La cover de LOMCTR1 : making of !

 

 

Coucou tout le monde !

 

Avec la sortie de ma nouvelle saga, j’ai innové en faisant appel à un illustrateur. La fantasy étant plus compliquée à aborder en terme d’images et ayant des idées assez précises de ce que je voulais, j’ai donc fait appel à un talent. Je vous raconte ici les coulisses de la cover du T1.

 

Chercher un illustrateur dont le style correspond à vos attentes, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Il y a beaucoup d’illustrateurs. Encore faut-il les connaître et que leur patte graphique correspondent à l’édition d’une cover. Je vous lais déjà quelqu’un expert en digital painting. Le digital painting est un art numérique qui consiste à donner un rendu avec effet peinture. Mais ici, pas un effet aquarelle, mais plutôt dans l’idée  d’un effet « coups de pinceau  » dans l’approche. J’avais en tête de faire une cover dans la même verve que celle des romans coréens. Voici des exemples.

 

     .   

 

Je voulais vraiment un truc dans ce genre.

J’ai d’abord contacté Tiphs… Mais la façon dont elle m’a accueilli puis refusé m’a déplu. J’ai donc continué de chercher. Quand c’est comme ça, on regarde les covers des autres livres dans le style qu’on recherche et on note le nom de l’illustrateur. Et c’est ainsi que je suis tombée sur Thierry Nicolson. 

Thierry a travaillé notamment avec les éditions Alter Real pour l’imaginaire ou les éditions Lansdall pour le jeunesse ou des revues. Quand j’ai visité son site, j’ai fait « whaouuuu » avec des étoiles plein les yeux. C’était absolument ce que je recherchais et je savais qu’il pouvait répondre à mes objectifs. Je l’ai donc contacté !

J’avoue ! J’ai dû l’assommer rien qu’en lui expliquant mes idées ! ^^’. Un chevalier avec une demoiselle au cheveux gris sur un fond webtoon digital painting ! Il y avait un sacré challenge et pas mal d’appréhension entre ses compétences et celles qu’il ne maîtrisaient pas, et mes envies. Il n’est pas du tout amateur de dessin manga/webtoon. Je l’ai rassuré sur cela. Et nous voilà partis, moi signant son contrat, lui commençant le dessin.

 

1ere ébauche :

Il s’agissait d’abord de valider la posture des personnage et  faire le point sur des modifs d’abord essentielles. Donc exit la blondeur, la nuit. Je voulais du jour, du printanier avec des fleurs de cerisiers. L’idée est de faire ressortir la romance ET la fantasy dans la cover.

1ere ébauche

 

 

Je lui demande un mix de chevaliers à créer entre

    et      

en exemple

 

 

Il est donc reparti au travail. Et il est revenu avec ce jet. 

 

 

Ici, nous commençons à apercevoir ce qui sera la cover finale. Le travail était plus précis.  Les cheveux d’Aélis étaient à revoir ainsi que l’armure que je trouvais trop massive. On a donc enlevé les pics sur les épaules, puis commencer à se pencher sur l’image globale. Ajout du château en fond, les fleurs de cerisiers. L’épée à reprendre en y ajoutant une pierre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry a donc travaillé le fond. 

Si j’étais fan de la cape et des fleurs, le côté marécages me plaisaient moins.Ce qu’il a fallu principalement revoir également était un travail de proportion entre sa tête et son armure.

 Malgré les modif de l’armure, c’était encore trop massif. Notez les amélioration du buste de l’armure avec la lanière de cuir, et la robe d’Aélis !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il me présente donc son nouveau fond . Coup de foudre ! J’adore les montagne, le côté bucolique, d’autant plus qu’Althéa est en flanc de montagne, donc nickel ! Cependant, pour un côté printanier, la fourrure me plaît moins et j’ai toujours ce problème de proportion. Notez que l’armure évolue encore : lanière de cuir à la taille !

 

 

 

 

 

 

 

 

Je lui montre donc une esquisse de rectifications direct sur le dessin, pour affiner le corps de Callum et redonner une proportion avec sa tête.

Je lui fournis également deux exemples où l’armure est plus prêt du corps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle tentative ! L’armure est à présent nickel, dans les bonnes proportions avec la tête, seulement… 

… je préférais la tête d’avant.

 

 

Bien mieux, mais je n’aimais pas les cheveux ^^’

 

 

 

 

Et après peaufinage du digital painting et dernières rectifications sur la tête et l’armure, sur Aélis également : TA-DAAAAAAAA !

Ma cover était parfaite ❤️ 😍 !

 

 

J’ai eu beaucoup de retours positifs sur cette illustration. J’aime beaucoup le rendu final, peu courant en France encore. La seconde est en cours de fabrication dans la même idée que celle-ci. Cela va donner une valeur ajoutée à la saga. Certains m’ont même dit vouloir acheter la version papier pour l’illustration de couverture magnifique.

Je suis super contente de cette collaboration avec Thierry. C’est ma toute première avec un illustrateur. Je trouve cela super de pouvoir échanger sur des perspectives, des couleurs, des rendus tout en alliant l’expérience de chacun et les compétences.

Je le remercie infiniment pour son aide et son talent mis au service de ma saga !💜

 

Si vous voulez suivre l’activité de Thierry:

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Méthode d’écriture : l’écriture par scènes



 

Il y a plusieurs façons d’aborder l’écriture de son roman. La plus conventionnelle reste celle d’écrire au fil de l’eau, chapitre par chapitre. Il y a quelque chose de rassurant, parce qu’on suit une ligne directrice tracée, un plan et on s’y tient, chapitre après chapitre. Certains de mes livres ont été écrits ainsi. On voit l’avancée de son manuscrit, telle une jauge qui augmente avec les chapitres écrits.

Et puis, il y a ceux que ça bloque. Il suffit d’arriver à un chapitre plus complexe, qu’on ne sache pas comment le tourner, l’appréhender dans la formulation, pour que tout notre livre reste bloqué à cette étape. La progression se stoppe immédiatement ; il est difficile de songer au chapitre d’après si on n’a pas la fin du précédent. Comme avancer si on n’a pas ce chapitre d’écrit ?

 

 

Il existe une autre méthode, plus souple, pour aider Muse à rester avec nous, mais surtout pour nous décoincer d’un blocage d’écriture :

l’écriture par scènes.

 

 

1 – L’écriture du moment

 

Beaucoup le savent parmi mes lectrices : je porte de l’importance au feeling, à l’intuition, au moment. Il y a des moments où tout va de source et d’autres où l’on n’a tout simplement pas envie et on pourra se forcer, le résultat restera en-deça de notre exigence. Voilà pourquoi il est bien parfois de laisser sa rigueur de côté pour se libérer. S’écouter dans ce genre de cas devient primordial.

L’écriture par scènes va dans ce sens. Il s’agit d’écrire ce qu’on a envie au moment où on en a envie ! On prend juste le plaisir de choisir d’écrire une scène qui nous appelle aujourd’hui. On se concentre juste sur la scène. On ne s’intéresse pas à savoir dans quel chapitre il se positionne. Le découpage des chapitres ne viendra qu’au moment de l’assemblage des scènes. On se contente juste d’empiler toutes les scènes de son livre. L’écriture s’assouplit car on choisit quelle scène on va écrire selon la façon dont on se sent au moment donné. Une scène qu’on n’a pas envie d’écrire aujourd’hui sera celle qu’on voudra aborder dix jours après. 

 

 

2 – Le patchwork qui devient une histoire

Plan par scènes Je te veux ! T6

 

Lorsque les scènes s’accumulent, on peut commencer par les classer par ordre de passage dans le scénario. Si on les lie à la suite, on voit se dessiner l’histoire, on voit les passages de transitions d’une scène à l’autre pouvant manquer. On repère les scènes importantes dans l’histoires et les scènes intermédiaires. On repère les scènes longues et les plus courtes. À ce titre, n’hésitez pas à noter le nombre de mots à côté de chaque scène écrite.

Vous  visualisez alors quel découpage par chapitre vous pouvez agencer.

Vous construisez une histoire  qu’on pourrait croire de façon anarchique au premier abord, mais qui suit malgré tout votre scénario. Au final, tout s’emboîte comme un Tetris.

J’utilise l’application Scribbook sur l’ordinateur. C’est une application en ligne. Vous pouvez écrire de n’importe quel support tant que vous avez internet. Il vous suffit juste d’aller sur le site et d’écrire. Il y a d’autres logiciels et applications qui permettent de permuter les fichiers/scènes de votre plan comme scrivener ou writecontrol et ainsi de gérer l’agencement de vos scènes et leur suivi. 

 

 

 

 

3 – Les inconvénients

Bien évidemment, cette méthode implique d’avoir un plan assez précis de votre scénario. Le début, les enchaînements, la fin doivent être connus dès le début. Vous devez avoir en tête toutes les étapes de votre histoire pour pouvoir choisir quelle étape vous allez écrire aujourd’hui. L’idéal est d’avoir un plan chronologique des idées principales/des scènes. L’improvisation peut intervenir dans l’ajout de certaines scènes, mais votre plan de base doit être toutefois bien ficelé pour savoir quelle scène vous devez écrire.

 

Il faut aussi bien faire attention à la cohérence. En écrivant de façon décousue, on peut perdre le fil des événements et des détails chronologiques. Cela demande donc une vigilance à la relecture finale. Mais n’hésitez pas à noter vos doutes dans un coin pour mieux y revenir quand le puzzle sera plus complet.

 

L’homogénéité des chapitres peut aussi poser problème. On peut se retrouver avec des chapitres plus ou moins longs selon votre découpage.

Deux conseils peuvent être utiles : écrire des scènes avec une moyenne de mots similaires selon si ce sont des scènes courtes, moyennes ou longues. Le résultat au moment du « chapitrage » sera plus régulier. Le second conseil est de ne pas hésiter à couper une scène en deux pour l’intégrer entre deux chapitres. Il vous suffit de trouver le mini cliffhanger dans la scène pouvant servir de lieu de coupe pour passer la suite au chapitre suivant. Parfois une phrase transitoire à ajouter peut aider à placer ce cliffhanger. Cela peut être une surprise, un doute, une annonce, une déconvenue. Jouer sur une émotion pour couper une scène entre deux chapitres fonctionne bien.

 

 

Conclusion

 

J’ai utilisé cette méthode pour mes deux derniers livres. C’est une méthode qui peut paraître plus compliquée au premier abord, mais c’est aussi une méthode plus libératrice, moins oppressante, car le but de cette méthode est bien d’être aligné avec son envie du moment. C’est une façon de lutter contre ses doutes, ses appréhensions, sa peur d’être écrasé par l’ampleur du projet.

Il existe une méthode intermédiaire qui est d’écrire par chapitre, mais de façon aléatoire. Cela peut aussi fonctionner à condition d’avoir également son plan par chapitre plutôt que par scène ou par idée globale comme pour la méthodologie par scènes.

Quoiqu’il en soit, ne restez pas figer à une méthode d’écriture. N’hésitez pas à switcher !

 

 

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10 raisons pour lesquelles je passe par un distributeur/diffuseur

Il n’y a pas très longtemps, j’ai eu le plaisir d’écrire une tribune pour le blog d’Anaïs W consacré à l’autoédition ( lien ici !). Le sujet portait sur la diffusion et distribution des livres.
Il faut dire que j’ai beaucoup testé et j’ai une bonne expérience à ce sujet 😏.

 

EN QUOI ÇA CONSISTE ?

En autoédition, il y a toujours la question de l’exclusivité Amazon versus le déploiement de ses livres dans toutes les librairies.
Amazon kdp offre des possibilités indéniables et ont fait le bonheur et le succès de nombre d’auteurs. Cependant, il bride aussi notre ouverture à un public plus large, parfois non utilisateur de la marque au sourire.
Ici, je reprends les raisons m’ayant poussé à ne pas être uniquement chez Amazon.
Un distributeur, ça reste un coût. On nous prélève une commission sur les ventes, voire nous demande des frais de dossiers par livre. Néanmoins, c’est le prix à payer pour être accessible et avoir aussi d’autres avantages.

J’ai fait ce choix pour l’ebook d’abord, je fais actuellement la bascule pour le papier que je reprendrai à la rentrée.

 

Faisons donc le tour des 10 raisons de prendre un diffuseur/distributeur.

 

 

C’est tout bête, mais il y a des anti-amazon, il y a des lectrices venant de kobo, ibooks ou googleplay, et puis il y a celles qui passent par des grandes surfaces comme Leclerc et puis celles plus attachées aux spécialistes du livre comme Décitre, la Fnac ou Cultura qui commandent à leur libraire. Bref ! Plus le livre est facile à trouver, mieux il se vendra ! Pour ma part, je suis à la fois chez tous les revendeurs et chez toutes les formules d’abonnements ( ku, youboox, youscribe, kobo+)

La visibilité est un point important si on veut être acheté. Pour cela, il faut multiplier les points de visibilité. Chaque librairie a aujourd’hui son site web, donc un moyen de plus pour nous référencer sur les moteurs de recherches, mais aussi pour nous promouvoir !

J’ai eu un problème avec Amazon qui m’avait bloqué un livre en version papier pour droits d’auteur. Malgré tous mes papiers fournis, le livre est resté bloqué des mois ! Et si vous n’avez que ce revendeur, et bien vous perdez votre seul accès à la vente. Multiplier les revendeurs permet de conserver l’accessibilité des livres.

Mon problème avec Amazon m’a rappelé combien il est important d’avoir des interlocuteurs fiables dans son travail, joignables et français ! Cela peut vite être un élément problématique quand on entre dans un langage de sourd avec des réponses automatiques. KDP ne correspondent que par mail par exemple. Autant dire que pour avoir quelqu’un en IRL, c’est compliqué. Or, le langage parlé résoud beaucoup plus de pépins que le langage écrit. Avoir un interlocuteur joignable par téléphone, c’est s’assurer d’être compris. C’est l’avantage que j’ai avec mes diffuseurs. Je peux les joindre par téléphone à tout moment.

Ensuite, avoir un diffuseur nous donne un poids de plus dans les négociations avec les revendeurs pour les promotions ou les bugs. Le diffuseurs va nous permettre de régler un problème de vente, d’inaccessibilité ou autres à notre place => gain de temps.

Le temps, c’est de l’argent ! C’est l’adage que tout le monde connaît. Au-delà du gain d’argent, c’est surtout pour moi un gain de temps pour m’atteler à d’autres projets. Ayant testé la mise en ligne de mes livres via chaque revendeurs, autant dire que vous faites le même processus d’intégration des métadonnées de votre livre pour chacun. Vous répétez x fois le même process pour x revendeurs concernés. Là, un intermédiaire, vous ne le faites qu’une fois, et il dispatche chez chaque revendeur ! Je ne remplis qu’une fiche et ça part chez tous les revendeurs ! Un gain de temps considérable.

Avec Immatériel, j’ai un regard statistiques indiscutable sur mes ventes, par livre, revendeur, date, promo etc. C’est un outil très utile pour se projeter dans une stratégie commerciale. 

Avoir un diffuseur, c’est avoir un vrp qui vous aide à vous vendre ! Autrement dit, il va être un lien entre les revendeurs et nous. Il va nous placer dans les encarts promotionnels, les thèmes du mois, les nouveautés etc. C’est un plus indéniable dans la visibilité.

 

Avoir un diffuseur/distributeur indique aux professionnels qu’on est éditeur plus qu’auteur. Sachant l’image de l’autoédition, on est mieux considéré avec la carte éditeur.

 

 

 

Conclusion

 

La diffusion/distribution reste un choix tactique qui dépend de plusieurs critères :

1/l’origine de votre lectorat : selon si vous avez commencé en ME ou autoédition, votre lectorat sera soit large ou pourra se resserrer à Amazon. 

2/vos stratégies marketing : certains restent sur kdp pour avoir les avantages kdp tels la pub sponsorisée amazon sur amazon. D’autres, comme moi, misent sur des promos chez les revendeurs pour augmenter leur visibilté.

3/vos convictions : c’est un éléments à prendre en compte. On a tous des attentes, des convictions. Moi, c’est d’être accessible un maximum et pour gagner du temps. D’autres miseront sur la puissance de frappe de kdp.

4/votre positionnement quant à vos investissements : Certains ne veulent pas donner une commission à un distributeur/diffuseur pour garder cet argent économisé pour autre chose.

C’est vraiment une interrogation qui doit vous être propre. Certains diffuseurs vous proposeront un contrat, d’autres des frais de dossier. N’hésitez pas à vous pencher sur chaque particularité de chaque prestataire.

 

Et vous, les auteurs ? Vous avez fait quoi et pourquoi ?

 

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Les 7 types de dépenses en autoédition



Quand on entend parler d’autoédition, on entend souvent parler de l’argent gagné, plus avantageux que le droit d’auteur en Maison d’édition. S’il est vrai que la part de l’éditeur nous revient, il ne faut pas croire pour autant que l’argent gagné part dans nos économies. Nous sommes notre propre éditeur et donc on paie ce qu’il aurait dû payer pour nous ! Etre autoédité, c’est être patron d’une entreprise avant tout ! Et toute entreprise impose des frais.

Je vous propose ici un topo de ce qu’on peut avoir comme type de dépenses en autoédition.

 

Les frais de gestion d’entreprise

Quoi qu’on en dise, si on vend un roman, on devient écrivain aux yeux de la loi. On exerce un métier qui impose d’être en règle avec l’Etat. Ainsi, on a le devoir de cotiser comme n’importe quel travailleur. Que l’on passe par le régime des artistes-auteurs ou celui de l’auto-entreprise, on se doit de payer des cotisations sociales. S’ajoutent à celles-ci, les impôts sur le revenu. Celui qui a fait le choix de l’entreprise aura la taxe professionnelle (CFE), les frais bancaires, les assurances, l’électricité, voire le comptable !

Ce sont des prélèvements obligatoires qui ponctionnent déjà votre gain issu des ventes.

 

Les frais de publication

Certains diront que publier en autoédition, c’est gratuit. Tu passes par Amazon KDP et tu ne paies rien. Oui, dans l’idéal, cela peut être vrai. Sauf que si on est un minimum pro, on passe par des professionnels ; l’amateurisme ne fonctionne pas pour vendre. On doit donc penser au frais de couverture de livre par un infographiste, un correcteur.

Si vous passez par d’autres prestataires de service de diffusion/distribution comme Book On Demand, vous avez des frais de dossier. On peut aussi vous ponctionner une commission sur vos gains ( voir l’article sur les 10 raisons de choisir un distributeur/diffuseur). Mettre en vente un livre peut aussi impliquer un investissement pécunier.

 

 

Les frais de bureautique

Pour pouvoir pratiquer votre activité sereinement, il vous faut du matériel ! Un ordinateur, certes, mais pas que ! Imprimantes, et surtout cartouches d’encre ( T_T), logiciels ( corrections, word ou scrivener, infographie par exemple), frais de site web ( Nom de domaine, hébergement), abonnement à des applications ( canvas, trello, adobe ou autres) ou à des modules pour votre site comme des modules de sécurité, de boutique web et j’en passe. Le budget pour les frais de bureautique peuvent vite monter si on veut accroître son entreprise, et donc développer son activité d’écrivain avec professionnalisme.

 

les frais de gestion de stock de livres

C’est l’un de coûts les plus importants à gérer. Vous devez  prévoir un stock de livres si vous avez une boutique sur votre site web et/ou un pour vos salons et événements livresques. C’est un gros montants à sortir, car plus vous en commander, plus selon par où vous passez pour faire imprimer vos livres, vos prix d’impression deviennent dégressifs. Le coût peut vite monter à plusieurs centaines d’euros pour le stock d’un livre selon vos objectifs et attentes.

 

Les frais liés à l’événementiel

Qui dit écrivain, dit personnage publique ! Cela implique que tôt ou tard, on vous sollicite pour un événement ou vous souhaitiez en être pour rencontrer vos fans en vrai. 

Idem, ces rencontres ont un coût ! Matériel de salon ( stock de livres vu plus haut, kakemono, flyers, matériel de transports, de décoration de table), frais de transports, d’hôtel, de restauration, mais aussi location de votre place dans ledit salon !

 

Les frais pour le marketing digital

Vendre, c’est bien… encore faut-il qu’on vous voit, que vous existiez pour être repéré !

Et c’est là qu’une nouvelle casquette se greffe à celui, d’écrivain, éditeur, etc : celui de commercial ! Et là, je parle bien de stratégie commerciale ! Pour cela, il faut investir de l’argent en communication : pub sponsorisée dans les réseaux sociaux, sur google ads, éventuellement sur amazon ! Et ça peut vite monter !

 

Les frais de formation

 

Tout métier demande forcément des formations pour se mettre à la page des avancées ou pour s’améliorer. L’autoédition est un réservoir à formation. Certains vont se former à l’écriture, moi je me forme en marketing digital, j’ai une formation pour le livre audio, une pour l’illustration… Il y a le choix ! On peut se former pour une mise en page comme pour construire un site web. C’est un puit sans fond ! Certains passent par des coachs, d’autres des cours en ligne, certains par des livres. 

 

 

conclusion

Voilà, vous l’aurez compris : rien n’est simple ! On peut même vite être déficitaire si nous n’arrivons pas à gagner suffisamment pour amortir les coûts. Si certains frais ne se paient qu’une fois et on n’en reparle plus, d’autres sont mensuels, trimestriels ou annuels et plombent vite le budget. Il est important de prévoir en amont ces frais. Gagner de l’argent en autoédition implique d’abord d’avoir un budget pour tous ces frais et seulement après, on peut se dégager un salaire derrière ! Bref ! Vous l’aurez compris, ce n’est pas gagné pour vivre de sa plume ! Il faut y aller par étape, investir au fur et à mesure pour équilibrer la part dépense avec la part économie et c’est la raison pour laquelle je vous ai mis ces types de dépenses dans l’ordre de priorité. Avancez au fur et à mesure ! 

 

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Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 2/ Les relectures

Coucou !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une partie du travail éditorial très chronophage :
les relectures globales.

On m’a fait la remarque de ma super organisation sur mon travail éditorial et j’ai donc décidé de vous en parler un peu à travers ces fameuses relectures !

Pour ma part, il n’y en a pas qu’une, mais plusieurs. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne peux plus voir mon texte en peinture après !

À quoi me servent les relectures globales du texte ?

1/ Relire pour la cohérence.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas forcément tout. On est sur le moment présent, sur son chapitre en cours et on a une vison plus étriquée de l’histoire, avec le chapitre précédent et le chapitre à venir. On n’a pas le recul nécessaire pour tout englober correctement. Plus le texte est long, plus on écrit un pavé, et plus il est difficile de tout se rappeler en détail. Il y a des petits éléments qui peuvent nous échapper et qu’il est bon de se rappeler lors de la relecture globale. Les détails chronologiques sont plus visibles, les passages sont plus facilement reliés entre eux et permettent de mieux voir si « tout se tient ».

 

2/relire pour donner du relief à l’histoire

Pour moi, c’est aussi très important de relire pour améliorer. Les petites phrases du début du livre peuvent se répercuter à la fin, les comportements des personnages, les attitudes, les petites choses anodines peuvent faire un effet boomerang sur la fin du livre. Il est donc important de relire globalement l’histoire pour avoir une vision plus large et pourvoir parsemer de remarques son texte.

En général, je note sur mon carnet les ponts à faire du début en fin de livre. Je note tout ce qui peut donner encore plus de relief à l’histoire. Puis, je l’intègre là où il faut. Ce sont ces petits détails qui vont faire la différence et donner le petit plus à l’histoire.

 

3/relire pour élaguer

Écrire, c’est bien. Mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Et c’est ce qui donne de la fluidité au livre. Retirer les répétitions est une chose. Mais parfois, ce sont carrément des paragraphes à supprimer, qui donne une redondance, une lourdeur qui rend la lecture difficile, chiante. Donc, oui, je supprime des phrases, des paragraphes, des mots. Il y a donc une perte sur ce qui était initialement écrit.

 

4/ relire pour réécrire

Pour JTV5, j’ai tout un chapitre qui a été revu à la relecture globale. En fait, ça m’est déjà arrivé aussi avant ! Une de mes bêtas m’avaient signalé qu’elle trouvait ce passage ennuyeux. Au départ, j’ai laissé le chapitre en l’état et j’ai avancé. La relecture globale permet d’avoir une vision d’ensemble qui permet de voir les moments qui sont en désaccord avec l’ensemble, les passages qui coincent, qui ont une autre tonalité. Souvent, on compare la lecture au chant. Quand on lit à voix haute, on peut dire qu’on récite une mélodie. Le texte a un rythme, une dynamique précise et certains passages sortent de cette mélodie. Il y a dissonance. C’est là que tu as deux solutions qui s’offrent à toi : ou tu élagues, ou tu réécris. Ce passage, je l’ai réécrit. Tu gardes la base, mais tu réarranges, tu le réorientes autrement. C’est un travail qui demande une grande concentration pour savoir ce qui est bon à garder et ce qui l’est moins. Il s’agit de retrouver la pertinence qui fera que ce passage entrera correctement dans le reste du texte sans qu’il fasse grincer l’ensemble.

 

5/ Relire pour se rassurer

C’est tout con, mais pourtant, c’est aussi une vérité. On relit par orgueil. On veut un texte nickel. Même s’il ne sera jamais entièrement parfait, on veut toucher du mieux possible à une perfection. Donc, il s’agit aussi de se conforter dans ce qui a été écrit. Quand on a suffisamment relu, c’est qu’on estime que tout est OK, que le texte peut passer à la mise en page.

La question qu’on peut se poser, c’est à quel moment faut-il faire sa relecture globale ?

 

Quand doit-on entamer une relecture globale ?

Pour ma part, j’ai une relecture globale entre chaque phase de correction :

  • une relecture globale juste après le point final.
  • une relecture globale, après passage des bêtas
  • une relecture globale après passage des correcteurs

Cela me permet de balayer trois fois le texte et de voir si les propositions des bêtas et correcteurs sont en accords, si tout est en ordre. La plus grosse relecture reste celle après le point final. C’est celle qui balaie le plus d’interventions de ma part. Les deux autres étant de la relecture de vérification surtout. Je peux les faire en diagonale, ou choisir des passages plus ciblés pour vérification.

Certains auteurs n’en font qu’une, d’autres en font plus. Je pense aussi que la difficulté du sujet peut entraîner plus de relectures. Un sujet SF me semble plus compliqué qu’un feel good par exemple. Les termes techniques, les descriptions ne sont pas du même niveau et donc demande plus ou moins d’attention. L’irréel demande plus de concentration et de vigilance pour la compréhension que le réel.

 

Conclusion

Voilà ! Vous savez tout sur les relectures globales. C’est une phase du travail éditorial qui demande énormément de temps. Autant que celles des corrections. C’est aussi un passage important pour proposer un texte clair, fluide, sans lourdeur. Bien évidemment, nous ne sommes pas infaillible et certains verront des lourdeurs à certains moments là où d’autres n’en verront pas. Le but reste toutefois de proposer un texte facile à comprendre et addictif dans son cheminement.

Vous parlez des relectures globales, c’est aussi vous montrer une phase du travail de correction qui est souvent éclipsé par les corrections elles-même. Pourtant, ce sont deux parties bien distinctes. Souvent, les lecteurs pensent qu’une fois que l’écriture est faite, il n’y a quasiment plus rien à faire avant de voir leur livre dans les mains, mais il y a beaucoup de petites choses qui semblent anodines qui viennent pourtant prendre un temps énorme dans le travail éditorial. Les relectures globales sont des ces petites choses qui prennent beaucoup de temps !


Vous avez peut-être raté la première partie ? La voici : Travail éditorial : 1/ les corrections


 

 

La charte graphique de mes livres

Bonjour à tous !

Voici un petit article pour vous informer d’une nouveauté qui vous permettra de mieux identifier mes livres : la charte graphique !

Une charte graphique, c’est quoi ?

Comme l’indique le mot « charte », il s’agit d’une règle, ici d’un ensemble de codes visuels, permettant d’identifier une entreprise. Cela passe par un logo, une disposition particulière d’éléments visuels, une police, des symboles ou même des couleurs précises faisant que l’on reconnait instantanément de qui on parle quand on voit ces codes visuels.

Tous ces codes visuels font l’identité de l’entreprise, mais aussi sa communication. La charte graphique rend l’entreprise unique, reconnue. Elle indique aussi une certaine rigueur, une organisation claire, précise.

Quand est-il pour un auteur comme moi ?

Un auteur n’a pas forcément besoin d’une charte graphique. Bien souvent, lorsqu’un auteur signe en maison d’édition, il n’a pas à gérer la partie communication, car il est inclut dans celle de sa maison d’édition. Cette dernière a déjà une charte graphique qui se traduit par un graphisme particulier au niveau des couvertures de livres. Ces livres sont identifiables immédiatement, car ils ont une empreinte graphique détectable ( les couvertures chez BMR suivent toutes une charte graphique précise par exemple, Hugo aussi ). L’inconvénient, c’est que cet auteur ne se détache pas visuellement de ses collègues de la maison d’édition. Il est inclus, comme les autres, dans les règles de la maison. On sait à qui cet auteur appartient, mais rien ne le distingue de ceux qui sont dans la même maison.

Pour un auteur auto-édité, les choses sont différentes. Il ne dépend que de lui-même. Il peut donc se démarquer comme identité propre. Après tout, un auteur auto-édité est un auteur-éditeur. À ce titre, il monte sa propre entreprise pour se publier et donc peut créer sa propre charte graphique qui symbolisera son propre univers, sa propre identité visuelle.

C’est à ce niveau que je me positionne. Étant également infographiste, il est naturel que je peaufine mon image d’auteur, que je me démarque par ma plume, mais aussi visuellement par mon univers. Vous avez eu un aperçu visuellement avec la charte graphique de JTV ( ombre noire, couleur rose/noir/blanc, le cœur en fond, la citation de 4ème de couverture). L’idée était bien d’identifier visuellement ma saga avec des codes précis, de marquer son univers tome après tome. Je vais continuer ceci avec une charte graphique par saga, mais aussi une charte graphique pour tous mes livres, notamment au niveau de certains positionnements d’éléments sur les couvertures, mais aussi dans la mise en page. Si j’ai pu faire mes propres couvertures pour JTV, je restais toutefois dépendante de la charte graphique de mon ex-maison d’édition pour pas mal de choses (logo, mise en page, pages refusées etc).

Aujourd’hui, j’ai retrouvé mes droits et une liberté qui me permet de créer au-delà de l’écriture, d’être présente par mon style à la fois visuellement, mais aussi dans les mots. J’ai donc commencé par ce qui parait logique : le logo !

Je le voulais simple et efficace. À la fois classe et épuré ( clin d’œil à Camilla ^^), avec la finesse du tracé et la petite étoile déjà présente sur le logo de mon site ( bonne étoile qui guide mes pas ! ). Ce logo, vous le trouverez donc sur mes livres, mes goodies.

Contrairement à d’autres auteurs, il n’apparaitra pas en 1ere de couverture ; il y aura déjà mon nom de plume en toutes lettres . Il sera donc uniquement sur le dos (reliure) du livre. Il sera toujours positionné au même endroit afin que dans vos bibliothèques, il y est une cohérence dans tous les livres venant de moi. Il y aura d’autres codes visuels sur le dos que vous retrouverez à l’identique, ainsi qu’en 4eme de couverture. Vous découvrirez cette charte avec le 1er tome de À votre service ! et elle sera présente sur tous les livres qui suivront.

Le cas JTV !

Je te veux ! ne suivra pas cette charte. C’est la seule histoire qui fera exception. Étant donné que les 3 premiers tomes ont été édités en maison d’édition, que beaucoup parmi vous possèdent ces tomes, je ne ferai donc pas ma charte graphique dessus si c’est pour que vous ayez les 3 premiers tomes différents des 3 suivants ! Que ce soit au niveau du dos, ou de la 4eme de couverture, je garderai la même ligne graphique. Seul mon logo remplacera celui de mon ex-ME. Il en va de même pour les goodies. Elle subira cependant un petit lifting dans la mise en page.

J’espère que cette charte graphique sera efficace. Il me tarde de vous montrer tout cela. En tout cas, tout est noté dans mon carnet et n’attend plus qu’à être mis en place avec le tome de À votre service ! qui avance tout doucement.


Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 1/ Les corrections


Vous avez fini d’écrire votre texte ? Il a été relu par vos bêta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer à l’étape du travail éditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail éditorial dans les maisons d’édition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable éditorial, correcteur… Dans l’auto-édition, vous devenez ce responsable éditorial, en plus de la casquette d’écrivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maître des décisions.

Le travail éditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bête pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut être changé ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail éditorial est une étape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprécieront leur achat. Un livre bourré de fautes n’est pas agréable à lire. Un livre mal conçu également.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des éditeurs et de leurs moyens, en auto-édition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon éditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se résument pas aux corrections que l’on fait en dictée où on doit se contenter du en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus épuisantes. Il faut penser à tout. Et quand je dis à tout, c’est au moindre détail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bêtas ne suffisent pas. Elles ont débroussaillé un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points à vérifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vôtre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tête : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

 

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut être publié sans qu’il soit passé au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un écrivain, avant d’écrire une histoire, est un représentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maîtrise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en être un défenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-même, aiment lire dans leur langue sans s’abîmer les yeux en tentant de décrypter ce qui a été écrit.

La correction minimale est alors exigée, pour ne pas vous décrédibiliser. Faire appel à un correcteur professionnel n’est pas une tare. Même si vous êtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisé sur des règles de français qui peuvent vous échapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a échappé, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous êtes une bille incapable de déceler la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repérage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique élève votre niveau en français. Vous découvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous êtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des réflexes d’écriture. Ne pas hésiter à vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent débloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des définitions. Je doute souvent du bon emploi du mot écrit. J’ai donc installé aussi une application  » dictionnaire » sur mon téléphone.

 

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne définition. Et oui, écrire n’est pas chose aisée ! Notre copain, le dico, est toujours là pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, à avoir à côté de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi téléchargé une application sur mon téléphone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai bloqué pendant mon écriture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensée. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille à l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes où, comme un fil d’Ariane, à force de tourner autour du mot recherché, la recherche se précise et on trouve THE mot ! Et là, il n’y a pas à dire : ça fait classe quand on a enfin trouvé le mot approprié et pas un autre ! Votre texte gagne en crédibilité, votre style s’aiguise. Vous êtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume !

Attention également aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont différents ! Ex : différent / différend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, éclaire-moi  ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonétiquement, mais qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Cela entraîne des confusions. Ex : importun / opportun

 

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare !
On parle de fluidité qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluidité, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de répétitions, des phrases supprimées. En gros, on révise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre « avec tact », « avec minutie » etc

CCT : complément circonstanciel de temps. Vive les prépositions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive également ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! À utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiqué avec des « que », « parce que » etc !

2. La fluidité se caractérise aussi par des sonorités. Lire, c’est comme réciter une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire à haute voix ! Des phrases avec trop de « que » ou avec un son trop répétitif peut agacer. C’est là aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut alléger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placée  pour donner une lecture moins hachée et plus rythmée.

 La ponctuation ne doit pas être fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation à savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus « logique » dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : « Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber. » Autre exemple : « Il est riche, mais avare. »

 
4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume !
 

 

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain !
La cohérence détermine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crédibilité( sauf les écrivains de l’absurde, mais eux, même dans leurs incohérences, il y a une logique  ! ). Ici, on regarde la construction du scénario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
 
J’ai divisé cela en 4 catégories :
 
cohérence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on détermine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause à conséquence vérifié. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons réalistes deux minutes sur les positions et actions ! Les héros ont sinon un sacré équilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps !
 
cohérence de temps : là où je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. Réaliser une chronologie des faits aide à ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux décalages horaires si votre personnage voyage !
 
cohérence d’espace : Alors à moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction ou bien que vous ayez une cheminée pour vous téléporter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilité des déplacements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet à deux mètres de soi !
 
cohérence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohérence constructive ! Vous déterminez un caractère à votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalité. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage évolue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalité. Les changements de réactions sortant de ses habitudes doivent être justifiés de façon logique ! Autre point : attention à la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique à votre texte !
 
La cohérence, vous l’aurez compris, demande un regard général sur son texte. Elle est d’autant plus compliquée à gérer quand on écrit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohérence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour être capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaître son texte, dans les moindres détails. De mon côté, j’ai des notes sur mon bujo d’écriture ! Dès que je constate une erreur, un détail qui va revenir plus tard, une porte ouverte à refermer etc, je le note ! Je crée des frises chronologiques, des arbres généalogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs à apporter ou des remarques à surveiller.
 

 

 

En conclusion

Corriger, c’est la galère !

Il ne faut pas se leurrer, on doit être rigoureux sur tout et ça demande une énorme concentration. On décortique son histoire jusqu’à overdose. À la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet découragement.

Toujours est-il que si vous êtes en ME, les corrections de type constructif se négocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous êtes maître de votre histoire. Les coupes, les réajustements, les arrangements sont nécessaires pour donner une clairvoyance à votre texte, mais en aucun cas tout ceci est à valider si vous estimez que ça n’aide pas à la qualité du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de découper votre texte en épisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la découpe que dans l’intérêt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, réfléchissez bien si cela s’avère utile ou si ça dénature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas à prendre à la légère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une lucidité qu’on perd lorsque l’on a la tête trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les réflexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galérer le correcteur et moins vous aurez à la payer si vous êtes en auto-édition. Écrire demande du travail, des compétences, des acquis à avoir. Si écrire est à la portée de tous, rédiger un texte ne l’est pas forcément.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bête !), vous pourrez alors passer à l’étape de la mise en page ! Et là, attention, il y a réflexion aussi dessus !

Mais avant cela, parlons de relectures globales  => 2/ Les relectures globales


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste régulièrement ses clés de l’orthographe