Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 2/ Les relectures

Coucou !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une partie du travail éditorial très chronophage :
les relectures globales.

On m’a fait la remarque de ma super organisation sur mon travail éditorial et j’ai donc décidé de vous en parler un peu à travers ces fameuses relectures !

Pour ma part, il n’y en a pas qu’une, mais plusieurs. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne peux plus voir mon texte en peinture après !

À quoi me servent les relectures globales du texte ?

1/ Relire pour la cohérence.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas forcément tout. On est sur le moment présent, sur son chapitre en cours et on a une vison plus étriquée de l’histoire, avec le chapitre précédent et le chapitre à venir. On n’a pas le recul nécessaire pour tout englober correctement. Plus le texte est long, plus on écrit un pavé, et plus il est difficile de tout se rappeler en détail. Il y a des petits éléments qui peuvent nous échapper et qu’il est bon de se rappeler lors de la relecture globale. Les détails chronologiques sont plus visibles, les passages sont plus facilement reliés entre eux et permettent de mieux voir si “tout se tient”.

 

2/relire pour donner du relief à l’histoire

Pour moi, c’est aussi très important de relire pour améliorer. Les petites phrases du début du livre peuvent se répercuter à la fin, les comportements des personnages, les attitudes, les petites choses anodines peuvent faire un effet boomerang sur la fin du livre. Il est donc important de relire globalement l’histoire pour avoir une vision plus large et pourvoir parsemer de remarques son texte.

En général, je note sur mon carnet les ponts à faire du début en fin de livre. Je note tout ce qui peut donner encore plus de relief à l’histoire. Puis, je l’intègre là où il faut. Ce sont ces petits détails qui vont faire la différence et donner le petit plus à l’histoire.

 

3/relire pour élaguer

Écrire, c’est bien. Mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Et c’est ce qui donne de la fluidité au livre. Retirer les répétitions est une chose. Mais parfois, ce sont carrément des paragraphes à supprimer, qui donne une redondance, une lourdeur qui rend la lecture difficile, chiante. Donc, oui, je supprime des phrases, des paragraphes, des mots. Il y a donc une perte sur ce qui était initialement écrit.

 

4/ relire pour réécrire

Pour JTV5, j’ai tout un chapitre qui a été revu à la relecture globale. En fait, ça m’est déjà arrivé aussi avant ! Une de mes bêtas m’avaient signalé qu’elle trouvait ce passage ennuyeux. Au départ, j’ai laissé le chapitre en l’état et j’ai avancé. La relecture globale permet d’avoir une vision d’ensemble qui permet de voir les moments qui sont en désaccord avec l’ensemble, les passages qui coincent, qui ont une autre tonalité. Souvent, on compare la lecture au chant. Quand on lit à voix haute, on peut dire qu’on récite une mélodie. Le texte a un rythme, une dynamique précise et certains passages sortent de cette mélodie. Il y a dissonance. C’est là que tu as deux solutions qui s’offrent à toi : ou tu élagues, ou tu réécris. Ce passage, je l’ai réécrit. Tu gardes la base, mais tu réarranges, tu le réorientes autrement. C’est un travail qui demande une grande concentration pour savoir ce qui est bon à garder et ce qui l’est moins. Il s’agit de retrouver la pertinence qui fera que ce passage entrera correctement dans le reste du texte sans qu’il fasse grincer l’ensemble.

 

5/ Relire pour se rassurer

C’est tout con, mais pourtant, c’est aussi une vérité. On relit par orgueil. On veut un texte nickel. Même s’il ne sera jamais entièrement parfait, on veut toucher du mieux possible à une perfection. Donc, il s’agit aussi de se conforter dans ce qui a été écrit. Quand on a suffisamment relu, c’est qu’on estime que tout est OK, que le texte peut passer à la mise en page.

La question qu’on peut se poser, c’est à quel moment faut-il faire sa relecture globale ?

 

Quand doit-on entamer une relecture globale ?

Pour ma part, j’ai une relecture globale entre chaque phase de correction :

  • une relecture globale juste après le point final.
  • une relecture globale, après passage des bêtas
  • une relecture globale après passage des correcteurs

Cela me permet de balayer trois fois le texte et de voir si les propositions des bêtas et correcteurs sont en accords, si tout est en ordre. La plus grosse relecture reste celle après le point final. C’est celle qui balaie le plus d’interventions de ma part. Les deux autres étant de la relecture de vérification surtout. Je peux les faire en diagonale, ou choisir des passages plus ciblés pour vérification.

Certains auteurs n’en font qu’une, d’autres en font plus. Je pense aussi que la difficulté du sujet peut entraîner plus de relectures. Un sujet SF me semble plus compliqué qu’un feel good par exemple. Les termes techniques, les descriptions ne sont pas du même niveau et donc demande plus ou moins d’attention. L’irréel demande plus de concentration et de vigilance pour la compréhension que le réel.

 

Conclusion

Voilà ! Vous savez tout sur les relectures globales. C’est une phase du travail éditorial qui demande énormément de temps. Autant que celles des corrections. C’est aussi un passage important pour proposer un texte clair, fluide, sans lourdeur. Bien évidemment, nous ne sommes pas infaillible et certains verront des lourdeurs à certains moments là où d’autres n’en verront pas. Le but reste toutefois de proposer un texte facile à comprendre et addictif dans son cheminement.

Vous parlez des relectures globales, c’est aussi vous montrer une phase du travail de correction qui est souvent éclipsé par les corrections elles-même. Pourtant, ce sont deux parties bien distinctes. Souvent, les lecteurs pensent qu’une fois que l’écriture est faite, il n’y a quasiment plus rien à faire avant de voir leur livre dans les mains, mais il y a beaucoup de petites choses qui semblent anodines qui viennent pourtant prendre un temps énorme dans le travail éditorial. Les relectures globales sont des ces petites choses qui prennent beaucoup de temps !


Vous avez peut-être raté la première partie ? La voici : Travail éditorial : 1/ les corrections


 

 

[ SECRET N°1 ] COUPLER L’ENVIE ET LE MOMENT : LE PATCHWORK ✨

 
Le début d’année 2019 a marqué un changement dans l’écriture de mes romans. L’idée est d’optimiser mon temps dédiée à l’écriture.
J’ai adopté une nouvelle méthode d’écriture. S’il m’arrivait de varier les supports ( ordinateur ou cahier) selon l’envie, j’ai toujours écrit mes histoires au fur et à mesure de leur déroulement. Sauf que voilà, tout écrivain se retrouve avec cette fameuse scène qui vous bloque et dont vous passez des jours à en trouver un résultat satisfaisant.
 
Avec l’expérience, je cerne de mieux en mieux ma façon d’écrire. Je pense que, pour ma part, j’ai des moments avec et des moments sans. Quand on n’a pas envie, quand ça bloque, il faut savoir juste se dire que c’est juste pas le bon moment. Suivre sa muse là où elle veut être. Parfois, c’est carrément l’absence d’envie qui fait que je n’écris pas, par d’autres moments, c’est ce que je dois écrire qui ne me donne pas la niak. C’est pour ce second cas que j’ai trouvé une astuce.
 
J’ai adopté la méthode patchwork ! C’est quoi ? Oh ! Eh bien c’est simple : j’écris la scène qui me donne envie ! Autrement dit, je n’écris plus l’histoire au fur et à mesure, mais je fais un puzzle dans lequel je crée mes morceaux ( chapitres, scènes) puis je les rassemble pour créer l’histoire générale. Du coup, chaque journée est optimisée par ce dont j’ai réellement envie d’écrire.
 
Pour cela, mon nouveau logiciel me permet d’adopter une arborescence ( voir ci-dessous ).
J’ai mes derniers chapitres écrits et en dessous les scènes phares à écrire, celles qui me font envie, celles qui construisent mon histoires. Les scènes qui sont commencées ont leur icône marquée de traits indiquant que l’écriture a commencé. Lorsque la scène est finie, je la mets de couleur différente (verte par exemple ) et j’avance ! Quand une scène sera la suite du chapitre 12, je la collerai au chap 12 ou la mettrais en chapitre 13.
 
Ici, vous avez le projet JTV5. il est à 75% écrit. Quand toutes les scènes seront finies, le livre sera fini. Il se peut que je rajoute une scène ou deux, mais vous avez un peu, ici, un ordre d’idée de l’avancée du tome. Vous savez aussi les coulisses de ce dernier ! 😉

Bilan 2018 / Objectifs 2019

2018 se finit, 2019 est là : il est l’heure du bilan !

2018 : année du come back

Si je n’ai rien publié en 2017, 2018 fut une année prolifique. J’ai légèrement changé mes plans par rapport aux projets que j’avais il y a un an, mais ce fut plutôt positif. Mon année s’est divisée en deux parties : les 6 1ers mois et les 6 derniers.

1/ rétrospective de cette année

Le début d’année fut compliqué. Ma fille étant née le 28 décembre, mon 1er trimestre 2018 fut au rythme des couches, bibis et dodos. Couplez cela à ma propre fatigue post accouchement, j’ai dû donc mettre l’édition de côté. Ma fille a complètement changé mon rythme quotidien. Elle a divisé mon temps libre par trois. Ce qui fait que les seules choses faites durant cette période en édition furent de recopier À votre service ! sur ordinateur.

À partir d’avril, Lucile a commencé à faire des nuits complètes, ce qui m’a permis d’être moi-même plus reposée et de recommencer à bosser. L’éditing de AVS commença. Entre correction, mise en page et découverte de l’autoédition à travers les publications, j’ai passé beaucoup de temps à tester, à comparer, à prendre des notes et à pester ! Mon mari est entré dans la course comme correcteur et mon premier livre autoédité est sorti le 1er juin.

Ce fut une fierté énorme ! Un soulagement de publier enfin quelque chose. Un doute sur l’histoire qui n’avait rien à voir avec Je te veux !. Une peur de faire un bide après tant de temps d’absence. Une conviction que l’autoédition était faite pour moi malgré tout. Une réalité évidente que l’autoédition est boudée par certains qui ne me boudaient pas quand j’étais éditée.

À partir de juillet, la réédition de Je te veux ! commença. Mon mari corrigeait et moi je mettais ensuite en ligne et ce, jusqu’en novembre. Un rythme soutenu, accompagné de commandes de covers de collègues auteurs ou autres demandes pour mon travail d’infographiste et me voilà débordée !

Je n’ai pas levé la tête durant cette période !

Ce fut à la fois grisant de retrouver JTV, mais aussi usant de le promouvoir à nouveau. J’avais l’impression de pédaler dans la semoule, de brasser de l’air. Pire que tout, plus j’avançais dans les tâches à accomplir, plus de nouvelles venaient s’ajouter. La poisseuse que je suis s’est vue prise au dépourvu par des bêtises involontaires qui m’ont fait perdre beaucoup de temps. Je suis ressortie lessivée. Ma fille toujours scotchée à ma jambe, je ne savais plus trop où donner de la tête.

Cette période s’est calmée avec l’arrivée de JTV4. Bizarrement, je l’ai abordée avec plus de sérénité. J’ai pris le temps de préparer son arrivée pour la fin d’année. Bien sûr, j’ai encore eu des couacs indépendants de ma volonté, mais le livre est sorti comme convenu. La sensation d’accomplissement est enfin arrivée avec cette date fatidique du 20 décembre. Mon objectif était de sortir les 4 tomes de JTV cette année et j’ai réussi. Aujourd’hui, je suis dans un état de relâche complète après la pression que je me suis mise cette année. Un peu l’effet stone après avoir pris son calmant !

Il y a eu donc en tout 3 rééditions et deux inédits cette année, soit 5 livres sortis en 6 mois.

Un marathon qui m’a laissé sur les rotules, mais qui m’a permis de rétablir mon catalogue de livres sur les plateformes. Il était temps vu que je n’avais plus rien en ventes depuis le 1er janvier et il était difficile de dire que tu es romancière quand tu n’as aucun livre publié pour l’attester. Ce marathon m’a aussi permis de donner enfin de la nouveauté à lire et de revenir sur scène. J’ai rattrapé mon retard d’un inédit par an en en proposant deux, 2017 ayant été une année de disette.

2/ les résultats de cette année

En stoppant JTV l’année dernière, je savais que je prenais un risque énorme. Ne rien publier en autant de temps également. Produire une saga est compliquée dans le sens où il faut tenir en haleine le lecteur non seulement avec le contenu, mais aussi au niveau du temps d’attente entre deux volumes. Malheureusement, je pêche dans les 2 cas.

On perd forcément des lecteurs en cours de route. Le fait d’écrire des sagas inclut une lassitude chez certains lecteurs, un abandon chez d’autres car pas comme ils l’auraient voulu. Enfin le manque d’informations fait que certains passent à côté de la sortie ou oublient de l’acheter. On se dit : “Tant pis ! Je verrai quand tout sera fini.”

Je suis hélas face à tout cela. J’ai constaté pas mal de choses cette année. Le milieu a changé, le comportement des lecteurs aussi. Ce qui se faisait il y a deux ou trois ans se fait beaucoup moins. Ce qui marchait avant, marche moins. Il faut s’adapter, évoluer, trouver des solutions de rechange. Il faut se remettre en question constamment, réfléchir à comment se projeter sur la prochaine année et trouver de nouvelles approches avec les lecteurs. Bref ! Le cerveau a fumé cette année.

Ayant deux histoires sur les rails, j’ai donc adopté deux stratégies, sachant que chacune de mes histoires pouvait me projeter dans une ou dans l’autre de ces stratégies.

À votre service ! étant un feel good, j’ai donc choisi après un mois de présence sur toutes les plateformes de le mettre en exclusivité sur amazon et de le mettre à disposition des abonnés KU. Un nouveau lectorat s’est greffé à celui de JTV. Certains, étant moins porté sur l’érotisme, ont trouvé leur bonheur avec AVS. D’autres ayant lu JTV l’ont préféré à ce dernier.

J’ai donc appris à apprivoiser le système des pages lues, noté les mois prolifiques ou non, constaté le ratio pages lues / gain et voir comment l’abonnement KU impactait le classement amazon et les services annexes proposés par KDP.

AVS a pu ainsi participer au concours des Plumes Francophones de cette année. Ce concours dédié aux auteurs auto-édités apporte une visibilité au titre publié puisque Amazon a un encart dédié à ce concours sur son site et tout un système promotionnel, et même si le titre n’est pas dans les finalistes, on est dans la liste des concouristes et donc dans les propositions de lecture. Cela m’a permis de côtoyer via le classement de ce concours les autres auteurs indés, comme moi, de voir qui marchait bien, de constater leur bibliographie, leur pérennité, leur communication. Un apprentissage très intéressant qui montre que des indés réussissent très très bien tout seuls. AVS est resté classé dans les 50 premiers durant toute la période du concours, soit 3 mois, ce qui est pas mal pour un premier livre en autoédition.

AVS a eu aussi la chance d’être éligible à l’offre éclair durant la black week en novembre à l’instar de pas mal d’indés ayant participé aux Plumes Francophones. Autant dire que faire un rabais de 24h sur son livre ne se refuse pas quand on sait le trafic que génère la black week sur le site d’Amazon.

Ce fut une aubaine. Cela relance clairement les ventes, mais aussi les pages lues. La visibilité perdure sur le mois qui suit l’offre éclair grâce aux ventes qui vous font monter dans les classements et fait donc du bien à l’existence du livre. De tout nouveaux lecteurs découvrent votre livre et viennent par effet boomerang découvrir vos autres ouvrages.

Pour Je te veux !, j’ai opté pour un choix différent.

Il a d’abord été en exclusivité Amazon, le temps de la réédition afin de le faire découvrir aux abonnés KU avant de basculer dans sa globalité sur les 4 grandes plateformes de ventes avec l’arrivée de JTV4. Mon lectorat sur JTV est disparate. Et cela se vérifie encore maintenant. J’ai beaucoup de lecteurs Kobo. Sachant que Amazon boude l’érotisme pour ses mises en avant, il était donc logique que je le sorte de son exclusivité et que je le publie sur plusieurs points de ventes. Rien ne me sera proposé pour ce dernier par KDP. J’ai donc commencé par le mettre sur les plus rentables : amazon, kobo, ibooks et google play.

En terme de ventes, ça donne donc quoi ?

Eh bien, comme je l’attendais, j’ai perdu entre la moitié et deux tiers de mon lectorat en deux ans.

C’est un coup dur, somme toute logique, mais qui va me donner du travail pour les deux années à venir. Les sagas ne sont plus tellement appréciées du public, la surenchère de livres en romance casse les ventes ( plus il y en a, moins les porte-feuilles sont extensibles !) et l’impression de “déjà lu” achève le reste. Reste votre style qui “sauve l’honneur”. Portrait peu reluisant de la situation actuelle qui fait qu’on perd en intérêt auprès du lecteur. Mon absence durant un an et demi/deux ans a fini le constat ; certains n’ont jamais entendu parler de ma bibliographie alors que je suis romancière depuis quelques années. On a l’impression d’être has been, d’être passé à côté du milieu de l’édition.

Malgré tout, je reste satisfaite de mes ventes. Je m’explique.

AVS n’étant pas dans la même catégorie de romance, il m’a été donc difficile de vraiment évaluer la situation. Au départ, je me suis dit :”c’est un bide !”. Puis après réflexion, je me suis dit que non, on ne pouvait pas dire cela, vu sa progression sur l’année et ce que j’ai pu faire avec. AVS a trouvé son public avec le temps. Ce ne fut pas une sortie fulgurante et pourtant, il a plutôt bien vécu cette 1ere année d’édition. Il a eu un public connaissant JTV, mais aussi un public plus large que celui de la romance érotique et ça m’arrange aussi. Ouvrir son lectorat permet ensuite d’exploiter d’autres opportunités d’histoires dans d’autres genres, d’autres styles, et comme j’ai d’autres histoires en tiroir allant plus vers la littérature blanche, ça me va ! Il m’apporte une autre base de lecteurs, plus généraliste, moins spécifique. Il m’a permis aussi de tester Amazon et le service KDP. Il a joué son rôle à la perfection à ce niveau-là puisqu’il a fallu moins de 6 mois pour le voir en offre éclair. Proposition que certains n’ont jamais eu ! Donc, je ne me plains pas. Il a réussi à se vendre malgré tout en se positionnant dans des évènements auxquels je n’avais pas songé quand il est sorti. Même si cela reste en-deça de ce que je vendais avant, il m’a apporté pas mal de constatations et de nouveaux lecteurs.

Pour JTV, l’attente était surtout avec l’arrivée du T4 qui me permettrait de faire de réels comparatifs. Mais là encore, le constat reste le même. Selon les plateformes de ventes, ou je suis stable ou je perds entre la moitié et deux tiers des ventes. JTV a connu la phase de retour avec de nouveaux lecteurs qui ont découvert la saga avec la réédition, puis aujourd’hui le retour de mes lecteurs avec le T4 inédit. Les ventes sont très en-deça de ce que j’avais eu avec le T3. J’ai divisé par deux mes ventes pour la même période. Le sortir à la même date que le t3 il y a deux ans me permet ainsi d’avoir un excellent comparatif sur ce que j’ai vendu entre le 20 et le 31 décembre. Pour autant, même si j’ai divisé par deux mon lectorat, ce que j’ai vendu m’apporte un pécule identique à ce que j’avais touché avec ma ME à l’époque pour la même période avec le T3 (cherchez l’erreur). Donc, financièrement, je m’y retrouve, je n’ai pas de réelle perte, et cela reste donc positif sur le fait qu’il ne me reste plus qu’à récupérer les lecteurs perdus et à agrandir à nouveau mon lectorat pour que vraiment satisfaire mon choix d’être auto-éditée et faire tout ce que j’ai encore en tête.

Le constat au niveau des retours et commentaires est un peu identiques à celui des ventes.

La peur d’être critiqué, la flemme ou le sentiment que le livre est un dû qui ne mérite pas d’émettre son avis, les retours post-lecture se font rares. J’ai lu l’autre jour un auteur dire que le ratio était d’un commentaire pour 100 ventes. Tout cela me laisse perplexe, voire triste. Je n’avais pas ce ressenti il y a deux ans où j’avais beaucoup plus d’enthousiasme à voir des lecteurs me dire leurs impressions post-lecture. Sans doute suis-je vraiment une oldie par rapport à ceux qui sont arrivés entre temps ? Je suis toujours en réflexion sur ce que j’ai pu rater ou sur comment évolue la sphère livresque.

Malgré cela, je garde le moral. Je suis une compétitrice dans l’âme. J’aime le challenge. J’ai déjà plein d’idées en tête et je sais que la reconquête des lecteurs va se faire sur la durée. Ce qui a marché une fois, peut refonctionner une nouvelle fois.

En gros, cette année fut une année d’évaluation de la situation. Établir mon retour dans les bacs, voir ma productivité, les fluctuations de ventes, le pécule mensuel gagné, les réactions du lectorat selon les stratégies et les sorties. Il a fallu plus de travail, plus de patience, plus d’investissement pour me remettre en selle, mais je finis l’année avec mes 1ers objectifs atteints.

2019 : année de la confirmation

L’année 2019 sera donc l’année de confirmation de mon statut d’auto-édité. Si j’ai un pied dans ce type d’édition, je dois mettre le second. Un peu comme quand on marque un but. C’est bien, mais il vaut mieux en mettre un second pour être sûr que l’on va gagner. Je dois donc marquer un second but. Pour cela, des objectifs sont de rigueur ( Ethan, sors de ce corps ! )

1/Reprendre l’écriture

Ce fut la grande absente de 2018. Je n’ai pas pu écrire durant cette année. L’édition de mes livres a pris tout le temps que j’avais de disponible. C’est pourquoi, 2019 sera une année de production, et il me tarde ! J’ai fini l’édition du T4 avec un gros ras-le-bol de l’éditing. Moi qui aime changer d’activités régulièrement pour ne pas saturer, je n’ai pas pu réellement le faire par faute de temps, par obligation envers ma famille et parce que l’objectif de sortir AVS1 et les 4 tomes de JTV était ma priorité. Du coup, je n’avais qu’une hâte, pouvoir faire autre chose que de la correction et de la mise en page !

Donc, 2019 sera le temps d’écriture de la fin du T5 de JTV et le début de AVS2 ( objectif : écrire au minimum la moitié de AVS2). Pour cela, je me suis fixée un objectif d’optimisation de mon temps pour l’écriture. J’ai donc relevé deux trois méthodes pour être efficace que je compte tester. On verra si elles auront été efficaces dans un an.

2/développer de nouveaux éléments marketing

Il y a un point que j’ai commencé à exploiter, mais que je dois approfondir.

Il s’agit de la vidéo.

Jusqu’à présent, je n’ai fait que des vidéo live sur Fb. Travailler la vidéo fait partie de mes compétences d’infographiste multimédia. Je l’avais travaillée en cours, mais jusqu’à présent, ce n’était pas une de mes compétences que j’avais mis en avant pour mes livres. Je ne suis pas très fan des trailers et je ne voulais pas en faire. Néanmoins, la vidéo a un potentiel promotionnel certain et c’est sur cela que je compte me pencher en 2019.

Ayant appris un peu le logiciel After effect en cours d’infographie il y a quelques années, mais ne l’ayant pas à disposition, j’ai donc investi sur un autre logiciel, moins cher, mais qui reste performant pour l’usage que je compte en faire et qui reprend le même principe de fabrication : Filmora.

Je ne sais pas si vous l’avez vu passer, mais j’ai sorti une première vidéo promotionnelle pour la sortie du T4 de JTV. Cela m’a permis de me refamiliariser avec le video making, mais aussi avec le logiciel et de chercher des idées nouvelles en voyant les possibilités du logiciel. À vrai dire, au lieu de faire un trailer classique avec des bouts de films, j’ai plutôt des idées publicitaires. Tout cela devrait donc prendre forme en 2019.

2019 marquera donc l’arrivée de ma chaîne You Tube avec des vidéos dédiées aux promotions de mes livres, mais aussi peut-être avec des vidéos plus personnelles. Cela dépendra surtout de mon temps disponible.

Autre test : les publicités payantes.

Là aussi, j’ai déjà commencé ce point avec des pubs sponsorisées FB. Je teste, je peaufine le ciblage et évalue les différents supports. Je ne compte pas me cantonner à ce simple réseau. Je compte tester d’autres espaces publicitaires que j’ai listé durant l’année. Les 1ers retours sur investissements commencent à se remarquer. L’idée est d’être visible par un public plus général.

Le retour aux fondamentaux.

Durant les deux ans, je me suis un peu perdue. Je me suis éparpillée à essayer de continuer d’exister malgré un manque de sorties inédites et un catalogue ayant disparu. Résultat, j’ai couru à travers les groupes FB et j’ai fini par faire ce qui ne me ressemblait pas.

2019 est donc un retour à l’essentiel. J’ai commencé depuis un bon mois.

  • Je ne participe pratiquement plus aux groupes d’entraides aux auteurs d’une part. Au final, beaucoup de choses m’ont agacé. Aider, c’est bien ; être écouté, c’est autre chose. Il y a des egos qui font lever les yeux, des demandes d’aides qui te font dire que beaucoup n’aident pas à la reconnaissance d’un métier d’écrivain, tant l’écriture et le reste sont pris par-dessus la jambe. Et sinon, on passe pour la moralisatrice de service. Bref, ça me mine plus le moral qu’autre chose. J’ai donc décidé de ne plus intervenir dans les groupes. Si on veut mon avis, mon Mp est ouvert.
  • Je vais moins me promouvoir dans les groupes de lecture. Là aussi, je me rends compte que c’est beaucoup de temps perdu. Trois likes et qui sont de ceux qui me suivent au quotidien, ce n’est pas efficace, et il est évident que ce sont les admins qui font la pluie et le beau temps sur ce qui doit être lu dans ces groupes. Or, je ne me vois pas faire la lèche pour attirer le regard ou rentrer dans un circuit “lisons-nous pour mieux nous entraider”. Je n’ai pas envie de lire les autres, juste pour un retour d’ascenseur. Donc, je repars sur mes fondamentaux, comme avant : je me concentre sur mes pages auteurs et sur mon site. Je recentralise toute mon activité de romancière là où elle doit être, comme avant.
  • Continuez la veille informatique et chercher de nouvelles pistes à exploiter. 2018 m’a permis de noter pas mal de choses sur mon carnet à tester ou à approfondir la recherche. Je compte vérifier toutes ces notes et en trouver d’autres.
  • J’ai également décider de garder mon libre arbitre dans tout ce que je compte entreprendre. Je me suis renseignée pour le coaching et finalement, j’ai décidé de rester libre d’agir comme bon me semble.  Pour ma part, j’ai toujours eu des idées, j’ai toujours suivi mon instinct. Et j’ai toujours agi au feeling. Ce qui m’a gêné dans les propositions de coaching, c’est qu’au final, on entre dans un nouveau moule. Celui de faire comme le coach conseille. Et ensuite, tu retrouves sur FB des auteurs qui utilisent tous la même méthode pour leur marketing, leur approche du lecteur etc. Finalement, ils ne marquent pas leur touche personnelle.

 

3/ faire le ménage

L’autoédition a cet avantage de vous ouvrir les yeux sur ce qu’est le milieu de l’édition.

J’ai commencé à faire le ménage parmi les auteurs que je ne peux plus voir en peinture, tant leurs propos m’épuisent. Tant pis si je passe pour la connasse de service, la diva ou autres surnoms d’oiseaux de paradis, mais mon mental prime sur la bienséance entre collègues. J’ai mes limites, aussi connu soit l’auteur.

Je compte faire de même au niveau des blogs qui vous acceptent si vous êtes en ME, mais qui vous tournent le dos ou estiment que vous n’êtes pas prioritaire parce que vous êtes en autoédition. Car la vérité est la suivante : beaucoup de blogs préfèrent garder leur partenariat ME qui leur apporte beaucoup plus en terme de lecture qu’un auto-édité. Donc, on prend votre sp, mais bon, on est souvent relégué en bas de pile. Résultat : je me suis retrouvée avec des chroniques trois mois après sortie alors que la dernière sortie ME de la semaine a été lue. Autant dire que l’amertume m’a gagné et que de ce côté, j’ai fait un gros point durant cette année. Je passe ceux qui vous demandent le sp et dont vous ne voyez pas la suite et qui, par contre, viennent vous chercher pour un lot de concours.

Je connais des auteurs qui ne passent pas par des services presse et qui vendent. À vrai dire, plus le temps passe et plus je songe à faire de même et à trouver d’autres alternatives. Je garderai les blogs qui me sont fidèles, bien que ça diminue au fur et à mesure des publications.

4/Me professionnaliser

Comme je le disais, je dois en 2019 marquer un second but. Et ça passe par un statut de romancière professionnelle. Même si je fais tout pour que mes livres soient propres, il me faut aussi la reconnaissance professionnelle. Donc, je dois accentuer la professionnalisation de mes bouquins en terme d’impression, distributions, dans les contacts, etc.

2019 marquera donc aussi mon retour dans les salons. J’en ai deux de prévus.

5/retrouver mes petits plaisirs

En 2018, j’ai abandonné pas mal de choses, et notamment les loisirs créatifs. Au-delà de l’écriture, j’ai aussi abandonné le coloriage. Je voudrais renouer avec lui cette année. Il me repose l’esprit, tout comme le bujo que je compte continuer en 2019. Il est devenu mon bras droit, avec mon carnet d’édition. J’ai besoin de scrapbooker, de créer autrement.

Je dois également rattraper mon retard en lecture de mangas. J’ai une pal qui s’allonge et j’avoue avoir du mal à me mettre dans un livre depuis quelques temps. La surprise de 2018 a été de lire toutefois un roman, ce que je n’avais pas fait depuis 2 ou 3 ans. Lire un policier m’a plu et m’a apaisé. Je compte lire encore quelques romans en 2019. pas de la romance, mais des livres qui m’intriguent depuis un moment, ou qui me feront dire que je peux mourir moins conne en ayant lu cet auteur.

Si ça vous dit, je partagerai un peu avec vous  tous mes petits plaisirs.

conclusion

2019 se profile avec la volonté d’un retour aux sources sur pas mal de points. J’éprouve le besoin de me ressourcer, mais aussi de me recentrer sur l’essentiel : la création. J’aimerais pouvoir être moins dans la pression comme je l’ai été cette année. Et je pense que cela passe par des besoins qui me ressemblent, qui sont propre à moi-même, autre que celui de l’édition. Un peu comme un équilibre vital que je dois garder pour que tout avance bien et que je me sente bien. La création a toujours été multiple chez moi et plus je crée différemment, plus je suis performante. Il me faut donc retrouver cet équilibre pour me sentir mieux.

Au-delà de cet équilibre, mon année post-accouchement a été de l’ordre du “ne rien faire, laisser son corps se rétablir”. Aujourd’hui, je pense qu’il est temps de l’entretenir à nouveau, de lui donner un coup de boost. Prendre soin de soi, c’est aussi un moyen de se sentir bien. Un esprit sain dans un corps sain !



Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition “à la carte”..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre “packaging” avec les ME, de l’autre l’offre “à la carte” avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout “clé en main” que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type “pack” ou “forfait” avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas “à la carte”. Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule “forfait”, car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule “forfait” arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre “clé en main”, on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule “à la carte”

L’autoédition est cette édition “à la carte” ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition “à la carte”…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre “soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues”. Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux “esprit de famille”. Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la “familia”.

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de “bonne relation” même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : “je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte”. En gros, on vous dit “tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier”. Comprenez : “Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil”.

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du “avance, petit âne”. Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le “à la carte” prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

Je te veux ! : They are back !

Le couple terrible est de retour !

 

Vous l’avez attendu, vous l’avez espéré, vous aviez peut-être renoncé à voir un jour sa fin… et bien non ! Ethan et Kaya n’ont pas dit leur dernier mot !  Ce fut difficile, long, périlleux, mais ils reviennent enfiiinn !  Je te veux ! est de retour !

Et là, tout le monde dit :” ouiiiii !”

La réédition est entamée ! Réédition en autoédition pour m’assurer qu’elle sera chouette du début à la fin !

Alors voici comment ça va se passer
Mon cher mari et moi reprenons tous les tomes un par un au niveau de la correction, de la mise en page et de la cover. Il n’y a pas de réécriture de l’histoire ! Cela faisait un moment que j’avais noté tout ce qui n’allait pas et l’occasion se présente pour corriger les fautes présentes, la mise en page, la cover etc.
Cette réédition est donc principalement une version améliorée esthétiquement .
Voici comment la réédition est prévue :
2 juillet 2018 en num / papier durant le mois : sortie du T1 nouvelle version
août/septembre 2018 : sortie du T2 nouvelle version
octobre/novembre 2018 : sortie du T3 nouvelle version
 Je reste approximative au cas où j’ai du retard !
— Nouvelle version ? ça veut dire quoi ? Dis-nous en plus, chère Jordane !
— Mais oui, mais chers amis, avec plaisir !
JTV nouvelle version, c’est ça :
 
Voici la nouvelle version brochée du T1, qui a été revue pour correspondre à la collection “Jordane Cassidy” dans votre bibliothèque avec la même présentation du dos de la couverture ( tranche ) que À votre service !. On retrouve ainsi le logo de la saga ( ici la petite couronne pour cette saga parce que… je vous laisse deviner pourquoi ), mon logo, le genre de romance, le visuel de cover et dans la 4eme de couverture, les thèmes de la saga.
Vous aurez donc dorénavant cette présentation de la version brochée avec une autre mise en page.
— Oui, mais moi, j’ai la première version, Jordane !
— Je sais, padawan ! C’est pour ça qu’à partir du T4, vous aurez en vente en même temps le visuel de la première version pour assurer la continuité de votre version et la nouvelle version . Bon, Amazon m’a dit que je pouvais, donc on va voir dans les faits, en sachant que la nouvelle version sera en 5.5×8.5 pouces ( format plus grand que la première version en 8×5) comme AVS.
— Et donc, le T4, c’est pour quand ?
— Et donc le T4 arrivera dans la foulée. Si le T3 est pour octobre/novembre 2018, alors le T4 sera pour décembre /janvier ! À voir si ce sera Noël ou la nouvelle année…
— Et pour le T5 ?
— Il est écrit à un tiers, mais je dois le reprendre. Vous ne l’aurez pas tout de suite, en sachant que j’ai la suite et fin de À votre service ! à finir d’écrire avant. J’avance la réédition de JTV pour 2018, mais ça inclut moins d’inédits en 2019 du coup. 2018 est une grosse année, donc 2019 sera plus tranquille en sorties. Mais avec deux inédits, AVS1 et JTV4, vous aurez de quoi faire… enfin je crois
— Et combien de tomes au final ?
— 6… mais je n’exclus pas un septième. On verra en fonction de l’encours d’écriture et de la mise en page, car plus c’est gros, plus c’est cher aussi à l’envoi pour dédicace.
Les T1, T2 et T3 seront dans un premier temps exclusivement sur Amazon. Je les passerai sur les autres plateformes avec l’arrivée du T4.

Voilà ! Vous savez tout !

À vos agendas !

 

Jordane.

PS : En attendant, je vous rappelle que À votre service T1 est en vente ! Ma petite douceur ensoleillée est là pour cet été aussi, avec JTV1 !

 

Lettre aux lecteurs de sagas

Au fur et à mesure de mes publications, j’ai eu droit à des discours de lecteurs assez tristes pour mes petits yeux/petites oreilles. Étant auteur de sagas, j’avoue que j’entends beaucoup de choses concernant les sagas et je m’en vois l’obligation de défendre ces mêmes sagas.

Il y a des discours qui font sourire, d’autres qui font grincer des dents. Écrire une saga, c’est offrir une histoire longue, que l’on suit sous forme d’épisodes/tomes. On entre dans un univers où chaque chose est davantage développée. On approfondit les détails sur les lieux, les personnages secondaires, l’évolution des sentiments et de l’intrigue.

Écrire une saga est plus fastidieux qu’un roman simple. Le scénario s’étend sur plusieurs tomes, donc sur un nombre de pages conséquent. La cohérence se joue sur l’ensemble des tomes, la régularité est bien plus rigoureuse pour ne pas perdre l’osmose de l’ensemble.

Aussi je souhaiterais répondre à certains discours que je vois passer….

Je comprends que le fait d’attendre entre chaque tome est agaçant. On perd le fil de l’histoire, on s’oblige à relire les tomes précédents. On est frustré d’être stoppé en pleine histoire. Oui, mais voilà, cette action entraîne des conséquences dont je vais vous en faire la liste. Ne pas acheter dès le 1er tome entraîne :

  • une baisse des ventes dès le 1er tome => un classement des ventes sur les plateformes mauvais => une mauvaise visibilité => une perte de salaire => une absence de goodies et de dédicaces en salon
  • un échec du T1 => une publication des autres tomes remise en question : les ME refuseront d’investir dans de nouveaux tomes si le 1er ne marche pas. Par conséquent, vous avez ensuite des séries stoppées, des collections qui disparaissent.
  • un échec du T1 => une perte de motivation de l’auteur à écrire ! Il ne faut pas se leurrer ! On avance en fonction des ventes et des retours ! Si personne ne suit derrière, la série peut aussi se stopper au niveau de l’auteur.
  • La disparition progressive des sagas : si les achats ne sont pas présents dès le début, peu d’auteurs s’aventureront à en écrire. Peu en éditeront !

Comment y remédier ?

Acheter le livre, même si vous ne le lisez pas dans l’immédiat ! Acheter, c’est soutenir l’auteur !

 Si cette question fait plaisir, elle peut aussi vite être source de stress ! Comme je le disais, écrire n’est pas une tâche mince à faire ! Cela demande beaucoup de travail, encore plus en autoédition. Par conséquent, l’attente n’est pas contre vous, mais pour donner le meilleur ! La moyenne des écrivains est de un livre par an, mais bien souvent, cela peut être plus ! En particulier pour les sagas !

George R. R. Martin écrit 3 pages par jour et a mis 15 ans pour écrire les 5 premiers tomes du Trône de fer ( Game of thrones )

J.K. Rowling a mis 7 ans pour publier son 1er tome de Harry Potter.

Un auteur de sagas est un être qui écrit des livres à attente longue ! C’est tout ! 

Il faut comprendre que tout ne peut arriver vite, sauf si tout est déjà écrit ! Mais si vous voulez cela, on ne se revoit alors que dans 5 ans ?

Que dire alors ?

Dites “Vivement la suite !” plutôt.
Vous n’aurez pas de date en réponse si l’auteur lui-même ne sait pas combien de temps il va mettre pour écrire cette suite.

Vous êtes dans une saga . Une saga installe un univers  qui se fait, bien souvent, par des scènes du quotidien, de prime abord anodines, mais qui vont ensuite donner une profondeur à l’intrigue. Il y a plusieurs étapes dans la construction d’un livre ; pour la saga, ces étapes sont rallongées. C’est comme ça ! L’évolution des personnages suit une logique d’avancées et de recul dans les actions et les sentiments. On n’a pas tout, tout de suite. On n’est pas dans une histoire qui induit forcément de l’action. On peut aussi faire machine arrière. Donc oui, on peut stagner, tourner en rond, ne pas voir d’issues, car c’est le propre d’un développement long, à l’instar d’une série TV.

Comment les gérer ?

Bien souvent, ce qui peut paraître comme des longueurs peut avoir finalement du sens par la suite ! Ne lisez pas en diagonale ces passages ! Ils installent forcément quelque chose dans l’histoire !

Je dois dire que c’est le genre de remarques qui agacent , tout simplement parce qu’on peut avoir un plan établi, l’action d’écriture peut entraîner quand même des changements de dernières minutes et faire rallonger l’histoire. Il est très difficile de quantifier un nombre précis de tomes quand on part sur une longue histoire. On peut très vite dépasser ses premières estimations en ayant de nouvelles idées, un changement de scénario, l’arrivée d’une situation qui vient perturber ce qui était établi. L’important pour un écrivain de sagas est d’arriver à écrire tout ce qu’il a en tête sur son histoire.

Il y a une seconde donnée à prendre en compte : l’épaisseur du livre. Arrivé à un certain nombres de pages, l’auteur se voit obligé de scinder son livre en deux à cause des coût de livraison et des coûts d’impression. Il est plus difficile d’imprimer et vendre un gros pavé. C’est un fait. Les distributeurs et imprimeurs imposent un prix final au livre très important dès qu’on atteint les 500 pages pour les autoédités. Les lecteurs sont aussi plus enclin à payer en plusieurs fois des petites sommes qu’en une fois un 22 euros !

Que faut-il se dire ?

Plus c’est long, plus c’est bon ! On prolonge son plaisir de rester avec nos chouchous !

J’espère que ces réponses feront réfléchir sur ce que sont les sagas et leurs auteurs et les réactions à avoir  !

Bilan 2017 / Projet 2018 : ça bouge !



Comme chaque année, l’arrivée du Nouvel An nous impose de faire un bilan de l’année écoulée. Je l’ai fait pour 2015 et 2016, il est évident que je le refasse pour 2017, bien que j’ai perdu entre temps mon article sur mon bilan 2016 et les objectifs que j’avais fixé pour 2017. ( vive les crash de site ! )

C’est là aussi qu’on s’aperçoit que peu importent les objectifs fixés pour l’année à venir, les aléas de la vie font qu’on peut changer radicalement de trajectoire. Ce fut le cas pour moi en 2017.

Bilan 2017 : On prend les mêmes et on recommence !

J’avais prévu de sortir le T4 de JTV, et finalement, je n’ai pas publié un seul livre pour 2017.

Cette année fut une année de disette. Mon entente avec ma maison d’édition étant au plus bas et subissant leur bon vouloir de façon cyclique, il m’a fallu faire le choix que vous savez tous : arrêter JTV ( annoncé en juin ).

Si je ne regrette en rien cet acte, il a dans le même temps fait sauter tout ce qui était prévu en début d’année 2017 : l’arrêt de l’écriture de JTV, l’absence de publication, et ne rien pouvoir proposer en échange. Autrement dit, si cette décision a été réfléchie, je me suis retrouvée un peu comme une clocharde niveau écriture. Je repartais à zéro. Je ne pouvais pas compter sur les sorties des tomes précédents de JTV pour faire parler de moi, car justement je ne voulais pas mettre en avant ma ME, et je n’avais rien de concret derrière pour remplacer. Sortir de l’emprise de JTV devenait essentiel à mon équilibre. Quand une saga est liée aussi à quelque chose de négatif, on a moins la niak d’avancer. Ma maison d’édition me brisait toute envie. C’est un gros travail que d’écrire un livre, le peaufiner et le penser comme on le voudrait. Quand derrière, son livre n’est pas comme on le voulait vraiment, quand il est gâché par l’intervention d’un tiers qui casse tout ( voir son titre en LBGT ou en religion dans les catégories Amazon entre autres exemples, il y a de quoi fulminé ! ), on a tendance à vouloir baisser les bras face à son impuissance pour changer ça. Plutôt de nature optimiste, j’ai donc décidé, non pas de baisser les bras, mais de continuer à lutter de façon radicale. C’est ainsi que j’ai pris la décision de mettre en pause JTV, et que j’ai choisi aussi de prendre le virage à 90° vers l’auto-édition avec AVS.

 Arrêter JTV a été une grosse prise de risque, mais en même temps, m’a permis de me défaire un peu de l’emprise de ma ME. Sans suite, la saga stagne et donc personne n’achète une saga incomplète. Ma ME jouait sur mon lien affectif avec ma saga et vous, en se disant “tant qu’elle continue, on aura les tomes et on fera comme d’habitude”. En brisant ce lien affectif avec ma saga, ils perdaient de leur influence, de leur ascendance sur moi. Passer dans le même coup à autre chose a amplifié le fait que JTV, c’était vraiment fini, même s’ils s’accrochaient, menace ou pas. Ils ne pouvaient pas m’imposer l’écriture du T5 et T6. On en était donc au point mort.

L’arrivée de À votre service ! a donc été une urgence, mais une urgence bienvenue. J’aime les challenges et AVS se trouve être un gros challenge. Non seulement, je propose une autre histoire que JTV avec le risque qu’il ne soit pas du même niveau, mais en plus je le prévois en auto-édition. Autant dire, que niveau boulot et pari, j’ai fait fort ! Mais ça ne me fait pas peur. Vous avez donc découvert cet été le début de À votre service ! Depuis, vous avez lu deux chapitres par mois et AVS trouve petit à petit un public intéressé par ce que cette histoire apporte de nouveau. Le verdict sera vérifié à la sortie du tome 1 pour le printemps, mais je garde le cap ! J’ai fait ma petite vidéo avec vous pour parler de tout ce qui va se passer début 2018 et je suis contente de voir que malgré les aléas liés à JTV, vous êtes toujours là. Vous avez déjà pu voir la 1ere de couverture de ce tome 1 et bientôt, les choses devraient s’accélérer. Enfin, cela va dépendre bien évidemment d’une autre surprise que j’ai eu en 2017 : l’arrivée de Caramelle ! Caramelle ( surnom en attendant de se mettre d’accord sur le prénom ! ), ma poupette dans mon bidon, devrait arriver en Janvier. Autant dire que 2018 annonce deux grands tournants dans ma vie ! Deux bébés qui vont voir le jour en 2018 et vont donner une nouvelle impulsion dans ma vie. JTV avait été aussi dans cette optique de renouveau, puis les choses se sont aggravées des deux côtés. Cette fois-ci, la note est plus optimiste ! On y croit ! Mon bébé dans ma vie personnelle va grandir en même temps que mon bébé dans ma vie d’auteur. C’est un beau parallèle qu’il me tarde de voir, bien que le travail et la fatigue risquent de me ralentir.

2018, année de folie ?

Si 2017 fut donc une année de disette, elle m’a permis de préparer 2018 ! Donc le T1 de AVS sera dans vos mains, et je compte continuer dans ma lancée avec le second et dernier tome. L’idée est que vous ayez la série complète pour 2018 !

ça, c’était le planning de base ! Car j’ai eu une autre surprise qui est venue se glisser mi-décembre ! Nouvelle aussi inattendue que surprenante, improbable que bizarre !

Oui, ma maison d’édition a enfin accepté de me rendre les droits de JTV après deux ans de lutte et de conflits ! Ignorant quelle mouche les a piqué tout à coup ( on ne va pas se plaindre, hein ! ), la nouvelle a donc perturbé mon planning 2018 puisque les 3 tomes de JTV ne seront plus disponibles à la vente à compter du 1er janvier 2018.

Ce qui veut dire que tous mes bébés vont rentrer au bercail et que je vais pouvoir continuer JTV plus tôt que prévu !

Seulement voilà, au lieu de deux livres pour 2018, je me retrouve avec 6 livres prévus pour 2018 : les deux tomes de AVS + les trois tomes de JTV déjà sortis + le T4 ! . Panique à bord ! Mayday, mayday, mayday !

Il m’a fallu donc réfléchir, réfléchir et réfléchir encore sur quoi faire, par quoi commencer, comment je pouvais m’organiser et quels enjeux se profilaient pour 2018 :

  • d’un côté, j’ai une saga en stand by, mais très attendue,
  • et de l’autre, une autre saga, nouvelle, dont vous avez découvert le début, annoncée comme sortie à venir, pour ne pas dire imminente selon comment j’avance…

Bref ! Je suis dans le caca !

Il m’a fallu donc faire un choix. Je ne pourrais pas tout sortir en 2018. C’est un fait. L’arrivée de bébé m’oblige à considérer mon temps libre à la baisse. On sait tous que c’est chronophage et fatigant. Je dois en tenir compte sur mon planning. Je serai moins productive. J’ai donc pesé le pour et le contre, j’en ai discuté avec mes potos Angel B. et Blandine P. Martin pour avis d’auteur, et elles ont été d’accord avec mon idée.

2018 verra donc bien la sortie de AVS T1 et T2.

Vu ma vie personnelle, je préfère rester sur AVS en 2018. Le T1 est fini et en travail édito. Et j’aurais 2018 pour écrire le T2 entre deux bibis. J’aurais toujours la tête dans AVS et j’assure ainsi la fin de cette histoire sans trop me stresser pour 2018.

Par conséquent, vous l’aurez compris,

JTV reviendra en 2019 !

On peut même se féliciter qu’il revienne plus tôt que prévu : en 2019 ! Car il faut le dire avec optimiste : à la base, cette saga n’aurait pas dû revenir avant 2020, voire 2022 ! Donc nous avons gagné plusieurs années, ce qui reste une très bonne nouvelle !

Pourquoi ce choix de laisser une année d’attente alors que j’ai récupéré les droits ? Pourquoi ne pas alterner entre JTV et AVS ? Plusieurs raisons :

  1. Ma vie privée avec l’arrivée de ma seconde fille va changer beaucoup de choses pour 2018. Je dois trouver une nouvelle organisation de vie quotidienne. 2018 sera donc une année transitoire d’un point de vue privé, ce qui influencera considérable mon temps pour l’écriture, aussi bien dans la productivité que dans l’implication. Je ne pourrai pas travailler comme une acharnée, ni faire comme je veux, tant un bébé modifie constamment vos plans lol !
  2. Récupérer les droits de JTV, c’est chouette, mais je ne peux rééditer les 3 premiers tomes en l’état. Je dois retirer le logo de la ME des couvertures de livres, retirer toute trace d’eux dans la mise en page, et la refaire de façon plus aérée et cohérente, reprendre le texte de chaque tome pour retirer les coquilles relevées entre-temps. Je dois donc refaire un travail éditorial des 3 premiers tomes, et achever celui du 4eme ! Donc un travail très conséquent qui ne se fait pas en trois mois ! Surtout si j’ai AVS au milieu !
  3.  Je n’arriverais pas à me replonger dans JTV si je dois jongler avec AVS. Concrètement, il faut me remettre dans le bain JTV. ça fait 6 mois que je n’y suis pas revenue dessus. Autant dire que je n’aie plus tout en tête et en reprenant dès le début, je vais pouvoir me rappeler des détails, des portes ouvertes à fermer par la suite, etc. Mais pour cela, je ne dois pas me parasiter avec une autre histoire. JTV est une saga longue, demandant beaucoup de concentration et de vigilance pour que l’ensemble soit cohérent. Par ailleurs, si je reprends les trois tomes + le 4eme, ce n’est pas pour pondre derrière le T2 de AVS ou autre chose. Je vais enchaîner dans la foulée la fin de l’écriture du tome 5 et celle du tome 6.

Vous l’aurez compris, en sortant JTV en 2019, je relancerai mieux la saga.

Vous aurez normalement les trois premiers tomes à nouveau en vente en 2019 et on enchaînera avec le t4 fin 2019, puis le T5 et T6 en 2020. Ainsi, si JTV revient, ce sera une bonne fois pour toutes et avec le point final !

On reprendra donc depuis le début, pour la remise en mémoire, et on avancera ensuite. Si je fais l’inverse et sors dès 2018 JTV, à la place de AVS, AVS sera alors en stand by pendant les deux années prévues pour JTV. Or, maintenant que nous sommes lancés dans AVS, ce serait dommage de rebrousser encore chemin. Je ne veux pas que mes romans subissent tous les déboires de JTV et avancent puis reculent comme JTV. De plus, AVS va me permettre de préparer le terrain de l’auto-édition. Je vais me roder avec ce titre et faire des tests avec ses deux tomes. Je préfère le faire sur 2 tomes que sur 6 où je risque encore de m’enliser inutilement. Ainsi pour la sortie de JTV, j’aurais déjà des automatismes me faisant gagner du temps pour la sortie des tomes.

Donc au final, ce ne sont pas que les projets pour 2018 que j’ai ici, mais aussi pour 2019 et 2020 ! Par conséquent, les autres titres comme Puisque la pluie et Hello world seront repoussés pour 2021. Mais ce n’est pas trop grave, vu que vous n’en avez pas encore vu les prémices d’un extrait.

Pour conclure

Même si 2017 a été une année morte niveau devant de la scène dans mon activité d’écrivain, elle a été cependant productive pour préparer l’année suivante en coulisse. Ce fut une année difficile. Outre l’enlisement de JTV, il est toujours difficile de savoir si nos choix sont bons ou pas, s’ils vont être payants et si on va avancer. Les doutes et craintes se font plus grandes, mais en même temps, certans choix permettent de retrouver aussi un second souffle et mieux se retourner. Ce fut mon cas. J’ai pris du recul, j’ai pu me retrouver un peu plus avec moi-même et finalement, la fin d’année a répondu plutôt positivement à tous ces changements de direction prévues pour 2018. Maintenant, il reste plus qu’à croiser tout ce qu’on peut pour que cette année 2018 garde toutes les promesses annoncées par cette fin 2017…

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous ! J’espère que vous serez toujours avec moi pour 2018 et +. Et… restez branché pour Noël ! J’ai une surprise pour vous ! ^_-

Bisous. Jordane.


Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 1/ Les corrections


Vous avez fini d’écrire votre texte ? Il a été relu par vos bêta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer à l’étape du travail éditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail éditorial dans les maisons d’édition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable éditorial, correcteur… Dans l’auto-édition, vous devenez ce responsable éditorial, en plus de la casquette d’écrivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maître des décisions.

Le travail éditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bête pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut être changé ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail éditorial est une étape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprécieront leur achat. Un livre bourré de fautes n’est pas agréable à lire. Un livre mal conçu également.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des éditeurs et de leurs moyens, en auto-édition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon éditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se résument pas aux corrections que l’on fait en dictée où on doit se contenter du en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus épuisantes. Il faut penser à tout. Et quand je dis à tout, c’est au moindre détail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bêtas ne suffisent pas. Elles ont débroussaillé un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points à vérifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vôtre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tête : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut être publié sans qu’il soit passé au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un écrivain, avant d’écrire une histoire, est un représentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maîtrise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en être un défenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-même, aiment lire dans leur langue sans s’abîmer les yeux en tentant de décrypter ce qui a été écrit.

La correction minimale est alors exigée, pour ne pas vous décrédibiliser. Faire appel à un correcteur professionnel n’est pas une tare. Même si vous êtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisé sur des règles de français qui peuvent vous échapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a échappé, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous êtes une bille incapable de déceler la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repérage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique élève votre niveau en français. Vous découvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous êtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des réflexes d’écriture. Ne pas hésiter à vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent débloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des définitions. Je doute souvent du bon emploi du mot écrit. J’ai donc installé aussi une application ” dictionnaire” sur mon téléphone.

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne définition. Et oui, écrire n’est pas chose aisée ! Notre copain, le dico, est toujours là pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, à avoir à côté de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi téléchargé une application sur mon téléphone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai bloqué pendant mon écriture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensée. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille à l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes où, comme un fil d’Ariane, à force de tourner autour du mot recherché, la recherche se précise et on trouve THE mot ! Et là, il n’y a pas à dire : ça fait classe quand on a enfin trouvé le mot approprié et pas un autre ! Votre texte gagne en crédibilité, votre style s’aiguise. Vous êtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume !

Attention également aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont différents ! Ex : différent / différend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, éclaire-moi  ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonétiquement, mais qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Cela entraîne des confusions. Ex : importun / opportun

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare !

On parle de fluidité qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluidité, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de répétitions, des phrases supprimées. En gros, on révise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre “avec tact”, “avec minutie” etc

CCT : complément circonstanciel de temps. Vive les prépositions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive également ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! À utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiqué avec des “que”, “parce que” etc !

2. La fluidité se caractérise aussi par des sonorités. Lire, c’est comme réciter une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire à haute voix ! Des phrases avec trop de “que” ou avec un son trop répétitif peut agacer. C’est là aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut alléger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placée  pour donner une lecture moins hachée et plus rythmée.

 La ponctuation ne doit pas être fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation à savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus “logique” dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : “Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber.” Autre exemple : “Il est riche, mais avare.”

4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume !

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain !
La cohérence détermine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crédibilité( sauf les écrivains de l’absurde, mais eux, même dans leurs incohérences, il y a une logique  ! ). Ici, on regarde la construction du scénario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
J’ai divisé cela en 4 catégories :
cohérence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on détermine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause à conséquence vérifié. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons réalistes deux minutes sur les positions et actions ! Les héros ont sinon un sacré équilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps !
cohérence de temps : là où je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. Réaliser une chronologie des faits aide à ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux décalages horaires si votre personnage voyage !
cohérence d’espace : Alors à moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction ou bien que vous ayez une cheminée pour vous téléporter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilité des déplacements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet à deux mètres de soi !
cohérence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohérence constructive ! Vous déterminez un caractère à votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalité. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage évolue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalité. Les changements de réactions sortant de ses habitudes doivent être justifiés de façon logique ! Autre point : attention à la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique à votre texte !
La cohérence, vous l’aurez compris, demande un regard général sur son texte. Elle est d’autant plus compliquée à gérer quand on écrit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohérence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour être capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaître son texte, dans les moindres détails. De mon côté, j’ai des notes sur mon bujo d’écriture ! Dès que je constate une erreur, un détail qui va revenir plus tard, une porte ouverte à refermer etc, je le note ! Je crée des frises chronologiques, des arbres généalogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs à apporter ou des remarques à surveiller.

En conclusion

Corriger, c’est la galère !

Il ne faut pas se leurrer, on doit être rigoureux sur tout et ça demande une énorme concentration. On décortique son histoire jusqu’à overdose. À la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet découragement.

Toujours est-il que si vous êtes en ME, les corrections de type constructif se négocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous êtes maître de votre histoire. Les coupes, les réajustements, les arrangements sont nécessaires pour donner une clairvoyance à votre texte, mais en aucun cas tout ceci est à valider si vous estimez que ça n’aide pas à la qualité du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de découper votre texte en épisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la découpe que dans l’intérêt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, réfléchissez bien si cela s’avère utile ou si ça dénature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas à prendre à la légère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une lucidité qu’on perd lorsque l’on a la tête trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les réflexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galérer le correcteur et moins vous aurez à la payer si vous êtes en auto-édition. Écrire demande du travail, des compétences, des acquis à avoir. Si écrire est à la portée de tous, rédiger un texte ne l’est pas forcément.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bête !), vous pourrez alors passer à l’étape de la mise en page ! Et là, attention, il y a réflexion aussi dessus !

Mais avant cela, parlons de relectures globales  => 2/ Les relectures globales


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste régulièrement ses clés de l’orthographe

Le blog de JC Staigner : https://leblogduneroussepeteuse.wordpress.com/lamour-de-lecriture/ propose des aises à l’écriture et à l’orthographe


 

Programme pour début 2018 / sortie du T1 de ” À votre service ! “


Certains ont peut-être raté le coche du week-end ! Je suis passé en vidéo live sur Fb pour vous dire un peu les dernières nouvelles du front et vous annoncer la 1ere de couverture du T1 de À votre service !

Petite séance de rattrapage ? Let’s go !

( Merci de ne pas tenir compte des eeuuuh, des bafouillages, des pertes de fil de discussions et tout le tralala que demande une improvisation pour amateur lol ! )

 

 

1ère de couverture À votre service !