Les commentaires négatifs : comment réagir ?


Aujourd’hui, je viens faire le point avec vous sur un sujet qui fâche beaucoup d’auteurs : les commentaires négatifs. Je croise souvent des auteurs sur Facebook ( en devenir ou ayant déjà publié un livre ou deux )  et qui posent cette question : comment réagir face aux commentaires négatifs ?

Pour ma part, plusieurs constatations s’imposent depuis que je publie, soit deux ans et demi.


1/ Très souvent, l’avis négatif se construit sur des arguments que d’autres ont adoré. ex : je déteste ce passage >< j’adore ce passage. Donc qui croire ? Eh bien, tu vas te tourner vers ceux qui aiment, car c’est ta fanbase. Je ne retiens donc que les avis positifs. Pour mon moral, mais aussi parce que les commentaires sont subjectifs.
2/ Bien souvent, le caractère de la personne ressort. Ex: ultra féministe, coincée du cul qui va tomber sur une scène sexuelle ou une attitude trop « hors des clous », choquante pour sa sensibilité  => livre non adapté pour eux, mauvaise cible. Dans ce cas-là, pareil, je ne tiens pas rigueur de ces avis, car rien ne fera changer d’avis quelqu’un qui a des a priori trop ancrés.
3/ Tu vas vite apprendre à décortiquer les commentaires négatifs et voir qu’ils tiennent sur un bout de ficelle et bien souvent finiront par te faire rire plutôt qu’autre chose. Lis bien les arguments. Souvent la personne s’est fait sa propre histoire du truc, son propre film et n’a pas lu les véritables intentions de l’auteur. La fameuse lecture en diagonale ! Le lecteur se cantonne au 1er degré de lecture et n’a pas été capable de lire le récit sous-jacent.
4/ Le syndrome  » j’aime ne pas faire comme les autres » : un livre qui a de bonnes critiques, c’est bizarre et certains se font une joie d’être les défenseurs de la  fameuse bonne littérature ! Il faut casser ce succès et ils deviennent le phare de la vérité ds la nuit des aveugles . Une façon pour eux surtout de se faire remarquer là où du monde passent et suivent ! Ce sont des commentaires cinglants, souvent courts, ne permettant pas de réponses. Aucune construction dans les arguments. C’est du lynchage gratuit. => next ! Aucun intérêt pour moi !
5/ Les jaloux : et oui, le succès apportent la jalousie. Famille, amis ou auteurs et ses groupies, tu verras. Tu vas apprendre l’hypocrisie avec un grand H. Moi, j’y prête plus gaffe ! Seuls les jaloux sont aigris et perdent, chez moi tout va bien ! ^^
6/ Plus ton livre est controversé, plus il attire des curieux qui se voudront se faire leur propre avis. Donc si tu as cet équilibre c’est tout bon 😜
7/ Les super calés du genre : tout lu, incollables. Oui tu es une petite joueuse du genre, retourne à la dînette. => oublie. Tu ne cherches pas des spécialistes capables de faire une thèse sur les exoplanètes, juste des lecteurs.
8/ Attention à ne pas tomber dans le piège de suivre tous les avis « constructifs » qui soulèvent souvent des points très subjectifs. Pour moi, un avis est constructif s’il répond à une demande d’orthographe, conjugaison, syntaxe et ponctuation. Il est aussi constructif lorsque qu’il soulève un vrai problème de cohérence (ex : il fume une cigarette et la seconde d’après, la cigarette n’est ni sur sa bouche ni dans sa main ni au sol). Les avis négatifs concernant la construction du scénario sont très discutables. Certains préfèreront indubitablement des situations ou réactions différentes de ce qui est lu et se trouveront gênés par la proposition de l’auteur. Malgré tout, attention ! Ce type d’avis qui se veut constructif est à prendre avec du recul. Ils se basent sur ce qu’aurait fait le lecteur à la place du personnage. Or un personnage a sa propre identité, son propre caractère et ne correspond pas forcément à celui du lecteur. Et on retombe sur mon 2/. De même les remarques sur j’aurais aimé « plus de … », « moins de…. » => affaire subjective. On ne peut pas réécrire un texte pour chaque considération de lecteur !
9/ Style de gamin de maternelle ! Perso, là aussi ça me fait ni chaud ni froid. Le style est subjectif. Certains aiment les envolées lyriques pour justifier le fait d’avoir « un style ». Le style est affaire de perception. Soit il fait écho au lecteur, soit pas. Toujours est-il que le plus simple des styles peut être tout aussi efficace qu’un truc méchamment alambiqué !

Conclusion


Vous l’aurez compris, il faut se centrer sur le positif.
Il faut d’abord écrire pour soi et laisser de côté le reste. Bien sur, c’est génial de partager son univers avec les lecteurs, mais si notre livre n’a pas réussi à transporter quelques lecteurs, tant pis. Il existe un nombre incalculable d’auteurs qui correspondent tous à un lecteur. Notre but est de trouver nos lecteurs, ceux à qui nos livres parlent ; ceux qui reçoivent nos messages et les émotions que nous voulons transmettre .
Toutefois, il est toujours difficile de se détacher du premier livre qu’on publie. Dans ce cas, pensez aux auteurs connus qui vendent des millions d’exemplaires. Est-ce qu’à votre avis, ils prennent en compte les nombreuses critiques négatives de leurs livres ? Je ne pense pas… ils se contentent d’écrire

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