatif sur ce que j’ai vendu entre le 20 et le 31 décembre. Pour autant, même si j’ai divisé par deux mon lectorat, ce que j’ai vendu m’apporte un pécule identique à ce que j’avais touché avec ma ME à l’époque pour la même période avec le T3 (cherchez l’erreur). Donc, financièrement, je m’y retrouve, je n’ai pas de réelle perte, et cela reste donc positif sur le fait qu’il ne me reste plus qu’à récupérer les lecteurs perdus et à agrandir à nouveau mon lectorat pour que vraiment satisfaire mon choix d’être auto-éditée et faire tout ce que j’ai encore en tête.

Le constat au niveau des retours et commentaires est un peu identiques à celui des ventes.

La peur d’être critiqué, la flemme ou le sentiment que le livre est un dû qui ne mérite pas d’émettre son avis, les retours post-lecture se font rares. J’ai lu l’autre jour un auteur dire que le ratio était d’un commentaire pour 100 ventes. Tout cela me laisse perplexe, voire triste. Je n’avais pas ce ressenti il y a deux ans où j’avais beaucoup plus d’enthousiasme à voir des lecteurs me dire leurs impressions post-lecture. Sans doute suis-je vraiment une oldie par rapport à ceux qui sont arrivés entre temps ? Je suis toujours en réflexion sur ce que j’ai pu rater ou sur comment évolue la sphère livresque.

Malgré cela, je garde le moral. Je suis une compétitrice dans l’âme. J’aime le challenge. J’ai déjà plein d’idées en tête et je sais que la reconquête des lecteurs va se faire sur la durée. Ce qui a marché une fois, peut refonctionner une nouvelle fois.

En gros, cette année fut une année d’évaluation de la situation. Établir mon retour dans les bacs, voir ma productivité, les fluctuations de ventes, le pécule mensuel gagné, les réactions du lectorat selon les stratégies et les sorties. Il a fallu plus de travail, plus de patience, plus d’investissement pour me remettre en selle, mais je finis l’année avec mes 1ers objectifs atteints.

2019 : année de la confirmation

L’année 2019 sera donc l’année de confirmation de mon statut d’auto-édité. Si j’ai un pied dans ce type d’édition, je dois mettre le second. Un peu comme quand on marque un but. C’est bien, mais il vaut mieux en mettre un second pour être sûr que l’on va gagner. Je dois donc marquer un second but. Pour cela, des objectifs sont de rigueur ( Ethan, sors de ce corps ! )

1/Reprendre l’écriture

Ce fut la grande absente de 2018. Je n’ai pas pu écrire durant cette année. L’édition de mes livres a pris tout le temps que j’avais de disponible. C’est pourquoi, 2019 sera une année de production, et il me tarde ! J’ai fini l’édition du T4 avec un gros ras-le-bol de l’éditing. Moi qui aime changer d’activités régulièrement pour ne pas saturer, je n’ai pas pu réellement le faire par faute de temps, par obligation envers ma famille et parce que l’objectif de sortir AVS1 et les 4 tomes de JTV était ma priorité. Du coup, je n’avais qu’une hâte, pouvoir faire autre chose que de la correction et de la mise en page !

Donc, 2019 sera le temps d’écriture de la fin du T5 de JTV et le début de AVS2 ( objectif : écrire au minimum la moitié de AVS2). Pour cela, je me suis fixée un objectif d’optimisation de mon temps pour l’écriture. J’ai donc relevé deux trois méthodes pour être efficace que je compte tester. On verra si elles auront été efficaces dans un an.

2/développer de nouveaux éléments marketing

Il y a un point que j’ai commencé à exploiter, mais que je dois approfondir.

Il s’agit de la vidéo.

Jusqu’à présent, je n’ai fait que des vidéo live sur Fb. Travailler la vidéo fait partie de mes compétences d’infographiste multimédia. Je l’avais travaillée en cours, mais jusqu’à présent, ce n’était pas une de mes compétences que j’avais mis en avant pour mes livres. Je ne suis pas très fan des trailers et je ne voulais pas en faire. Néanmoins, la vidéo a un potentiel promotionnel certain et c’est sur cela que je compte me pencher en 2019.

Ayant appris un peu le logiciel After effect en cours d’infographie il y a quelques années, mais ne l’ayant pas à disposition, j’ai donc investi sur un autre logiciel, moins cher, mais qui reste performant pour l’usage que je compte en faire et qui reprend le même principe de fabrication : Filmora.

Je ne sais pas si vous l’avez vu passer, mais j’ai sorti une première vidéo promotionnelle pour la sortie du T4 de JTV. Cela m’a permis de me refamiliariser avec le video making, mais aussi avec le logiciel et de chercher des idées nouvelles en voyant les possibilités du logiciel. À vrai dire, au lieu de faire un trailer classique avec des bouts de films, j’ai plutôt des idées publicitaires. Tout cela devrait donc prendre forme en 2019.

2019 marquera donc l’arrivée de ma chaîne You Tube avec des vidéos dédiées aux promotions de mes livres, mais aussi peut-être avec des vidéos plus personnelles. Cela dépendra surtout de mon temps disponible.

Autre test : les publicités payantes.

Là aussi, j’ai déjà commencé ce point avec des pubs sponsorisées FB. Je teste, je peaufine le ciblage et évalue les différents supports. Je ne compte pas me cantonner à ce simple réseau. Je compte tester d’autres espaces publicitaires que j’ai listé durant l’année. Les 1ers retours sur investissements commencent à se remarquer. L’idée est d’être visible par un public plus général.

Le retour aux fondamentaux.

Durant les deux ans, je me suis un peu perdue. Je me suis éparpillée à essayer de continuer d’exister malgré un manque de sorties inédites et un catalogue ayant disparu. Résultat, j’ai couru à travers les groupes FB et j’ai fini par faire ce qui ne me ressemblait pas.

2019 est donc un retour à l’essentiel. J’ai commencé depuis un bon mois.

  • Je ne participe pratiquement plus aux groupes d’entraides aux auteurs d’une part. Au final, beaucoup de choses m’ont agacé. Aider, c’est bien ; être écouté, c’est autre chose. Il y a des egos qui font lever les yeux, des demandes d’aides qui te font dire que beaucoup n’aident pas à la reconnaissance d’un métier d’écrivain, tant l’écriture et le reste sont pris par-dessus la jambe. Et sinon, on passe pour la moralisatrice de service. Bref, ça me mine plus le moral qu’autre chose. J’ai donc décidé de ne plus intervenir dans les groupes. Si on veut mon avis, mon Mp est ouvert.
  • Je vais moins me promouvoir dans les groupes de lecture. Là aussi, je me rends compte que c’est beaucoup de temps perdu. Trois likes et qui sont de ceux qui me suivent au quotidien, ce n’est pas efficace, et il est évident que ce sont les admins qui font la pluie et le beau temps sur ce qui doit être lu dans ces groupes. Or, je ne me vois pas faire la lèche pour attirer le regard ou rentrer dans un circuit « lisons-nous pour mieux nous entraider ». Je n’ai pas envie de lire les autres, juste pour un retour d’ascenseur. Donc, je repars sur mes fondamentaux, comme avant : je me concentre sur mes pages auteurs et sur mon site. Je recentralise toute mon activité de romancière là où elle doit être, comme avant.
  • Continuez la veille informatique et chercher de nouvelles pistes à exploiter. 2018 m’a permis de noter pas mal de choses sur mon carnet à tester ou à approfondir la recherche. Je compte vérifier toutes ces notes et en trouver d’autres.
  • J’ai également décider de garder mon libre arbitre dans tout ce que je compte entreprendre. Je me suis renseignée pour le coaching et finalement, j’ai décidé de rester libre d’agir comme bon me semble.  Pour ma part, j’ai toujours eu des idées, j’ai toujours suivi mon instinct. Et j’ai toujours agi au feeling. Ce qui m’a gêné dans les propositions de coaching, c’est qu’au final, on entre dans un nouveau moule. Celui de faire comme le coach conseille. Et ensuite, tu retrouves sur FB des auteurs qui utilisent tous la même méthode pour leur marketing, leur approche du lecteur etc. Finalement, ils ne marquent pas leur touche personnelle.

 

3/ faire le ménage

L’autoédition a cet avantage de vous ouvrir les yeux sur ce qu’est le milieu de l’édition.

J’ai commencé à faire le ménage parmi les auteurs que je ne peux plus voir en peinture, tant leurs propos m’épuisent. Tant pis si je passe pour la connasse de service, la diva ou autres surnoms d’oiseaux de paradis, mais mon mental prime sur la bienséance entre collègues. J’ai mes limites, aussi connu soit l’auteur.

Je compte faire de même au niveau des blogs qui vous acceptent si vous êtes en ME, mais qui vous tournent le dos ou estiment que vous n’êtes pas prioritaire parce que vous êtes en autoédition. Car la vérité est la suivante : beaucoup de blogs préfèrent garder leur partenariat ME qui leur apporte beaucoup plus en terme de lecture qu’un auto-édité. Donc, on prend votre sp, mais bon, on est souvent relégué en bas de pile. Résultat : je me suis retrouvée avec des chroniques trois mois après sortie alors que la dernière sortie ME de la semaine a été lue. Autant dire que l’amertume m’a gagné et que de ce côté, j’ai fait un gros point durant cette année. Je passe ceux qui vous demandent le sp et dont vous ne voyez pas la suite et qui, par contre, viennent vous chercher pour un lot de concours.

Je connais des auteurs qui ne passent pas par des services presse et qui vendent. À vrai dire, plus le temps passe et plus je songe à faire de même et à trouver d’autres alternatives. Je garderai les blogs qui me sont fidèles, bien que ça diminue au fur et à mesure des publications.

4/Me professionnaliser

Comme je le disais, je dois en 2019 marquer un second but. Et ça passe par un statut de romancière professionnelle. Même si je fais tout pour que mes livres soient propres, il me faut aussi la reconnaissance professionnelle. Donc, je dois accentuer la professionnalisation de mes bouquins en terme d’impression, distributions, dans les contacts, etc.

2019 marquera donc aussi mon retour dans les salons. J’en ai deux de prévus.

5/retrouver mes petits plaisirs

En 2018, j’ai abandonné pas mal de choses, et notamment les loisirs créatifs. Au-delà de l’écriture, j’ai aussi abandonné le coloriage. Je voudrais renouer avec lui cette année. Il me repose l’esprit, tout comme le bujo que je compte continuer en 2019. Il est devenu mon bras droit, avec mon carnet d’édition. J’ai besoin de scrapbooker, de créer autrement.

Je dois également rattraper mon retard en lecture de mangas. J’ai une pal qui s’allonge et j’avoue avoir du mal à me mettre dans un livre depuis quelques temps. La surprise de 2018 a été de lire toutefois un roman, ce que je n’avais pas fait depuis 2 ou 3 ans. Lire un policier m’a plu et m’a apaisé. Je compte lire encore quelques romans en 2019. pas de la romance, mais des livres qui m’intriguent depuis un moment, ou qui me feront dire que je peux mourir moins conne en ayant lu cet auteur.

Si ça vous dit, je partagerai un peu avec vous  tous mes petits plaisirs.

conclusion

2019 se profile avec la volonté d’un retour aux sources sur pas mal de points. J’éprouve le besoin de me ressourcer, mais aussi de me recentrer sur l’essentiel : la création. J’aimerais pouvoir être moins dans la pression comme je l’ai été cette année. Et je pense que cela passe par des besoins qui me ressemblent, qui sont propre à moi-même, autre que celui de l’édition. Un peu comme un équilibre vital que je dois garder pour que tout avance bien et que je me sente bien. La création a toujours été multiple chez moi et plus je crée différemment, plus je suis performante. Il me faut donc retrouver cet équilibre pour me sentir mieux.

Au-delà de cet équilibre, mon année post-accouchement a été de l’ordre du « ne rien faire, laisser son corps se rétablir ». Aujourd’hui, je pense qu’il est temps de l’entretenir à nouveau, de lui donner un coup de boost. Prendre soin de soi, c’est aussi un moyen de se sentir bien. Un esprit sain dans un corps sain !



Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition « à la carte »..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre « packaging » avec les ME, de l’autre l’offre « à la carte » avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout « clé en main » que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type « pack » ou « forfait » avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas « à la carte ». Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule « forfait », car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule « forfait » arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre « clé en main », on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule « à la carte »

L’autoédition est cette édition « à la carte » ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition « à la carte »…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre « soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues ». Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux « esprit de famille ». Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la « familia ».

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de « bonne relation » même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : « je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte ». En gros, on vous dit « tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier ». Comprenez : « Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil ».

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du « avance, petit âne ». Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le « à la carte » prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

<

p style= »text-align: justify; »> 

Bilan 2017 / Projet 2018 : ça bouge !



Comme chaque année, l’arrivée du Nouvel An nous impose de faire un bilan de l’année écoulée. Je l’ai fait pour 2015 et 2016, il est évident que je le refasse pour 2017, bien que j’ai perdu entre temps mon article sur mon bilan 2016 et les objectifs que j’avais fixé pour 2017. ( vive les crash de site ! )

C’est là aussi qu’on s’aperçoit que peu importent les objectifs fixés pour l’année à venir, les aléas de la vie font qu’on peut changer radicalement de trajectoire. Ce fut le cas pour moi en 2017.

Bilan 2017 : On prend les mêmes et on recommence !

J’avais prévu de sortir le T4 de JTV, et finalement, je n’ai pas publié un seul livre pour 2017.

Cette année fut une année de disette. Mon entente avec ma maison d’édition étant au plus bas et subissant leur bon vouloir de façon cyclique, il m’a fallu faire le choix que vous savez tous : arrêter JTV ( annoncé en juin ).

Si je ne regrette en rien cet acte, il a dans le même temps fait sauter tout ce qui était prévu en début d’année 2017 : l’arrêt de l’écriture de JTV, l’absence de publication, et ne rien pouvoir proposer en échange. Autrement dit, si cette décision a été réfléchie, je me suis retrouvée un peu comme une clocharde niveau écriture. Je repartais à zéro. Je ne pouvais pas compter sur les sorties des tomes précédents de JTV pour faire parler de moi, car justement je ne voulais pas mettre en avant ma ME, et je n’avais rien de concret derrière pour remplacer. Sortir de l’emprise de JTV devenait essentiel à mon équilibre. Quand une saga est liée aussi à quelque chose de négatif, on a moins la niak d’avancer. Ma maison d’édition me brisait toute envie. C’est un gros travail que d’écrire un livre, le peaufiner et le penser comme on le voudrait. Quand derrière, son livre n’est pas comme on le voulait vraiment, quand il est gâché par l’intervention d’un tiers qui casse tout ( voir son titre en LBGT ou en religion dans les catégories Amazon entre autres exemples, il y a de quoi fulminé ! ), on a tendance à vouloir baisser les bras face à son impuissance pour changer ça. Plutôt de nature optimiste, j’ai donc décidé, non pas de baisser les bras, mais de continuer à lutter de façon radicale. C’est ainsi que j’ai pris la décision de mettre en pause JTV, et que j’ai choisi aussi de prendre le virage à 90° vers l’auto-édition avec AVS.

 Arrêter JTV a été une grosse prise de risque, mais en même temps, m’a permis de me défaire un peu de l’emprise de ma ME. Sans suite, la saga stagne et donc personne n’achète une saga incomplète. Ma ME jouait sur mon lien affectif avec ma saga et vous, en se disant « tant qu’elle continue, on aura les tomes et on fera comme d’habitude ». En brisant ce lien affectif avec ma saga, ils perdaient de leur influence, de leur ascendance sur moi. Passer dans le même coup à autre chose a amplifié le fait que JTV, c’était vraiment fini, même s’ils s’accrochaient, menace ou pas. Ils ne pouvaient pas m’imposer l’écriture du T5 et T6. On en était donc au point mort.

L’arrivée de À votre service ! a donc été une urgence, mais une urgence bienvenue. J’aime les challenges et AVS se trouve être un gros challenge. Non seulement, je propose une autre histoire que JTV avec le risque qu’il ne soit pas du même niveau, mais en plus je le prévois en auto-édition. Autant dire, que niveau boulot et pari, j’ai fait fort ! Mais ça ne me fait pas peur. Vous avez donc découvert cet été le début de À votre service ! Depuis, vous avez lu deux chapitres par mois et AVS trouve petit à petit un public intéressé par ce que cette histoire apporte de nouveau. Le verdict sera vérifié à la sortie du tome 1 pour le printemps, mais je garde le cap ! J’ai fait ma petite vidéo avec vous pour parler de tout ce qui va se passer début 2018 et je suis contente de voir que malgré les aléas liés à JTV, vous êtes toujours là. Vous avez déjà pu voir la 1ere de couverture de ce tome 1 et bientôt, les choses devraient s’accélérer. Enfin, cela va dépendre bien évidemment d’une autre surprise que j’ai eu en 2017 : l’arrivée de Caramelle ! Caramelle ( surnom en attendant de se mettre d’accord sur le prénom ! ), ma poupette dans mon bidon, devrait arriver en Janvier. Autant dire que 2018 annonce deux grands tournants dans ma vie ! Deux bébés qui vont voir le jour en 2018 et vont donner une nouvelle impulsion dans ma vie. JTV avait été aussi dans cette optique de renouveau, puis les choses se sont aggravées des deux côtés. Cette fois-ci, la note est plus optimiste ! On y croit ! Mon bébé dans ma vie personnelle va grandir en même temps que mon bébé dans ma vie d’auteur. C’est un beau parallèle qu’il me tarde de voir, bien que le travail et la fatigue risquent de me ralentir.

2018, année de folie ?

Si 2017 fut donc une année de disette, elle m’a permis de préparer 2018 ! Donc le T1 de AVS sera dans vos mains, et je compte continuer dans ma lancée avec le second et dernier tome. L’idée est que vous ayez la série complète pour 2018 !

ça, c’était le planning de base ! Car j’ai eu une autre surprise qui est venue se glisser mi-décembre ! Nouvelle aussi inattendue que surprenante, improbable que bizarre !

Oui, ma maison d’édition a enfin accepté de me rendre les droits de JTV après deux ans de lutte et de conflits ! Ignorant quelle mouche les a piqué tout à coup ( on ne va pas se plaindre, hein ! ), la nouvelle a donc perturbé mon planning 2018 puisque les 3 tomes de JTV ne seront plus disponibles à la vente à compter du 1er janvier 2018.

Ce qui veut dire que tous mes bébés vont rentrer au bercail et que je vais pouvoir continuer JTV plus tôt que prévu !

Seulement voilà, au lieu de deux livres pour 2018, je me retrouve avec 6 livres prévus pour 2018 : les deux tomes de AVS + les trois tomes de JTV déjà sortis + le T4 ! . Panique à bord ! Mayday, mayday, mayday !

Il m’a fallu donc réfléchir, réfléchir et réfléchir encore sur quoi faire, par quoi commencer, comment je pouvais m’organiser et quels enjeux se profilaient pour 2018 :

  • d’un côté, j’ai une saga en stand by, mais très attendue,
  • et de l’autre, une autre saga, nouvelle, dont vous avez découvert le début, annoncée comme sortie à venir, pour ne pas dire imminente selon comment j’avance…

Bref ! Je suis dans le caca !

Il m’a fallu donc faire un choix. Je ne pourrais pas tout sortir en 2018. C’est un fait. L’arrivée de bébé m’oblige à considérer mon temps libre à la baisse. On sait tous que c’est chronophage et fatigant. Je dois en tenir compte sur mon planning. Je serai moins productive. J’ai donc pesé le pour et le contre, j’en ai discuté avec mes potos Angel B. et Blandine P. Martin pour avis d’auteur, et elles ont été d’accord avec mon idée.

2018 verra donc bien la sortie de AVS T1 et T2.

Vu ma vie personnelle, je préfère rester sur AVS en 2018. Le T1 est fini et en travail édito. Et j’aurais 2018 pour écrire le T2 entre deux bibis. J’aurais toujours la tête dans AVS et j’assure ainsi la fin de cette histoire sans trop me stresser pour 2018.

Par conséquent, vous l’aurez compris,

JTV reviendra en 2019 !

On peut même se féliciter qu’il revienne plus tôt que prévu : en 2019 ! Car il faut le dire avec optimiste : à la base, cette saga n’aurait pas dû revenir avant 2020, voire 2022 ! Donc nous avons gagné plusieurs années, ce qui reste une très bonne nouvelle !

Pourquoi ce choix de laisser une année d’attente alors que j’ai récupéré les droits ? Pourquoi ne pas alterner entre JTV et AVS ? Plusieurs raisons :

  1. Ma vie privée avec l’arrivée de ma seconde fille va changer beaucoup de choses pour 2018. Je dois trouver une nouvelle organisation de vie quotidienne. 2018 sera donc une année transitoire d’un point de vue privé, ce qui influencera considérable mon temps pour l’écriture, aussi bien dans la productivité que dans l’implication. Je ne pourrai pas travailler comme une acharnée, ni faire comme je veux, tant un bébé modifie constamment vos plans lol !
  2. Récupérer les droits de JTV, c’est chouette, mais je ne peux rééditer les 3 premiers tomes en l’état. Je dois retirer le logo de la ME des couvertures de livres, retirer toute trace d’eux dans la mise en page, et la refaire de façon plus aérée et cohérente, reprendre le texte de chaque tome pour retirer les coquilles relevées entre-temps. Je dois donc refaire un travail éditorial des 3 premiers tomes, et achever celui du 4eme ! Donc un travail très conséquent qui ne se fait pas en trois mois ! Surtout si j’ai AVS au milieu !
  3.  Je n’arriverais pas à me replonger dans JTV si je dois jongler avec AVS. Concrètement, il faut me remettre dans le bain JTV. ça fait 6 mois que je n’y suis pas revenue dessus. Autant dire que je n’aie plus tout en tête et en reprenant dès le début, je vais pouvoir me rappeler des détails, des portes ouvertes à fermer par la suite, etc. Mais pour cela, je ne dois pas me parasiter avec une autre histoire. JTV est une saga longue, demandant beaucoup de concentration et de vigilance pour que l’ensemble soit cohérent. Par ailleurs, si je reprends les trois tomes + le 4eme, ce n’est pas pour pondre derrière le T2 de AVS ou autre chose. Je vais enchaîner dans la foulée la fin de l’écriture du tome 5 et celle du tome 6.

Vous l’aurez compris, en sortant JTV en 2019, je relancerai mieux la saga.

Vous aurez normalement les trois premiers tomes à nouveau en vente en 2019 et on enchaînera avec le t4 fin 2019, puis le T5 et T6 en 2020. Ainsi, si JTV revient, ce sera une bonne fois pour toutes et avec le point final !

On reprendra donc depuis le début, pour la remise en mémoire, et on avancera ensuite. Si je fais l’inverse et sors dès 2018 JTV, à la place de AVS, AVS sera alors en stand by pendant les deux années prévues pour JTV. Or, maintenant que nous sommes lancés dans AVS, ce serait dommage de rebrousser encore chemin. Je ne veux pas que mes romans subissent tous les déboires de JTV et avancent puis reculent comme JTV. De plus, AVS va me permettre de préparer le terrain de l’auto-édition. Je vais me roder avec ce titre et faire des tests avec ses deux tomes. Je préfère le faire sur 2 tomes que sur 6 où je risque encore de m’enliser inutilement. Ainsi pour la sortie de JTV, j’aurais déjà des automatismes me faisant gagner du temps pour la sortie des tomes.

Donc au final, ce ne sont pas que les projets pour 2018 que j’ai ici, mais aussi pour 2019 et 2020 ! Par conséquent, les autres titres comme Puisque la pluie et Hello world seront repoussés pour 2021. Mais ce n’est pas trop grave, vu que vous n’en avez pas encore vu les prémices d’un extrait.

Pour conclure

Même si 2017 a été une année morte niveau devant de la scène dans mon activité d’écrivain, elle a été cependant productive pour préparer l’année suivante en coulisse. Ce fut une année difficile. Outre l’enlisement de JTV, il est toujours difficile de savoir si nos choix sont bons ou pas, s’ils vont être payants et si on va avancer. Les doutes et craintes se font plus grandes, mais en même temps, certans choix permettent de retrouver aussi un second souffle et mieux se retourner. Ce fut mon cas. J’ai pris du recul, j’ai pu me retrouver un peu plus avec moi-même et finalement, la fin d’année a répondu plutôt positivement à tous ces changements de direction prévues pour 2018. Maintenant, il reste plus qu’à croiser tout ce qu’on peut pour que cette année 2018 garde toutes les promesses annoncées par cette fin 2017…

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous ! J’espère que vous serez toujours avec moi pour 2018 et +. Et… restez branché pour Noël ! J’ai une surprise pour vous ! ^_-

Bisous. Jordane.


Programme pour début 2018 / sortie du T1 de  » À votre service ! « 


Certains ont peut-être raté le coche du week-end ! Je suis passé en vidéo live sur Fb pour vous dire un peu les dernières nouvelles du front et vous annoncer la 1ere de couverture du T1 de À votre service !

Petite séance de rattrapage ? Let’s go !

( Merci de ne pas tenir compte des eeuuuh, des bafouillages, des pertes de fil de discussions et tout le tralala que demande une improvisation pour amateur lol ! )

 

 

1ère de couverture À votre service !

 

 

Pourquoi j’ai choisi l’auto-édition ? Et les maisons d’édition ?


édition ou auto-édition ?

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voudrais faire le point sur un sujet sur lequel on m’interroge souvent en tant qu’écrivain : le choix du mode d’édition. Souvent, on vient me solliciter pour un avis, un conseil sur le choix des maisons d’édition, celles qui sont les mieux et celles à éviter. Il est vrai que j’ai assez de recul maintenant pour avoir un avis là-dessus. Pour autant, si ma première histoire a été éditée en maison d’édition, de mon côté, je ne souhaite plus donner de manuscrits inédits à l’une d’entre elles.

Le point sur les ME :

Certes, toutes les ME sont différentes et ce qui va être proposé par l’une ne le sera pas forcément par l’autre. Certaines sont tout bonnement plus professionnelles que d’autres. Il faut savoir qu’en ME, on peut être heureux comme malheureux. Ce fut mon cas, j’ai déchanté. Ma première expérience en ME m’a permis de déceler tous les « travers » rencontrés lorsque l’on est édité et qui ont fini par me pousser vers l’auto-édition. Quand tout se passe bien, on est heureux de faire partie d’une maison d’édition. Mais dès qu’on en voit les dysfonctionnements, les choses peuvent devenir très vite un enfer. Ce qu’il faut retenir, si vous signez en ME, ce sont deux choses qu’on vous dira et qui seront toujours fausses, hypocrites :

  • les ME soutiennent les auteurs : faux ! Une ME soutient son porte-monnaie avant tout ! C’est une entreprise qui doit survivre dans une jungle. Par conséquent, vous êtes et ne resterez qu’un pion dans leur réussite. Pas la vôtre ! La vôtre dépendra de ce qu’on veut bien faire de vous  et ce que vous, vous avez fait de votre côté ! Ils disposent de vous selon leurs envies, leurs projets et non l’inverse ! Le fameux main dans la main n’est qu’illusion. Vous vendez, on va vous déballez une belle promo. Vous ne vendez pas, vous resterez dans les limbes avec une promo à l’arrache.
  • les ME vont me faire vendre : Faux ! Vous êtes un parmi des dizaines, des centaines dans un catalogue ! Vous êtes un numéro ! Ne rêvez pas de gloire ! Il n’y a que si on vous propulse égérie de la marque que vous aurez le tapis rouge et les cotillons. Donc autant dire que vous êtes « monsieur ou madame l’auteur lambda perdu ». Et même l’étiquette ME ne fait pas tout ! Ce n’est pas parce que vous êtes en ME que vous allez vendre ! Si vous n’avez pas de promo, vous resterez invisible.
Le bonheur d’être en ME dépend de plusieurs critères :

1/ Votre volonté ou non à confier votre manuscrit à la vie à la mort à quelqu’un. Dès que vous confiez votre signature à un éditeur, il peut en faire ce qu’il veut ! Prix, couv, promo, remaniement du texte ou à l’inverse, ignorance. Il est maître du devenir de votre livre. Il peut vous consulter, mais dîtes-vous aussi qu’il n’est pas obligé de le faire non plus. Certains vont prendre en compte vos idées, d’autres vont passer outre ! Il peut donc en faire un truc chouette ( je vous le souhaite ! ), comme une catastrophe. Quoiqu’il arrive, il aura toujours le dernier mot puisqu’il est maître de vos droits ! Donc à vous de parier sur le bon cheval ! Risque quand même assez délicat, surtout que le contrat joue peu en faveur des auteurs, si ça ne vous convient pas ! C’est une réalité ! Il suffit de voir les constants débats sur la place de l’écrivain dans la chaîne du livre pour voir qu’on est du pipi de chat dans un rouage bien huilé et dont la donne doit rester telle quelle !

2/ Votre volonté à rester uniquement écrivain : certains ne veulent pas se prendre la tête avec ce qui relève du travail éditorial. Chacun son métier et son temps est précieux, le classique « je préfère le garder à écrire » est alors le fer de lance des protecteurs des ME. C’est un choix. Moins de contraintes, certes, mais aussi un coup de poker quoiqu’il arrive ! Il faut une résilience assez forte pour accepter de se dire « au petit bonheur la chance ! », moi je passe au manuscrit suivant, j’en ai fini avec. Le reste n’est plus de mon ressort. Personnellement, mon investissement sur mes histoires est trop dans le sentimental pour en être aussi détachée de son devenir après écriture. La vie de mes livres est loin de se finir avec le point final du texte.

3/ Votre exigence ! Et là, on parle de caractère ! Certains vont ne pas voir ou fermer volontairement les yeux sur les trucs qui ne vont pas dans leur ME, juste pour garder cette étiquette d’écrivain édité. Ils se font avoir, mais pas grave ! On reste et on sourit parce que c’est ce qui donnera une crédibilité : on est en ME ! Chacun sa notion de crédibilité et surtout de dignité ! Personnellement, quand je confie mes droits, donc que je donne une part conséquente des bénéfices à quelqu’un, j’attends le professionnalisme qui va avec. Certains écrivains se contentent d’un professionnalisme moyen, sont plus souples, moins regardants, voire s’en fichent complètement parce que la notoriété, ça n’a pas de prix ! À part celui du  » soit belle et tais-toi ! ». Et vous ?

4/ Vos attentes ! Vous voulez signer en stand avec des merveilleux collègues écrivains. Alors, oui, cherchez une ME. Vous souhaitez avoir l’espoir d’être en librairie, c’est certain que vous aurez plus de chances de l’être en ME, même si la probabilité est très discutable. Être en librairie ne signifie pas être en rayon ! Vous rêvez d’une promo de dingue, vous pouvez l’avoir en ME… ou pas du tout ! Probabilité tout aussi discutable que celle de la mise en rayon de votre livre ! Vous rêvez d’un travail professionnel, impeccable, sur votre livre : vous pouvez l’avoir en ME… ou très partiellement ! Alors oui, bien sûr, je dépeins ici un côté assez trash des choses, mais c’est une réalité bien présente. Vos attentes, vos objectifs à propos de votre texte vont jouer beaucoup sur le mode d’édition à choisir. Réfléchissez bien à ce que vous voulez pour vous et votre manuscrit. Un livre juste édité ?  Un livre suivant vos desiderata ? Reconsidérez vos souhaits dessus avant de rêver de succès.

De mon côté, j’ai eu à me poser ces questions à un moment donné. Mon caractère, mes attentes ont été revues d’une autre façon, une fois l’euphorie de l’édition passée. Car on en est là ! On a une image assez institutionnelle des ME, avec le côté classe, intello, professionnel, passionné de littérature. Un lieu où on se dit : « whouuaaa, c’est la consécration si j’en suis ! ». Je vous le dis de suite ! Que nenni ! Belle blague ! Le soufflé va retomber très vite ! On est dans un milieu d’apparence, de faux semblants, d’hypocrisie et de coups de p*** ! Quand il y a popularité et argent en jeu, les valeurs existent peu ! On est dans une mécanique de réussite où finalement la qualité de votre texte est le cadet des soucis ! C’est manger ou se faire mangé ! Attention à l’arrivisme de toute forme pour percer ! On en vient donc à s’interroger sur qui on est vraiment, ce qu’on veut vraiment et ce qui finalement est important ou pas.

J’en viens donc au choix de l’auto-édition !

Souvent, on me dit : « je n’ai pas les épaules pour tout assumer ! ». Effectivement, si on se tourne vers l’auto-édition, on n’est plus seulement écrivain, mais aussi graphiste, correcteur, éditeur, community manager etc. On est multi-casquette et c’est beaucoup de travail en plus ! On chapeaute tout de A à Z et c’est ça, l’intérêt : le luxe de garder sa liberté !

Pourquoi des auteurs se sont tournés vers l’auto-édition ?

Il faut savoir que :

1 / le choix de l’auto-édition n’est pas forcément un choix par défaut parce que pas accepté en ME, c’est bien souvent un choix volontaire !
2 / souvent c’est même dû à une déception des ME au niveau de leur travail et leur contrat abusif que des auteurs ont préféré en venir à ce mode d’édition.

L’auto-édition est une réponse finalement à tout ce qui peut nous contraindre en ME.


1 /
pas de ligne éditorial, pas d’obligation à répondre à un format dit « plus commercial ». => On fait ce qu’on veut de son texte. Cela répond à une soif d’indépendance, de liberté aussi bien au niveau du scénario, la couv, la date de sortie, la longueur du manuscrit, le thème et direction choisis ou l’univers défini du livre. Pas d’obligation de découpage en épisodes, pas d’obligation de rajouts de scènes de sexe parce que « ça fait mieux ! C’est plus vendeur ! », pas de retravail sur un personnage qu’on a voulu de telle manière et qu’il faut d’une autre manière ! On ne dénature pas son manuscrit ! On l’édite comme on le veut !
2 / les royalties : Si la part des DA que vous donnez à un éditeur vous revient, vous toucherez forcément plus. Certes, vous aurez toujours le prix du graphiste, du correcteur et de la communication à déduire de cela, mais la part de l’éditeur vous revient !
5 / le plaisir de gérer tout ( esprit de leadership ) et sans intermédiaire. => plus de problème de dialogues de sourds ! Vous êtes maître du paquebot ! Vous ne devez rendre de compte à personne !
6 / Loin des ME : la paix ! => recul parfois bienfaisant par rapport au milieu des ME qui peut écœurer dans la considération des auteurs et de l’aspect commercial. Vous savez, le fameux pion dans leur échiquier !
7 / La liberté d’accompagnement ! => exit l’obligation de promiscuité avec des personnes qu’on n’aime pas car ds la mm ME. La famille unie et heureuse ! Dans vos rêves ! Les egos sont de rigueur ! Vos dédicaces vont être plus sereines sans la diva à côté de vous !
8 / La liberté de communication : vous ne subissez plus des promos douteuses ou inutiles ! Vous fixez votre prix de vente. Vous choisissez votre communication et contrôler votre image !

Les inconvénients :

Bien évidemment, l’auto-édition est une épine dans le pied du milieu très fermé de l’édition traditionnelle. Donc autant vous dire qu’au-delà du travail plus conséquent que cela demande, il vous faut comprendre que l’on ne vous aidera pas dans votre parcours, il n’y a pas d’accueil favorable pour vous ! Tout vient de vos efforts ! Même si on constate une ouverture de plus en plus franche vers les auto-édités comme une augmentation des services dédiés aux indépendants et une présence en développement en salons, reste que seules les ME ont pignon sur rue, sont en TG et rayons de librairies et grandes surfaces et gardent le monopole de la visibilité pour leurs favoris ! Mais est-ce si grave ? Comme je le disais plus haut, tout dépend de vos attentes !

Les Iinconvénients le deviennent si on est sensible à certaines choses. Par exemple, je ne suis pas en rayon, mais personnellement, je n’en fais pas une obligation dans mon parcours, juste une possibilité à évoquer dans un avenir plus ou moins proche. J’estime que l’on peut vendre autrement. Certains voudront absolument cette condition pour affirmer qu’ils sont écrivain. On entre ici dans la définition du métier d’écrivain : Est-ce celui qui rend un manuscrit impeccable ? Celui qui est uniquement reconnu par les ME ? Celui qui est placardé partout ? Ou encore qui a la plus grande file d’attente en dédicaces ? Sujet bien philosophique, n’est-ce pas ? À vous de voir, quelle est selon vous, VOTRE vision de l’écrivain et de son travail, son image !

conclusion :

  Pour moi, les ME, c’est un peu comme le loto. Tu as une chance sur je ne sais pas combien de trouver la ME qui répond à tes propres attentes. Soit tu écumes les ME jusqu’à trouver la potentielle perle sans jamais être sûr de la trouver et au risque de te faire avoir à chaque fois, soit tu crées toi-même ta chance via l’auto-édition en te protégeant davantage et en répondant toi-même à tes attentes. C’est tout aussi hasardeux, mais tu as quand même plus de cartes en main, pour réaliser chacune de ces attentes vu que tu es maître de ton livre, pour choisir les chemins par lesquels cette chance peut arriver et devenir finalement du mérite.

ME ou auto-édition, le constat reste le même : vous déterminez du destin de votre livre. C’est votre réseau avant tout, votre propre communication, votre sociabilité, votre engagement qui fera vendre. Rien d’autres ! Le mode d’édition ne vous apportera pas grand chose, si déjà de vous-même vous ne vous investissez pas à la tâche et que vous attendez du tout cuit dans la main. Il y a énormément de concurrence et pour se démarquer, ce n’est pas l’édition de votre livre en elle-même qui compte, mais vous ! Votre réelle implication, votre ligne de conduite, votre image feront votre réputation !  Je ferai un autre article sur ce sujet…

Jordane, t’arrive-t-il de lire des livres de personnes te le demandant, et de dire ce que tu en penses ?


 
 
 
Selon les semaines, j’ai souvent des messages privés concernant pas mal de questions sur le milieu de l’édition. Beaucoup s’essaient à l’écriture et viennent demander avis sur leur écrit. Et j’ai donc cette question qui ressort :

 

 
« Coucou ! Dis-moi, je voulais savoir s’il t’arrivait de lire des livres ou quelques chapitres de personnes te sollicitant, et de leur dire ce que tu en penses ? « 

Voici ma réponse…

 

Alors non ! Je ne le fais pas pour plusieurs raisons :

 

 
1/ Je ne lis pas de romance, ni de romans, que ce soit une ébauche ou un livre édité ; je n’ai pas le tps ! Je lis des mangas, plus simple et plus rapide pour moi et c’est mon univers, là d’où vient mon style.

 

 
2/ Avec l’expérience, j’ai appris qu’il ne fallait pas lire les collègues, car ça te retombe dessus ! Je suis assez intransigeante et cash, donc je dis ce que je pense et ça peut froisser. Or dans un milieu si fermé que le milieu de l’édition, les cancans vont bon train et on te catalogue vite ! À vrai dire, lire les autres m’énerve ! lol ! Je ne lis plus comme une lectrice maintenant, mais comme un auteur, donc j’ai tendance à décortiquer l’histoire comme le ferait un auteur : choix scénaristique, orthographe, etc et j’en viens à me dire « mais comment elle peut cartonner ainsi ? » si c’est mauvais ? Et en plus, je connais les trois quart du temps, l’auteur, donc ça ne m’aide pas ! ça va encore plus m’énerver de voir que j’ai un regard complètement à part de la majorité. Je suis assez critique en fait, donc si je devais chroniquer, je serai très mal vu, je pense ! Je ne fais sans doute pas mieux à mon niveau, mais rien qu’en lisant certains extraits postés sur le fil d’actualité, je lève les yeux donc… J’évite les risques d’accrochages !

 

 
3/ Même la bêta lecture, je ne fais pas ! L’adage trop bon, trop con, j’ai donné ! Je fais également payer maintenant mes prestations infographiques pour éviter tout abus ! Les bêtas que j’ai, je les ai même choisi en fonction d’un critère : celui de savoir qu’elles n’écriraient jamais de leur côté ! Il n’y a rien de pire que d’être volé ou trahi ! Là, j’évite les possibilités encore une fois !

 

 
4/ Pour ne pas avoir à entendre, « tiens, Jordane a pompé sur tel auteur ! » ou tout simplement pour ne pas lire chez l’autre un truc qui figure sur mon texte en cours et qui m’obligerait à tout refaire par acquit de conscience !
 

 

 
Bref ! Vous l’aurez compris, je pratique l’adage : « on est bien mieux dans sa caverne ! ». Le milieu de l’édition est un milieu de faux-semblants. Il ne faut pas croire ce qu’on veut croire, mais bien analyser les gens. J’ai eu des déceptions. L’arrivisme est une pratique courante pour piétiner ensuite et se prétendre number one. Toute cette dynamique ne m’intéresse pas et je préfère éviter toute hypocrisie parce qu’il faut bien se faire voir pour vendre, je préfère donc ne rien faire !
Par contre, quand une collègue galère sur une phrase, un résumé de 4eme de couv, ou me demande avis sur une couv, je lui donne mon avis. Je conseille sur l’écriture et l’édition également.
 

 


Les commentaires négatifs : comment réagir ?


Aujourd’hui, je viens faire le point avec vous sur un sujet qui fâche beaucoup d’auteurs : les commentaires négatifs. Je croise souvent des auteurs sur Facebook ( en devenir ou ayant déjà publié un livre ou deux )  et qui posent cette question : comment réagir face aux commentaires négatifs ?

Pour ma part, plusieurs constatations s’imposent depuis que je publie, soit deux ans et demi.


1/ Très souvent, l’avis négatif se construit sur des arguments que d’autres ont adoré. ex : je déteste ce passage >< j’adore ce passage. Donc qui croire ? Eh bien, tu vas te tourner vers ceux qui aiment, car c’est ta fanbase. Je ne retiens donc que les avis positifs. Pour mon moral, mais aussi parce que les commentaires sont subjectifs.
2/ Bien souvent, le caractère de la personne ressort. Ex: ultra féministe, coincée du cul qui va tomber sur une scène sexuelle ou une attitude trop « hors des clous », choquante pour sa sensibilité  => livre non adapté pour eux, mauvaise cible. Dans ce cas-là, pareil, je ne tiens pas rigueur de ces avis, car rien ne fera changer d’avis quelqu’un qui a des a priori trop ancrés.
3/ Tu vas vite apprendre à décortiquer les commentaires négatifs et voir qu’ils tiennent sur un bout de ficelle et bien souvent finiront par te faire rire plutôt qu’autre chose. Lis bien les arguments. Souvent la personne s’est fait sa propre histoire du truc, son propre film et n’a pas lu les véritables intentions de l’auteur. La fameuse lecture en diagonale ! Le lecteur se cantonne au 1er degré de lecture et n’a pas été capable de lire le récit sous-jacent.
4/ Le syndrome  » j’aime ne pas faire comme les autres » : un livre qui a de bonnes critiques, c’est bizarre et certains se font une joie d’être les défenseurs de la  fameuse bonne littérature ! Il faut casser ce succès et ils deviennent le phare de la vérité ds la nuit des aveugles . Une façon pour eux surtout de se faire remarquer là où du monde passent et suivent ! Ce sont des commentaires cinglants, souvent courts, ne permettant pas de réponses. Aucune construction dans les arguments. C’est du lynchage gratuit. => next ! Aucun intérêt pour moi !
5/ Les jaloux : et oui, le succès apportent la jalousie. Famille, amis ou auteurs et ses groupies, tu verras. Tu vas apprendre l’hypocrisie avec un grand H. Moi, j’y prête plus gaffe ! Seuls les jaloux sont aigris et perdent, chez moi tout va bien ! ^^
6/ Plus ton livre est controversé, plus il attire des curieux qui se voudront se faire leur propre avis. Donc si tu as cet équilibre c’est tout bon 😜
7/ Les super calés du genre : tout lu, incollables. Oui tu es une petite joueuse du genre, retourne à la dînette. => oublie. Tu ne cherches pas des spécialistes capables de faire une thèse sur les exoplanètes, juste des lecteurs.
8/ Attention à ne pas tomber dans le piège de suivre tous les avis « constructifs » qui soulèvent souvent des points très subjectifs. Pour moi, un avis est constructif s’il répond à une demande d’orthographe, conjugaison, syntaxe et ponctuation. Il est aussi constructif lorsque qu’il soulève un vrai problème de cohérence (ex : il fume une cigarette et la seconde d’après, la cigarette n’est ni sur sa bouche ni dans sa main ni au sol). Les avis négatifs concernant la construction du scénario sont très discutables. Certains préfèreront indubitablement des situations ou réactions différentes de ce qui est lu et se trouveront gênés par la proposition de l’auteur. Malgré tout, attention ! Ce type d’avis qui se veut constructif est à prendre avec du recul. Ils se basent sur ce qu’aurait fait le lecteur à la place du personnage. Or un personnage a sa propre identité, son propre caractère et ne correspond pas forcément à celui du lecteur. Et on retombe sur mon 2/. De même les remarques sur j’aurais aimé « plus de … », « moins de…. » => affaire subjective. On ne peut pas réécrire un texte pour chaque considération de lecteur !
9/ Style de gamin de maternelle ! Perso, là aussi ça me fait ni chaud ni froid. Le style est subjectif. Certains aiment les envolées lyriques pour justifier le fait d’avoir « un style ». Le style est affaire de perception. Soit il fait écho au lecteur, soit pas. Toujours est-il que le plus simple des styles peut être tout aussi efficace qu’un truc méchamment alambiqué !

Conclusion


Vous l’aurez compris, il faut se centrer sur le positif.
Il faut d’abord écrire pour soi et laisser de côté le reste. Bien sur, c’est génial de partager son univers avec les lecteurs, mais si notre livre n’a pas réussi à transporter quelques lecteurs, tant pis. Il existe un nombre incalculable d’auteurs qui correspondent tous à un lecteur. Notre but est de trouver nos lecteurs, ceux à qui nos livres parlent ; ceux qui reçoivent nos messages et les émotions que nous voulons transmettre .
Toutefois, il est toujours difficile de se détacher du premier livre qu’on publie. Dans ce cas, pensez aux auteurs connus qui vendent des millions d’exemplaires. Est-ce qu’à votre avis, ils prennent en compte les nombreuses critiques négatives de leurs livres ? Je ne pense pas… ils se contentent d’écrire