Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition « à la carte »..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre « packaging » avec les ME, de l’autre l’offre « à la carte » avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout « clé en main » que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type « pack » ou « forfait » avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas « à la carte ». Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule « forfait », car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule « forfait » arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre « clé en main », on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule « à la carte »

L’autoédition est cette édition « à la carte » ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition « à la carte »…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre « soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues ». Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux « esprit de famille ». Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la « familia ».

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de « bonne relation » même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : « je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte ». En gros, on vous dit « tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier ». Comprenez : « Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil ».

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du « avance, petit âne ». Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le « à la carte » prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

Je te veux ! : They are back !

Le couple terrible est de retour !

 

Vous l’avez attendu, vous l’avez espéré, vous aviez peut-être renoncé à voir un jour sa fin… et bien non ! Ethan et Kaya n’ont pas dit leur dernier mot !  Ce fut difficile, long, périlleux, mais ils reviennent enfiiinn !  Je te veux ! est de retour !

Et là, tout le monde dit : » ouiiiii ! »

La réédition est entamée ! Réédition en autoédition pour m’assurer qu’elle sera chouette du début à la fin !

Alors voici comment ça va se passer
Mon cher mari et moi reprenons tous les tomes un par un au niveau de la correction, de la mise en page et de la cover. Il n’y a pas de réécriture de l’histoire ! Cela faisait un moment que j’avais noté tout ce qui n’allait pas et l’occasion se présente pour corriger les fautes présentes, la mise en page, la cover etc.
Cette réédition est donc principalement une version améliorée esthétiquement .
Voici comment la réédition est prévue :
2 juillet 2018 en num / papier durant le mois : sortie du T1 nouvelle version
août/septembre 2018 : sortie du T2 nouvelle version
octobre/novembre 2018 : sortie du T3 nouvelle version
 Je reste approximative au cas où j’ai du retard !
— Nouvelle version ? ça veut dire quoi ? Dis-nous en plus, chère Jordane !
— Mais oui, mais chers amis, avec plaisir !
JTV nouvelle version, c’est ça :
 
Voici la nouvelle version brochée du T1, qui a été revue pour correspondre à la collection « Jordane Cassidy » dans votre bibliothèque avec la même présentation du dos de la couverture ( tranche ) que À votre service !. On retrouve ainsi le logo de la saga ( ici la petite couronne pour cette saga parce que… je vous laisse deviner pourquoi ), mon logo, le genre de romance, le visuel de cover et dans la 4eme de couverture, les thèmes de la saga.
Vous aurez donc dorénavant cette présentation de la version brochée avec une autre mise en page.
— Oui, mais moi, j’ai la première version, Jordane !
— Je sais, padawan ! C’est pour ça qu’à partir du T4, vous aurez en vente en même temps le visuel de la première version pour assurer la continuité de votre version et la nouvelle version . Bon, Amazon m’a dit que je pouvais, donc on va voir dans les faits, en sachant que la nouvelle version sera en 5.5×8.5 pouces ( format plus grand que la première version en 8×5) comme AVS.
— Et donc, le T4, c’est pour quand ?
— Et donc le T4 arrivera dans la foulée. Si le T3 est pour octobre/novembre 2018, alors le T4 sera pour décembre /janvier ! À voir si ce sera Noël ou la nouvelle année…
— Et pour le T5 ?
— Il est écrit à un tiers, mais je dois le reprendre. Vous ne l’aurez pas tout de suite, en sachant que j’ai la suite et fin de À votre service ! à finir d’écrire avant. J’avance la réédition de JTV pour 2018, mais ça inclut moins d’inédits en 2019 du coup. 2018 est une grosse année, donc 2019 sera plus tranquille en sorties. Mais avec deux inédits, AVS1 et JTV4, vous aurez de quoi faire… enfin je crois
— Et combien de tomes au final ?
— 6… mais je n’exclus pas un septième. On verra en fonction de l’encours d’écriture et de la mise en page, car plus c’est gros, plus c’est cher aussi à l’envoi pour dédicace.
Les T1, T2 et T3 seront dans un premier temps exclusivement sur Amazon. Je les passerai sur les autres plateformes avec l’arrivée du T4.

Voilà ! Vous savez tout !

À vos agendas !

 

Jordane.

PS : En attendant, je vous rappelle que À votre service T1 est en vente ! Ma petite douceur ensoleillée est là pour cet été aussi, avec JTV1 !

Séries : À votre service !

Couverture d’ouvrage : À votre service ! -Tome 1/2 -
À votre service ! -Tome 1/2 -

 

Lettre aux lecteurs de sagas

Au fur et à mesure de mes publications, j’ai eu droit à des discours de lecteurs assez tristes pour mes petits yeux/petites oreilles. Étant auteur de sagas, j’avoue que j’entends beaucoup de choses concernant les sagas et je m’en vois l’obligation de défendre ces mêmes sagas.

Il y a des discours qui font sourire, d’autres qui font grincer des dents. Écrire une saga, c’est offrir une histoire longue, que l’on suit sous forme d’épisodes/tomes. On entre dans un univers où chaque chose est davantage développée. On approfondit les détails sur les lieux, les personnages secondaires, l’évolution des sentiments et de l’intrigue.

Écrire une saga est plus fastidieux qu’un roman simple. Le scénario s’étend sur plusieurs tomes, donc sur un nombre de pages conséquent. La cohérence se joue sur l’ensemble des tomes, la régularité est bien plus rigoureuse pour ne pas perdre l’osmose de l’ensemble.

Aussi je souhaiterais répondre à certains discours que je vois passer….

Je comprends que le fait d’attendre entre chaque tome est agaçant. On perd le fil de l’histoire, on s’oblige à relire les tomes précédents. On est frustré d’être stoppé en pleine histoire. Oui, mais voilà, cette action entraîne des conséquences dont je vais vous en faire la liste. Ne pas acheter dès le 1er tome entraîne :

  • une baisse des ventes dès le 1er tome => un classement des ventes sur les plateformes mauvais => une mauvaise visibilité => une perte de salaire => une absence de goodies et de dédicaces en salon
  • un échec du T1 => une publication des autres tomes remise en question : les ME refuseront d’investir dans de nouveaux tomes si le 1er ne marche pas. Par conséquent, vous avez ensuite des séries stoppées, des collections qui disparaissent.
  • un échec du T1 => une perte de motivation de l’auteur à écrire ! Il ne faut pas se leurrer ! On avance en fonction des ventes et des retours ! Si personne ne suit derrière, la série peut aussi se stopper au niveau de l’auteur.
  • La disparition progressive des sagas : si les achats ne sont pas présents dès le début, peu d’auteurs s’aventureront à en écrire. Peu en éditeront !

Comment y remédier ?

Acheter le livre, même si vous ne le lisez pas dans l’immédiat ! Acheter, c’est soutenir l’auteur !

 Si cette question fait plaisir, elle peut aussi vite être source de stress ! Comme je le disais, écrire n’est pas une tâche mince à faire ! Cela demande beaucoup de travail, encore plus en autoédition. Par conséquent, l’attente n’est pas contre vous, mais pour donner le meilleur ! La moyenne des écrivains est de un livre par an, mais bien souvent, cela peut être plus ! En particulier pour les sagas !

George R. R. Martin écrit 3 pages par jour et a mis 15 ans pour écrire les 5 premiers tomes du Trône de fer ( Game of thrones )

J.K. Rowling a mis 7 ans pour publier son 1er tome de Harry Potter.

Un auteur de sagas est un être qui écrit des livres à attente longue ! C’est tout ! 

Il faut comprendre que tout ne peut arriver vite, sauf si tout est déjà écrit ! Mais si vous voulez cela, on ne se revoit alors que dans 5 ans ?

Que dire alors ?

Dites « Vivement la suite ! » plutôt.
Vous n’aurez pas de date en réponse si l’auteur lui-même ne sait pas combien de temps il va mettre pour écrire cette suite.

Vous êtes dans une saga . Une saga installe un univers  qui se fait, bien souvent, par des scènes du quotidien, de prime abord anodines, mais qui vont ensuite donner une profondeur à l’intrigue. Il y a plusieurs étapes dans la construction d’un livre ; pour la saga, ces étapes sont rallongées. C’est comme ça ! L’évolution des personnages suit une logique d’avancées et de recul dans les actions et les sentiments. On n’a pas tout, tout de suite. On n’est pas dans une histoire qui induit forcément de l’action. On peut aussi faire machine arrière. Donc oui, on peut stagner, tourner en rond, ne pas voir d’issues, car c’est le propre d’un développement long, à l’instar d’une série TV.

Comment les gérer ?

Bien souvent, ce qui peut paraître comme des longueurs peut avoir finalement du sens par la suite ! Ne lisez pas en diagonale ces passages ! Ils installent forcément quelque chose dans l’histoire !

Je dois dire que c’est le genre de remarques qui agacent , tout simplement parce qu’on peut avoir un plan établi, l’action d’écriture peut entraîner quand même des changements de dernières minutes et faire rallonger l’histoire. Il est très difficile de quantifier un nombre précis de tomes quand on part sur une longue histoire. On peut très vite dépasser ses premières estimations en ayant de nouvelles idées, un changement de scénario, l’arrivée d’une situation qui vient perturber ce qui était établi. L’important pour un écrivain de sagas est d’arriver à écrire tout ce qu’il a en tête sur son histoire.

Il y a une seconde donnée à prendre en compte : l’épaisseur du livre. Arrivé à un certain nombres de pages, l’auteur se voit obligé de scinder son livre en deux à cause des coût de livraison et des coûts d’impression. Il est plus difficile d’imprimer et vendre un gros pavé. C’est un fait. Les distributeurs et imprimeurs imposent un prix final au livre très important dès qu’on atteint les 500 pages pour les autoédités. Les lecteurs sont aussi plus enclin à payer en plusieurs fois des petites sommes qu’en une fois un 22 euros !

Que faut-il se dire ?

Plus c’est long, plus c’est bon ! On prolonge son plaisir de rester avec nos chouchous !

J’espère que ces réponses feront réfléchir sur ce que sont les sagas et leurs auteurs et les réactions à avoir  !

Bilan 2017 / Projet 2018 : ça bouge !



Comme chaque année, l’arrivée du Nouvel An nous impose de faire un bilan de l’année écoulée. Je l’ai fait pour 2015 et 2016, il est évident que je le refasse pour 2017, bien que j’ai perdu entre temps mon article sur mon bilan 2016 et les objectifs que j’avais fixé pour 2017. ( vive les crash de site ! )

C’est là aussi qu’on s’aperçoit que peu importent les objectifs fixés pour l’année à venir, les aléas de la vie font qu’on peut changer radicalement de trajectoire. Ce fut le cas pour moi en 2017.

Bilan 2017 : On prend les mêmes et on recommence !

J’avais prévu de sortir le T4 de JTV, et finalement, je n’ai pas publié un seul livre pour 2017.

Cette année fut une année de disette. Mon entente avec ma maison d’édition étant au plus bas et subissant leur bon vouloir de façon cyclique, il m’a fallu faire le choix que vous savez tous : arrêter JTV ( annoncé en juin ).

Si je ne regrette en rien cet acte, il a dans le même temps fait sauter tout ce qui était prévu en début d’année 2017 : l’arrêt de l’écriture de JTV, l’absence de publication, et ne rien pouvoir proposer en échange. Autrement dit, si cette décision a été réfléchie, je me suis retrouvée un peu comme une clocharde niveau écriture. Je repartais à zéro. Je ne pouvais pas compter sur les sorties des tomes précédents de JTV pour faire parler de moi, car justement je ne voulais pas mettre en avant ma ME, et je n’avais rien de concret derrière pour remplacer. Sortir de l’emprise de JTV devenait essentiel à mon équilibre. Quand une saga est liée aussi à quelque chose de négatif, on a moins la niak d’avancer. Ma maison d’édition me brisait toute envie. C’est un gros travail que d’écrire un livre, le peaufiner et le penser comme on le voudrait. Quand derrière, son livre n’est pas comme on le voulait vraiment, quand il est gâché par l’intervention d’un tiers qui casse tout ( voir son titre en LBGT ou en religion dans les catégories Amazon entre autres exemples, il y a de quoi fulminé ! ), on a tendance à vouloir baisser les bras face à son impuissance pour changer ça. Plutôt de nature optimiste, j’ai donc décidé, non pas de baisser les bras, mais de continuer à lutter de façon radicale. C’est ainsi que j’ai pris la décision de mettre en pause JTV, et que j’ai choisi aussi de prendre le virage à 90° vers l’auto-édition avec AVS.

 Arrêter JTV a été une grosse prise de risque, mais en même temps, m’a permis de me défaire un peu de l’emprise de ma ME. Sans suite, la saga stagne et donc personne n’achète une saga incomplète. Ma ME jouait sur mon lien affectif avec ma saga et vous, en se disant « tant qu’elle continue, on aura les tomes et on fera comme d’habitude ». En brisant ce lien affectif avec ma saga, ils perdaient de leur influence, de leur ascendance sur moi. Passer dans le même coup à autre chose a amplifié le fait que JTV, c’était vraiment fini, même s’ils s’accrochaient, menace ou pas. Ils ne pouvaient pas m’imposer l’écriture du T5 et T6. On en était donc au point mort.

L’arrivée de À votre service ! a donc été une urgence, mais une urgence bienvenue. J’aime les challenges et AVS se trouve être un gros challenge. Non seulement, je propose une autre histoire que JTV avec le risque qu’il ne soit pas du même niveau, mais en plus je le prévois en auto-édition. Autant dire, que niveau boulot et pari, j’ai fait fort ! Mais ça ne me fait pas peur. Vous avez donc découvert cet été le début de À votre service ! Depuis, vous avez lu deux chapitres par mois et AVS trouve petit à petit un public intéressé par ce que cette histoire apporte de nouveau. Le verdict sera vérifié à la sortie du tome 1 pour le printemps, mais je garde le cap ! J’ai fait ma petite vidéo avec vous pour parler de tout ce qui va se passer début 2018 et je suis contente de voir que malgré les aléas liés à JTV, vous êtes toujours là. Vous avez déjà pu voir la 1ere de couverture de ce tome 1 et bientôt, les choses devraient s’accélérer. Enfin, cela va dépendre bien évidemment d’une autre surprise que j’ai eu en 2017 : l’arrivée de Caramelle ! Caramelle ( surnom en attendant de se mettre d’accord sur le prénom ! ), ma poupette dans mon bidon, devrait arriver en Janvier. Autant dire que 2018 annonce deux grands tournants dans ma vie ! Deux bébés qui vont voir le jour en 2018 et vont donner une nouvelle impulsion dans ma vie. JTV avait été aussi dans cette optique de renouveau, puis les choses se sont aggravées des deux côtés. Cette fois-ci, la note est plus optimiste ! On y croit ! Mon bébé dans ma vie personnelle va grandir en même temps que mon bébé dans ma vie d’auteur. C’est un beau parallèle qu’il me tarde de voir, bien que le travail et la fatigue risquent de me ralentir.

2018, année de folie ?

Si 2017 fut donc une année de disette, elle m’a permis de préparer 2018 ! Donc le T1 de AVS sera dans vos mains, et je compte continuer dans ma lancée avec le second et dernier tome. L’idée est que vous ayez la série complète pour 2018 !

ça, c’était le planning de base ! Car j’ai eu une autre surprise qui est venue se glisser mi-décembre ! Nouvelle aussi inattendue que surprenante, improbable que bizarre !

Oui, ma maison d’édition a enfin accepté de me rendre les droits de JTV après deux ans de lutte et de conflits ! Ignorant quelle mouche les a piqué tout à coup ( on ne va pas se plaindre, hein ! ), la nouvelle a donc perturbé mon planning 2018 puisque les 3 tomes de JTV ne seront plus disponibles à la vente à compter du 1er janvier 2018.

Ce qui veut dire que tous mes bébés vont rentrer au bercail et que je vais pouvoir continuer JTV plus tôt que prévu !

Seulement voilà, au lieu de deux livres pour 2018, je me retrouve avec 6 livres prévus pour 2018 : les deux tomes de AVS + les trois tomes de JTV déjà sortis + le T4 ! . Panique à bord ! Mayday, mayday, mayday !

Il m’a fallu donc réfléchir, réfléchir et réfléchir encore sur quoi faire, par quoi commencer, comment je pouvais m’organiser et quels enjeux se profilaient pour 2018 :

  • d’un côté, j’ai une saga en stand by, mais très attendue,
  • et de l’autre, une autre saga, nouvelle, dont vous avez découvert le début, annoncée comme sortie à venir, pour ne pas dire imminente selon comment j’avance…

Bref ! Je suis dans le caca !

Il m’a fallu donc faire un choix. Je ne pourrais pas tout sortir en 2018. C’est un fait. L’arrivée de bébé m’oblige à considérer mon temps libre à la baisse. On sait tous que c’est chronophage et fatigant. Je dois en tenir compte sur mon planning. Je serai moins productive. J’ai donc pesé le pour et le contre, j’en ai discuté avec mes potos Angel B. et Blandine P. Martin pour avis d’auteur, et elles ont été d’accord avec mon idée.

2018 verra donc bien la sortie de AVS T1 et T2.

Vu ma vie personnelle, je préfère rester sur AVS en 2018. Le T1 est fini et en travail édito. Et j’aurais 2018 pour écrire le T2 entre deux bibis. J’aurais toujours la tête dans AVS et j’assure ainsi la fin de cette histoire sans trop me stresser pour 2018.

Par conséquent, vous l’aurez compris,

JTV reviendra en 2019 !

On peut même se féliciter qu’il revienne plus tôt que prévu : en 2019 ! Car il faut le dire avec optimiste : à la base, cette saga n’aurait pas dû revenir avant 2020, voire 2022 ! Donc nous avons gagné plusieurs années, ce qui reste une très bonne nouvelle !

Pourquoi ce choix de laisser une année d’attente alors que j’ai récupéré les droits ? Pourquoi ne pas alterner entre JTV et AVS ? Plusieurs raisons :

  1. Ma vie privée avec l’arrivée de ma seconde fille va changer beaucoup de choses pour 2018. Je dois trouver une nouvelle organisation de vie quotidienne. 2018 sera donc une année transitoire d’un point de vue privé, ce qui influencera considérable mon temps pour l’écriture, aussi bien dans la productivité que dans l’implication. Je ne pourrai pas travailler comme une acharnée, ni faire comme je veux, tant un bébé modifie constamment vos plans lol !
  2. Récupérer les droits de JTV, c’est chouette, mais je ne peux rééditer les 3 premiers tomes en l’état. Je dois retirer le logo de la ME des couvertures de livres, retirer toute trace d’eux dans la mise en page, et la refaire de façon plus aérée et cohérente, reprendre le texte de chaque tome pour retirer les coquilles relevées entre-temps. Je dois donc refaire un travail éditorial des 3 premiers tomes, et achever celui du 4eme ! Donc un travail très conséquent qui ne se fait pas en trois mois ! Surtout si j’ai AVS au milieu !
  3.  Je n’arriverais pas à me replonger dans JTV si je dois jongler avec AVS. Concrètement, il faut me remettre dans le bain JTV. ça fait 6 mois que je n’y suis pas revenue dessus. Autant dire que je n’aie plus tout en tête et en reprenant dès le début, je vais pouvoir me rappeler des détails, des portes ouvertes à fermer par la suite, etc. Mais pour cela, je ne dois pas me parasiter avec une autre histoire. JTV est une saga longue, demandant beaucoup de concentration et de vigilance pour que l’ensemble soit cohérent. Par ailleurs, si je reprends les trois tomes + le 4eme, ce n’est pas pour pondre derrière le T2 de AVS ou autre chose. Je vais enchaîner dans la foulée la fin de l’écriture du tome 5 et celle du tome 6.

Vous l’aurez compris, en sortant JTV en 2019, je relancerai mieux la saga.

Vous aurez normalement les trois premiers tomes à nouveau en vente en 2019 et on enchaînera avec le t4 fin 2019, puis le T5 et T6 en 2020. Ainsi, si JTV revient, ce sera une bonne fois pour toutes et avec le point final !

On reprendra donc depuis le début, pour la remise en mémoire, et on avancera ensuite. Si je fais l’inverse et sors dès 2018 JTV, à la place de AVS, AVS sera alors en stand by pendant les deux années prévues pour JTV. Or, maintenant que nous sommes lancés dans AVS, ce serait dommage de rebrousser encore chemin. Je ne veux pas que mes romans subissent tous les déboires de JTV et avancent puis reculent comme JTV. De plus, AVS va me permettre de préparer le terrain de l’auto-édition. Je vais me roder avec ce titre et faire des tests avec ses deux tomes. Je préfère le faire sur 2 tomes que sur 6 où je risque encore de m’enliser inutilement. Ainsi pour la sortie de JTV, j’aurais déjà des automatismes me faisant gagner du temps pour la sortie des tomes.

Donc au final, ce ne sont pas que les projets pour 2018 que j’ai ici, mais aussi pour 2019 et 2020 ! Par conséquent, les autres titres comme Puisque la pluie et Hello world seront repoussés pour 2021. Mais ce n’est pas trop grave, vu que vous n’en avez pas encore vu les prémices d’un extrait.

Pour conclure

Même si 2017 a été une année morte niveau devant de la scène dans mon activité d’écrivain, elle a été cependant productive pour préparer l’année suivante en coulisse. Ce fut une année difficile. Outre l’enlisement de JTV, il est toujours difficile de savoir si nos choix sont bons ou pas, s’ils vont être payants et si on va avancer. Les doutes et craintes se font plus grandes, mais en même temps, certans choix permettent de retrouver aussi un second souffle et mieux se retourner. Ce fut mon cas. J’ai pris du recul, j’ai pu me retrouver un peu plus avec moi-même et finalement, la fin d’année a répondu plutôt positivement à tous ces changements de direction prévues pour 2018. Maintenant, il reste plus qu’à croiser tout ce qu’on peut pour que cette année 2018 garde toutes les promesses annoncées par cette fin 2017…

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous ! J’espère que vous serez toujours avec moi pour 2018 et +. Et… restez branché pour Noël ! J’ai une surprise pour vous ! ^_-

Bisous. Jordane.


Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 1/ Les corrections


Vous avez fini d’écrire votre texte ? Il a été relu par vos bêta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer à l’étape du travail éditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail éditorial dans les maisons d’édition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable éditorial, correcteur… Dans l’auto-édition, vous devenez ce responsable éditorial, en plus de la casquette d’écrivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maître des décisions.

Le travail éditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bête pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut être changé ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail éditorial est une étape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprécieront leur achat. Un livre bourré de fautes n’est pas agréable à lire. Un livre mal conçu également.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des éditeurs et de leurs moyens, en auto-édition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon éditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se résument pas aux corrections que l’on fait en dictée où on doit se contenter du en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus épuisantes. Il faut penser à tout. Et quand je dis à tout, c’est au moindre détail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bêtas ne suffisent pas. Elles ont débroussaillé un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points à vérifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vôtre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tête : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut être publié sans qu’il soit passé au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un écrivain, avant d’écrire une histoire, est un représentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maîtrise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en être un défenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-même, aiment lire dans leur langue sans s’abîmer les yeux en tentant de décrypter ce qui a été écrit.

La correction minimale est alors exigée, pour ne pas vous décrédibiliser. Faire appel à un correcteur professionnel n’est pas une tare. Même si vous êtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisé sur des règles de français qui peuvent vous échapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a échappé, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous êtes une bille incapable de déceler la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repérage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique élève votre niveau en français. Vous découvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous êtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des réflexes d’écriture. Ne pas hésiter à vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent débloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des définitions. Je doute souvent du bon emploi du mot écrit. J’ai donc installé aussi une application  » dictionnaire » sur mon téléphone.

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne définition. Et oui, écrire n’est pas chose aisée ! Notre copain, le dico, est toujours là pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, à avoir à côté de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi téléchargé une application sur mon téléphone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai bloqué pendant mon écriture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensée. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille à l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes où, comme un fil d’Ariane, à force de tourner autour du mot recherché, la recherche se précise et on trouve THE mot ! Et là, il n’y a pas à dire : ça fait classe quand on a enfin trouvé le mot approprié et pas un autre ! Votre texte gagne en crédibilité, votre style s’aiguise. Vous êtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume !

Attention également aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont différents ! Ex : différent / différend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, éclaire-moi  ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonétiquement, mais qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Cela entraîne des confusions. Ex : importun / opportun

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare !

On parle de fluidité qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluidité, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de répétitions, des phrases supprimées. En gros, on révise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre « avec tact », « avec minutie » etc

CCT : complément circonstanciel de temps. Vive les prépositions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive également ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! À utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiqué avec des « que », « parce que » etc !

2. La fluidité se caractérise aussi par des sonorités. Lire, c’est comme réciter une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire à haute voix ! Des phrases avec trop de « que » ou avec un son trop répétitif peut agacer. C’est là aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut alléger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placée  pour donner une lecture moins hachée et plus rythmée.

 La ponctuation ne doit pas être fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation à savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus « logique » dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : « Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber. » Autre exemple : « Il est riche, mais avare. »

4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume !

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain !
La cohérence détermine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crédibilité( sauf les écrivains de l’absurde, mais eux, même dans leurs incohérences, il y a une logique  ! ). Ici, on regarde la construction du scénario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
J’ai divisé cela en 4 catégories :
cohérence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on détermine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause à conséquence vérifié. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons réalistes deux minutes sur les positions et actions ! Les héros ont sinon un sacré équilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps !
cohérence de temps : là où je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. Réaliser une chronologie des faits aide à ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux décalages horaires si votre personnage voyage !
cohérence d’espace : Alors à moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction ou bien que vous ayez une cheminée pour vous téléporter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilité des déplacements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet à deux mètres de soi !
cohérence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohérence constructive ! Vous déterminez un caractère à votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalité. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage évolue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalité. Les changements de réactions sortant de ses habitudes doivent être justifiés de façon logique ! Autre point : attention à la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique à votre texte !
La cohérence, vous l’aurez compris, demande un regard général sur son texte. Elle est d’autant plus compliquée à gérer quand on écrit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohérence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour être capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaître son texte, dans les moindres détails. De mon côté, j’ai des notes sur mon bujo d’écriture ! Dès que je constate une erreur, un détail qui va revenir plus tard, une porte ouverte à refermer etc, je le note ! Je crée des frises chronologiques, des arbres généalogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs à apporter ou des remarques à surveiller.

En conclusion

Corriger, c’est la galère !

Il ne faut pas se leurrer, on doit être rigoureux sur tout et ça demande une énorme concentration. On décortique son histoire jusqu’à overdose. À la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet découragement.

Toujours est-il que si vous êtes en ME, les corrections de type constructif se négocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous êtes maître de votre histoire. Les coupes, les réajustements, les arrangements sont nécessaires pour donner une clairvoyance à votre texte, mais en aucun cas tout ceci est à valider si vous estimez que ça n’aide pas à la qualité du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de découper votre texte en épisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la découpe que dans l’intérêt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, réfléchissez bien si cela s’avère utile ou si ça dénature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas à prendre à la légère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une lucidité qu’on perd lorsque l’on a la tête trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les réflexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galérer le correcteur et moins vous aurez à la payer si vous êtes en auto-édition. Écrire demande du travail, des compétences, des acquis à avoir. Si écrire est à la portée de tous, rédiger un texte ne l’est pas forcément.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bête !), vous pourrez alors passer à la seconde étape : la mise en page ! Et là, attention, il y a réflexion aussi dessus !

RDV pour l’étape 2 du travail éditorial prochainement !


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste régulièrement ses clés de l’orthographe

Le blog de JC Staigner : https://leblogduneroussepeteuse.wordpress.com/lamour-de-lecriture/ propose des aises à l’écriture et à l’orthographe


 

Programme pour début 2018 / sortie du T1 de  » À votre service ! « 


Certains ont peut-être raté le coche du week-end ! Je suis passé en vidéo live sur Fb pour vous dire un peu les dernières nouvelles du front et vous annoncer la 1ere de couverture du T1 de À votre service !

Petite séance de rattrapage ? Let’s go !

( Merci de ne pas tenir compte des eeuuuh, des bafouillages, des pertes de fil de discussions et tout le tralala que demande une improvisation pour amateur lol ! )

 

 

1ère de couverture À votre service !

 

 

Pourquoi j’ai choisi l’auto-édition ? Et les maisons d’édition ?


édition ou auto-édition ?

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voudrais faire le point sur un sujet sur lequel on m’interroge souvent en tant qu’écrivain : le choix du mode d’édition. Souvent, on vient me solliciter pour un avis, un conseil sur le choix des maisons d’édition, celles qui sont les mieux et celles à éviter. Il est vrai que j’ai assez de recul maintenant pour avoir un avis là-dessus. Pour autant, si ma première histoire a été éditée en maison d’édition, de mon côté, je ne souhaite plus donner de manuscrits inédits à l’une d’entre elles.

Le point sur les ME :

Certes, toutes les ME sont différentes et ce qui va être proposé par l’une ne le sera pas forcément par l’autre. Certaines sont tout bonnement plus professionnelles que d’autres. Il faut savoir qu’en ME, on peut être heureux comme malheureux. Ce fut mon cas, j’ai déchanté. Ma première expérience en ME m’a permis de déceler tous les « travers » rencontrés lorsque l’on est édité et qui ont fini par me pousser vers l’auto-édition. Quand tout se passe bien, on est heureux de faire partie d’une maison d’édition. Mais dès qu’on en voit les dysfonctionnements, les choses peuvent devenir très vite un enfer. Ce qu’il faut retenir, si vous signez en ME, ce sont deux choses qu’on vous dira et qui seront toujours fausses, hypocrites :

  • les ME soutiennent les auteurs : faux ! Une ME soutient son porte-monnaie avant tout ! C’est une entreprise qui doit survivre dans une jungle. Par conséquent, vous êtes et ne resterez qu’un pion dans leur réussite. Pas la vôtre ! La vôtre dépendra de ce qu’on veut bien faire de vous  et ce que vous, vous avez fait de votre côté ! Ils disposent de vous selon leurs envies, leurs projets et non l’inverse ! Le fameux main dans la main n’est qu’illusion. Vous vendez, on va vous déballez une belle promo. Vous ne vendez pas, vous resterez dans les limbes avec une promo à l’arrache.
  • les ME vont me faire vendre : Faux ! Vous êtes un parmi des dizaines, des centaines dans un catalogue ! Vous êtes un numéro ! Ne rêvez pas de gloire ! Il n’y a que si on vous propulse égérie de la marque que vous aurez le tapis rouge et les cotillons. Donc autant dire que vous êtes « monsieur ou madame l’auteur lambda perdu ». Et même l’étiquette ME ne fait pas tout ! Ce n’est pas parce que vous êtes en ME que vous allez vendre ! Si vous n’avez pas de promo, vous resterez invisible.
Le bonheur d’être en ME dépend de plusieurs critères :

1/ Votre volonté ou non à confier votre manuscrit à la vie à la mort à quelqu’un. Dès que vous confiez votre signature à un éditeur, il peut en faire ce qu’il veut ! Prix, couv, promo, remaniement du texte ou à l’inverse, ignorance. Il est maître du devenir de votre livre. Il peut vous consulter, mais dîtes-vous aussi qu’il n’est pas obligé de le faire non plus. Certains vont prendre en compte vos idées, d’autres vont passer outre ! Il peut donc en faire un truc chouette ( je vous le souhaite ! ), comme une catastrophe. Quoiqu’il arrive, il aura toujours le dernier mot puisqu’il est maître de vos droits ! Donc à vous de parier sur le bon cheval ! Risque quand même assez délicat, surtout que le contrat joue peu en faveur des auteurs, si ça ne vous convient pas ! C’est une réalité ! Il suffit de voir les constants débats sur la place de l’écrivain dans la chaîne du livre pour voir qu’on est du pipi de chat dans un rouage bien huilé et dont la donne doit rester telle quelle !

2/ Votre volonté à rester uniquement écrivain : certains ne veulent pas se prendre la tête avec ce qui relève du travail éditorial. Chacun son métier et son temps est précieux, le classique « je préfère le garder à écrire » est alors le fer de lance des protecteurs des ME. C’est un choix. Moins de contraintes, certes, mais aussi un coup de poker quoiqu’il arrive ! Il faut une résilience assez forte pour accepter de se dire « au petit bonheur la chance ! », moi je passe au manuscrit suivant, j’en ai fini avec. Le reste n’est plus de mon ressort. Personnellement, mon investissement sur mes histoires est trop dans le sentimental pour en être aussi détachée de son devenir après écriture. La vie de mes livres est loin de se finir avec le point final du texte.

3/ Votre exigence ! Et là, on parle de caractère ! Certains vont ne pas voir ou fermer volontairement les yeux sur les trucs qui ne vont pas dans leur ME, juste pour garder cette étiquette d’écrivain édité. Ils se font avoir, mais pas grave ! On reste et on sourit parce que c’est ce qui donnera une crédibilité : on est en ME ! Chacun sa notion de crédibilité et surtout de dignité ! Personnellement, quand je confie mes droits, donc que je donne une part conséquente des bénéfices à quelqu’un, j’attends le professionnalisme qui va avec. Certains écrivains se contentent d’un professionnalisme moyen, sont plus souples, moins regardants, voire s’en fichent complètement parce que la notoriété, ça n’a pas de prix ! À part celui du  » soit belle et tais-toi ! ». Et vous ?

4/ Vos attentes ! Vous voulez signer en stand avec des merveilleux collègues écrivains. Alors, oui, cherchez une ME. Vous souhaitez avoir l’espoir d’être en librairie, c’est certain que vous aurez plus de chances de l’être en ME, même si la probabilité est très discutable. Être en librairie ne signifie pas être en rayon ! Vous rêvez d’une promo de dingue, vous pouvez l’avoir en ME… ou pas du tout ! Probabilité tout aussi discutable que celle de la mise en rayon de votre livre ! Vous rêvez d’un travail professionnel, impeccable, sur votre livre : vous pouvez l’avoir en ME… ou très partiellement ! Alors oui, bien sûr, je dépeins ici un côté assez trash des choses, mais c’est une réalité bien présente. Vos attentes, vos objectifs à propos de votre texte vont jouer beaucoup sur le mode d’édition à choisir. Réfléchissez bien à ce que vous voulez pour vous et votre manuscrit. Un livre juste édité ?  Un livre suivant vos desiderata ? Reconsidérez vos souhaits dessus avant de rêver de succès.

De mon côté, j’ai eu à me poser ces questions à un moment donné. Mon caractère, mes attentes ont été revues d’une autre façon, une fois l’euphorie de l’édition passée. Car on en est là ! On a une image assez institutionnelle des ME, avec le côté classe, intello, professionnel, passionné de littérature. Un lieu où on se dit : « whouuaaa, c’est la consécration si j’en suis ! ». Je vous le dis de suite ! Que nenni ! Belle blague ! Le soufflé va retomber très vite ! On est dans un milieu d’apparence, de faux semblants, d’hypocrisie et de coups de p*** ! Quand il y a popularité et argent en jeu, les valeurs existent peu ! On est dans une mécanique de réussite où finalement la qualité de votre texte est le cadet des soucis ! C’est manger ou se faire mangé ! Attention à l’arrivisme de toute forme pour percer ! On en vient donc à s’interroger sur qui on est vraiment, ce qu’on veut vraiment et ce qui finalement est important ou pas.

J’en viens donc au choix de l’auto-édition !

Souvent, on me dit : « je n’ai pas les épaules pour tout assumer ! ». Effectivement, si on se tourne vers l’auto-édition, on n’est plus seulement écrivain, mais aussi graphiste, correcteur, éditeur, community manager etc. On est multi-casquette et c’est beaucoup de travail en plus ! On chapeaute tout de A à Z et c’est ça, l’intérêt : le luxe de garder sa liberté !

Pourquoi des auteurs se sont tournés vers l’auto-édition ?

Il faut savoir que :

1 / le choix de l’auto-édition n’est pas forcément un choix par défaut parce que pas accepté en ME, c’est bien souvent un choix volontaire !
2 / souvent c’est même dû à une déception des ME au niveau de leur travail et leur contrat abusif que des auteurs ont préféré en venir à ce mode d’édition.

L’auto-édition est une réponse finalement à tout ce qui peut nous contraindre en ME.


1 /
pas de ligne éditorial, pas d’obligation à répondre à un format dit « plus commercial ». => On fait ce qu’on veut de son texte. Cela répond à une soif d’indépendance, de liberté aussi bien au niveau du scénario, la couv, la date de sortie, la longueur du manuscrit, le thème et direction choisis ou l’univers défini du livre. Pas d’obligation de découpage en épisodes, pas d’obligation de rajouts de scènes de sexe parce que « ça fait mieux ! C’est plus vendeur ! », pas de retravail sur un personnage qu’on a voulu de telle manière et qu’il faut d’une autre manière ! On ne dénature pas son manuscrit ! On l’édite comme on le veut !
2 / les royalties : Si la part des DA que vous donnez à un éditeur vous revient, vous toucherez forcément plus. Certes, vous aurez toujours le prix du graphiste, du correcteur et de la communication à déduire de cela, mais la part de l’éditeur vous revient !
5 / le plaisir de gérer tout ( esprit de leadership ) et sans intermédiaire. => plus de problème de dialogues de sourds ! Vous êtes maître du paquebot ! Vous ne devez rendre de compte à personne !
6 / Loin des ME : la paix ! => recul parfois bienfaisant par rapport au milieu des ME qui peut écœurer dans la considération des auteurs et de l’aspect commercial. Vous savez, le fameux pion dans leur échiquier !
7 / La liberté d’accompagnement ! => exit l’obligation de promiscuité avec des personnes qu’on n’aime pas car ds la mm ME. La famille unie et heureuse ! Dans vos rêves ! Les egos sont de rigueur ! Vos dédicaces vont être plus sereines sans la diva à côté de vous !
8 / La liberté de communication : vous ne subissez plus des promos douteuses ou inutiles ! Vous fixez votre prix de vente. Vous choisissez votre communication et contrôler votre image !

Les inconvénients :

Bien évidemment, l’auto-édition est une épine dans le pied du milieu très fermé de l’édition traditionnelle. Donc autant vous dire qu’au-delà du travail plus conséquent que cela demande, il vous faut comprendre que l’on ne vous aidera pas dans votre parcours, il n’y a pas d’accueil favorable pour vous ! Tout vient de vos efforts ! Même si on constate une ouverture de plus en plus franche vers les auto-édités comme une augmentation des services dédiés aux indépendants et une présence en développement en salons, reste que seules les ME ont pignon sur rue, sont en TG et rayons de librairies et grandes surfaces et gardent le monopole de la visibilité pour leurs favoris ! Mais est-ce si grave ? Comme je le disais plus haut, tout dépend de vos attentes !

Les Iinconvénients le deviennent si on est sensible à certaines choses. Par exemple, je ne suis pas en rayon, mais personnellement, je n’en fais pas une obligation dans mon parcours, juste une possibilité à évoquer dans un avenir plus ou moins proche. J’estime que l’on peut vendre autrement. Certains voudront absolument cette condition pour affirmer qu’ils sont écrivain. On entre ici dans la définition du métier d’écrivain : Est-ce celui qui rend un manuscrit impeccable ? Celui qui est uniquement reconnu par les ME ? Celui qui est placardé partout ? Ou encore qui a la plus grande file d’attente en dédicaces ? Sujet bien philosophique, n’est-ce pas ? À vous de voir, quelle est selon vous, VOTRE vision de l’écrivain et de son travail, son image !

conclusion :

  Pour moi, les ME, c’est un peu comme le loto. Tu as une chance sur je ne sais pas combien de trouver la ME qui répond à tes propres attentes. Soit tu écumes les ME jusqu’à trouver la potentielle perle sans jamais être sûr de la trouver et au risque de te faire avoir à chaque fois, soit tu crées toi-même ta chance via l’auto-édition en te protégeant davantage et en répondant toi-même à tes attentes. C’est tout aussi hasardeux, mais tu as quand même plus de cartes en main, pour réaliser chacune de ces attentes vu que tu es maître de ton livre, pour choisir les chemins par lesquels cette chance peut arriver et devenir finalement du mérite.

ME ou auto-édition, le constat reste le même : vous déterminez du destin de votre livre. C’est votre réseau avant tout, votre propre communication, votre sociabilité, votre engagement qui fera vendre. Rien d’autres ! Le mode d’édition ne vous apportera pas grand chose, si déjà de vous-même vous ne vous investissez pas à la tâche et que vous attendez du tout cuit dans la main. Il y a énormément de concurrence et pour se démarquer, ce n’est pas l’édition de votre livre en elle-même qui compte, mais vous ! Votre réelle implication, votre ligne de conduite, votre image feront votre réputation !  Je ferai un autre article sur ce sujet…

Jordane, t’arrive-t-il de lire des livres de personnes te le demandant, et de dire ce que tu en penses ?


Selon les semaines, j’ai souvent des messages privés concernant pas mal de questions sur le milieu de l’édition. Beaucoup s’essaient à l’écriture et viennent demander avis sur leur écrit. Et j’ai donc cette question qui ressort :

 

« Coucou ! Dis-moi, je voulais savoir s’il t’arrivait de lire des livres ou quelques chapitres de personnes te sollicitant, et de leur dire ce que tu en penses ? « 

Voici ma réponse…

Alors non ! Je ne le fais pas pour plusieurs raisons :

 

1/ Je ne lis pas de romance, ni de romans, que ce soit une ébauche ou un livre édité ; je n’ai pas le tps ! Je lis des mangas, plus simple et plus rapide pour moi et c’est mon univers, là d’où vient mon style.

 

2/ Avec l’expérience, j’ai appris qu’il ne fallait pas lire les collègues, car ça te retombe dessus ! Je suis assez intransigeante et cash, donc je dis ce que je pense et ça peut froisser. Or dans un milieu si fermé que le milieu de l’édition, les cancans vont bon train et on te catalogue vite ! À vrai dire, lire les autres m’énerve ! lol ! Je ne lis plus comme une lectrice maintenant, mais comme un auteur, donc j’ai tendance à décortiquer l’histoire comme le ferait un auteur : choix scénaristique, orthographe, etc et j’en viens à me dire « mais comment elle peut cartonner ainsi ? » si c’est mauvais ? Et en plus, je connais les trois quart du temps, l’auteur, donc ça ne m’aide pas ! ça va encore plus m’énerver de voir que j’ai un regard complètement à part de la majorité. Je suis assez critique en fait, donc si je devais chroniquer, je serai très mal vu, je pense ! Je ne fais sans doute pas mieux à mon niveau, mais rien qu’en lisant certains extraits postés sur le fil d’actualité, je lève les yeux donc… J’évite les risques d’accrochages !

 

3/ Même la bêta lecture, je ne fais pas ! L’adage trop bon, trop con, j’ai donné ! Je fais également payer maintenant mes prestations infographiques pour éviter tout abus ! Les bêtas que j’ai, je les ai même choisi en fonction d’un critère : celui de savoir qu’elles n’écriraient jamais de leur côté ! Il n’y a rien de pire que d’être volé ou trahi ! Là, j’évite les possibilités encore une fois !

 

4/ Pour ne pas avoir à entendre, « tiens, Jordane a pompé sur tel auteur ! » ou tout simplement pour ne pas lire chez l’autre un truc qui figure sur mon texte en cours et qui m’obligerait à tout refaire par acquit de conscience !

 

Bref ! Vous l’aurez compris, je pratique l’adage : « on est bien mieux dans sa caverne ! ». Le milieu de l’édition est un milieu de faux-semblants. Il ne faut pas croire ce qu’on veut croire, mais bien analyser les gens. J’ai eu des déceptions. L’arrivisme est une pratique courante pour piétiner ensuite et se prétendre number one. Toute cette dynamique ne m’intéresse pas et je préfère éviter toute hypocrisie parce qu’il faut bien se faire voir pour vendre, je préfère donc ne rien faire !
Par contre, quand une collègue galère sur une phrase, un résumé de 4eme de couv, ou me demande avis sur une couv, je lui donne mon avis. Je conseille sur l’écriture et l’édition également.

 


Les commentaires négatifs : comment réagir ?


Aujourd’hui, je viens faire le point avec vous sur un sujet qui fâche beaucoup d’auteurs : les commentaires négatifs. Je croise souvent des auteurs sur Facebook ( en devenir ou ayant déjà publié un livre ou deux )  et qui posent cette question : comment réagir face aux commentaires négatifs ?

Pour ma part, plusieurs constatations s’imposent depuis que je publie, soit deux ans et demi.


1/ Très souvent, l’avis négatif se construit sur des arguments que d’autres ont adoré. ex : je déteste ce passage >< j’adore ce passage. Donc qui croire ? Eh bien, tu vas te tourner vers ceux qui aiment, car c’est ta fanbase. Je ne retiens donc que les avis positifs. Pour mon moral, mais aussi parce que les commentaires sont subjectifs.
2/ Bien souvent, le caractère de la personne ressort. Ex: ultra féministe, coincée du cul qui va tomber sur une scène sexuelle ou une attitude trop « hors des clous », choquante pour sa sensibilité  => livre non adapté pour eux, mauvaise cible. Dans ce cas-là, pareil, je ne tiens pas rigueur de ces avis, car rien ne fera changer d’avis quelqu’un qui a des a priori trop ancrés.
3/ Tu vas vite apprendre à décortiquer les commentaires négatifs et voir qu’ils tiennent sur un bout de ficelle et bien souvent finiront par te faire rire plutôt qu’autre chose. Lis bien les arguments. Souvent la personne s’est fait sa propre histoire du truc, son propre film et n’a pas lu les véritables intentions de l’auteur. La fameuse lecture en diagonale ! Le lecteur se cantonne au 1er degré de lecture et n’a pas été capable de lire le récit sous-jacent.
4/ Le syndrome  » j’aime ne pas faire comme les autres » : un livre qui a de bonnes critiques, c’est bizarre et certains se font une joie d’être les défenseurs de la  fameuse bonne littérature ! Il faut casser ce succès et ils deviennent le phare de la vérité ds la nuit des aveugles . Une façon pour eux surtout de se faire remarquer là où du monde passent et suivent ! Ce sont des commentaires cinglants, souvent courts, ne permettant pas de réponses. Aucune construction dans les arguments. C’est du lynchage gratuit. => next ! Aucun intérêt pour moi !
5/ Les jaloux : et oui, le succès apportent la jalousie. Famille, amis ou auteurs et ses groupies, tu verras. Tu vas apprendre l’hypocrisie avec un grand H. Moi, j’y prête plus gaffe ! Seuls les jaloux sont aigris et perdent, chez moi tout va bien ! ^^
6/ Plus ton livre est controversé, plus il attire des curieux qui se voudront se faire leur propre avis. Donc si tu as cet équilibre c’est tout bon 😜
7/ Les super calés du genre : tout lu, incollables. Oui tu es une petite joueuse du genre, retourne à la dînette. => oublie. Tu ne cherches pas des spécialistes capables de faire une thèse sur les exoplanètes, juste des lecteurs.
8/ Attention à ne pas tomber dans le piège de suivre tous les avis « constructifs » qui soulèvent souvent des points très subjectifs. Pour moi, un avis est constructif s’il répond à une demande d’orthographe, conjugaison, syntaxe et ponctuation. Il est aussi constructif lorsque qu’il soulève un vrai problème de cohérence (ex : il fume une cigarette et la seconde d’après, la cigarette n’est ni sur sa bouche ni dans sa main ni au sol). Les avis négatifs concernant la construction du scénario sont très discutables. Certains préfèreront indubitablement des situations ou réactions différentes de ce qui est lu et se trouveront gênés par la proposition de l’auteur. Malgré tout, attention ! Ce type d’avis qui se veut constructif est à prendre avec du recul. Ils se basent sur ce qu’aurait fait le lecteur à la place du personnage. Or un personnage a sa propre identité, son propre caractère et ne correspond pas forcément à celui du lecteur. Et on retombe sur mon 2/. De même les remarques sur j’aurais aimé « plus de … », « moins de…. » => affaire subjective. On ne peut pas réécrire un texte pour chaque considération de lecteur !
9/ Style de gamin de maternelle ! Perso, là aussi ça me fait ni chaud ni froid. Le style est subjectif. Certains aiment les envolées lyriques pour justifier le fait d’avoir « un style ». Le style est affaire de perception. Soit il fait écho au lecteur, soit pas. Toujours est-il que le plus simple des styles peut être tout aussi efficace qu’un truc méchamment alambiqué !

Conclusion


Vous l’aurez compris, il faut se centrer sur le positif.
Il faut d’abord écrire pour soi et laisser de côté le reste. Bien sur, c’est génial de partager son univers avec les lecteurs, mais si notre livre n’a pas réussi à transporter quelques lecteurs, tant pis. Il existe un nombre incalculable d’auteurs qui correspondent tous à un lecteur. Notre but est de trouver nos lecteurs, ceux à qui nos livres parlent ; ceux qui reçoivent nos messages et les émotions que nous voulons transmettre .
Toutefois, il est toujours difficile de se détacher du premier livre qu’on publie. Dans ce cas, pensez aux auteurs connus qui vendent des millions d’exemplaires. Est-ce qu’à votre avis, ils prennent en compte les nombreuses critiques négatives de leurs livres ? Je ne pense pas… ils se contentent d’écrire