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Midnight Suki Stories : le nom de mon monde !

Parce qu’un nom de plume n’est rien

sans son monde dans lequel il vit,

j’ai décidé de donner un nom à mon monde,

la grotte dans laquelle je m’enferme…

 

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Aujourd’hui, je viens vous présenter la suite de mon projet de refondation de mon site web, entamé depuis Août en entamant avec vous la seconde partie.

Après la première partie de mise à jour du codage, vient celle du design et de son identité visuelle.

 

 

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J’ai réfléchi longuement. On nous dit qu’il faut vendre l’auteur avant sa plume aujourd’hui, toujours se montrer aux gens pour plaire, montrer sa vie, son quotidien, son chat, son espace de travail. C’est ce qui vend plus que les histoires. Du moins, c’est en se dévoilant, que les gens acceptent de découvrir ce que tu écris. C’est d’autant plus frustrant lorsqu’on a connu l’édition où on regardait le livre avant l’auteur et qu’on vendait mieux ainsi !

J’avoue que je n’arrive pas entrer dans cette catégorie de personnes extraverties, au bagou de dingue. Je n’aime pas parler de moi, je ne trouve rien d’intéressant à raconter à mon sujet, je ne me trouve pas passionnante pour un sou ! Le monde d’aujourd’hui fonctionne beaucoup à l’apparat ; j’en ai conscience. Il faut attirer le regard. Mais comment faire lorsque l’on ne souhaite pas être vu en totalité, mais qu’on veut montrer juste une partie de soi ? C’est une question que j’ai retourné dans tous les sens. 

 

Lors de la refonte de mon site web, j’ai donc réfléchi à mon identité visuelle. Comment exister sans exister ? Juste donner un nom de plume en en-tête de site web ne suffit pas à dire qui je suis. Comment montrer qui on est, tout en ne se montrant pas ? Une question qui doit trouver un écho à beaucoup d’auteurs et autrices dans le même cas que moi.

J’ai donc réfléchi à ce qui me définit, ce que j’aime, ce qui me motive, ce qui me calme, ce qui fait vibrer mon coeur et frissonner ma peau. Je l’ai toujours dit, mais sans vraiment entrer dans le sujet. Parce que je ne voulais pas dérouter mes lectrices, pas en perdre aussi davantage. Je voulais rentrer dans le moule de l’autoédition et être comme tout le monde : un auteur parmi tant d’autres pour « faire partie du club ». 

Seulement, finalement, je m’efface. Je stagne. Je tourne en rond. Je me disais que si je me marginalisais davantage, je perdrai tout. En vérité, j’ai déjà pratiquement tout perdu. Les lectrices d’il y a dix ans ont pris de nouvelles trajectoires et il n’en reste plus beaucoup qui me suivent. 

 

 

Donc, foutu pour foutu,
autant cesser d’être une moitié de moi
et être totalement moi !

 

 

La refonte du site me permet de passer ce cap et d’assumer totalement ce que je suis. Un univers ne se cantonne pas à leur style vestimentaire, leur façon de parler ou leur decorum de fond de video. Mon univers a toujours été là, à côté de moi, sans vraiment que je le définisse. C’est vrai que si j’ai fait un pas dans ce qu’est mon univers depuis quelque temps, je ne l’ai jamais vraiment nommé ni vraiment en délimiter ses contours

Parce que oui, je vis dans les worldbuildings que je construis pour chaque histoire, mais tous ces worldbuildings ont toujours vécu dans un coin de ma tête que je n’ai jamais vraiment considéré auparavant. Et je réalise que mon univers, c’est ce coin de tête !

 

 

Il abrite toute cette partie de moi créative, où se mélangent inspirations, textes dormants, folles histoires qui poussent la porte de l’écriture. Et comment est ce coin de tête ? Il a le style graphique des webtoons, la douceur des kdramas, la force des shonen manga, la longévité des webnovels. Il est coloré. Il est plein d’émotions. Il est là, il attend que je l’aménage, que je le nettoie, le range, le décore.

 

C’est ainsi qu’est né Midnight Suki Stories.

 

Je n’avais pas l’idée du nom : comment définir un bordel sans nom ? J’ai donc lancé un appel à l’aide à l’IA. Nous avons brainstormé ensemble sur ce qu’était cet univers et essayé de le mettre en mots. Nous avons exploré plusieurs pistes, en avons rejeté d’autres. Certains mots trouvaient un écho plus fort que d’autres en moi…

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L’IA a cet avantage de proposer des mots auxquels on n’aurait pas pensé, qui appelle à une réflexion pertinente de notre part.  Si le cerveau humain est sans limite, l’IA est plus rapide à tout trouver dans sa base de données que nous, dans la nôtre. Notre cerveau percute que quelques mots là où l’IA en percute bien plus.

 

C’est ainsi que les mots midnight, suki et stories sont restés.

 

Midnight est un mot qui fait appel à plusieurs choses : c’est tout d’abord là où les choses magiques commencent ou se terminent. Il y a un rappel au fantastique, à la fantasy, aux mystères, à ce qui est caché, aux non-dits, aux sentiments refoulés. C’est aussi une heure fatidique pour tout lecteur qui se dit que s’il continue de lire après minuit, il est foutu ! Or, l’idée est bien d’avouer que mes histoires sont addictives et que certaines ont peu dormi devant mes livres !

 

Suki est un mot japonais qui signifie « Je t’aime ». C’est un mot en anime vo japonais que l’on retrouve souvent glissé timidement dans un couple et qui fait écho à mes inspirations asiatiques et ce côté kawaï de mes histoires, mais aussi à la part belle de la romance où l’on attend que ce mot soit prononcé par notre book boyfriend.

 

Stories reste un terme générique, mais je voulais bien montrer que cela reste du novel et non de la BD malgré le visuel très imagé du site. Après tout, cela résume aussi bien le côté autoédition que webnovel.

 

Les 3 mots associés résument bien ce coin de ma tête, cet univers qui contient tous mes worldbuidings, toutes mes histoires. Ainsi, lorsque vous rentrez dans ce site, vous rentrez dans ce coin de ma tête ! ^^ Je partage une partie de moi, je vous montre cette partie de moi, je la mets à découvert. J’espère que vous vous y plairez !

 

 

 

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BILAN 2025

 

 

Une nouvelle année finie et l’heure est au bilan. Un seul mot peut résumer cette année : sous-marin. Je suis restée très présente, mais très discrète dans mon activité. Voici le bilan de cette année 2025.

 

 

2025 : UNE ANNÉE OFF

 

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Je me suis enfin décidée à passer le cap. Je voulais attendre mon arrivée à Bordeau pour faire le changement. Je l’ai fait à la date anniversaire de ma micro-entreprise. Désormais, j’ai le statut d’artiste-auteur. J’ai encore des petits trucs à comprendre, mais je me suis étonnée à réussir la fermeture de l’un et l’ouverture de l’autre sans trop de soucis. Ouf ! Il est appréciable de payer moins de cotisations sociales ! ^^’

 

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Une nouvelle réalité un peu dure, mais bien réelle. Et cela risque d’être la même pour 2026. D’une part, il n’y a rien sur Bordeaux, d’autre part j’ai été refusé à des salons, et enfin j’ai renoncé à m’inscrire à d’autres, faute de budget pour refaire mes stocks. C’est ainsi. Mais je n’ai pas eu la niack non plus à faire face au milieu de l’édition. 

 

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C’est dur à dire, mais je n’ai pas pu sortir le dernier tome de  Là où mon coeur te retrouvera… Je me suis fait rattraper par l’histoire qui s’avère plus longue que je ne le pensais. Ce surplus à écrire a joué avec le temps et je n’ai pas pu le finir en 2025, ni le sortir. J’ai également eu plus de mal à l’écrire, car le tome est dense en informations et événements, ce qui m’a demandé une plus forte concentration et vigilance. Enfin, ce tome jongle sur trois époques et il m’a fallu faire attention à la cohérence temporelle, ce qui à rajouter une colle à mon enlisement lol !

Je n’ai pas pu finir non plus un de mes webnovels. Si je les ai avancés, je n’en ai fini aucun. Du coup, hormis la version papier du T8 de Je te veux ! en janvier faisant suite à la sortie de l’ebook en décembre 2024, il n’y a rien eu de nouveau en 2025. Ce n’est pas faute d’avoir des tomes en stock, mais je ne veux pas sortir de nouvelle saga sans que la fin soit écrite. Je ne veux pas me mettre ce stress.

 

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Concernant les ventes numériques, 

Ce fut la surprise de ce bilan. Ce n’est ni ma romantasy, ni  je te veux qui a le mieux marché dans mes ventes numériques, mais  À votre service ! Les promos du distributeur ont bien fonctionné au point de voir le T1 être le mieux vendus en 2025. Sont compris dedans les abonnements dont le nombre de pages lues fut convertis en équivalent livres. Je te veux ! T8 a bien vendu en janvier et février, des suites de sa sortie fin décembre 2024.

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sur la boutique du site web, je n’ai eu que 4 ventes num cette année.

1 [ebook] JE TE VEUX ! – T8 : Toi. Uniquement toi.  
1 [ebook] LOMCTR – T3 : Le coeur ou la raison.  
1 [ebook] LOMCTR – T2 : Le Démon et la Protectrice.  
1 [ebook] LOMCTR – T1 : Pour le meilleur. Pour
TOTAL ebook =  1040 ebooks
 
Concernant les ventes papier, 

JTV1 : pas dispo pour l’instant sur BOD + 0 sur site

JTV2 : 3 sur BOD + 0 sur site

JTV3  : 4 sur BOD + 0 sur site

JTV4 : 3 sur BOD + 0 sur site

JTV5 : 2 sur BOD + 0 sur site

JTV6 : 0 sur BOD + 0 sur site

JTV7 : 1 sur BOD + 0 sur site

JTV8 : 29 sur BOD + 19 [Broché] – Je te veux ! T8 : Toi. Uniquement toi ! = 48 

LOMCTR1 : 1 sur BOD + 2 [Broché SIMPLE] LOMCTR – T1 : Pour le meilleur. Pour le pire. = 3 LOMCTR1

LOMCTR2 :  0 sur BOD + 2 [Broché SIMPLE] LOMCTR – T2 : Le Démon et la Protectrice.= 2 LOMCTR2

LOMCTR3 : 3 sur BOD  + 1 LOMCTR – T3 Deluxe : Le coeur ou la raison. = 4 LOMCTR3

AVS1 : 0 sur BOD ( il n’y est pas encore !) + 0 sur site

AVS2 : 0 sur BOD + 0 sur site

DLPEN : Il n’y est pas sur BOD + 0 sur site

 

TOTAL PAPIER = 70 livres papier

 

TOTAL PAPIER + EBOOKS = 1040 + 70 = 1110 livres

 

Si je compare à 2024, j’ai vendu plus de livres ( 916 en 2024). Pour une année sans sortie hormis la version papier de JTV8, je m’en sors pas trop mal. Bien sûr, si j’ai vendu au-delà de 1000 livres, il ne faut pas oublier que le pourcentage perçu par l’auteur reste dérisoire par rapport au prix du livre. Si mes livres papier tournent autour de 2€ de droit d’auteur, mes ebooks tournent autour de 60% du prix du numérique. Cependant, il faut débiter dessus les frais éditoriaux, les cotisations sociales, les impôts, les frais d’écriture telles que les applications, logiciels ou publicités. Il ne reste pas des masses à la fin. Mais bon, je me dis que cela aurait pu être pire. Cette année, finalement, je n’ai pas chuté dans mes ventes comme depuis plusieurs années, j’ai amorti la chute et j’ai stagné. Ce qui est un soulagement en soi. J’espère que 2026 va confirmer à nouveau le regain de vente avec une flèche allant vers le haut, notamment grâce à de nouvelles sorties.

 

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Pour la première fois depuis 3 ans, je n’ai pas fait le concours New Romance de Fyctia. Pas que je n’avais pas d’idée sur le thème, mais plutôt que je ne souhaitais pas m’éparpiller davantage et continuer mes histoires en cours. Le thème était  » Seriously ? ». Si j’avais dû y participer, j’aurais raconter une histoire de stalkers ! Ouais ! J’ai une tite histoire plutôt mignonne, mais elle va rester en tiroir pour l’instant !

 

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J’ai changé son design à l’automne. J’avais besoin de recentrer mon activité sur mon identité, ma personnalité et mes amours : les sagas, webnovels en lien avec mon amour pour les mangas et webtoons. Il me reste encore quelques bricoles en boutique à régler, mais ça peut attendre.

 

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Même si je n’ai pas fini son écriture, j’ai écrit 90% du T4 de Là où mon coeur te retrouvera, soit 109 823 mots.

Ajouté à cela, la première partie du t3 de Be my baby : 50 232 mots

La fin de saison 1 de Toi seul(e) peux me comprendre : 29 523 mots

Et le début de la saison 3 d’ À 3 flocons de toi : 32 164 mots 

TOTAL :  221 782 mots (contre 294 740 mots en 2024). C’est moins qu’en 2024, mais cela représente l’équivalent de 3 petits romans de 75K mots.

 

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Je me suis enfin décidé ! J’ai commencé début décembre une formation au dessin. La casquette d’illustrateur est une casquette qui me manque depuis un moment, notamment en tant qu’infographiste, et je regrettais de ne pas me lancer. La raison est multiple : chronophage, fastidieux, formation sur plusieurs années. 

Mais j’ai envie d’agrandir mon univers avec mes propres dessins. La montagne à gravir est de la taille de l’Everest ! Je ne suis même pas sûre d’en atteindre le sommet, tant la montée va être ardue. Mais mieux vaut tenter que de ne rien faire. Je ne suis pas prête à vous montrer de belles illustrations dans l’immédiat, mais peut-être d’ici deux ans je pourrais vous gribouiller des trucs, à force d’entraînement. En attendant, j’apprends les bases.

 

 

ET 2026 ? objectif « finir encore ! »

 

CÔTÉ ÉCRITURE.

⁃ 2024 était l’année de la fin de Je te veux ! 2025 celui de la fin de  Là où mon coeur te retrouvera… mais j’ai échoué.  Finalement, sa fin sera en 2026.

⁃ Normalement, je finirai aussi  Be my baby avec sa dernière saison. J’entamerai son écriture une fois LOMTR fini.

Reste mes autres histoires en cours à écrire en parallèle…

⁃ Je finirai la saison 3 d’ À 3 flocons de toi actuellement en cours sur Inkitt. Si tout va bien, elle devrait se finir d’ici avril. Il manquera plus que la saison 4, mais je doute de pouvoir caser son écriture en 2026.

⁃ J’aimerais écrire la saison 2 de Toi seul(e) peux me comprendre. La S2 fera la charnière entre le T1 et le T2. J’aurais donc un T1 dispo. L’idéal serait de l’écrire au second semestre. Il restera une 3ème saison qui clôturera le T2 et l’histoire pour 2027.

⁃ J’aimerais entamer l’écriture d’une nouvelle histoire : ma romance vampire. Du fait de finir ma romantasy et BMB, ça m’ouvrirait une place pour une nouvelle histoire. En aurais-je la possibilité ? On verra.

 

CÔTÉ ÉDITION.

 

Il est évident que 2026 aura au moins une sortie : la fin de  Là où mon coeur te retrouvera… Et ensuite ? La logique serait de voir arriver Be my baby en bibliothèque. Pour l’instant, j’ignore de quelle manière je souhaite l’éditer. Soumettre en ME ou éditer en AE ? Je n’ai pas encore tranché. Je m’interroge sur ma visibilité, ma crédibilité. Le lectorat d’il y a dix ans n’est plus celui d’aujourd’hui. Être en ME me permettrait de me faire découvrir par un nouveau public. Mais dans quelles conditions, avec quels sacrifices derrière ? J’ai toujours cette clairvoyance sur l’édition et l’amertume de mon premier échec en ME… Les soumissions impliquent aussi une publication pour 2027 si la saga est acceptée. Cela veut dire que je dois trouver une autre saga à éditer après LOMCTR pour 2026. Or, je ne pense pas pouvoir en finir une pour 2026. Du moins, si je dois cravacher pour en finir une, ce serait ma romance princière, mais c’est une histoire longue…

Bref ! je ne fais que le pronostic d’une sortie pour l’instant. On verra.

 

CÔTÉ salon

 

Je ne prévois pas de salons pour 2026. Trop onéreux pour mon budget actuel. Je préfère le garder pour de belles covers ^^.

 

CÔTÉ dessin

 

Mon objectif est de finir toute ma formation sur les bases du dessin. En ce mois de janvier, je finis les bases du visage. Je commencerai le corps en février. Mais j’ai aussi les perspectives à approfondir pour le background, les animaux, les objets, les mouvements… Beaucoup à faire !

J’aimerais aussi commencer à dessiner sur ma tablette graphique. Il est temps que je l’étrenne depuis le temps que je l’ai !

 

conclusion

 

2025 n’a pas été une année très active chez moi, du moins en public. J’ai bossé en coulisses, mais pas au point de trouver une résonnance niveau public niveau édition. 2026 risque d’être une année assez calme également. Tout dépend de ce que je fais de Be my Baby. Si je décide de l’autoéditer, le T1, voire le T2 pourrait sortir cette année. Si cela part en ME, il faudra attendre 2027 pour la sortie de nouvelles oeuvres en AE. Dans tous les cas, si je sors BMB en AE, je prendrai aussi le temps de préparer sa sortie, afin de caler la date de chaque tome, ses covers, son travail edito etc. Beaucoup de boulot. Je pensais que 2026 serait une année folle, mais ce sera plus 2027…

Mais qui peut dire si ces prévisions se vérifieront ? Wait and see.

 

 

 

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Je participe à un concours !

C’est un 10, mais…

 

Hello !

Voilà une des nouveautés de 2023 !

Alors oui, cela risque d’en surprendre plus d’un. Très honnêtement, si j’aime l’univers de la fanfiction pour le fait de faire lire son histoire au fur et à mesure, je suis moins fan du système du concours. En fait, je souhaite renouer un peu avec mes premiers amours. J’ai commencé l’écriture avec la fanfiction il y a 14 ans et je voulais un peu retrouver l’engouement de la lecture chapitre après chapitre. 

Aujourd’hui, il y a quelques plateformes d’écriture qui le permettent, mais celle que j’attends n’est pas encore disponible en France. Donc, pour plus de pertinence à trouver des lecteurs, je mise sur Fyctia. Enfin, c’est vite dit, car si ce concours fête les dix ans de la New Romance, cela indique aussi bon nombre de participants. Et là, c’est un univers que je découvre et qui est un peu à mille lieux de moi… 

 

Comment ça marche ?

 
Je poste un chapitre, le lecteur like, au bout de tant de likes, je peux débloquer un nouveau chapitre. Et bien sûr, plus il y a de chapitres, plus le nombre de likes à valider augmente.

Vous avez compris l’enjeu : plus il y a une communauté derrière, plus l’histoire avance. Tout ce que je déteste ! 🙄 Il est aisé de deviner qu’un quatre mains peut rassembler plus de monde si les deux auteurs en collaboration ont déjà chacun une communauté. Il est évident qu’en proposant une nouvelle fois un texte qui a déjà concouru, les lecteurs vont revenir pour obtenir la suite. Il est clair que celui qui part sans communauté a un gros handicap. Bref ! Je ne suis pas fan du système , mais c’est ainsi qu’ils départagent les participants. Et comme je ne suis pas une fana du relationnel, hypersensibilité oblige, je doute de courir après tout le monde pour qu’on me mette un pouce ! Il va falloir partager si vous voulez la suite !

 
Alors pourquoi je le tente quand même ?

Eh bien, il y a possibilité de demander un déblocage au bout d’une semaine à la plateforme. Je ne compte pas me mettre la pression pour poster rapidement de nouveaux chapitres. Je vais jouer le jeu, mais je ne vais pas non plus m’investir à fond dans ce concours pour la simple et bonne raison que j’ai d’autres projets à côté : JTV8 et LOMCTR3. Je ferai ce qu’il faudra en postant entre un et trois chapitres par semaine ( les conditions du concours imposent des chapitres très courts, donc mes chapitres seront divisés par deux ou par trois, ce qui me laisse un peu d’avance ), mais je ne cours pas après la gagne de ce concours. D’ailleurs, je n’ai pas le manuscrit ultra avancé, donc ça risque de vite ralentir niveau nouveaux chapitres ! Si ça marche tant mieux, si ça capote, j’aurais essayé et j’espère trouver de nouvelles lectrices du moins. C’est surtout cela que je recherche !

 
quels sont les enjeux ?

Bien évidemment, une publication chez Hugo Romance. Personnellement, je ne m’en formaliserais pas de perdre, vu que je m’autoédite depuis un moment. Je n’attends pas après cela spécifiquement. Mon premier objectif étant de me donner une visibilité par ce concours et conquérir de nouvelles lectrices. Le reste se vivra au jour le jour. Donc, faut juste que l’information circule un max !

Le concours dure 3 mois, du 20 janvier ( jour de la sortie de LOMCTR2, facile à retenir !) au 17 avril.

Trois mois, c’est court, mais c’est aussi très long si les chapitres s’enchaînent et qu’on est à court de chapitres. Donc, on ira trankilou, Pilou !

 
Quel est le thème du concours ?

Comme je vous ai annoncé l’arrivée de ce concours  en début d’article, comme une bonne nouvelle, mais avec des points qui peuvent mettre un frein à ce parcours, eh bien, je vous ai aussi annoncé le thème :

 

C’est un 10, mais…

Fyctia reprend une mode Tiktok de booktokeuses en disant, c’est un 10/10, mais il y a des trucs qui ne vont pas.

C’est un 10, mais la fin peut déplaire. C’est un 10, mais attention c’est assez gore.

On retrouve donc aussi cette idée pour la thématique des histoires et ici, c’est ce qui est attendu. Pour vous donner une idée, je vais le transposer à mes livres.

JTV : C’est un 10, mais c’est un connard.

AVS : C’est un 10, mais c’est mon patron et il a déjà une copine.

DLPEN : C’est un 10, mais c’était mon premier amour et ça s’est mal fini.

LOMCTR : C’est un 10, mais je ne suis pas amoureuse de ce chevalier.

Concrètement, le thème ne se transpose pas uniquement à la new romance. C’est un thème très large, d’autant plus qu’en new romance, les genres dark romance et MM sont par exemple acceptés. Mon texte sera donc une aiguille dans une botte de foin !

 

De quoi va parler ton histoire, du coup, jordane ?

 

Souvenez-vous, je vous avez parlé cet été de la reprise d’un vieux manuscrit ( qui est tjs en cours d’écriture d’ailleurs), une romance contemporaine friends to lovers à l’université : eh bien ce sera celle-ci. Une romance légère, young adult. De quoi s’offrir de la bonne humeur !

 

Résumé :

 

 

CONCOURS

Salut !
Moi, c’est Sasha, beau gosse de 23 ans, étudiant en fac. J’aime le basket, ma drogue… et les gros seins, mon kif suprême ! Ouais, je sais, ça fait lourdaud de base de dire ça, mais c’est un fait : je ne sors qu’avec des filles ayant au minimum un bonnet D. Le reste, je m’en fous pourvu que la fille ait un minimum de charme. 

Je vis en coloc avec mon amie d’enfance, Elley. Je m’entends super bien avec elle, mais voilà… Il a fallu que son chéri la trompe pour qu’elle déprime grave. Mes deux amis, Côme et Eliott, me lancent alors un pari contre un billet : peloter la poitrine d’Elley pour qu’elle oublie l’autre enfoiré ! Me doutant de sa réaction directe, je refuse, mais les circonstances me font revenir sur ma décision et me voilà avec mes mains sur sa paire de seins !

La plus grosse erreur de ma vie ! Je ne pense qu’à ça depuis ! Elle n’entre pas dans mes standards habituels avec son 95C. Pourtant, j’ai encore envie de les tripoter au point de penser que c’est la meilleure poitrine que j’ai eue en mains, mais… c’est ma meilleure amie ! Help !

 

Voilà un peu le speech ! Vous aurez donc compris que le thème, pour ma part, sera :

C’est un 10, mais… c’est ma meilleure amie !

 

Je compte sur vous !

 

Vous savez tout ! Je vous propose une lecture régulière et gratuite pendant les 3 mois du concours. Seule contrainte, notre rdv pour ouvrir un nouveau chapitre en likant d’un « j’aime » et en partageant !

Vous pourrez lire en créant votre compte soit directement sur le site fyctia, soit en téléchargeant l’application sur votre téléphone. On verra à l’issue comment cette histoire finira en terme éditorial.

Donc RDV le 20 janvier pour découvrir l’histoire de Sasha et Elley !

 

 < Je fonce lire cette histoire ! > 

 

 

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Je suis multipotentielle !

Alors que je viens de faire mes 40 ans, j’arrive à une étape de ma vie où je me rends compte que je ne me connais pas aussi bien que je le pensais. Ou du moins, j’ai nié pas mal de chose sur moi qui me construisent pourtant, qui étaient là, et que j’occultais plus ou moins volontairement. Parce qu’il nous faut entrer dans des cadres, parce qu’il faut suivre une norme, parce que c’est pas possible que ce soit ainsi, parce que c’est mal vu etc.

 

Parmi mes découvertes, j’ai réalisé que j’étais multipotentielle ! 

Quézako ? 

Je vous explique tout ça !

 

 

La mutipotentialité ou l’art du couteau suisse !

 

Définition

 

     Si je prends la définition de mon ami Wikipédia, il est dit : » La multipotentialité est un terme éducatif et psychologique qui se réfère à la capacité et à la préférence d’une personne d’exceller dans deux ou plus de deux champs différents.

    Il peut également se référer à une personne dont les intérêts s’étendent sur plusieurs domaines, plutôt que d’être fort dans un seul. Ces traits sont appelés multipotentialites, tandis que le terme « multipotentialiste » est plutôt employé pour les personnes présentant ce trait de caractère.

    En revanche, les personnes dont les intérêts se trouvent globalement dans un même domaine sont appelés « spécialistes ». »

     Autrement dit, être multipotentiel ne signifie pas être un cador dans une spécialité, mais être un touche à tout, être capable d’assimiler plusieurs domaines et les mettre en pratique. Un multipotentiel, c’est un polymorphe. Il prend la forme de ce qu’il connait.

 

ça, c’est le dessus de l’iceberg. 

 

 

Et moi alors ?

 

Pour creuser un peu plus cela, voici ce que je suis et qui répond à la personne étant multipotentielle…

 

1/J’ai une curiosité insatiable pour tout plein de choses au point que dès qu’un truc m’intéresse vraiment, je vais m’y plonger jusqu’à ce que j’en ai fait le tour. Les domaines sont variés. Dernièrement, je me suis penchée sur la lithothérapie et les chakras, les huiles essentielles, j’ai fait la méthode Konmari, j’ai fait mon ikigai, par ce que je me cherchais et que c’était des « médecines / developpement personnel » qui pouvaient répondre à ma quête. Tout peut m’intéresser si j’y vois un besoin de le mettre dans mon couteau suisse. Du coup, j’ai plutôt une bonne culture générale : vu que je m’intéresse à beaucoup de choses variées. Je saute du coq à l’âne tout le temps. J’ai 60 onglets en moyenne ouverts dans mon smartphone pour creuser chaque sujet ouvert ! J’ai des carnets pour des thématiques différentes. J’aime la diversité en tout : vêtements, arts, apprentissages. Le moindre questionnement doit trouver réponse. Un mot de vocabulaire, je fonce voir la définition. On me parle d’un procès, je vais suivre toute l’actualité du procès. Ma fille aime Miraculous : j’ai regardé TOUS les épisodes de Miraculous !

 

2/ J’ai 36 projets ouverts et je n’arrive pas à les clôturer ! J’ai toujours plein de trucs sur le feu, qui attendent d’être achevés, sauf que je rajoute toujours des trucs qui font que je ne l’achève jamais vraiment. Je fais donc des maj ! Je ne peux pas faire la même chose pendant toute une journée. Je ne peux pas faire la même chose tous les mois. Je dois tourner, sinon je m’ennuie et j’abandonne, alors que je sais très bien faire ! Je me lasse vite. J’ai besoin de nouveautés constamment. Je peux vite m’ennuyer à faire toujours pareil ! Il faut que ça bouge, que ça change ! Par exemple : plus jeune, je changeais régulièrement les meubles de ma chambre de place ! Aujourd’hui, je le fais moins parce que je déménage tous les quatre ans et que donc cela m’apporte une nouveauté que je n’ai pas besoin de créer. Cette indécision permanente, cette impossibilité à se fixer sur quelque chose indéfiniment expliquait aussi mon incapacité à trouver un travail qui me convenait jusqu’à il y a trois ans avec l’autoédition. Ce fut le cas plus jeune, en travaillant en grande surface, où j’avais besoin de faire autre chose que de l’encaissement. Je cherchais le moindre prétexte pour alterner mon travail : faire le roller, ramasser les paniers, la marchandises, aller en réserves etc. On m’a donc proposé de faire la formation d’employés et de la planification d’horaires. Je pouvais tourner entre mes différents postes. Mais ce n’était pas un métier qui me bottait ; je ne voyais pas d’évolution. Je stagnai à faire des choses répétitives, même avec trois postes différents ! Est ensuite venue l’édition où je me suis sentie mieux. Quand on me demandait ce que je voulais faire plus grande, j’étais incapable de répondre, parce que tout m’intéressait, mais rien en particulier.

Je peux vite être frustrée. J’ai tellement d’idées en tête, ça fourmille tellement, que je veux tout faire en même temps et bien évidemment, je n’y arrive pas !  J’ai une pensée en arborescence. D’une branche, je crée des dizaines de ramifications. Je papillonne du coup. Je ne peux pas faire une tâche à la fois. j’ai toujours deux ou trois tâches ouvertes sur l’ordi.

Exemple : mon site web ici même. Je viens de faire la seconde partie de la refonte et déjà j’ai une to-do list pour une troisième partie ! Je me dis :  » tiens je pourrais mettre en place un espace membre pour faciliter l’achat des produits en boutique avec une connexion et un profil membre. Et là, la ramification commence -_-. Je m’imagine un espace privé pour des histoires dédiées à une communauté privé, j’imagine un espace de publication pour ceux qui veulent tenter l’écriture, j’imagine un forum, j’imagine une boutique privée… et après j’imagine plein de trucs pour chaque partie. J’IMAGINE ! Tout le Temps ! Matin, midi, soir, la nuit, à table, aux WC, dans la douche, en faisant les courses, devant mon ordi ; ça n’arrête pas !

 

3/ une grande soif d’apprendre. Si je m’intéresse à qqch, je vais y aller à fond, Je creuse, je vais au bout des choses jusqu’à en avoir fait le tour. 

  • je voulais continuer une histoire manga que j’ai adoré car frustrée, j’ai écrit la suite en mode fanfiction => classée parmi les meilleures dans le site de fanfics référant.
  • dans la communauté de ce manga, je ne m’y plaisais pas. J’ai donc appris à créer mon propre forum et j’ai crée ma communauté : une des plus actives de France autour de cette oeuvre aujourd’hui.
  • pour embellir mon forum et voulant proposer un lieu agréable à ma communauté, j’ai appris le design et le codage en freelance, avant de passer mon diplôme d’infographiste multimédia. Donc en plus de l’écriture, je fais du graphisme et je code ! 3 domaines différents pour l’instant à mon compteur.
  • L’écriture de fanfic, c’est bien, mais c’est pas aller au bout des choses pourquoi ne pas écrire ses propres histoires. J’ai donc écrit ma propre histoire et l’ai faite éditée.
  • Frustrée par l’édition traditionnelle car je me sentais prisonnière, j’ai bifurqué en autoédition et j’ai appris comment éditer un livre. Donc aujourd’hui, j’ai la casquette d’éditeur ! => 4eme domaine d’expertise
  • Voulant améliorer mon anglais pour suivre des tutos en anglais, je lis des webtoons en anglais pour apprendre la langue plus facilement. Donc j’approfondis mes langues ( Note : il m’arrive de lire des scans en espagnol aussi !)
  • Voulant améliorer mes ventes, je lis des livres sur le marketing digital. J’apprends donc les bases du marketing alors que je n’y connais rien du tout ! Nouveau domaine d’expertise en cours !

Et ce n’est pas tout ! J’ai des formations en dessin qui m’attendent, je vous en avais parlé, j’ai fait une formation sur la création d’un livre audio, j’ai des formations organisationnelles en tiroirs. 

Voilà ! J’APPRENDS à outrance !

 

4/ J’ai une grosse capacité d’analyse et d’adaptation. Mon vécu le renforce puisque mon mari a un métier à mutation, mais tout ce que j’apprends me permet de m’adapter rapidement. J’applique vite ce que j’ai appris. Non seulement, je sais appliquer les enseignements de mes apprentissages passés à mes nouvelles problématiques, mais en tant que personne multipotentielle, je suis « cablée » depuis des années, pour faire fonctionner à plein régime les deux hémisphères de mon cerveau. Je sais être polyvalente. J’ai un gros sens de l’observation et une mémoire photogénique. Et je cherche un sens à chaque chose, une pertinence à mes besoins. Si j’estime que ça peut m’être utile, je creuse en me formant. Enfin, propres aux multipotentiels, je fusionne toutes mes compétences pour créer de nouvelles idées.

 

5/ Je suis dans ma bulle ! Le nombre de fois où on me dit que je n’écoute pas, que je suis ailleurs, que je décroche du quotidien et que je ne dis rien de ce que je pense ! Parce que je ne peux pas dire tout ce que j’ai en tête ! Je dois pondre des dizaines d’idées par jour entre l’écriture et les à-côtés de l’entreprise, puis mon quotidien ! Sur un mois, imaginez la to-do list que je devrais noter ! Je fais donc un tri dans ma tête entre ce qui a de la pertinence ou pas, mais ça ne tarit pas le bouillonnement d’idées ! L’envers du décor, c’est que je peux vite saturer. Je suis vite vidée de mon énergie, je fais des migraines, j’ai besoin de calme, d’isolement. Je suis donc introvertie dans certaines situations, solitaire même. Je ne me fais pas des amis facilement. J’analyse beaucoup avant, j’observe. Certains disent qu’on a une intuition plus développée. En fait, je me demande si la compagnie des autres me fait gagner ou perdre de l’énergie et du temps, et ce, même si la présence d’amis est source de plaisir. Tout simplement, parce que ça augmente ma frustration à ne pas faire ce que j’ai en tête. Pourtant, un être introverti peut tout autant être sociable ! J’ai confiance en mes capacités et je suis assez sûre de moi à côté et quand on me parle, je réponds, je discute et je m’emballe vite ! J’ai un débit de paroles de dingue ! Pourquoi ? Je veux vite sortir tout ce que j’ai en tête évidemment ! Tout se bouscule et j’ai du mal à canaliser, je veux imposer mon idée, car je doute qu’on me comprenne, et je débite. 

J’ai  une faculté à développer et entretenir un réseau ( puisque j’ai actuellement plusieurs communautés sous mon aile sur fb), mais j’ai du mal à me trouver sincère dans mes démarches auprès des gens. Je ne suis pas démonstrative côté affectif avec les gens. Du coup, j’ai toujours l’impression de paraître distante. Je réalise que c’est sans doute liée à cette multipotentialité. Je crée pour les autres, mais j’ai du mal à transmettre les sentiments qui vont avec. Du coup, je transmets mes états d’âme par ma créativité, par du contenu.

 

6/J’ai une grosse créativité ( bujo, coloriage, écriture, graphisme, etc)… Je suis absolument dans le DIY ( Do it yourself). Je vais réfléchir des heures, mais à la fin, je ferai moi-même de A à Z. J’ai une prédisposition au leadership, mais sans employés ! Et c’est donc logique que finalement, je me sois orientée vers l’auto-entreprise inconsciemment. J’ai du mal à déléguer. Ma curiosité s’allie à celle du challenge. Je ne lâche rien tant que j’ai pas trouvé la solution. Je peux faire une pause pour me recentrer, mais je n’oublie pas et cherche quand même le truc qui coince. Par exemple, le codage est typique de cette attitude. Je peux passer trois jours sur un bug informatique. Je vais le retourner dans tous les sens jusqu’à trouver le problème. Je n’aime pas l’échec car je sais que la résolution est une forme d’apprentissage que je ne répèterai pas. 

 

 

COMMENT AI-JE RÉALISÉ que j’en Étais une ?

 

C’est bête à dire, mais c’est grâce à l’autoédition !

 

En vérité, depuis deux ans, je me sens « à part », à contre-courant. Encore plus que d’habitude.

Ma résilience me faisait dire que c’était qu’une impression jusque-là, que je suis comme tout le monde, mais en vérité, je me rendais bien compte que j’essayais de rentrer dans des moules qui ne m’étaient pas adaptés. J’essayais de me convaincre que la chaussure de Cendrillon pouvait aller à mon pied en travaillant avec un éditeur ! Mais plus je me forçais et moins ça entrait. Plus j’essaie de me définir dans une case, moins je me sentais à l’aise dedans alors que je l’aimais bien quand même, cette case, mais d’une autre façon. Alors j’ai décidé de partir en autoédition. Mais là encore, j’avais l’impression que quelque chose clochait jusqu’il y a peu… Je restais incomplète.

Dans mes dernières formations marketing, j’ai approché des coachs en développement personnel et c’est là que j’ai eu le déclic ! J’ai lu un type de profil qui me parlait. Réellement. Vous savez, la checklist où vous cochez au fur et à mesure. « Tiens, ça c’est moi, ça aussi, ça aussi… putain, ça aussi ! » Ce que je n’arrivais pas à définir, j’ai pu enfin y mettre un nom ! MULTIPOTENTIELLE ! Ce que je niais, ce qui était pourtant intrasèquement en moi a un nom ! J’ai une case qui existe pour mon cas : je fais partie de ceux qui ne rentrent pas dans une case car je suis multicases ! Et c’est pas grave, ça arrive ! Ce n’est pas une anormalité, juste un fonctionnement neuronal, psychologique, différent qui nous rend singulier.

Les Multipotentiels ont la capacité de combiner 2 ou 3 domaines et de créer quelque chose de neuf à l’intersection, comme une capacité de connecter des choses qui ne le sont pas encore et met en avant leur grand potentiel de créativité.

Involontairement, ou plutôt inconsciemment, j’ai créé mon réseau neuronal convergeant vers un métier qui répond à cette multipotentialité : l’autoédition. Codage, graphisme, écriture, gestion de communauté etc : tout se regroupe dans ce métier parce que, justement, on doit être multicasquette ! Mais ce qui peut me différencier de certains autres auteurs, c’est que j’avais déjà des compétences multiples avant de commencer, ce qui me donnent un avantage certain. J’en suis venue à ce mode d’édition parce qu’il me correspondait vraiment. Là où d’autres vont se tenir à quelques essais sur les casquettes, moi je vais y aller à fond et je vais même aller au-delà en cherchant des compétences connexes. Là où certains vont déléguer ou abandonner, moi je fonce tête baissée, je kiffe et j’y arrive !

 

Inconsciemment, depuis plus de 10 ans, mon for intérieur m’a poussé à répondre au besoin de laisser parler ma créativité  et à m’y concentrer dessus. Les fanfics, le forum, puis l’édition traditionnelle, puis l’autoédition. Le loisir s’est enrichi en devenant pluridisciplinaire et s’est professionnalisé ! Oui, mais voilà, un multipotentiel qui s’ignore ne va pas oser exprimer ses capacités à fond parce que, tout simplement, il a l’impression de ne pas être légitime à le faire, on va lui dire qu’il s’éparpille, qu’il faut se décider, qu’il ne va pas dans le sens du courant, que ce ne sont que des loisirs, qu’il faut une spécialité. Le discours consensuel, c’est  » on n’a pas des passions, mais une passion. Pas des vocations, mais une vocation ! Tu penses que ta passion est l’écriture, alors écris ! Reste focus sur ça ! « 

Donc à défaut d’avoir une seule passion, on n’en a pas ! On aime tout et rien à la fois. On se satisfait de rester moyen en tout au lieu de le laisser exploser. On passe pour un imposteur car on sait tout faire mais pas à fond, donc on n’est pas considéré comme complet.  Et je réalise que depuis que je suis en autoédition, je n’ai pas réellement laissé exploser ma multipotentialité non plus, même si elle est sous-jacente depuis le début, même si elle me fait des appels du pied. Je connais mes multi-compétences, mais comme le veut la norme, on essaie d’être bon en un seul truc et je l’ai ignorée, je ne l’ai pas reconnue pour ce qu’elle était et pouvait réellement m’apporter. J’ai fait le minimum avec.

Donc je me suis concentrée surtout sur l’écriture et fais comme tout le monde. Je suis restée timide. Je fais un peu d’infographie, mais pas trop. Je fais le minimum pour mon site. Je me concentre sur les romans et ça suffira… Sauf que je sens que ça ne va pas, ça ne suffit pas aussi bien pour le développement de mon entreprise que pour moi-même. Je mets mes compétences dans des cases. Je les cloisonne au lieu de les assimiler. Je ne les entremêle pas vraiment. Je les laisse à leur place dans mon CV, dans leurs cases respectives, mais ne les fais pas assez travailler ensemble. Je n’utilise pas la multipotentialité pour ce qu’elle peut apporter : créer quelque chose de neuf à l’intersection. Je fais un simulacre. Ma soif de progression est toujours là, celle d’apprendre encore plus, mais mon épanouissement reste en demi-teinte, car « il faut consacrer son temps au plus important ! »,  » La rentabilité est dans tes romans, donc produis ! ». 

 

 

L’heure du changement de fusil d’épaule

 

Depuis que j’ai découvert ce qu’est la multipotentialité, je me sens moins gênée, comme si jusqu’à présent, je m’excusais d’avoir plusieurs préférences. Je sais que je peux maintenant prendre plus facilement le droit de raccorder mes ramifications entre tous les domaines que je maîtrise, parce que je ne suis pas seule à être comme ça ! Parce ce que ce n’est pas une tare, mais un don à considérer comme tel, une particularité qu’il faut revendiquer plutôt que l’étouffer. Je vois les choses autrement, plus grandes, plus à mon image. 

Mettre un nom sur un comportement me fait réaliser que je dois assumer, que justement j’ai tout à montrer, que j’ai le métier adéquate pour. Je peux m’épanouir dans mes multiples casquettes, créer d’autres casquettes et le tout pour un même but : mon entreprise.

 

C’est ce que je fais depuis un mois. J’ai commencé à mélanger les choses, mais ça va se renforcer dans les prochains mois. Je sais que j’ai donc trois points à travailler à présent que « je sais ».

  • accepter d’être multipotentielle et notamment auprès de mes proches. Montrer que je peux compiler tout pour produire vraiment quelque chose de super. Je le faisais déjà un peu, mais quand je me présente, je dis que je suis auteure. Or, je devrais dire que je suis multipotentielle. Je dois revendiquer mon potentiel particulier sans rougir. Ne pas avoir à s’en excuser ni avoir peur du jugement dépréciatif  et continuer à écouter mon subconscient. 
  • je veux tout faire tout de suite. Souvenez-vous : la frustration de ne pas pouvoir tout dire, exprimer ! Je sais donc que je dois prendre le recul nécessaire pour m’organiser afin de mettre en place tout ce que j’ai en tête. Je sais aujourd’hui que c’est normal de considérer le temps comme mon pire ennemi. Je ne dois pas m’angoisser à ne pas arriver à le développer rapidement et surtout ne pas m’angoisser à me sentir submergée par tout ce que j’ai en tête. Je dois lister mes idées au max et et m’accorder des moments pour faire chaque chose. Je dois l’assumer, le revendiquer, et apprendre à prioriser, même si tout me semble être prioritaire ! Je dois me dire que j’ai le temps de faire, que mon côté multipotentiel se verra avec le temps.
  • je dois accepter mon organisation particulière, parce que je suis particulière, plutôt que de me dire que je ne sais pas m’approprier la méthodologie des autres, que c’est grave et que je dois insister. Depuis quelques temps, je vois bien que toute forme de coaching demandant une rigueur ne me correspond pas. Tout simplement, parce que mon côté changeant va à l’encontre d’un planning routinier et calibré sur un temps donné. Je dois accepter mon propre process de gestion, le laisser se construire aussi sans culpabiliser de faire comme les autres. Quand on me dit que je suis bordélique, je répondais toujours que je suis organisée dans mon bordel. En fait, d’un regard extérieur, finalement, ça se comprend quand on me voit avec 10 projets sans aucun rapport les uns avec les autres sur mon bureau. Et moi, inconsciemment, je n’avais pas tort non plus, car effectivement, j’ai mon schéma particulier en tête.
  • je dois en parler ! Je dois extérioriser ce qui fait turbiner mon esprit. C’est pourquoi j’écris aussi cet article. J’ai la tête ailleurs, oui, mais je pense que si je le partage, je vais me soulager aussi la tête sur ce qui est bon à retenir ou pas, mais aussi sur mon comportement. Pourquoi je fais certaines choses plutôt que d’autres. Vos avis peuvent m’apporter un éclairage positive entre ce qui est à garder en tête et ce qui est à oublier pour développer mon métier. À cet effet, c’est pour ça que j’ai entamé des sondages sur le groupe facebook. Je dois aussi partager avec vous ce côté multipotentiel, vous montrez tous les centres d’intérets qui me construisent et qui m’inspirent pour que vous compreniez pourquoi je n’écris pas un livre en deux mois, pourquoi il m’arrive de faire des temps de pause volontairement par exemple et touuuuut ce qui m’intéresse. Je ne suis pas dissipée, mais juste avide de connaissances et de plaisirs divers.

 

 

J’avoue que je me sens plus équilibrée depuis que je sais ma particularité. C’est un poids en moins sur ma tête et ça me permet de comprendre des détails sur moi : j’ai une explication toute faite à présent sur certaines attitudes. Maintenant, je dois encore aligner tout ce qui me définit pour parfaire cet équilibre. Mais je sais que rien n’est impossible à présent que j’ai retiré cette barrière de l’anormalité qui me pesait. Je ne suis pas anormale, j’ai juste une zone de douance par rapport aux autres.

 

 

La Suite

Quelle suite donner à mes écrits pour 2020 ?

☆*―Parlons un peu… avec transparence.―*



Voilà un mois que le T5 de JTV est sorti. Le temps passe vite.


Je n’ai pas encore eu les retours de tout le monde, mais les ventes ne sont finalement pas trop mal quand on sait qu’il s’agit du 5ème tome d’une histoire. C’est très difficile de garder les ventes au fur et à mesure des tomes qui s’ajoutent. Il y a des gens qui abandonnent, d’autres qui découvrent, d’autres qui attendent la fin ou qui zappent la sortie et puis ceux qui se précipitent dessus pour le lire dans l’heure qui suit. Cela peut donc beaucoup varier lorsqu’il s’agit d’une saga. Je pense qu’il est important de parler avec transparence de ce que peut induire les ventes et la mentalité des gens sur les suites des publications. En maison d’édition, beaucoup d’éditeurs deviennent frileux à éditer des sagas longues à cause justement de ce risque de ne pas pouvoir poursuivre la saga jusqu’au bout, faute de ventes conséquences pour les raisons cités plus haut concernant le comportement des lecteurs. Ce cas se généralise aussi sur les maisons d’édition de mangas. Beaucoup retardent des publications ou arrêtent des séries longues, car les lecteurs n’achètent plus les livres dès leur sortie. Encore il y a quelques jours, je suis tombée sur un communiqué de Komikku, la maison d’édition de mangas, qui publie le magnifique The ancient Magus bride, et qui explique leur situation critique (lisez le communiqué, le parallèle avec les sagas romanesques est le même : https://buff.ly/37vCumz).


Qu’en est-il pour mon cas ?


Ma chance est de ne pas dépendre d’une maison d’édition. Je ne subis donc pas les choix des éditeurs. Cependant, en tant qu’auteur indépendant, je reste quand même dépendant des revenus qui me reviennent pour faire tourner ma propre machine. Autrement dit, je vends, je fais plein de choses. Je ne vends pas, je ne fais rien et revois ma copie. J’ai vendu 400 ebooks et presque 100 papier du T5 de JTV en 1 mois. Pour un 5eme tome, ça reste honorable, surtout pour de l’autoédition. Cela ne me permet pas de me dégager un mega salaire, mais me permet quand même de prévoir deux trois bricoles pour 2020. Je suis loin des ventes des premiers tomes, mais en même temps, j’ai pris plusieurs risques par la suite qui peuvent aussi expliquer ce résultat d’aujourd’hui : mon boycott et ma rupture de contrat avec mon ancienne ME, la longueur de l’histoire qui n’était pas prévue à la base sur autant de tomes entre autres. Pour autant, je ne regrette pas ces prises de risques. Elles me construisent, me permettent d’affirmer mon identité et mon style. JTV est certes un format long, mais un format peu courant dans la romance. Je veux proposer ce format feuilleton dans la romance, car on est dans une autre optique de lecture, le plaisir est différent, l’attachement à l’histoire aussi. Sortir des sentiers battus impliquent la prise de risques et les déconvenues possibles au même titre que les surprises. Il me paraît important d’être fidèle à mes convictions plutôt que de me fier aux humeurs de chaque lecteur. C’est pourquoi je m’accroche au format saga. C’est un format qui ne doit pas disparaître au profit de la lecture rapide. Prendre le temps de temps en temps, c’est bien aussi ! Je suis par conséquent contente de ce résultat sur les dernières ventes en regardant l’environnement de cette histoire : la concurrence, les choix de format des lecteurs, l’univers même de JTV axé sur la psychologie des personnages, les déboires de son édition etc


Qu’en est-il pour la suite ?


Vous avez pu apercevoir la cover du T6 à la fin du T5. Son écriture avance bien. Je dois être à 60% de son écriture sur cahier. J’espère pouvoir vous fournir cette suite pour l’été 2020. Pour autant, il me semble important au vu des difficultés de ventes des sagas, de ne pas me contenter de ce format, même si je l’aime beaucoup. Je n’aurais donc pas d’autres choix que d’entrecouper ces suites par d’autres histoires au format one shots. Parce que ça n’appelle pas de suite et propose une fin rapide, parce que ça m’ouvrirait aussi à un autre lectorat, parce que j’offrirai plus de variétés dans mon catalogue et parce qu’il me faut penser au bien-être de mon entreprise, je me dois d’accélérer mes publications en passant de une à deux, voire trois publications par an. Or, les sagas me prennent beaucoup plus de temps à l’écriture. La concentration est plus intense, les va-et-vient entre les tomes pour garder une cohérence sont légions, le caractère psychologique plus profond m’oblige à plus de vigilance. J’ai donc prévu de sortir un one shot pour 2020. J’ai ressorti de mes tiroirs le titre provisoire Puisque la pluie. J’aimerais vous le proposer pour mars, mais ça va être chaud. On verra. Toujours est-il que pour assurer la pérennité de mon entreprise tout en conservant mon plaisir d’écrire des sagas, je dois alterner entre les deux formats. Cela me demande évidemment beaucoup de travail et je vous dis ici que des prévisions que je confirmerai ou pas ultérieurement. Concernant AVS2, il est également prévu pour 2020. L’idée est de le reprendre dès l’écriture de JTV6 sera fini. J’aimerais pouvoir vous le proposer pour fin 2020. Je clôturerai ainsi cette saga dont je sais que la suite est également attendue.
Par la suite, j’alternerai donc plus qu’entre une seule saga et des one shots. Couvrir plusieurs sagas à la fois m’est trop compliqué. Les sagas sont devenues ma prise de risque dans ma maison d’édition. Je dois donc pouvoir combler cette prise de risques par des one shots pour pouvoir rentabiliser mon entreprise, pouvoir la faire évoluer et faire des salons. Même si Rome ne s’est pas construite en un jour, des choix se sont imposés pour qu’elle soit devenue celle qu’on connaît aujourd’hui. Je dois donc me projeter davantage dans l’avenir et anticiper, si je veux pouvoir évoluer. Par conséquent, mes sagas Hello World ou encore Projet Fenris devront attendre encore dans mes tiroirs avant d’être dans vos mains, le temps que JTV et AVS soient finies. Je préfère fonctionner ainsi plutôt que de me résoudre à abandonner complètement ces projets par problème de rentabilité.


Bien évidemment, reste votre fidélité et votre engouement. Comme le dit Komikku, tout dépend des lecteurs. Les choix du calendrier dépendent beaucoup des lecteurs et de leurs achats. Acheter dès la sortie, c’est permettre aux éditeurs de mieux se projeter sur la suite. C’est la même pour tous les auteurs indépendants. Acheter ! Un mot bien plus important que télécharger illégalement. Acheter, un mot bien plus important pour aider un auteur à continuer son activité. Sachez toutefois que je suis très heureuse de votre fidélité, de votre soutien sur la saga JTV. Comme je le disais plus haut, les ventes du T5 restent honorables. Je n’ai pas à me plaindre. Je me projette seulement davantage pour pouvoir avoir plus de largesses plus tard et ainsi faire des salons, proposer plus de goodies, etc. À ce sujet, je vous communiquerai bientôt une bonne nouvelle! ^^


Restez donc connectés !

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Bilan 2018 / Objectifs 2019

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2018 se finit, 2019 est là : il est l’heure du bilan !

2018 : année du come back

Si je n’ai rien publié en 2017, 2018 fut une année prolifique. J’ai légèrement changé mes plans par rapport aux projets que j’avais il y a un an, mais ce fut plutôt positif. Mon année s’est divisée en deux parties : les 6 1ers mois et les 6 derniers.

1/ rétrospective de cette année

427405 nathalie jomard nous parle metro boulot 622x600 3Le début d’année fut compliqué. Ma fille étant née le 28 décembre, mon 1er trimestre 2018 fut au rythme des couches, bibis et dodos. Couplez cela à ma propre fatigue post accouchement, j’ai dû donc mettre l’édition de côté. Ma fille a complètement changé mon rythme quotidien. Elle a divisé mon temps libre par trois. Ce qui fait que les seules choses faites durant cette période en édition furent de recopier À votre service ! sur ordinateur.

À partir d’avril, Lucile a commencé à faire des nuits complètes, ce qui m’a permis d’être moi-même plus reposée et de recommencer à bosser. L’éditing de AVS commença. Entre correction, mise en page et découverte de l’autoédition à travers les publications, j’ai passé beaucoup de temps à tester, à comparer, à prendre des notes et à pester ! Mon mari est entré dans la course comme correcteur et mon premier livre autoédité est sorti le 1er juin.

Ce fut une fierté énorme ! Un soulagement de publier enfin quelque chose. Un doute sur l’histoire qui n’avait rien à voir avec Je te veux !. Une peur de faire un bide après tant de temps d’absence. Une conviction que l’autoédition était faite pour moi malgré tout. Une réalité évidente que l’autoédition est boudée par certains qui ne me boudaient pas quand j’étais éditée.

À partir de juillet, la réédition de Je te veux ! commença. Mon mari corrigeait et moi je mettais ensuite en ligne et ce, jusqu’en novembre. Un rythme soutenu, accompagné de commandes de covers de collègues auteurs ou autres demandes pour mon travail d’infographiste et me voilà débordée !

52248460Je n’ai pas levé la tête durant cette période !

Ce fut à la fois grisant de retrouver JTV, mais aussi usant de le promouvoir à nouveau. J’avais l’impression de pédaler dans la semoule, de brasser de l’air. Pire que tout, plus j’avançais dans les tâches à accomplir, plus de nouvelles venaient s’ajouter. La poisseuse que je suis s’est vue prise au dépourvu par des bêtises involontaires qui m’ont fait perdre beaucoup de temps. Je suis ressortie lessivée. Ma fille toujours scotchée à ma jambe, je ne savais plus trop où donner de la tête.

Cette période s’est calmée avec l’arrivée de JTV4. Bizarrement, je l’ai abordée avec plus de sérénité. J’ai pris le temps de préparer son arrivée pour la fin d’année. Bien sûr, j’ai encore eu des couacs indépendants de ma volonté, mais le livre est sorti comme convenu. La sensation d’accomplissement est enfin arrivée avec cette date fatidique du 20 décembre. Mon objectif était de sortir les 4 tomes de JTV cette année et j’ai réussi. Aujourd’hui, je suis dans un état de relâche complète après la pression que je me suis mise cette année. Un peu l’effet stone après avoir pris son calmant !

Il y a eu donc en tout 3 rééditions et deux inédits cette année, soit 5 livres sortis en 6 mois.

Un marathon qui m’a laissé sur les rotules, mais qui m’a permis de rétablir mon catalogue de livres sur les plateformes. Il était temps vu que je n’avais plus rien en ventes depuis le 1er janvier et il était difficile de dire que tu es romancière quand tu n’as aucun livre publié pour l’attester. Ce marathon m’a aussi permis de donner enfin de la nouveauté à lire et de revenir sur scène. J’ai rattrapé mon retard d’un inédit par an en en proposant deux, 2017 ayant été une année de disette.

2/ les résultats de cette année

RESULTATSEn stoppant JTV l’année dernière, je savais que je prenais un risque énorme. Ne rien publier en autant de temps également. Produire une saga est compliquée dans le sens où il faut tenir en haleine le lecteur non seulement avec le contenu, mais aussi au niveau du temps d’attente entre deux volumes. Malheureusement, je pêche dans les 2 cas.

On perd forcément des lecteurs en cours de route. Le fait d’écrire des sagas inclut une lassitude chez certains lecteurs, un abandon chez d’autres car pas comme ils l’auraient voulu. Enfin le manque d’informations fait que certains passent à côté de la sortie ou oublient de l’acheter. On se dit : « Tant pis ! Je verrai quand tout sera fini. »

Je suis hélas face à tout cela. J’ai constaté pas mal de choses cette année. Le milieu a changé, le comportement des lecteurs aussi. Ce qui se faisait il y a deux ou trois ans se fait beaucoup moins. Ce qui marchait avant, marche moins. Il faut s’adapter, évoluer, trouver des solutions de rechange. Il faut se remettre en question constamment, réfléchir à comment se projeter sur la prochaine année et trouver de nouvelles approches avec les lecteurs. Bref ! Le cerveau a fumé cette année.

Ayant deux histoires sur les rails, j’ai donc adopté deux stratégies, sachant que chacune de mes histoires pouvait me projeter dans une ou dans l’autre de ces stratégies.

1ere de couv rvbÀ votre service ! étant un feel good, j’ai donc choisi après un mois de présence sur toutes les plateformes de le mettre en exclusivité sur amazon et de le mettre à disposition des abonnés KU. Un nouveau lectorat s’est greffé à celui de JTV. Certains, étant moins porté sur l’érotisme, ont trouvé leur bonheur avec AVS. D’autres ayant lu JTV l’ont préféré à ce dernier.

J’ai donc appris à apprivoiser le système des pages lues, noté les mois prolifiques ou non, constaté le ratio pages lues / gain et voir comment l’abonnement KU impactait le classement amazon et les services annexes proposés par KDP.

AVS a pu ainsi participer au concours des Plumes Francophones de cette année. Ce concours dédié aux auteurs auto-édités apporte une visibilité au titre publié puisque Amazon a un encart dédié à ce concours sur son site et tout un système promotionnel, et même si le titre n’est pas dans les finalistes, on est dans la liste des concouristes et donc dans les propositions de lecture. Cela m’a permis de côtoyer via le classement de ce concours les autres auteurs indés, comme moi, de voir qui marchait bien, de constater leur bibliographie, leur pérennité, leur communication. Un apprentissage très intéressant qui montre que des indés réussissent très très bien tout seuls. AVS est resté classé dans les 50 premiers durant toute la période du concours, soit 3 mois, ce qui est pas mal pour un premier livre en autoédition.

AVS a eu aussi la chance d’être éligible à l’offre éclair durant la black week en novembre à l’instar de pas mal d’indés ayant participé aux Plumes Francophones. Autant dire que faire un rabais de 24h sur son livre ne se refuse pas quand on sait le trafic que génère la black week sur le site d’Amazon.

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Ce fut une aubaine. Cela relance clairement les ventes, mais aussi les pages lues. La visibilité perdure sur le mois qui suit l’offre éclair grâce aux ventes qui vous font monter dans les classements et fait donc du bien à l’existence du livre. De tout nouveaux lecteurs découvrent votre livre et viennent par effet boomerang découvrir vos autres ouvrages.

Pour Je te veux !, j’ai opté pour un choix différent.

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Il a d’abord été en exclusivité Amazon, le temps de la réédition afin de le faire découvrir aux abonnés KU avant de basculer dans sa globalité sur les 4 grandes plateformes de ventes avec l’arrivée de JTV4. Mon lectorat sur JTV est disparate. Et cela se vérifie encore maintenant. J’ai beaucoup de lecteurs Kobo. Sachant que Amazon boude l’érotisme pour ses mises en avant, il était donc logique que je le sorte de son exclusivité et que je le publie sur plusieurs points de ventes. Rien ne me sera proposé pour ce dernier par KDP. J’ai donc commencé par le mettre sur les plus rentables : amazon, kobo, ibooks et google play.

En terme de ventes, ça donne donc quoi ?

Eh bien, comme je l’attendais, j’ai perdu entre la moitié et deux tiers de mon lectorat en deux ans. 9991a373c6370b0abbb79cb329b56837ob 901d82 cata

C’est un coup dur, somme toute logique, mais qui va me donner du travail pour les deux années à venir. Les sagas ne sont plus tellement appréciées du public, la surenchère de livres en romance casse les ventes ( plus il y en a, moins les porte-feuilles sont extensibles !) et l’impression de « déjà lu » achève le reste. Reste votre style qui « sauve l’honneur ». Portrait peu reluisant de la situation actuelle qui fait qu’on perd en intérêt auprès du lecteur. Mon absence durant un an et demi/deux ans a fini le constat ; certains n’ont jamais entendu parler de ma bibliographie alors que je suis romancière depuis quelques années. On a l’impression d’être has been, d’être passé à côté du milieu de l’édition.

formation analyse de la situation imgMalgré tout, je reste satisfaite de mes ventes. Je m’explique.

AVS n’étant pas dans la même catégorie de romance, il m’a été donc difficile de vraiment évaluer la situation. Au départ, je me suis dit : »c’est un bide ! ». Puis après réflexion, je me suis dit que non, on ne pouvait pas dire cela, vu sa progression sur l’année et ce que j’ai pu faire avec. AVS a trouvé son public avec le temps. Ce ne fut pas une sortie fulgurante et pourtant, il a plutôt bien vécu cette 1ere année d’édition. Il a eu un public connaissant JTV, mais aussi un public plus large que celui de la romance érotique et ça m’arrange aussi. Ouvrir son lectorat permet ensuite d’exploiter d’autres opportunités d’histoires dans d’autres genres, d’autres styles, et comme j’ai d’autres histoires en tiroir allant plus vers la littérature blanche, ça me va ! Il m’apporte une autre base de lecteurs, plus généraliste, moins spécifique. Il m’a permis aussi de tester Amazon et le service KDP. Il a joué son rôle à la perfection à ce niveau-là puisqu’il a fallu moins de 6 mois pour le voir en offre éclair. Proposition que certains n’ont jamais eu ! Donc, je ne me plains pas. Il a réussi à se vendre malgré tout en se positionnant dans des évènements auxquels je n’avais pas songé quand il est sorti. Même si cela reste en-deça de ce que je vendais avant, il m’a apporté pas mal de constatations et de nouveaux lecteurs.

Pour JTV, l’attente était surtout avec l’arrivée du T4 qui me permettrait de faire de réels comparatifs. Mais là encore, le constat reste le même. Selon les plateformes de ventes, ou je suis stable ou je perds entre la moitié et deux tiers des ventes. JTV a connu la phase de retour avec de nouveaux lecteurs qui ont découvert la saga avec la réédition, puis aujourd’hui le retour de mes lecteurs avec le T4 inédit. Les ventes sont très en-deça de ce que j’avais eu avec le T3. J’ai divisé par deux mes ventes pour la même période. Le sortir à la même date que le t3 il y a deux ans me permet ainsi d’avoir un excellent comparatif sur ce que j’ai vendu entre le 20 et le 31 décembre. Pour autant, même si j’ai divisé par deux mon lectorat, ce que j’ai vendu m’apporte un pécule identique à ce que j’avais touché avec ma ME à l’époque pour la même période avec le T3 (cherchez l’erreur3b440f5bd18d1c0ab65e6b8f98d3fca2). Donc, financièrement, je m’y retrouve, je n’ai pas de réelle perte, et cela reste donc positif sur le fait qu’il ne me reste plus qu’à récupérer les lecteurs perdus et à agrandir à nouveau mon lectorat pour que vraiment satisfaire mon choix d’être auto-éditée et faire tout ce que j’ai encore en tête.

customer service reviewsLe constat au niveau des retours et commentaires est un peu identiques à celui des ventes.

La peur d’être critiqué, la flemme ou le sentiment que le livre est un dû qui ne mérite pas d’émettre son avis, les retours post-lecture se font rares. J’ai lu l’autre jour un auteur dire que le ratio était d’un commentaire pour 100 ventes. Tout cela me laisse perplexe, voire triste. Je n’avais pas ce ressenti il y a deux ans où j’avais beaucoup plus d’enthousiasme à voir des lecteurs me dire leurs impressions post-lecture. Sans doute suis-je vraiment une oldie par rapport à ceux qui sont arrivés entre temps ? Je suis toujours en réflexion sur ce que j’ai pu rater ou sur comment évolue la sphère livresque.

Malgré cela, je garde le moral. Je suis une compétitrice dans l’âme. J’aime le challenge. J’ai déjà plein d’idées en tête et je sais que la reconquête des lecteurs va se faire sur la durée. Ce qui a marché une fois, peut refonctionner une nouvelle fois.

En gros, cette année fut une année d’évaluation de la situation. Établir mon retour dans les bacs, voir ma productivité, les fluctuations de ventes, le pécule mensuel gagné, les réactions du lectorat selon les stratégies et les sorties. Il a fallu plus de travail, plus de patience, plus d’investissement pour me remettre en selle, mais je finis l’année avec mes 1ers objectifs atteints.

2019 : année de la confirmation

L’année 2019 sera donc l’année de confirmation de mon statut d’auto-édité. Si j’ai un pied dans ce type d’édition, je dois mettre le second. Un peu comme quand on marque un but. C’est bien, mais il vaut mieux en mettre un second pour être sûr que l’on va gagner. Je dois donc marquer un second but. Pour cela, des objectifs sont de rigueur ( Ethan, sors de ce corps ! 351d4ebb168f85125cb6502560123593)

1/Reprendre l’écriture

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Ce fut la grande absente de 2018. Je n’ai pas pu écrire durant cette année. L’édition de mes livres a pris tout le temps que j’avais de disponible. C’est pourquoi, 2019 sera une année de production, et il me tarde ! J’ai fini l’édition du T4 avec un gros ras-le-bol de l’éditing. Moi qui aime changer d’activités régulièrement pour ne pas saturer, je n’ai pas pu réellement le faire par faute de temps, par obligation envers ma famille et parce que l’objectif de sortir AVS1 et les 4 tomes de JTV était ma priorité. Du coup, je n’avais qu’une hâte, pouvoir faire autre chose que de la correction et de la mise en page !

Donc, 2019 sera le temps d’écriture de la fin du T5 de JTV et le début de AVS2 ( objectif : écrire au minimum la moitié de AVS2). Pour cela, je me suis fixée un objectif d’optimisation de mon temps pour l’écriture. J’ai donc relevé deux trois méthodes pour être efficace que je compte tester. On verra si elles auront été efficaces dans un an.

2/développer de nouveaux éléments marketing

Il y a un point que j’ai commencé à exploiter, mais que je dois approfondir.

Il s’agit de la vidéo.

Jusqu’à présent, je n’ai fait que des vidéo live sur Fb. Travailler la vidéo fait partie de mes compétences d’infographiste multimédia. Je l’avais travaillée en cours, mais jusqu’à présent, ce n’était pas une de mes compétences que j’avais mis en avant pour mes livres. Je ne suis pas très fan des trailers et je ne voulais pas en faire. Néanmoins, la vidéo a un potentiel promotionnel certain et c’est sur cela que je compte me pencher en 2019.

Ayant appris un peu le logiciel After effect en cours d’infographie il y a quelques années, mais ne l’ayant pas à disposition, j’ai donc investi sur un autre logiciel, moins cher, mais qui reste performant pour l’usage que je compte en faire et qui reprend le même principe de fabrication : Filmora.

Je ne sais pas si vous l’avez vu passer, mais j’ai sorti une première vidéo promotionnelle pour la sortie du T4 de JTV. Cela m’a permis de me refamiliariser avec le video making, mais aussi avec le logiciel et de chercher des idées nouvelles en voyant les possibilités du logiciel. À vrai dire, au lieu de faire un trailer classique avec des bouts de films, j’ai plutôt des idées publicitaires. Tout cela devrait donc prendre forme en 2019.

2019 marquera donc l’arrivée de ma chaîne You Tube avec des vidéos dédiées aux promotions de mes livres, mais aussi peut-être avec des vidéos plus personnelles. Cela dépendra surtout de mon temps disponible.

Autre test : les publicités payantes.

Là aussi, j’ai déjà commencé ce point avec des pubs sponsorisées FB. Je teste, je peaufine le ciblage et évalue les différents supports. Je ne compte pas me cantonner à ce simple réseau. Je compte tester d’autres espaces publicitaires que j’ai listé durant l’année. Les 1ers retours sur investissements commencent à se remarquer. L’idée est d’être visible par un public plus général.

Le retour aux fondamentaux.

mon esprit libre liberte equilibre 5p6sl 2ibe14Durant les deux ans, je me suis un peu perdue. Je me suis éparpillée à essayer de continuer d’exister malgré un manque de sorties inédites et un catalogue ayant disparu. Résultat, j’ai couru à travers les groupes FB et j’ai fini par faire ce qui ne me ressemblait pas.

2019 est donc un retour à l’essentiel. J’ai commencé depuis un bon mois.

  • Je ne participe pratiquement plus aux groupes d’entraides aux auteurs d’une part. Au final, beaucoup de choses m’ont agacé. Aider, c’est bien ; être écouté, c’est autre chose. Il y a des egos qui font lever les yeux, des demandes d’aides qui te font dire que beaucoup n’aident pas à la reconnaissance d’un métier d’écrivain, tant l’écriture et le reste sont pris par-dessus la jambe. Et sinon, on passe pour la moralisatrice de service. Bref, ça me mine plus le moral qu’autre chose. J’ai donc décidé de ne plus intervenir dans les groupes. Si on veut mon avis, mon Mp est ouvert.
  • Je vais moins me promouvoir dans les groupes de lecture. Là aussi, je me rends compte que c’est beaucoup de temps perdu. Trois likes et qui sont de ceux qui me suivent au quotidien, ce n’est pas efficace, et il est évident que ce sont les admins qui font la pluie et le beau temps sur ce qui doit être lu dans ces groupes. Or, je ne me vois pas faire la lèche pour attirer le regard ou rentrer dans un circuit « lisons-nous pour mieux nous entraider ». Je n’ai pas envie de lire les autres, juste pour un retour d’ascenseur. Donc, je repars sur mes fondamentaux, comme avant : je me concentre sur mes pages auteurs et sur mon site. Je recentralise toute mon activité de romancière là où elle doit être, comme avant.
  • Continuez la veille informatique et chercher de nouvelles pistes à exploiter. 2018 m’a permis de noter pas mal de choses sur mon carnet à tester ou à approfondir la recherche. Je compte vérifier toutes ces notes et en trouver d’autres.
  • J’ai également décider de garder mon libre arbitre dans tout ce que je compte entreprendre. Je me suis renseignée pour le coaching et finalement, j’ai décidé de rester libre d’agir comme bon me semble.  Pour ma part, j’ai toujours eu des idées, j’ai toujours suivi mon instinct. Et j’ai toujours agi au feeling. Ce qui m’a gêné dans les propositions de coaching, c’est qu’au final, on entre dans un nouveau moule. Celui de faire comme le coach conseille. Et ensuite, tu retrouves sur FB des auteurs qui utilisent tous la même méthode pour leur marketing, leur approche du lecteur etc. Finalement, ils ne marquent pas leur touche personnelle.

 

3/ faire le ménage

L’autoédition a cet avantage de vous ouvrir les yeux sur ce qu’est le milieu de l’édition.cleaning SN

J’ai commencé à faire le ménage parmi les auteurs que je ne peux plus voir en peinture, tant leurs propos m’épuisent. Tant pis si je passe pour la connasse de service, la diva ou autres surnoms d’oiseaux de paradis, mais mon mental prime sur la bienséance entre collègues. J’ai mes limites, aussi connu soit l’auteur.

Je compte faire de même au niveau des blogs qui vous acceptent si vous êtes en ME, mais qui vous tournent le dos ou estiment que vous n’êtes pas prioritaire parce que vous êtes en autoédition. Car la vérité est la suivante : beaucoup de blogs préfèrent garder leur partenariat ME qui leur apporte beaucoup plus en terme de lecture qu’un auto-édité. Donc, on prend votre sp, mais bon, on est souvent relégué en bas de pile. Résultat : je me suis retrouvée avec des chroniques trois mois après sortie alors que la dernière sortie ME de la semaine a été lue. Autant dire que l’amertume m’a gagné et que de ce côté, j’ai fait un gros point durant cette année. Je passe ceux qui vous demandent le sp et dont vous ne voyez pas la suite et qui, par contre, viennent vous chercher pour un lot de concours.

Je connais des auteurs qui ne passent pas par des services presse et qui vendent. À vrai dire, plus le temps passe et plus je songe à faire de même et à trouver d’autres alternatives. Je garderai les blogs qui me sont fidèles, bien que ça diminue au fur et à mesure des publications.

4/Me professionnaliser

trois types dedition publier votre livre 1Comme je le disais, je dois en 2019 marquer un second but. Et ça passe par un statut de romancière professionnelle. Même si je fais tout pour que mes livres soient propres, il me faut aussi la reconnaissance professionnelle. Donc, je dois accentuer la professionnalisation de mes bouquins en terme d’impression, distributions, dans les contacts, etc.

2019 marquera donc aussi mon retour dans les salons. J’en ai deux de prévus.

5/retrouver mes petits plaisirs

En 2018, j’ai abandonné pas mal de choses, et notamment les loisirs créatifs. Au-delà de l’écriture, j’ai aussi abandonné le coloriage. Je voudrais renouer avec lui cette année. Il me repose l’esprit, tout comme le bujo que je compte continuer en 2019. Il est devenu mon bras droit, avec mon carnet d’édition. J’ai besoin de scrapbooker, de créer autrement.

Je dois également rattraper mon retard en lecture de mangas. J’ai une pal qui s’allonge et j’avoue avoir du mal à me mettre dans un livre depuis quelques temps. La surprise de 2018 a été de lire toutefois un roman, ce que je n’avais pas fait depuis 2 ou 3 ans. Lire un policier m’a plu et m’a apaisé. Je compte lire encore quelques romans en 2019. pas de la romance, mais des livres qui m’intriguent depuis un moment, ou qui me feront dire que je peux mourir moins conne en ayant lu cet auteur.

Si ça vous dit, je partagerai un peu avec vous  tous mes petits plaisirs.

conclusion

cocoon2019 se profile avec la volonté d’un retour aux sources sur pas mal de points. J’éprouve le besoin de me ressourcer, mais aussi de me recentrer sur l’essentiel : la création. J’aimerais pouvoir être moins dans la pression comme je l’ai été cette année. Et je pense que cela passe par des besoins qui me ressemblent, qui sont propre à moi-même, autre que celui de l’édition. Un peu comme un équilibre vital que je dois garder pour que tout avance bien et que je me sente bien. La création a toujours été multiple chez moi et plus je crée différemment, plus je suis performante. Il me faut donc retrouver cet équilibre pour me sentir mieux.

Au-delà de cet équilibre, mon année post-accouchement a été de l’ordre du « ne rien faire, laisser son corps se rétablir ». Aujourd’hui, je pense qu’il est temps de l’entretenir à nouveau, de lui donner un coup de boost. Prendre soin de soi, c’est aussi un moyen de se sentir bien. Un esprit sain dans un corps sain !