BILAN 2019

Décembre ou synonyme de bilan annuel ! Comme chaque année, me voilà à regarder rétrospectivement cette nouvelle année passée. Et ça passe vite !

Faisons donc le point…

Ce que je prévoyais…

Pour 2019, j’avais axé trois choses : l’écriture, la professionnalisation et le bien-être intérieur. J’ai travaillé l’un en particulier, ce qui m’a permis d’améliorer les deux autres. Qu’en est-il donc ?

1 / Etre bien dans sa tête et dans son corps

2019

Faire la paix avec soi

Le bien-être est sans doute ce que j’ai le plus travaillé ! J’ai eu besoin de prolonger ce que j’avais entamé fin 2018 en prenant plus de recul pour moi. J’ai eu besoin d’écouter un peu plus mon corps pour être plus en adéquation avec ce que je voulais faire. Sans doute les suites à mon accouchement où je souhaitais retrouver des dispositions plus en accord avec mon moral… Soigner les bobos, prendre le temps de se reposer, de réfléchir, de respirer. C’est passé par une introspection de mon corps sujet aux migraines, aux problèmes de transit, la fatigue etc. J’ai changé mon mode contraceptif pour commencer. Des trucs de nanas diront certains ! Des trucs propres à tous diront d’autres… Mais il faut aussi faire le point sur ce qui ne va pas pour pouvoir y remédier et les hormones, c’est une vraie merde ! Au-delà de ça, j’ai aussi plus fait attention à moi-même. J’en ai appris plus sur les déclencheurs de mes migraines en notant la façon dont elles interviennent et comment je les gère, j’ai surveillé mon alimentation pour voir s’il y avait un problème à ce niveau déclenchant tous mes bobos, j’ai testé et noté. Cela m’a permis d’établir un bilan sur ce qui me réussissait ou pas. Et depuis, je vais mieux ! Mais je ne me suis pas arrêté à cela.

Des pierres semi-précieuses pour accompagner mes humeurs et problèmes.

La lithothérapie ou le soin par les pierres a été un de mes intérêts de cette année. J’ai des colliers, des bracelets, des pierres qui m’accompagnent selon les journées. Des pierres pour repousser les ondes négatives, des pierres pour les troubles digestifs, des pierres contre le stress, des pierres stimulant la productivité. Des pierres de toutes les couleurs, de toutes les formes !

Je me suis entourée de pierres lol ! Un côté zen que j’aime bien. Croire en leur efficacité, c’est sans doute aussi une façon de se rassurer. Et il est vrai que cette année, j’ai eu besoin de me redonner confiance. La vérité est qu’on peut essayer beaucoup de choses, on doute toujours de la pertinence de ce qu’on tente.

Le syndrome de l’imposteur chez l’écrivain peut arriver quand on a du succès, mais le syndrome du piètre écrivain peut aussi arriver en cas d’insuccès. Je ne suis pas dans l’insuccès total. Il y a bien pire que moi. Mais le doute persiste quand on espère et que cela ne se réalise pas exactement comme on le voudrait. Or, pour des perfectionnistes, le doute peut être terrible. On peut passer par de gros moments de déprime. Je l’ai eu en 2018 et il a fallu remonter la pente et analyser. Les pierres m’ont bien aidé !

Du retrait du milieu

S’il y a une chose que j’ai compris cette année, c’est que plus on s’éloigne du milieu de l’édition, mieux on se porte. Les polémiques et les caractères de chacun viennent finalement polluer le mental. Les choses ont beaucoup changé depuis quelques années et pas forcément en bien. J’avais une sensation d’étouffement à revoir toujours les mêmes choses, les mêmes covers, les mêmes gens, les mêmes critiques ou les mêmes appréciations. J’avais besoin de sang neuf, d’originalité, de renouveau. En fait, il faut rester à distance du milieu. Du moins, le gérer en fonction de ce qui t’es TOI important. J’ai retiré toutes les notifications de groupe, j’ai retiré les gens qui m’apportaient du négatif, j’ai trié mon profil pour ne parler de mes livres que sur ma page Fb, mon twitter et mon insta. J’ai purifié mon fil d’actualité et… ça fait du bien ! Je me retrouve dans mes convictions, dans ce que j’aime.

Dès que je m’immisçais dans une discussion ou me contentais juste de lire, ça partait en cacahuète. Des discours me font lever les yeux, m’agacent, me font dire que je vois vraiment les choses d’une autre façon. Je reste donc sur les amis qui ne m’apportent pas d’histoires, qui fonctionnent comme moi, et sur les publications de mon profil et de ma page. C’est con, mais quand on ne se sent pas dans la norme et qu’on voit qu’on lutte dans le vide, alors on reste en retrait et on fait sa life. C’est un peu mon cas. Malgré cela, dans le même temps, j’ai fait aussi d’autres rencontres ! Il y en a qui sont du vent, mais d’autres qui m’ont permis de me retrouver dans mon fonctionnement et je les vois sans doute grâce à ce nettoyage. Des personnes qui pensent comme moi, qui ont la même approche de l’édition que moi. Chercher un groupe qui vous correspond peu être compliqué. Je ne l’ai pas encore trouvé, mais je ne désespère pas. Je suis une solitaire. C’est un fait. Mais on l’est par la force des choses. Parce qu’on n’arrive pas à s’identifier à un groupe.

Finalement, je me dis que je suis sans doute un peu “à part”. Mon fonctionnement est simplement différent et il faut que je l’accepte. Si on ne peut pas plaire à tout le monde, on peut cependant trouver des gens à qui plaire. J’ai essayé de partager mon avis, des conseils, durant mes trois premières années d’activité d’auteur, mais au final on m’a soit ri au nez, soit pas écouté. J’ai toujours cette impression de décalage avec les autres. La pertinence, la clairvoyance, l’expérience, un 6ème sens comme dans les Chevaliers du zodiaque ?! Allez savoir ! Je suis choquée par ce que que les autres admirent, je tente ce que tout le monde refusent catégoriquement d’essayer, je nage toujours à contre-courant. À quoi bon forcer les choses, dans ce cas ? Chercher à faire comme les autres n’apportent rien, car on se perd, on n’est plus soi. Et je m’en suis particulièrement rendue compte cette année.

J’ai donc passé cette année à retrouver mon MOI, à reprendre un peu de mon identité. Je travaille encore dessus. Je sais que ce sera un travail long, parce que la différence attire la méfiance et donc on n’ose pas venir vers moi ou bien on peut me juger hautaine, trop manichéenne ou conne tout simplement. Mais s’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que je peux trouver mon public via mon travail et mes histoires. Mes livres sont ma force. Ce Moi, je l’avais au début et je l’ai perdu durant ces deux années de conflit avec mon ex-ME. Quand j’ai voulu revenir, de l’eau avait passé sous les ponts et je suis entrée dans une mouvance à vouloir me faire connaître de la même façon que les autres et qui, au final, ne me correspondait pas. Avec le temps, je me rends compte que je me suis perdue. C’est pourquoi, le travail sur moi continue pour 2020. Et pour retrouver mon identité propre, je dois encore me chercher un peu…

De l’organisation !

Le tri sur les réseaux sociaux engagé fin 2018 ne fait pas tout pour se sentir mieux. Il faut aussi faire le ménage dans son quotidien. J’ai ainsi adopté la méthode KonMari ( Marie kondo). Méthode de rangement japonaise qui consiste à faire le tri en ne gardant que ce qui nous procure de la joie, du bonheur. Ce qui nous laisse indifférent, ou nous fait peu plaisir : on le vire ! Et j’ai des sacs poubelles qui sont partis ! Vêtements, livres, rangements différents, pliages différents, j’ai tout revu pour pouvoir me sentir mieux dans ma tête. À l’heure actuelle, j’en ai fait les 3 quarts de la maison. Il me reste encore quelques bricoles à revoir, mais comme je déménage l’été prochain, le reste suivra donc en 2020. C’est une méthode qui m’a fait du bien. On garde beaucoup de vieilleries en se disant qu’on le remettra plus tard, quand ce sera la mode/ j’aurais maigri / j’aimerais le jaune, et au final, ça traîne dans l’armoire. J’ai donc viré pour redonner un peu de sang neuf. Pour voir autre chose, pour mieux voir surtout ce que j’aime dans mon quotidien.

Voyage vers un autre monde

Cette année, j’ai fait aussi un magnifique voyage ! Je suis allée au Japon ! Ce voyage ça faisait au moins dix ans que j’en rêvais ! J’ai donc enfin pu réaliser ce rêve avec mon mari. Et je n’ai pas été déçue. J’espère pouvoir y revenir un jour.

Cela m’a fait du bien. Voir autre chose, entrer dans une autre culture, une autre mentalité. J’ai des souvenirs plein la tête et un spleen d’en être partie si vite. Les voyages cultivent l’esprit et pour le coup, le Japon fut un grand bol de découvertes. Une coupure bienvenue sur le quotidien, un dépaysement ressourçant.

2020

Mon bien-être en 2020 va être de pouvoir mieux concilier tout ce qui m’entoure, je pense. Outre le fait de retrouver mon moi à travers mon métier d’écrivain, cette année va inclure pas mal de changements dans mon quotidien : déménagement, entrée de ma Lucile à l’école maternelle en septembre, avoir de nouveaux repères dans ma nouvelle ville, le brevet des collèges de Juliane… Le challenge va être à ce niveau. Concilier l’activité d’écrivain avec la vie de famille et au quotidien.

Du coup, je ne pense pas qu’on voyagera à l’étranger cette année. Peut-être une semaine de camping, comme cette année. On verra.

2 / L’écriture autrement

2019

J’ai revu également mon fonctionnement d’écriture. Exit Word pour l’écriture ; je ne le conserve que pour la mise en page au moment du travail éditorial. Pour l’écriture, j’ai opté pour une application en ligne, Scribbook, pour avoir un organisationnel plus efficace avec des vues des chapitres, des objectifs ciblés, des chiffres sur mon acte d’écriture. J’ai pu terminer JTV5 assez rapidement. J’ai accentué la chose en installant une application sur téléphone : Writeometer, où là, je rentre carrément un journal d’écriture. Je note chaque jour, mon nombre de mots écrits, je fixe une deadline, un nombre de mots total, je peux savoir combien de mots je dois encore écrire en moyenne par jour, je peux même me mettre des “carottes-récompenses” pour avancer plus vite. Bref ! Cette application est un peu mon NaNoWriMo à moi. Le nano est, pour rappel, un concours d’écriture effectué sur un mois avec pour objectif 50 000 mots. Ici, c’est moi qui décide du nombre de mots, du temps pour l’écrire et des conditions. Je le teste pour De la pluie entre nous. C’est une motivation indéniable. On se prend au jeu. Et pour l’instant, ça marche bien. J’espère que ça continuera !

Ces derniers jours, j’ai aussi investi dans un petit joujou qui coûte la peau des fesses, mais qui risque de me faire gagner un temps considérable ! Je vous en parlerai dès que je l’aurai reçu et testé ! Il s’agit d’une tablette un peu particulière !

2020

Pour 2020, je garde le rythme avec scribbook et writeometer. Je suis assez contente des deux applications et j’ai l’impression d’avoir augmenté ma production. J’attends de voir ce que va donner ma fameuse tablette, mais si ça marche comme je le souhaite, ça va être super niveau productivité.

3/ De la formation !

2019

2019 devait être le début de la professionnalisation. Ce fut le cas par divers points. D’abord, la formation. J’ai souscris à la formation Bernard Werber via The artist academy pour commencer. Je ne l’ai pas encore fini. J’en ai fait les 3 quarts. Il y a eu des trucs intéressants, d’autres moins. Je ne pense pas que je renouvellerai cette expérience avec ce site. C’est vraiment pour les débutants et par moments, je me suis ennuyée. Sans doute, j’ai déjà des automatismes et des bases trop ancrés pour apprendre ce que je sais déjà et qui me paraît instinctif ^^’. Après tout, ça fait des années que j’écris… Cette formation a deux trois bricoles de sympa, notamment le tarot ou le squelette de l’histoire, mais concrètement, si je dois me demander si j’ai appris quelque chose, j’aurais plutôt envie de dire non. J’ai eu des conseils d’auteurs plus pertinents ailleurs.

Je me suis mise aussi à l’écoute de podcasts. J’ai suivi d’autres auteurs comme Mark Dawson, écrivain anglais connu qui dispense son expérience. J’y ai appris des choses très sympas pour le coup. J’écoute également les podcasts de Christelle Lebailly. J’aime sa bonne humeur et sa simplicité. Et là, je me penche aussi sur des américaines… De nouveaux regards et beaucoup de positivisme qui me font du bien. J’aime bien les podcasts. C’est un format sympa. Mon seul problème est l’anglais ! Mark Dawson retranscrit ses podcasts donc je peux les lire et je comprends. Christelle, je peux les écouter, les autres, c’est plus compliqué !^^’ ça demande d’affiner ma compréhension et donc beaucoup plus de concentration.

Je me suis penchée également sur toute sorte de logiciel de création pour gagner du temps, pour gagner en efficacité. Scribbook ou Writeometer ne sont pas les seules applications sur lesquelles je bosse. J’ai testé des applications de graphisme, j’ai prolongé filmora pour les vidéos même si je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais avec, faute de temps. J’ai creusé des pistes qui pour l’instant sont mises en stand by parce que 1/ c’est chronophage 2/ je le reporte à plus tard “quand ce sera le moment” 3/ parce que j’attends plus de retours dessus. 4/ faute de temps

2020

Je vais continuer mon incursion des podcasts niveau étranger. Pour l’instant, ce qui se fait en France ne m’apporte pas des masses. Il y a quelques auteurs indépendants que je suis toujours comme Anaïs W, Les Vantroux, Ethan Joe Pingault ou Cyril Godefroy et qui sont des précurseurs, IDboox toujours, mais après rien de nouveaux. L’innovation vient toujours des indés. Les bons plans aussi. Donc, je pense que je vais encore moins m’attarder sur ce qu’il se passe en ME et regarder ce qui se fait un peu plus ailleurs…

4 / De la professionnalisation

2019

Professionnel ? Vous avez un siret ?

Je suis une Boss Lady !

C’était un axe qui comptait pour moi. Outre la formation, il y avait aussi l’axe “devenir un écrivain” comme métier en développement. 2018 a été le test “pour voir” si c’était vraiment ce que je voulais faire. En 2019, j’ai confirmé et j’ai donc créé mon entreprise en début d’année pour commencer. C’est un challenge. On ne va pas se mentir ! Je suis chef d’entreprise en même temps qu’écrivain. Par conséquent, je ne pense pas que plaisir ou passion, je dois aussi penser business. C’est souvent difficile à concevoir pour certains, car on imagine toujours le créatif, tel qu’il soit, comme un gars vivant d’amour et d’eau fraîche et juste le loisir, le côté fun de la création, mais ici, on entre dans la sphère “créer pour générer aussi un profit”. La culture pour tous, c’est bien, mais c’est aussi bien que de gagner quelque chose sur son art. Or les mercis ne suffisent pas à nourrir un créateur. Ils nourrissent l’esprit, mais pas le corps ! Sans compter, le pari qu’on fait à chaque nouveau livre sans garantie d’un succès malgré le temps passé dessus, et on comprend vite que la rentabilité peut s’avérer compliquée.

Je me dois donc de penser plus stratégiquement les choses pour faire fonctionner ce qui est aujourd’hui ma propre entreprise de création et de vente de livres. Ouais, c’est triste à entendre pour certains, ça casse la magie sans doute, mais c’est comme ça : c’est obligatoire en France ! Autoédition = statut pour se déclarer. Donc pour moi, microentreprise. Il m’a fallu donc devenir ce chef d’entreprise, avec la paperasse, les déclarations, les objectifs et prévisions, le budget pour chaque chose. Tout ce qui a de barbant quand on veut simplement écrire ! J’ai une aide du CCI pour la paperasse, les bonnes choses à faire, pour m’orienter. Et heureusement !

Distribution, diffusion et accessibilité

Pour cette première année, j’ai dû réorganiser les choses aussi au niveau des ventes. Je suis entrée chez Immatériel, distributeur / diffuseur numérique, pour gagner en efficacité et organisation. Je devais centraliser les revendeurs au même endroit pour pouvoir mieux suivre les choses. Avant, je devais mettre en ligne sur chaque plate-forme de vente et vérifier les ventes sur chaque plate-forme. Maintenant, c’est regroupé sur immatériel. Je mets une fois mon fichier et hop ! C’est dispatché chez les revendeurs. Un gain d’efficacité indéniable et une distribution plus large du numérique est donc devenu possible. Je l’ai fait avec la sortie du T5 de JTV en octobre. Cela a un coût : 10% sur mes ventes, en plus des revendeurs ( amazon, kobo, ibooks et cie) qui prennent 30%. Et on peut dire ce qu’on veut, mais 10%, bah c’est 10% ! ça se ressent sur le bénéfice en moins à gagner ! Quand vous avez un CA et qu’on vous ampute 40% dessus, sans même retirer les charges, bah faut admettre que ça fait un peu beaucoup “caguer” (oui, je viens du sud ! lol !)

Dans ton c*l !

J’ai beau adoré One Piece, là, ça ne passe plus !

À côté de cela, j’ai pris le taureau par les cornes sur un autre point. Comme je dois maximiser mes gains, j’ai décidé de faire appel à une agence de lutte contre le piratage. Depuis mi-octobre, ce sont pas loin de 250 liens supprimés sur le net mettant en ligne gratuitement mes livres. Certains diront que les pirates n’achètent pas, donc ça ne sert à rien. Moi, j’ai une autre vision des choses. Si on offre la possibilité d’un gratuit, on aura tendance à prendre le gratuit. Si on ferme cette possibilité au maximum, on ferme cette tentation. On réoriente le lecteur vers le seul moyen d’obtenir le livre : l’achat. La curiosité, l’incitation fera le reste pour enclencher l’achat. J’ai eu des récidives sur des liens supprimés, mais la récidive est des deux côtés ! On remet, je resupprime derrière ! Pas de soucis ! Et puis vous ne pouvez pas savoir le pied quand vous voyez les liens supprimés ! Genre, “tiens, dans ton c*l !”, “pouf, c’est balot, hein !”, “même joueur joue encore… naaaan !”. Oui, je me suis prise dans mes petits délires à voir ces liens qui disparaissaient avec cette satisfaction évidente de me dire que ce lien ne fera plus de dégâts. J’ai même des noms ! Une petite victoire dans la lutte, mais une victoire qui fait du bien au moral. Le travail fourni pendant des mois retrouve une valeur !

Quand on vient me trouver à la sortie de JTV5 en mp pour savoir pourquoi le livre n’est pas en gratuit comme l’ont été les autres, je comprends effectivement qu’il y a une éducation à refaire sur la valeur des choses et notamment du travail de l’écrivain. J’ai été sciée. On sait que c’est payant, mais on “préfère attendre que ça sorte en gratuit” dans la foulée ! Et comme je n’ai pas répondu, on va trouver des blogs partenaires pour savoir où on peut l’avoir gratuit ! Il y a un vrai problème de mentalité, d’impunité, de normalité du fléau. Comprenez bien que si vous n’avez pas 5 euros pour un livre, moi je n’ai pas cinq euros pour continuer à en écrire. C’est simple, mathématique ou comme dirait Orelsan : basique. Et c’est la même pour tous les écrivains. Donc, la passion de la lecture ne justifie pas le piratage pour la contenter. On fait tous des choix en fonction de son budget. Moi la première pour vous faire plaisir avec des goodies. On m’achète, j’en offre. On ne m’achète pas, je n’en offre pas. Et comme je l’ai dit plus haut, j’ai une affaire à faire tourner !

Cette lutte a certes un coût. J’aimerais pouvoir m’en passer, mais vu que c’est pour l’instant une des rares solutions possibles, je tente de m’en accommoder avec mon budget. Tant que le résultat de l’entreprise est satisfaisant, je continuerai les suppressions et ces 250 liens en moins, c’est autant de liens de recherches sur Google and co. en moins pour trouver mes bébés gratos. C’est un fait ! En deux mois et demi, on ne trouve plus via le moteur de recherches des liens directement accessibles au DDL gratos. Les seuls liens qui subsistent sont ceux des arnaques à l’inscription et au paiement. Avouez que ce serait con de payer un pirate plutôt que le livre légalement ! Autre point : JTV5 n’a quasiment pas de ces liens d’arnaques ! Tout simplement parce que les pirates faisant du lien direct ont vu ces liens directement effacés, empêchant donc les arnaqueurs de faire aussi leur business. Pour ce qui est des ventes, pour l’instant, de mon côté, il m’est difficile de dire si cela a changé quelque chose car le profil saga est un profil particulier : on a toujours une chute d’un tome à l’autre et surtout les gens prennent le temps d’acheter le tome, sachant qu’il y a encore une suite derrière. Du coup, ça fausse un peu la donne. Mais je vais pouvoir constater les choses avec un one shot pour 2020. En tout cas, il y a une différence dans les ventes chez certaines de mes collègues et en cela, c’est encourageant d’investir. Payer ne me gêne pas si c’est pour obtenir un résultat. Chacun doit faire tourner son entreprise après tout. L’entreprise qui me chasse ces liens illégaux est efficace, me ait un boulot que moi-même je n’ai pas envie de faire, et cherche toujours à contrer au mieux les choses, donc je continuerai tant que, financièrement, je pourrai.

2020

Je vais continuer à me professionnaliser. Il y a encore des points sur lesquels je ne me suis pas trop pencher, à commencer par la distribution papier et audio. Pour le papier, c’est en voie. J’élargirai la distribution papier sur mes romans simples pour commencer. Ne voulant pas dépareiller mes sagas en cours, elles resteront sur amazon. Par contre, toutes les prochaines nouveautés passeront par la distribution plus large en librairie. ça commencera donc dès 2020 avec ma prochaine sortie. J’ai testé certains distributeur.

Pour ce qui est de l’audio, j’ai pris contact mais rien de fructueux pour l’instant. Je dois creuser encore.

Reste le cas de la traduction. J’hésite encore. Si je le fais, je le tenterais plutôt sur des romans simples plutôt que des sagas. Les sagas demandent trop de rigueur et d’efforts pour l’instant.

5/ Les salons

2019

Cette année, je suis venue en visteur à Livre Paris et j’ai fait un seul et unique salon en tant qu’exposant : Pusignan, à côté de Lyon. C’était une bonne occasion de venir car pas très loin de chez moi, et surtout c’était mon premier salon en tant qu’écrivain indépendant ! J’étais ultra fière de mon stand ! Ce stand a été un coût pour moi, mais aussi un investissement pour de prochains salons. Cela m’a permis de renouer le contact avec mes lecteurs. J’ai besoin de les retrouver et ce salon me l’a rappelé.

2020

Eh bien je compte vous retrouver ! ça commence par Livre Paris où je serai en dédicaces avec d’autres collègues indés ! Nous serons 17 au stand T39 et le nom du collectif est ” Les plumes filantes”. Vu le coût d’un stand, nous avons donc partagé un stand à plusieurs. Notez les heures de dédicaces ! Je suis super contente de pouvoir dédicacer à nouveau sur le plus grand salon du livre de France. J’espère vous y retrouver nombreux ! Je reviendrai vers vous pour réserver vos livres et surtout pour l’avant-première de De la pluie entre nous.

Pour le reste de l’année, je ne sais pas trop. Je vais essayer de me goupiller le salon des indés de Lyon en mai. J’attends de voir si ça peut se faire. Ensuite, eh bien ça dépendra d’où est-ce que je déménage ! La distance est un facteur déterminant. Plus c’est loin, plus c’est cher en budget déplacement. J’aimerais pouvoir revenir à Mons, mais ça va être encore compliqué cette année…

6/ Les livres

2019

Cette année, je n’ai sorti qu’un livre : Je te veux ! T5.

Je l’ai sorti plus tôt que prévu. Deux mois plus tôt. Il avait été commencé il y a plus de deux ans. Il m’a fallu me remettre dedans, le reprendre et l’achever. Je suis contente de l’avoir fini. Nous sommes enfin arrivés à un moment crucial de leur relation et il fallait qu’on y arrive avant d’entrer vers la phase finale de cette histoire. Cette saga, c’est vraiment tout ou rien. J’y ai eu beaucoup de bonheur avec et beaucoup de tristesse. Pourtant, quand je vois qu’un nouveau tome vient se poser à côté des autres, je suis contente. Je suis contente de sa longueur, de son existence à travers les années, de cette longévité. C’est tout aussi satisfaisant que de voir que cette saga se confirme en autoédition. Le T4 était la 1ere pierre ; le T5 est carrément un mur à mon nouvel édifice. Je confirme mon nouveau statut d’auteur sans ME, mais professionnel. Quand je lis encore dernièrement une ME arrêtant les sagas pour des raisons qui me semblent faciles, je suis contente de voir l’autoédition exister.

En autoédition, il n’ y plus de problèmes. L’auteur responsable de l’attente entre les tomes et donc de l’insuccès des sagas ? Bah oui, c’est facile d’écrire un livre ! C’est connu ! Et combien de temps pour l’éditeur entre le moment où il reçoit le manuscrit et celui où il le publie ? J’entends des un an de ce côté ! Facile de trouver un coupable à l’attente. La rentabilité des sagas, en particulier si les premiers venaient d’ailleurs ? Les rééditions servent à quoi dans ce cas, si ce n’est à chercher de nouveaux lecteurs et à reprendre contact avec les déjà conquis ? Et c’est qui, je le rappelle, qui est censé vendre et communiquer autour des livres et des sorties ? C’est sûr qu’en ne faisant que mention de la sortie, ça va vendre ! On ne cherche pas beaucoup à communiquer autour ! Les sagas longues ne vendent pas ? Eh bien, j’ai vendu 500 ebooks en 2 mois du T5 ! Un tome 5, oui ! Et en autoédition ! Si une ME est censée donner plus de visibilité qu’un autoédité, dans ce cas, elle peut faire plus que 500 ventes num, non ? Une entreprise à faire tourner ? Parce que moi, je n’en fais pas tourner une ? La différence, c’est que je n’ai pas douze sorties dans l’année, pour compenser un échec ! Les ME, oui ! Les traductions, on en parle ? Combien sont stoppées par les ME ? Donc qu’on arrête de trouver des excuses. Les ME tuent ce format. C’est triste. Le format feuilleton a pourtant fait beaucoup de succès : Harry Potter, Angélique, outlander, game of thrones pour ne citer qu’eux ! C’est en lisant ça, que je suis contente d’être en autoédition ! Je suis contente que cette alternative existe pour permettre aux auteurs et aux lecteurs de trouver ce qu’ils aiment et non suivre les obligations des ME. Si elle n’existait pas, combien de sagas seraient donc sacrifiées ? Rester avec un éditeur mauvais jusqu’à la fin de sa saga dont on n’est même pas sûr d’en voir justement la publication complète ? Il y a vraiment un décalage dans ce discours, c’est certain. Pire ! Un réel problème de clairvoyance ! Je suis contente d’avoir quitter mon éditeur et heureuse d’avoir pu publier le T4 et le T5 de JTV en autoédition. Zéro regret ! Je suis contente de pouvoir vous offrir cette suite, en dépit des prédictions des ME. Je suis fière de le faire seule et de réussir ! Ne lâchez pas ce format ! Continuez d’acheter ! Faites le exister, en dépit des croyances des ME ! RDV pour le T6.

2020

2020 sera une année que j’espère plus productive. J’aimerais sortir deux, voire trois livres. Bon, si deux, c’est quasi sûr, trois c’est plus improbable ! Cependant, j’y crois. Au programme : du nouveau et de la suite !

Ce n’est pas la cover !

Tout d’abord, pour mars, avec Livre Paris, j’aimerais proposé en exclu mon tout premier roman simple De la pluie entre nous. Ce ne sera pas une romance, mais sera en littérature sentimentale. Je dois proposer plus de choix en catalogue. J’ai donc décidé d’écrire des one shot entre mes tomes de sagas. De la pluie entre nous sera donc le roman simple de cette année 2020. Et j’ai déjà en tête celui pour 2021 ! ^^ Ecrire un roman simple est une première pour moi. C’est une autre façon d’aborder un scénario, une autre approche. Moi qui aime développer, décortiquer, ici, on est dans du plus superficiel et surtout du plus rapide ! De plus, je me suis fixée un challenge par-dessus, à savoir écrire à la première personne. L’idée est que je me renouvelle tout en m’amusant.

cover AVS2

Ensuite, dès que ce roman est fini, je me consacre entièrement à AVS2 ! ça fait deux ans, un peu long je sais, mais on y arrive ! Il sera pour sûr, cette année ! Objectif : clôturer une de mes deux sagas. Il est donc évident d’en finir avec mon petit feel good ! Je sais que beaucoup n’achètent pas ou ne lisent pas tant que l’histoire n’est pas finie, il est donc évident que je dois finir cette histoire pour qu’on découvre ma plume autrement qu’avec JTV et que j’ai deux histoires finies cette année. Sans oublier les fans de Camille et Valentin qui sont à la fin de leur paquet de MM’s crispy à force d’attendre ! Cela fait 5 ans que je publie et je n’ai pas d’histoires finies. Si ce n’est pas dingue, ça ! C’est du coup aussi l’objectif de cette année : ouvrir ma plume à de nouvelles choses tout en finissant. AVS et DLPEN seront ces ouvertures. Je ne peux pas vous dire de date pour l’instant pour AVS2. Il y a un gros chantier dessus, mais c’est THE chantier de l’année ! ^^

cover JTV6

Enfin, si je le peux, JTV6 pour fin d’année ou début 2021. Il est bien avancé. Deux tiers sont déjà écrits… sur cahier. Il y a encore un mois, je voulais le faire passer avant AVS2, mais finalement, je préfère le décaler après, car je me rends compte à l’écriture que le T6 et le T7 devront être écrits sans doute dans la foulée pour bien rendre la fin cohérente et voir où je fais ma coupure d’entre deux tomes. Je projette donc ces deux tomes plus pour 2021.

Sa publication dépendra donc de deux éléments : la rapidité de sortie de AVS2 et ma rapidité à recopier et finir JTV6 => autant dire que ça va être chaud !

7 / Les ventes

2019

Je n’ai pas encore compté le nombre de livres vendus pour cette année. Je n’ai pas encore pris le temps de compter avant immatériel ; je dois compter sur chaque plateforme combien j’en ai vendus. Je sais seulement que depuis mon inscription sur immatériel en octobre, j’ai vendu d’octobre à là, 31 décembre( il me manque encore des ventes) 1045 ebooks dont la moitié venant de JTV5. En 2018, j’ai vendu 1630 ebooks. Donc, est-ce que j’ai vendu 600 ebooks entre janvier et octobre ? Possible. Fort possible même. Ce que je peux par contre dire, c’est que j’ai augmenté mon chiffre d’affaire. 2018 a eu plusieurs mois sans ventes à cause de la récupération de mes droits, le retrait de mes livres à la vente jusqu’à rééditions des 3 premiers tomes de JTV en juillet. Ensuite, j’ai eu en juin AVS et en décembre JTV4 dont la plupart des ventes on été reporté à 2019. Il y a eu donc 6 mois off, 6 mois ON . Cette année, j’ai eu une année pleine pour les ventes, quasi pleine pour mon entreprise. Ce qui fait que j’ai déclaré aux impôts 2018 deux fois moins que ce que je vais déclarer pour 2019. Donc, c’est plutôt positif en terme de bilan pour cette année qui s’est révélée être une année de consolidation de mon statut d’indé. J’ai mis le second pied dedans.

2020

En essayant de passer de une à deux sorties, j’espère encore pouvoir augmenter mon CA. Autre point : la portée de Livre Paris et de mon roman simple. L’idée est de trouver de nouveaux lecteurs, un peu en dehors de celui de la romance. J’ai envie maintenant de renforcer les choses et de me faire plaisir dans l’écriture en explorant ce qui me titille l’esprit depuis longtemps. 2020 doit être l’année de la consolidation de mon statut d’auteur indépendant. Montrer une stabilité de ma situation permettra aux lecteurs encore réticents de rester fidèle. Je ne peux déjà que vous dire merci, à ceux qui sont là depuis le début et ceux qui m’ont rejoint dernièrement. Ma fanbase est là, discrète, mais solide. Sortir JTV5 était important pour moi, pour vous signifier que la saga ne sera plus stoppée, qu’elle trouvera un épilogue et que je dirige maintenant tout la concernant. Il reste juste un peu de patience à conserver. Rome ne s’est pas construite en un jour et mes livres ne le seront pas également. Mais aujourd’hui, je n’ai plus de freins ! Je ne peux qu’avancer dans mes projets !

8 / Les loupés

Malheureusement, il me reste pour 2019 un loupé : mon site web. J’aurais voulu le revoir cette année. Je n’en ai pas trouvé le temps. Le codage étant quelque chose de fastidieux, je n’ai pas pris cette peine. J’ai beaucoup de choses à revoir : l’installation de la boutique en ligne d’abord, des fiches et le contenu à rajouter. J’aimerais tout reprendre en fait, jusqu’au design. Je voulais proposer des box inédites, mais le budget et le temps m’ont freiné également. Ce sera donc pour 2020, j’espère. J’ai aussi un peu abandonné mes newsletters et ça me navre. Je dois tout reprendre et ça va me demander beaucoup de temps. On verra si je m’y plonge après Livre Paris. C’est un gros chantier qui m’attend. Il faudrait que je me fixe un to-do mensuel le concernant pour avancer un peu…

9 / Les impasses

2019

En 2019, après des tests et beaucoup de déceptions, j’ai fait un choix drastique, que beaucoup dans le milieu pourraient une nouvelle fois me dire que c’est idiot, inconsidéré, et j’en passe : ne plus donner de service presse. Oui, quand je vous dis que je fais tout à l’envers des autres. La vérité est, je pense, une énorme déception de ma part. Pourquoi je n’en donne plus ?

Première raison : parce que j’en ai marre de courir après les blogs pour qu’on me lise. Pourquoi ce serait à moi de démarcher pour une lecture qui devient un peu un fardeau pour le blogueur à cause de l’obligation qu’entend un SP et qu’il ne désirait pas forcément lire avant ? Je pense que l’on perd l’effet de curiosité, l’envie, l’innocence de la lecture et que le blogueur part déjà sur un avis plus ou moins erroné du fait qu’il en a 50 derrière qui attendent et que tous sont urgents, que ce n’est pas forcément ce qu’il a envie de lire, que son humeur n’est pas à ce type de lecture, que c’est à lire malgré tout parce qu’il faut conserver une image de blogueur consciencieux mais à reculons, que si on ne le lit pas on perd en crédibilité, etc, etc, etc. Je pense que cela porte un peu à l’état d’esprit neutre du lecteur.

Seconde raison : j’en ai marre de passer sous la pile, parce que indé ! Oui, on fixe une date, on prévoit un plan com, mais on n’a pas les retours dans les temps. Après, on va nous dire qu’on n’a pas le temps etc, mais par contre les lectures qui sortent après toi, là on a le temps. Le favoritisme est présent et je ne suis pas de celle à faire la lèche pour obtenir grâce. La vérité, c’est qu’entre un partenariat ME qui propose 50 lectures à l’année gratuite et toi avec tes une ou deux lectures, l’impact n’est pas le même. On peut se permettre de perdre un partenariat avec un indé, pas avec une ME. Je sais que ce que je dis va faire hisser les poils bien hauts, mais c’est un constat que j’ai eu. Donc, on attend sa chronique, on la reçoit bien après et on se dit alors que l’idée de visibilité choc au moment de la sortie a foiré. Donc à quoi bon continuer ?

Troisième raison : la sincérité. Quand on écrit une saga, on se rend compte de certaines choses. Ce que j’ai remarqué, c’est le dithyrambique ” j’ai a-do-ré ! vivement la suite !”. La suite arrive et si tu ne démarches pas, personne vient réclamer cette suite ! On en vient donc à se demander de la sincérité de la chronique. Si on a adoré, pourquoi ne pas foncer lire cette fameuse suite dès sa sortie ? Pourquoi ne pas la réclamer si “vivement la suite !” ? On en vient donc à penser que tout n’est finalement que complaisance pour continuer juste… à lire gratuit ce qui vient. Oui, je blesse du monde, mais la vérité est là. J’ai testé. J’ai eu peu de SP de JTV4. J’ai arrêté carrément les frais avec le T5. Aucun SP. Aucune demande. CQFD.

Quatrième raison : cela fait maintenant 5 ans que je suis dans le milieu et le constat est affligeant : les blogs poussent comme des champignons. The new way to read ! Et c’est ainsi que j’ai des mp de nanas qui viennent juste de créer une page blog et se dandinent devant toi pour demander à lire un sp, parce que la mention blog apparaît ! Si certains auteurs se foutent royalement de donner leur livre au premier venu – parce que ça fait circuler le livre et on en parle – personnellement, cette façon de faire me fait grincer des dents. Et c’est là que j’ai presque envie de dire où est la passion de la lecture ? Je lis des mangas depuis des dizaines d’années et jamais il ne m’est venu de me dire : “je crée un blog pour pouvoir réclamer aux ME des livres gratuits alors que je n’ai pas un pelé qui me suit !” . Trois photos sur instagram et hop, on réclame ! Je paie mes livres et je reste passionnée. Le problème aujourd’hui – et c’est aussi en partie à cause des auteurs- est qu’on donne à tort et à travers parce qu’on se dit qu’on est mieux vu quand on offre, qu’on peut se faire connaître plus facilement etc. Et c’est ainsi qu’en donnant sa main, on vous mange le bras ! Le phénomène du gratuit circulent quand on voit les blogs dirent ” merci pour le sp” et que les gens voient un accès facile du gratuit plus légal que le piratage ( encore que derrière certains blogs viennent mettre en ligne ton sp ( vu aussi )).Trop de gratuit tue le gratuit. Trop de générosité tue les vrais blogs, les bonnes intentions et le travail rémunéré des auteurs. Trop de cadeaux favorisent la demande d’encore plus de cadeaux et donc la surenchère. Je préfère être de ceux qui donnent à bon escient, de façon exceptionnelle et préfèrent alors que le cadeau soit vraiment considéré comme quelque chose de rare et donc de précieux. C’est ainsi que les SP ont disparu, que les concours se sont raréfiés mais que les lecteurs en salon ont eu des cadeaux de mon côté.

Les seuls blogs avec qui j’ai bossé cette année sont ceux qui ont partagé mes sorties. J’ai fait un concours en partenariat avec eux. Parce que là aussi, on ne me lit pas, on m’ignore toute l’année, mais par contre beaucoup viennent me voir pour des concours ! Donc au bout d’un moment, on arrête les frais et l’hypocrisie. On conserve un partenariat qu’avec ceux qui font l’effort, qui partagent votre travail, qui vous lisent sans pour autant avoir un SP. Ils sont plus sincères, plus authentiques dans leur avis et plus reconnaissants au final quand vous offrez car comprennent la rareté du don.

Ai-je du coup perdu quelque chose en arrêtant les SP ? Très franchement, je n’en ai pas l’impression. J’avais fait un sondage il y a de cela peut-être deux ans pour savoir comment mes lecteurs avaient connu JTV. Les chroniques de blogs étaient bien derrière dans le classement. ça s’est un peu confirmé avec JTV5 sans SP. Si j’ai eu un doute sur mes ventes au début, pensant à un échec, les choses se sont vite rattrapées avec le deuxième mois de publication. 500 ventes en deux mois pour un 5ème tome d’une saga ayant subi autant de désagréments durant sa vie, je peux être satisfaite. Je peux dire que je n’ai pas à regretter mes choix. Les blogs ne sont pas une fin en soi. Elles sont une possible aide à la visibilité mais pas une obligation à celle-ci pour réussir. Je connais une collègue auteur qui n’en distribue pas et fonctionne aussi très bien. Il suffit juste de revoir ses priorités et son fonctionnement.

J’ai donc cherché à me donner une visibilité autrement. J’ai préféré par exemple investir sur de la communication payante. J’ai revu ma communication sur mes pages et je travaille encore là-dessus. L’essentiel reste le lecteur. Il demeure le meilleur bouche à oreille et ambassadeur de mes livres. JTV5 n’a pas eu de SP. Il a eu deux avis sur deux blogs, grâce à deux lecteurs à qui ça a fait plaisir de mettre leur avis dessus. Je compte justement sur mes lecteurs pour me promouvoir.

2020

Je vais continuer ainsi, sans SP. Mes prochains livres sortiront sans campagne d’avis de blogs. Seuls ceux qui se seront fait plaisir en me lisant estimeront de me mettre sur leurs avis à droite à gauche. Je continuerai mes partenariats blogs avec ceux qui me suivent et partagent mon actualité, mais je ne démarcherai plus à perte. Je préfère peu mais de bonne qualité, voire rien du tout, plutôt que n’importe quoi. Je ne dis pas que j’en redistribuerai pas par la suite, mais pour l’instant, je verrouille. J’ai cette possibilité que je n’avais pas en ME, qui distribuait des SP à des gens en qui je n’étais pas satisfaite. Aujourd’hui, j’ai ce contrôle, je veux que cela soit fait intelligemment et pour cela, j’attends de retrouver plus de convictions sur le sujet.

conclusion

Voici la conclusion de cette année. Globalement, l’année a été bonne. J’en suis contente. J’ai pu faire pas mal de choses. J’avance petit à petit et me conforte dans mes choix. À aucun moment, je n’ai regretté mon souhait d’être indépendante. 2019 a été une année où je me suis retrouvée dans ce que j’aimais et j’espère que 2020 sera cette confirmation. On rêve toujours de plus, de mieux, mais on ne remercie jamais assez de ce qu’on a déjà. Je suis heureuse de ce que j’ai déjà. Mon challenge est certes de faire mieux, mais je n’ai pas à me plaindre. Je vais bien, je vais mieux. Je suis plus sereine. Mon chiffre d’affaire a augmenté. Et même si je n’en vis pas pour l’instant, je demeure patiente, lucide, sur le travail à faire encore pour y parvenir. Je sais qu’il faut du temps et beaucoup de courage. Je commence à retrouver mon rythme et à réaliser à nouveau mes ambitions du début. Tout est devant moi et c’est grâce à votre soutien. Je ne vous en remercierai jamais assez. Votre bouche à oreille me permet de continuer d’écrire. Vos encouragement sont ma motivation. Vos exclamations sont ma mélodie pour écrire. Votre hâte, mon boost pour continuer. Ne changez rien ! Je reviens doucement, mais sûrement !

Bonne année à vous, chers lecteurs ! Bonne année à moi ! Bonne année à mes livres ! Et bonne année aux princesses et aux connards ! ^^

Quelle suite donner à mes écrits pour 2020 ?

☆*―Parlons un peu… avec transparence.―*☆

Voilà un mois que le T5 de JTV est sorti. Le temps passe vite.

Je n’ai pas encore eu les retours de tout le monde, mais les ventes ne sont finalement pas trop mal quand on sait qu’il s’agit du 5ème tome d’une histoire. C’est très difficile de garder les ventes au fur et à mesure des tomes qui s’ajoutent. Il y a des gens qui abandonnent, d’autres qui découvrent, d’autres qui attendent la fin ou qui zappent la sortie et puis ceux qui se précipitent dessus pour le lire dans l’heure qui suit. Cela peut donc beaucoup varier lorsqu’il s’agit d’une saga.
Je pense qu’il est important de parler avec transparence de ce que peut induire les ventes et la mentalité des gens sur les suites des publications. En maison d’édition, beaucoup d’éditeurs deviennent frileux à éditer des sagas longues à cause justement de ce risque de ne pas pouvoir poursuivre la saga jusqu’au bout, faute de ventes conséquences pour les raisons cités plus haut concernant le comportement des lecteurs. Ce cas se généralise aussi sur les maisons d’édition de mangas. Beaucoup retardent des publications ou arrêtent des séries longues, car les lecteurs n’achètent plus les livres dès leur sortie. Encore il y a quelques jours, je suis tombée sur un communiqué de Komikku, la maison d’édition de mangas, qui publie le magnifique The ancient Magus bride, et qui explique leur situation critique (lisez le communiqué, le parallèle avec les sagas romanesques est le même : https://buff.ly/37vCumz).



Qu’en est-il pour mon cas ?

Ma chance est de ne pas dépendre d’une maison d’édition. Je ne subis donc pas les choix des éditeurs. Cependant, en tant qu’auteur indépendant, je reste quand même dépendant des revenus qui me reviennent pour faire tourner ma propre machine. Autrement dit, je vends, je fais plein de choses. Je ne vends pas, je ne fais rien et revois ma copie.
J’ai vendu 400 ebooks et presque 100 papier du T5 de JTV en 1 mois. Pour un 5eme tome, ça reste honorable, surtout pour de l’autoédition. Cela ne me permet pas de me dégager un mega salaire, mais me permet quand même de prévoir deux trois bricoles pour 2020. Je suis loin des ventes des premiers tomes, mais en même temps, j’ai pris plusieurs risques par la suite qui peuvent aussi expliquer ce résultat d’aujourd’hui : mon boycott et ma rupture de contrat avec mon ancienne ME, la longueur de l’histoire qui n’était pas prévue à la base sur autant de tomes entre autres. Pour autant, je ne regrette pas ces prises de risques. Elles me construisent, me permettent d’affirmer mon identité et mon style. JTV est certes un format long, mais un format peu courant dans la romance. Je veux proposer ce format feuilleton dans la romance, car on est dans une autre optique de lecture, le plaisir est différent, l’attachement à l’histoire aussi. Sortir des sentiers battus impliquent la prise de risques et les déconvenues possibles au même titre que les surprises. Il me paraît important d’être fidèle à mes convictions plutôt que de me fier aux humeurs de chaque lecteur. C’est pourquoi je m’accroche au format saga. C’est un format qui ne doit pas disparaître au profit de la lecture rapide. Prendre le temps de temps en temps, c’est bien aussi ! Je suis par conséquent contente de ce résultat sur les dernières ventes en regardant l’environnement de cette histoire : la concurrence, les choix de format des lecteurs, l’univers même de JTV axé sur la psychologie des personnages, les déboires de son édition etc



Qu’en est-il pour la suite ?

Vous avez pu apercevoir la cover du T6 à la fin du T5. Son écriture avance bien. Je dois être à 60% de son écriture sur cahier. J’espère pouvoir vous fournir cette suite pour l’été 2020. Pour autant, il me semble important au vu des difficultés de ventes des sagas, de ne pas me contenter de ce format, même si je l’aime beaucoup. Je n’aurais donc pas d’autres choix que d’entrecouper ces suites par d’autres histoires au format one shots. Parce que ça n’appelle pas de suite et propose une fin rapide, parce que ça m’ouvrirait aussi à un autre lectorat, parce que j’offrirai plus de variétés dans mon catalogue et parce qu’il me faut penser au bien-être de mon entreprise, je me dois d’accélérer mes publications en passant de une à deux, voire trois publications par an. Or, les sagas me prennent beaucoup plus de temps à l’écriture. La concentration est plus intense, les va-et-vient entre les tomes pour garder une cohérence sont légions, le caractère psychologique plus profond m’oblige à plus de vigilance.

J’ai donc prévu de sortir un one shot pour 2020. J’ai ressorti de mes tiroirs le titre provisoire Puisque la pluie. J’aimerais vous le proposer pour mars, mais ça va être chaud. On verra. Toujours est-il que pour assurer la pérennité de mon entreprise tout en conservant mon plaisir d’écrire des sagas, je dois alterner entre les deux formats. Cela me demande évidemment beaucoup de travail et je vous dis ici que des prévisions que je confirmerai ou pas ultérieurement.
Concernant AVS2, il est également prévu pour 2020. L’idée est de le reprendre dès l’écriture de JTV6 sera fini. J’aimerais pouvoir vous le proposer pour fin 2020. Je clôturerai ainsi cette saga dont je sais que la suite est également attendue.

Par la suite, j’alternerai donc plus qu’entre une seule saga et des one shots. Couvrir plusieurs sagas à la fois m’est trop compliqué. Les sagas sont devenues ma prise de risque dans ma maison d’édition. Je dois donc pouvoir combler cette prise de risques par des one shots pour pouvoir rentabiliser mon entreprise, pouvoir la faire évoluer et faire des salons. Même si Rome ne s’est pas construite en un jour, des choix se sont imposés pour qu’elle soit devenue celle qu’on connaît aujourd’hui. Je dois donc me projeter davantage dans l’avenir et anticiper, si je veux pouvoir évoluer.
Par conséquent, mes sagas Hello World ou encore Projet Fenris devront attendre encore dans mes tiroirs avant d’être dans vos mains, le temps que JTV et AVS soient finies. Je préfère fonctionner ainsi plutôt que de me résoudre à abandonner complètement ces projets par problème de rentabilité.

Bien évidemment, reste votre fidélité et votre engouement. Comme le dit Komikku, tout dépend des lecteurs. Les choix du calendrier dépendent beaucoup des lecteurs et de leurs achats. Acheter dès la sortie, c’est permettre aux éditeurs de mieux se projeter sur la suite. C’est la même pour tous les auteurs indépendants. Acheter ! Un mot bien plus important que télécharger illégalement. Acheter, un mot bien plus important pour aider un auteur à continuer son activité.
Sachez toutefois que je suis très heureuse de votre fidélité, de votre soutien sur la saga JTV. Comme je le disais plus haut, les ventes du T5 restent honorables. Je n’ai pas à me plaindre. Je me projette seulement davantage pour pouvoir avoir plus de largesses plus tard et ainsi faire des salons, proposer plus de goodies, etc. À ce sujet, je vous communiquerai bientôt une bonne nouvelle! ^^

Restez donc connectés !

Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 2/ Les relectures

Coucou !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une partie du travail éditorial très chronophage :
les relectures globales.

On m’a fait la remarque de ma super organisation sur mon travail éditorial et j’ai donc décidé de vous en parler un peu à travers ces fameuses relectures !

Pour ma part, il n’y en a pas qu’une, mais plusieurs. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne peux plus voir mon texte en peinture après !

À quoi me servent les relectures globales du texte ?

1/ Relire pour la cohérence.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas forcément tout. On est sur le moment présent, sur son chapitre en cours et on a une vison plus étriquée de l’histoire, avec le chapitre précédent et le chapitre à venir. On n’a pas le recul nécessaire pour tout englober correctement. Plus le texte est long, plus on écrit un pavé, et plus il est difficile de tout se rappeler en détail. Il y a des petits éléments qui peuvent nous échapper et qu’il est bon de se rappeler lors de la relecture globale. Les détails chronologiques sont plus visibles, les passages sont plus facilement reliés entre eux et permettent de mieux voir si “tout se tient”.

 

2/relire pour donner du relief à l’histoire

Pour moi, c’est aussi très important de relire pour améliorer. Les petites phrases du début du livre peuvent se répercuter à la fin, les comportements des personnages, les attitudes, les petites choses anodines peuvent faire un effet boomerang sur la fin du livre. Il est donc important de relire globalement l’histoire pour avoir une vision plus large et pourvoir parsemer de remarques son texte.

En général, je note sur mon carnet les ponts à faire du début en fin de livre. Je note tout ce qui peut donner encore plus de relief à l’histoire. Puis, je l’intègre là où il faut. Ce sont ces petits détails qui vont faire la différence et donner le petit plus à l’histoire.

 

3/relire pour élaguer

Écrire, c’est bien. Mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Et c’est ce qui donne de la fluidité au livre. Retirer les répétitions est une chose. Mais parfois, ce sont carrément des paragraphes à supprimer, qui donne une redondance, une lourdeur qui rend la lecture difficile, chiante. Donc, oui, je supprime des phrases, des paragraphes, des mots. Il y a donc une perte sur ce qui était initialement écrit.

 

4/ relire pour réécrire

Pour JTV5, j’ai tout un chapitre qui a été revu à la relecture globale. En fait, ça m’est déjà arrivé aussi avant ! Une de mes bêtas m’avaient signalé qu’elle trouvait ce passage ennuyeux. Au départ, j’ai laissé le chapitre en l’état et j’ai avancé. La relecture globale permet d’avoir une vision d’ensemble qui permet de voir les moments qui sont en désaccord avec l’ensemble, les passages qui coincent, qui ont une autre tonalité. Souvent, on compare la lecture au chant. Quand on lit à voix haute, on peut dire qu’on récite une mélodie. Le texte a un rythme, une dynamique précise et certains passages sortent de cette mélodie. Il y a dissonance. C’est là que tu as deux solutions qui s’offrent à toi : ou tu élagues, ou tu réécris. Ce passage, je l’ai réécrit. Tu gardes la base, mais tu réarranges, tu le réorientes autrement. C’est un travail qui demande une grande concentration pour savoir ce qui est bon à garder et ce qui l’est moins. Il s’agit de retrouver la pertinence qui fera que ce passage entrera correctement dans le reste du texte sans qu’il fasse grincer l’ensemble.

 

5/ Relire pour se rassurer

C’est tout con, mais pourtant, c’est aussi une vérité. On relit par orgueil. On veut un texte nickel. Même s’il ne sera jamais entièrement parfait, on veut toucher du mieux possible à une perfection. Donc, il s’agit aussi de se conforter dans ce qui a été écrit. Quand on a suffisamment relu, c’est qu’on estime que tout est OK, que le texte peut passer à la mise en page.

La question qu’on peut se poser, c’est à quel moment faut-il faire sa relecture globale ?

 

Quand doit-on entamer une relecture globale ?

Pour ma part, j’ai une relecture globale entre chaque phase de correction :

  • une relecture globale juste après le point final.
  • une relecture globale, après passage des bêtas
  • une relecture globale après passage des correcteurs

Cela me permet de balayer trois fois le texte et de voir si les propositions des bêtas et correcteurs sont en accords, si tout est en ordre. La plus grosse relecture reste celle après le point final. C’est celle qui balaie le plus d’interventions de ma part. Les deux autres étant de la relecture de vérification surtout. Je peux les faire en diagonale, ou choisir des passages plus ciblés pour vérification.

Certains auteurs n’en font qu’une, d’autres en font plus. Je pense aussi que la difficulté du sujet peut entraîner plus de relectures. Un sujet SF me semble plus compliqué qu’un feel good par exemple. Les termes techniques, les descriptions ne sont pas du même niveau et donc demande plus ou moins d’attention. L’irréel demande plus de concentration et de vigilance pour la compréhension que le réel.

 

Conclusion

Voilà ! Vous savez tout sur les relectures globales. C’est une phase du travail éditorial qui demande énormément de temps. Autant que celles des corrections. C’est aussi un passage important pour proposer un texte clair, fluide, sans lourdeur. Bien évidemment, nous ne sommes pas infaillible et certains verront des lourdeurs à certains moments là où d’autres n’en verront pas. Le but reste toutefois de proposer un texte facile à comprendre et addictif dans son cheminement.

Vous parlez des relectures globales, c’est aussi vous montrer une phase du travail de correction qui est souvent éclipsé par les corrections elles-même. Pourtant, ce sont deux parties bien distinctes. Souvent, les lecteurs pensent qu’une fois que l’écriture est faite, il n’y a quasiment plus rien à faire avant de voir leur livre dans les mains, mais il y a beaucoup de petites choses qui semblent anodines qui viennent pourtant prendre un temps énorme dans le travail éditorial. Les relectures globales sont des ces petites choses qui prennent beaucoup de temps !


Vous avez peut-être raté la première partie ? La voici : Travail éditorial : 1/ les corrections


 

 

[ SECRET N°1 ] COUPLER L’ENVIE ET LE MOMENT : LE PATCHWORK ✨

 
Le début d’année 2019 a marqué un changement dans l’écriture de mes romans. L’idée est d’optimiser mon temps dédiée à l’écriture.
J’ai adopté une nouvelle méthode d’écriture. S’il m’arrivait de varier les supports ( ordinateur ou cahier) selon l’envie, j’ai toujours écrit mes histoires au fur et à mesure de leur déroulement. Sauf que voilà, tout écrivain se retrouve avec cette fameuse scène qui vous bloque et dont vous passez des jours à en trouver un résultat satisfaisant.
 
Avec l’expérience, je cerne de mieux en mieux ma façon d’écrire. Je pense que, pour ma part, j’ai des moments avec et des moments sans. Quand on n’a pas envie, quand ça bloque, il faut savoir juste se dire que c’est juste pas le bon moment. Suivre sa muse là où elle veut être. Parfois, c’est carrément l’absence d’envie qui fait que je n’écris pas, par d’autres moments, c’est ce que je dois écrire qui ne me donne pas la niak. C’est pour ce second cas que j’ai trouvé une astuce.
 
J’ai adopté la méthode patchwork ! C’est quoi ? Oh ! Eh bien c’est simple : j’écris la scène qui me donne envie ! Autrement dit, je n’écris plus l’histoire au fur et à mesure, mais je fais un puzzle dans lequel je crée mes morceaux ( chapitres, scènes) puis je les rassemble pour créer l’histoire générale. Du coup, chaque journée est optimisée par ce dont j’ai réellement envie d’écrire.
 
Pour cela, mon nouveau logiciel me permet d’adopter une arborescence ( voir ci-dessous ).
J’ai mes derniers chapitres écrits et en dessous les scènes phares à écrire, celles qui me font envie, celles qui construisent mon histoires. Les scènes qui sont commencées ont leur icône marquée de traits indiquant que l’écriture a commencé. Lorsque la scène est finie, je la mets de couleur différente (verte par exemple ) et j’avance ! Quand une scène sera la suite du chapitre 12, je la collerai au chap 12 ou la mettrais en chapitre 13.
 
Ici, vous avez le projet JTV5. il est à 75% écrit. Quand toutes les scènes seront finies, le livre sera fini. Il se peut que je rajoute une scène ou deux, mais vous avez un peu, ici, un ordre d’idée de l’avancée du tome. Vous savez aussi les coulisses de ce dernier ! 😉

Bilan 2018 / Objectifs 2019

2018 se finit, 2019 est là : il est l’heure du bilan !

2018 : année du come back

Si je n’ai rien publié en 2017, 2018 fut une année prolifique. J’ai légèrement changé mes plans par rapport aux projets que j’avais il y a un an, mais ce fut plutôt positif. Mon année s’est divisée en deux parties : les 6 1ers mois et les 6 derniers.

1/ rétrospective de cette année

Le début d’année fut compliqué. Ma fille étant née le 28 décembre, mon 1er trimestre 2018 fut au rythme des couches, bibis et dodos. Couplez cela à ma propre fatigue post accouchement, j’ai dû donc mettre l’édition de côté. Ma fille a complètement changé mon rythme quotidien. Elle a divisé mon temps libre par trois. Ce qui fait que les seules choses faites durant cette période en édition furent de recopier À votre service ! sur ordinateur.

À partir d’avril, Lucile a commencé à faire des nuits complètes, ce qui m’a permis d’être moi-même plus reposée et de recommencer à bosser. L’éditing de AVS commença. Entre correction, mise en page et découverte de l’autoédition à travers les publications, j’ai passé beaucoup de temps à tester, à comparer, à prendre des notes et à pester ! Mon mari est entré dans la course comme correcteur et mon premier livre autoédité est sorti le 1er juin.

Ce fut une fierté énorme ! Un soulagement de publier enfin quelque chose. Un doute sur l’histoire qui n’avait rien à voir avec Je te veux !. Une peur de faire un bide après tant de temps d’absence. Une conviction que l’autoédition était faite pour moi malgré tout. Une réalité évidente que l’autoédition est boudée par certains qui ne me boudaient pas quand j’étais éditée.

À partir de juillet, la réédition de Je te veux ! commença. Mon mari corrigeait et moi je mettais ensuite en ligne et ce, jusqu’en novembre. Un rythme soutenu, accompagné de commandes de covers de collègues auteurs ou autres demandes pour mon travail d’infographiste et me voilà débordée !

Je n’ai pas levé la tête durant cette période !

Ce fut à la fois grisant de retrouver JTV, mais aussi usant de le promouvoir à nouveau. J’avais l’impression de pédaler dans la semoule, de brasser de l’air. Pire que tout, plus j’avançais dans les tâches à accomplir, plus de nouvelles venaient s’ajouter. La poisseuse que je suis s’est vue prise au dépourvu par des bêtises involontaires qui m’ont fait perdre beaucoup de temps. Je suis ressortie lessivée. Ma fille toujours scotchée à ma jambe, je ne savais plus trop où donner de la tête.

Cette période s’est calmée avec l’arrivée de JTV4. Bizarrement, je l’ai abordée avec plus de sérénité. J’ai pris le temps de préparer son arrivée pour la fin d’année. Bien sûr, j’ai encore eu des couacs indépendants de ma volonté, mais le livre est sorti comme convenu. La sensation d’accomplissement est enfin arrivée avec cette date fatidique du 20 décembre. Mon objectif était de sortir les 4 tomes de JTV cette année et j’ai réussi. Aujourd’hui, je suis dans un état de relâche complète après la pression que je me suis mise cette année. Un peu l’effet stone après avoir pris son calmant !

Il y a eu donc en tout 3 rééditions et deux inédits cette année, soit 5 livres sortis en 6 mois.

Un marathon qui m’a laissé sur les rotules, mais qui m’a permis de rétablir mon catalogue de livres sur les plateformes. Il était temps vu que je n’avais plus rien en ventes depuis le 1er janvier et il était difficile de dire que tu es romancière quand tu n’as aucun livre publié pour l’attester. Ce marathon m’a aussi permis de donner enfin de la nouveauté à lire et de revenir sur scène. J’ai rattrapé mon retard d’un inédit par an en en proposant deux, 2017 ayant été une année de disette.

2/ les résultats de cette année

En stoppant JTV l’année dernière, je savais que je prenais un risque énorme. Ne rien publier en autant de temps également. Produire une saga est compliquée dans le sens où il faut tenir en haleine le lecteur non seulement avec le contenu, mais aussi au niveau du temps d’attente entre deux volumes. Malheureusement, je pêche dans les 2 cas.

On perd forcément des lecteurs en cours de route. Le fait d’écrire des sagas inclut une lassitude chez certains lecteurs, un abandon chez d’autres car pas comme ils l’auraient voulu. Enfin le manque d’informations fait que certains passent à côté de la sortie ou oublient de l’acheter. On se dit : “Tant pis ! Je verrai quand tout sera fini.”

Je suis hélas face à tout cela. J’ai constaté pas mal de choses cette année. Le milieu a changé, le comportement des lecteurs aussi. Ce qui se faisait il y a deux ou trois ans se fait beaucoup moins. Ce qui marchait avant, marche moins. Il faut s’adapter, évoluer, trouver des solutions de rechange. Il faut se remettre en question constamment, réfléchir à comment se projeter sur la prochaine année et trouver de nouvelles approches avec les lecteurs. Bref ! Le cerveau a fumé cette année.

Ayant deux histoires sur les rails, j’ai donc adopté deux stratégies, sachant que chacune de mes histoires pouvait me projeter dans une ou dans l’autre de ces stratégies.

À votre service ! étant un feel good, j’ai donc choisi après un mois de présence sur toutes les plateformes de le mettre en exclusivité sur amazon et de le mettre à disposition des abonnés KU. Un nouveau lectorat s’est greffé à celui de JTV. Certains, étant moins porté sur l’érotisme, ont trouvé leur bonheur avec AVS. D’autres ayant lu JTV l’ont préféré à ce dernier.

J’ai donc appris à apprivoiser le système des pages lues, noté les mois prolifiques ou non, constaté le ratio pages lues / gain et voir comment l’abonnement KU impactait le classement amazon et les services annexes proposés par KDP.

AVS a pu ainsi participer au concours des Plumes Francophones de cette année. Ce concours dédié aux auteurs auto-édités apporte une visibilité au titre publié puisque Amazon a un encart dédié à ce concours sur son site et tout un système promotionnel, et même si le titre n’est pas dans les finalistes, on est dans la liste des concouristes et donc dans les propositions de lecture. Cela m’a permis de côtoyer via le classement de ce concours les autres auteurs indés, comme moi, de voir qui marchait bien, de constater leur bibliographie, leur pérennité, leur communication. Un apprentissage très intéressant qui montre que des indés réussissent très très bien tout seuls. AVS est resté classé dans les 50 premiers durant toute la période du concours, soit 3 mois, ce qui est pas mal pour un premier livre en autoédition.

AVS a eu aussi la chance d’être éligible à l’offre éclair durant la black week en novembre à l’instar de pas mal d’indés ayant participé aux Plumes Francophones. Autant dire que faire un rabais de 24h sur son livre ne se refuse pas quand on sait le trafic que génère la black week sur le site d’Amazon.

Ce fut une aubaine. Cela relance clairement les ventes, mais aussi les pages lues. La visibilité perdure sur le mois qui suit l’offre éclair grâce aux ventes qui vous font monter dans les classements et fait donc du bien à l’existence du livre. De tout nouveaux lecteurs découvrent votre livre et viennent par effet boomerang découvrir vos autres ouvrages.

Pour Je te veux !, j’ai opté pour un choix différent.

Il a d’abord été en exclusivité Amazon, le temps de la réédition afin de le faire découvrir aux abonnés KU avant de basculer dans sa globalité sur les 4 grandes plateformes de ventes avec l’arrivée de JTV4. Mon lectorat sur JTV est disparate. Et cela se vérifie encore maintenant. J’ai beaucoup de lecteurs Kobo. Sachant que Amazon boude l’érotisme pour ses mises en avant, il était donc logique que je le sorte de son exclusivité et que je le publie sur plusieurs points de ventes. Rien ne me sera proposé pour ce dernier par KDP. J’ai donc commencé par le mettre sur les plus rentables : amazon, kobo, ibooks et google play.

En terme de ventes, ça donne donc quoi ?

Eh bien, comme je l’attendais, j’ai perdu entre la moitié et deux tiers de mon lectorat en deux ans.

C’est un coup dur, somme toute logique, mais qui va me donner du travail pour les deux années à venir. Les sagas ne sont plus tellement appréciées du public, la surenchère de livres en romance casse les ventes ( plus il y en a, moins les porte-feuilles sont extensibles !) et l’impression de “déjà lu” achève le reste. Reste votre style qui “sauve l’honneur”. Portrait peu reluisant de la situation actuelle qui fait qu’on perd en intérêt auprès du lecteur. Mon absence durant un an et demi/deux ans a fini le constat ; certains n’ont jamais entendu parler de ma bibliographie alors que je suis romancière depuis quelques années. On a l’impression d’être has been, d’être passé à côté du milieu de l’édition.

Malgré tout, je reste satisfaite de mes ventes. Je m’explique.

AVS n’étant pas dans la même catégorie de romance, il m’a été donc difficile de vraiment évaluer la situation. Au départ, je me suis dit :”c’est un bide !”. Puis après réflexion, je me suis dit que non, on ne pouvait pas dire cela, vu sa progression sur l’année et ce que j’ai pu faire avec. AVS a trouvé son public avec le temps. Ce ne fut pas une sortie fulgurante et pourtant, il a plutôt bien vécu cette 1ere année d’édition. Il a eu un public connaissant JTV, mais aussi un public plus large que celui de la romance érotique et ça m’arrange aussi. Ouvrir son lectorat permet ensuite d’exploiter d’autres opportunités d’histoires dans d’autres genres, d’autres styles, et comme j’ai d’autres histoires en tiroir allant plus vers la littérature blanche, ça me va ! Il m’apporte une autre base de lecteurs, plus généraliste, moins spécifique. Il m’a permis aussi de tester Amazon et le service KDP. Il a joué son rôle à la perfection à ce niveau-là puisqu’il a fallu moins de 6 mois pour le voir en offre éclair. Proposition que certains n’ont jamais eu ! Donc, je ne me plains pas. Il a réussi à se vendre malgré tout en se positionnant dans des évènements auxquels je n’avais pas songé quand il est sorti. Même si cela reste en-deça de ce que je vendais avant, il m’a apporté pas mal de constatations et de nouveaux lecteurs.

Pour JTV, l’attente était surtout avec l’arrivée du T4 qui me permettrait de faire de réels comparatifs. Mais là encore, le constat reste le même. Selon les plateformes de ventes, ou je suis stable ou je perds entre la moitié et deux tiers des ventes. JTV a connu la phase de retour avec de nouveaux lecteurs qui ont découvert la saga avec la réédition, puis aujourd’hui le retour de mes lecteurs avec le T4 inédit. Les ventes sont très en-deça de ce que j’avais eu avec le T3. J’ai divisé par deux mes ventes pour la même période. Le sortir à la même date que le t3 il y a deux ans me permet ainsi d’avoir un excellent comparatif sur ce que j’ai vendu entre le 20 et le 31 décembre. Pour autant, même si j’ai divisé par deux mon lectorat, ce que j’ai vendu m’apporte un pécule identique à ce que j’avais touché avec ma ME à l’époque pour la même période avec le T3 (cherchez l’erreur). Donc, financièrement, je m’y retrouve, je n’ai pas de réelle perte, et cela reste donc positif sur le fait qu’il ne me reste plus qu’à récupérer les lecteurs perdus et à agrandir à nouveau mon lectorat pour que vraiment satisfaire mon choix d’être auto-éditée et faire tout ce que j’ai encore en tête.

Le constat au niveau des retours et commentaires est un peu identiques à celui des ventes.

La peur d’être critiqué, la flemme ou le sentiment que le livre est un dû qui ne mérite pas d’émettre son avis, les retours post-lecture se font rares. J’ai lu l’autre jour un auteur dire que le ratio était d’un commentaire pour 100 ventes. Tout cela me laisse perplexe, voire triste. Je n’avais pas ce ressenti il y a deux ans où j’avais beaucoup plus d’enthousiasme à voir des lecteurs me dire leurs impressions post-lecture. Sans doute suis-je vraiment une oldie par rapport à ceux qui sont arrivés entre temps ? Je suis toujours en réflexion sur ce que j’ai pu rater ou sur comment évolue la sphère livresque.

Malgré cela, je garde le moral. Je suis une compétitrice dans l’âme. J’aime le challenge. J’ai déjà plein d’idées en tête et je sais que la reconquête des lecteurs va se faire sur la durée. Ce qui a marché une fois, peut refonctionner une nouvelle fois.

En gros, cette année fut une année d’évaluation de la situation. Établir mon retour dans les bacs, voir ma productivité, les fluctuations de ventes, le pécule mensuel gagné, les réactions du lectorat selon les stratégies et les sorties. Il a fallu plus de travail, plus de patience, plus d’investissement pour me remettre en selle, mais je finis l’année avec mes 1ers objectifs atteints.

2019 : année de la confirmation

L’année 2019 sera donc l’année de confirmation de mon statut d’auto-édité. Si j’ai un pied dans ce type d’édition, je dois mettre le second. Un peu comme quand on marque un but. C’est bien, mais il vaut mieux en mettre un second pour être sûr que l’on va gagner. Je dois donc marquer un second but. Pour cela, des objectifs sont de rigueur ( Ethan, sors de ce corps ! )

1/Reprendre l’écriture

Ce fut la grande absente de 2018. Je n’ai pas pu écrire durant cette année. L’édition de mes livres a pris tout le temps que j’avais de disponible. C’est pourquoi, 2019 sera une année de production, et il me tarde ! J’ai fini l’édition du T4 avec un gros ras-le-bol de l’éditing. Moi qui aime changer d’activités régulièrement pour ne pas saturer, je n’ai pas pu réellement le faire par faute de temps, par obligation envers ma famille et parce que l’objectif de sortir AVS1 et les 4 tomes de JTV était ma priorité. Du coup, je n’avais qu’une hâte, pouvoir faire autre chose que de la correction et de la mise en page !

Donc, 2019 sera le temps d’écriture de la fin du T5 de JTV et le début de AVS2 ( objectif : écrire au minimum la moitié de AVS2). Pour cela, je me suis fixée un objectif d’optimisation de mon temps pour l’écriture. J’ai donc relevé deux trois méthodes pour être efficace que je compte tester. On verra si elles auront été efficaces dans un an.

2/développer de nouveaux éléments marketing

Il y a un point que j’ai commencé à exploiter, mais que je dois approfondir.

Il s’agit de la vidéo.

Jusqu’à présent, je n’ai fait que des vidéo live sur Fb. Travailler la vidéo fait partie de mes compétences d’infographiste multimédia. Je l’avais travaillée en cours, mais jusqu’à présent, ce n’était pas une de mes compétences que j’avais mis en avant pour mes livres. Je ne suis pas très fan des trailers et je ne voulais pas en faire. Néanmoins, la vidéo a un potentiel promotionnel certain et c’est sur cela que je compte me pencher en 2019.

Ayant appris un peu le logiciel After effect en cours d’infographie il y a quelques années, mais ne l’ayant pas à disposition, j’ai donc investi sur un autre logiciel, moins cher, mais qui reste performant pour l’usage que je compte en faire et qui reprend le même principe de fabrication : Filmora.

Je ne sais pas si vous l’avez vu passer, mais j’ai sorti une première vidéo promotionnelle pour la sortie du T4 de JTV. Cela m’a permis de me refamiliariser avec le video making, mais aussi avec le logiciel et de chercher des idées nouvelles en voyant les possibilités du logiciel. À vrai dire, au lieu de faire un trailer classique avec des bouts de films, j’ai plutôt des idées publicitaires. Tout cela devrait donc prendre forme en 2019.

2019 marquera donc l’arrivée de ma chaîne You Tube avec des vidéos dédiées aux promotions de mes livres, mais aussi peut-être avec des vidéos plus personnelles. Cela dépendra surtout de mon temps disponible.

Autre test : les publicités payantes.

Là aussi, j’ai déjà commencé ce point avec des pubs sponsorisées FB. Je teste, je peaufine le ciblage et évalue les différents supports. Je ne compte pas me cantonner à ce simple réseau. Je compte tester d’autres espaces publicitaires que j’ai listé durant l’année. Les 1ers retours sur investissements commencent à se remarquer. L’idée est d’être visible par un public plus général.

Le retour aux fondamentaux.

Durant les deux ans, je me suis un peu perdue. Je me suis éparpillée à essayer de continuer d’exister malgré un manque de sorties inédites et un catalogue ayant disparu. Résultat, j’ai couru à travers les groupes FB et j’ai fini par faire ce qui ne me ressemblait pas.

2019 est donc un retour à l’essentiel. J’ai commencé depuis un bon mois.

  • Je ne participe pratiquement plus aux groupes d’entraides aux auteurs d’une part. Au final, beaucoup de choses m’ont agacé. Aider, c’est bien ; être écouté, c’est autre chose. Il y a des egos qui font lever les yeux, des demandes d’aides qui te font dire que beaucoup n’aident pas à la reconnaissance d’un métier d’écrivain, tant l’écriture et le reste sont pris par-dessus la jambe. Et sinon, on passe pour la moralisatrice de service. Bref, ça me mine plus le moral qu’autre chose. J’ai donc décidé de ne plus intervenir dans les groupes. Si on veut mon avis, mon Mp est ouvert.
  • Je vais moins me promouvoir dans les groupes de lecture. Là aussi, je me rends compte que c’est beaucoup de temps perdu. Trois likes et qui sont de ceux qui me suivent au quotidien, ce n’est pas efficace, et il est évident que ce sont les admins qui font la pluie et le beau temps sur ce qui doit être lu dans ces groupes. Or, je ne me vois pas faire la lèche pour attirer le regard ou rentrer dans un circuit “lisons-nous pour mieux nous entraider”. Je n’ai pas envie de lire les autres, juste pour un retour d’ascenseur. Donc, je repars sur mes fondamentaux, comme avant : je me concentre sur mes pages auteurs et sur mon site. Je recentralise toute mon activité de romancière là où elle doit être, comme avant.
  • Continuez la veille informatique et chercher de nouvelles pistes à exploiter. 2018 m’a permis de noter pas mal de choses sur mon carnet à tester ou à approfondir la recherche. Je compte vérifier toutes ces notes et en trouver d’autres.
  • J’ai également décider de garder mon libre arbitre dans tout ce que je compte entreprendre. Je me suis renseignée pour le coaching et finalement, j’ai décidé de rester libre d’agir comme bon me semble.  Pour ma part, j’ai toujours eu des idées, j’ai toujours suivi mon instinct. Et j’ai toujours agi au feeling. Ce qui m’a gêné dans les propositions de coaching, c’est qu’au final, on entre dans un nouveau moule. Celui de faire comme le coach conseille. Et ensuite, tu retrouves sur FB des auteurs qui utilisent tous la même méthode pour leur marketing, leur approche du lecteur etc. Finalement, ils ne marquent pas leur touche personnelle.

 

3/ faire le ménage

L’autoédition a cet avantage de vous ouvrir les yeux sur ce qu’est le milieu de l’édition.

J’ai commencé à faire le ménage parmi les auteurs que je ne peux plus voir en peinture, tant leurs propos m’épuisent. Tant pis si je passe pour la connasse de service, la diva ou autres surnoms d’oiseaux de paradis, mais mon mental prime sur la bienséance entre collègues. J’ai mes limites, aussi connu soit l’auteur.

Je compte faire de même au niveau des blogs qui vous acceptent si vous êtes en ME, mais qui vous tournent le dos ou estiment que vous n’êtes pas prioritaire parce que vous êtes en autoédition. Car la vérité est la suivante : beaucoup de blogs préfèrent garder leur partenariat ME qui leur apporte beaucoup plus en terme de lecture qu’un auto-édité. Donc, on prend votre sp, mais bon, on est souvent relégué en bas de pile. Résultat : je me suis retrouvée avec des chroniques trois mois après sortie alors que la dernière sortie ME de la semaine a été lue. Autant dire que l’amertume m’a gagné et que de ce côté, j’ai fait un gros point durant cette année. Je passe ceux qui vous demandent le sp et dont vous ne voyez pas la suite et qui, par contre, viennent vous chercher pour un lot de concours.

Je connais des auteurs qui ne passent pas par des services presse et qui vendent. À vrai dire, plus le temps passe et plus je songe à faire de même et à trouver d’autres alternatives. Je garderai les blogs qui me sont fidèles, bien que ça diminue au fur et à mesure des publications.

4/Me professionnaliser

Comme je le disais, je dois en 2019 marquer un second but. Et ça passe par un statut de romancière professionnelle. Même si je fais tout pour que mes livres soient propres, il me faut aussi la reconnaissance professionnelle. Donc, je dois accentuer la professionnalisation de mes bouquins en terme d’impression, distributions, dans les contacts, etc.

2019 marquera donc aussi mon retour dans les salons. J’en ai deux de prévus.

5/retrouver mes petits plaisirs

En 2018, j’ai abandonné pas mal de choses, et notamment les loisirs créatifs. Au-delà de l’écriture, j’ai aussi abandonné le coloriage. Je voudrais renouer avec lui cette année. Il me repose l’esprit, tout comme le bujo que je compte continuer en 2019. Il est devenu mon bras droit, avec mon carnet d’édition. J’ai besoin de scrapbooker, de créer autrement.

Je dois également rattraper mon retard en lecture de mangas. J’ai une pal qui s’allonge et j’avoue avoir du mal à me mettre dans un livre depuis quelques temps. La surprise de 2018 a été de lire toutefois un roman, ce que je n’avais pas fait depuis 2 ou 3 ans. Lire un policier m’a plu et m’a apaisé. Je compte lire encore quelques romans en 2019. pas de la romance, mais des livres qui m’intriguent depuis un moment, ou qui me feront dire que je peux mourir moins conne en ayant lu cet auteur.

Si ça vous dit, je partagerai un peu avec vous  tous mes petits plaisirs.

conclusion

2019 se profile avec la volonté d’un retour aux sources sur pas mal de points. J’éprouve le besoin de me ressourcer, mais aussi de me recentrer sur l’essentiel : la création. J’aimerais pouvoir être moins dans la pression comme je l’ai été cette année. Et je pense que cela passe par des besoins qui me ressemblent, qui sont propre à moi-même, autre que celui de l’édition. Un peu comme un équilibre vital que je dois garder pour que tout avance bien et que je me sente bien. La création a toujours été multiple chez moi et plus je crée différemment, plus je suis performante. Il me faut donc retrouver cet équilibre pour me sentir mieux.

Au-delà de cet équilibre, mon année post-accouchement a été de l’ordre du “ne rien faire, laisser son corps se rétablir”. Aujourd’hui, je pense qu’il est temps de l’entretenir à nouveau, de lui donner un coup de boost. Prendre soin de soi, c’est aussi un moyen de se sentir bien. Un esprit sain dans un corps sain !



Pourquoi j’ai choisi l’autoédition – épisode 2 : la philosophie de la liberté, l’édition “à la carte”..

Dans le choix de mon mode d’édition, je vais vous parler de la notion de liberté qui est revendiquée par les indés. Certains auteurs en ME ne comprennent pas ce message scandé par les indés, eux-même n’ayant pas cette impression d’être pieds et poings liés.

Être indé, c’est une philosophie, celle du libre arbitre sur tout ! L’auteur n’est plus en bas de l’échelle, mais en haut ! Il est le centre névralgique là où en ME, c’est l’éditeur. Et c’est là où la notion de liberté prend tout son sens…

Pour moi, l’image est simple. Les deux modes d’édition s’opposent. D’un côté, vous avez l’offre “packaging” avec les ME, de l’autre l’offre “à la carte” avec l’autoédition.

Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes, Jordane ?

les me ou l’offre du forfait

À l’instar de la construction d’un site web par exemple, ou vous optez pour le tout “clé en main” que proposent les ME, ou vous décidez de construire tout vous-même, par vos propres moyens. C’est un peu ça l’idée. Vous avez toujours un peu partout ces deux offres. L’un est solution de facilité, l’autre demande plus de connaissances.

Les ME vont vous offrir une prestation de type “pack” ou “forfait” avec des options prédéfinies. Entendez dans cela que vous ne pouvez rarement vous défaire de ces options pré-établies. Par exemple, en ME, on fera souvent un type de mise en page identique pour tous les livres, on vous proposera un seul type de distribution, vous aurez la même prestation de communication pour tous vos livres. Voilà, on vous mâchera le boulot avec des options déjà ancrées au sein de la ME. Si vous voulez des trucs spécifiques, eh bien très vite, vous allez commencer à voir des réticences dans le discours formaté de l’éditeur. Bref, vous êtes dans un moule. Choisir une couverture ou un graphiste est souvent une des seules possibilités de changements et ce n’est pas toutes les ME, de même pour la mise en page. Il est très dur d’affirmer sa patte en dehors de son texte, car vous suivez les standards de la ME, sa charte graphique et sa politique.

Autre exemple pour que vous compreniez l’idée de forfait. Vous voulez être partout sauf sur Google play ; vous ne pouvez avoir ce luxe car c’est tout ou rien dans la distribution. Vous voulez les preuves des ventes des plateformes, vous allez vite avoir un mur en face car vous remettez en cause la confiance envers l’éditeur. Vous voulez pour un autre livre tester l’exclusivité Amazon, c’est compliqué pour la simple et bonne raison que votre éditeur n’a pas que vous, mais beaucoup d’auteurs à gérer. Il ne peut pas se permettre l’exception ni créer des jalousies en faisant ce qui pourrait être vu comme un traitement de faveur. Il ne travaille donc pas “à la carte”. Vous avez un menu et c’est ainsi. Il n’y a pas de variations dans le chemin de chaque livre.

Tester, analyser, voire comment gérer vos livres est de l’ordre de l’impossible avec cette formule, tout simplement car c’est l’éditeur qui gère cela. Certains se contentent de cette formule “forfait”, car ça les arrange. Ils ne veulent pas gérer leur livre ni ne se posent de questions sur la vie de commercialisation du livre. Ils écrivent et le reste, ce n’est pas leur métier. Mais pour d’autres, la frustration de la formule “forfait” arrive vite quand vous voyez les limites du clé en main. Et c’est bien souvent ce qui arrive avec toute offre “clé en main”, on est vite bloqué quand on souhaite évoluer.

L’autoédition ou la formule “à la carte”

L’autoédition est cette édition “à la carte” ! Vous êtes seul, donc tout est possible. Vous pouvez moduler l’édition de chaque livre édité. Et c’est là que l’idée de liberté entre en jeu !

Voici ces libertés que permet cette édition “à la carte”…

1/ Libre de publier ce qu’on veut

En ME, on suit la ligne éditoriale de son éditeur, on suit les standards qui font la ME, on est dépendant des modes littéraires lancées par ces dernières. Un texte peut donc très vite :
– soit être transformé, reformulé, modifié dans son contenu pour répondre à ces standards,
– soit être recalé, car il n’est pas dans les attentes, la mouvance, l’intérêt commercial du moment. Donc en gros, tu écris un ovni, quelque chose à côté des clous, un texte multigenre, un truc dans la ligne mais pas assez proche de ce qui ce fait : c’est mort.

L’autoédition ne pose pas ce problème. Il n’y a pas de ligne éditoriale pour l’auteur autoédité. Il écrit ce qu’il veut. Il peut jongler entre le thriller et la romance, ça ne changera rien ; il sera édité de la même façon. Il peut écrire un truc pas à la mode ou qui se vend moins bien. Il ne perd pas son temps à trouver qui voudra de son ovni en ME. Il publie et c’est tout. Son ovni entrera dans sa bibliographie avec les autres ovnis sans que cela ne gêne quiconque. Il n’entre dans aucune étiquette si ce n’est la sienne.

2/ libre de parler et d’agir

En autoédition, on est le chef, donc si on veut dire des choses, on les dit ! Il n’y a pas de clause de diffamation, de confidentialité ou de silence obligé pour éviter de se faire court-circuiter sa promo et ses ventes par l’éditeur.

Il n’y a pas d’omerta, genre “soit sage et entre dans le rang, ne fais pas de vagues”. Car oui, quand vous entrez dans une ME, vous signez une sorte de pacte qui inclut le fameux “esprit de famille”. Je vous souhaite de trouver cette famille, mais en France, on est individualiste, donc ça reste compliqué cette relation idyllique avec la “familia”.

En autoédition, on ne doit rien, à personne. On fait ce qu’on veut. On est maître de sa propre image et on ne subit pas celle des autres. Il n’y a pas de contrat, donc pas d’obligation de “bonne relation” même quand ça ne va pas.

3/ libre de publier tous les formats

La mode en ME est de faire du primo-numérique. Entendons : “je te mets la carotte devant le nez et avance, petit âne, sans pour autant pouvoir manger un jour la carotte”. En gros, on vous dit “tu dois vendre 2000 exemplaires numériques ( chiffre variable d’une ME à l’autre) et alors on te publie le papier”. Comprenez : “Je me fais un max de fric à moindre coût avec le num et j’évite au max les frais d’impression du papier, car il passera de l’eau sous les ponts avant que tu atteignes ce seuil”.

Oui, c’est trash comme version, mais c’est pourtant bien ce qui fait fonctionner la trésorerie de beaucoup de grandes ME. Je trouve personnellement ce procédé malhonnête. Soit on croit en toi, soit on n’y croit pas. Mais on ne fait pas de demi-mesure. Combien d’auteurs n’atteignent pas ce seuil ? Combien se retrouvent privés de papier et de nouveaux lecteurs alors que ça pourrait aussi les aider à se faire connaître ?

L’autoédition évacue ce problème. Vous choisissez le format num ou papier ou les deux, la taille du livre papier, la date de sortie et vous ne pensez qu’à vos lecteurs. Papier ou num, rien n’est de l’ordre du “avance, petit âne”. Vous publiez num ET papier sans obligation de vente ou délai. Vous décidez pour chaque livre de chaque chose ! Si vous voulez faire une version poche, vous la faites !

4/ Libre de créer

En bon chef d’orchestre, l’indépendant choisit avec qui il travaille. On ne lui impose pas des personnes, il les choisit dans son réseau en fonction de leur travail et leurs tarifs. L’indé module ainsi ses dépenses, son budget en fonction de ses capacités et connaissances.

On ne lui impose pas non plus une cover, il fait faire ce qu’il veut et s’il n’est pas convaincu, il gère lui-même les coûts des changements, il change de graphiste. Il choisit aussi son correcteur. ( On ne lui impose pas un correcteur recruté de façon plus ou moins douteuse par la ME ( oui, j’ai déjà vu des cas où il fallait corriger les fautes du correcteur)). On ne lui impose pas un format de mise en page propre à une ME ; il fait celle qui répond à son livre et à ses envies.

Je grossis un peu le tableau, mais vous l’aurez compris, en autoédition, on a une possibilité de moduler son travail en fonction de son réseau. On peut faire appel à 5 infographistes différents selon les projets. On peut faire une mise en page différente selon l’univers du livre. On peut se débarrasser des gens avec qui ça ne va pas et non subir. Le “à la carte” prend son sens dans cette possibilité de moduler son travail et donc cette liberté de choix.

5/ libre dans la gestion de ses ventes

En autoédition, vous n’êtes plus tributaire de la traditionnelle paie à l’année et de l’hypothétique à-valoir, ni de la bonne foi de l’éditeur.  Vous contrôlez tout. Vous touchez chaque mois, ce qui vous permet de mieux gérer votre budget communication et la répartition de votre revenu. À ce jour, je crois qu’il n’y a que les auteurs en ME qui sont payés à l’année dans les grandes ME. Qui accepterait un revenu annuel alors que l’argent se nécessite au quotidien ?

En ae, vous pouvez faire une prévision à mois+2 puisque vous touchez ce qui a été gagné avec une rétroactivité de deux mois. C’est déjà mieux ! Et c’est bien plus agréable de pouvoir suivre au jour le jour les ventes effectuées sur votre tableau des ventes. Vous pouvez ainsi voir vos ventes sur la semaine de la sortie, le mois de la sortie, comparer avec vos précédents livres. Vous l’aurez compris, l’autoédition offre une plus grande satisfaction dans l’estimation de ses recettes. Vous avez un œil sur tout !

Idem pour la distribution. Vous choisissez pour chaque livre soit de vous passer d’un distributeur, soit vous prenez un prestataire de service qui vous distribuera partout. L’un vous coûtera plus que l’autre, l’un pourra vous aidez à vendre ou pas. Tout dépend de la vie de chaque livre et la pertinence des choix va aider à gérer la vie de vos livres.

Pour la diffusion, pareil. Je peux mettre un livre en exclusivité amazon, l’autre uniquement sur amazon et kobo et le troisième sur les 4 grosses plateformes ( amazon, kobo, ibooks et ggplay ). Vous avez cette modulation incroyable de faire en fonction du succès du livre, de ses ventes, des choix plus ou moins pertinents.

6 /sa communication

Vous fixez le prix, vous fixez votre marge, vous fixez votre promo, vous fixez vos concours, vous fixez tout ! Une pub sponsorisée est plus envisageable quand vous avez l’argent dédié pour. En ME, bien souvent, les DA englobent le budget communication et vous en voyez peu la couleur : une pub sur la page FB Et le tour est joué ! Ici, vous pouvez vous allouer plus de moyens avec l’argent que vous avez réparti pour chaque chose.

conclusion

Voici les raisons qui m’ont conduites à choisir l’autoédition. Bien sûr, je me sentais capable de gérer toutes les parties de l’édition, et par-dessus tout, je le voulais ! Ce n’est pas parce que j’étais refoulé des ME, mais bien un choix réfléchi. J’ai des compétences en infographie, ce qui me permet de faire moi-même les couvertures et la mise en page. Mais je pense que c’est aussi un état d’esprit. Pour moi, la conception du livre ne se résume pas à son écriture ; mon processus créatif va plus loin. J’aime prévoir la communication en amont de l’écriture, les goodies qui iront avec chaque livre. J’aime travailler sur un univers qui se traduit aussi par l’apparence globale, au-delà du contenu. Enfin, j’aime cette idée de pouvoir suivre mieux son évolution après sa sortie. L’opacité des ME sur les chiffres, les revenus, l’avancée du livre a tendance à me frustrer.

  Certains ne s’en sentent pas capables de s’éditer seuls et préfèrent opter pour le forfait des ME parce que c’est plus sécurisant de confier son texte à des gens de métier et ça évite de travailler sur autre chose que ses écrits. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas les épaules pour supporter le travail de l’autoédition. D’autres me remercient de les avoir aider à franchir ce pas et comprennent le sens de mes propos, car ils ont ce comparatif comme moi. Ils voient vite les différences et comprennent cette notion de liberté, de mérite et de pleine satisfaction.

Pour ma part, j’apprécie cette liberté. C’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi une grande satisfaction au final, car tout est 100% de moi. Mes livres sont tels que je les souhaite. Je fais mes covers, ma mep et je me régale. Bien sûr, je n’ai pas la visibilité d’une ME, mais j’ai ma liberté et ça n’a pas de prix. Plus on est libre, plus la créativité s’épanouit, plus les découvertes sont plaisantes. Peut-être qu’un jour, je reviendrai vers les ME, mais pour l’instant, je préfère choisir mes plats plutôt que d’opter pour le menu du midi où on t’autorisera seulement de faire retirer les anchois ou les câpres ! Tant que je le peux et que j’y trouve mon temps et mon plaisir, je ne changerai pas de formule.

Je te veux ! : They are back !

Le couple terrible est de retour !

 

Vous l’avez attendu, vous l’avez espéré, vous aviez peut-être renoncé à voir un jour sa fin… et bien non ! Ethan et Kaya n’ont pas dit leur dernier mot !  Ce fut difficile, long, périlleux, mais ils reviennent enfiiinn !  Je te veux ! est de retour !

Et là, tout le monde dit :” ouiiiii !”

La réédition est entamée ! Réédition en autoédition pour m’assurer qu’elle sera chouette du début à la fin !

Alors voici comment ça va se passer
Mon cher mari et moi reprenons tous les tomes un par un au niveau de la correction, de la mise en page et de la cover. Il n’y a pas de réécriture de l’histoire ! Cela faisait un moment que j’avais noté tout ce qui n’allait pas et l’occasion se présente pour corriger les fautes présentes, la mise en page, la cover etc.
Cette réédition est donc principalement une version améliorée esthétiquement .
Voici comment la réédition est prévue :
2 juillet 2018 en num / papier durant le mois : sortie du T1 nouvelle version
août/septembre 2018 : sortie du T2 nouvelle version
octobre/novembre 2018 : sortie du T3 nouvelle version
 Je reste approximative au cas où j’ai du retard !
— Nouvelle version ? ça veut dire quoi ? Dis-nous en plus, chère Jordane !
— Mais oui, mais chers amis, avec plaisir !
JTV nouvelle version, c’est ça :
 
Voici la nouvelle version brochée du T1, qui a été revue pour correspondre à la collection “Jordane Cassidy” dans votre bibliothèque avec la même présentation du dos de la couverture ( tranche ) que À votre service !. On retrouve ainsi le logo de la saga ( ici la petite couronne pour cette saga parce que… je vous laisse deviner pourquoi ), mon logo, le genre de romance, le visuel de cover et dans la 4eme de couverture, les thèmes de la saga.
Vous aurez donc dorénavant cette présentation de la version brochée avec une autre mise en page.
— Oui, mais moi, j’ai la première version, Jordane !
— Je sais, padawan ! C’est pour ça qu’à partir du T4, vous aurez en vente en même temps le visuel de la première version pour assurer la continuité de votre version et la nouvelle version . Bon, Amazon m’a dit que je pouvais, donc on va voir dans les faits, en sachant que la nouvelle version sera en 5.5×8.5 pouces ( format plus grand que la première version en 8×5) comme AVS.
— Et donc, le T4, c’est pour quand ?
— Et donc le T4 arrivera dans la foulée. Si le T3 est pour octobre/novembre 2018, alors le T4 sera pour décembre /janvier ! À voir si ce sera Noël ou la nouvelle année…
— Et pour le T5 ?
— Il est écrit à un tiers, mais je dois le reprendre. Vous ne l’aurez pas tout de suite, en sachant que j’ai la suite et fin de À votre service ! à finir d’écrire avant. J’avance la réédition de JTV pour 2018, mais ça inclut moins d’inédits en 2019 du coup. 2018 est une grosse année, donc 2019 sera plus tranquille en sorties. Mais avec deux inédits, AVS1 et JTV4, vous aurez de quoi faire… enfin je crois
— Et combien de tomes au final ?
— 6… mais je n’exclus pas un septième. On verra en fonction de l’encours d’écriture et de la mise en page, car plus c’est gros, plus c’est cher aussi à l’envoi pour dédicace.
Les T1, T2 et T3 seront dans un premier temps exclusivement sur Amazon. Je les passerai sur les autres plateformes avec l’arrivée du T4.

Voilà ! Vous savez tout !

À vos agendas !

 

Jordane.

PS : En attendant, je vous rappelle que À votre service T1 est en vente ! Ma petite douceur ensoleillée est là pour cet été aussi, avec JTV1 !

 

Lettre aux lecteurs de sagas

Au fur et à mesure de mes publications, j’ai eu droit à des discours de lecteurs assez tristes pour mes petits yeux/petites oreilles. Étant auteur de sagas, j’avoue que j’entends beaucoup de choses concernant les sagas et je m’en vois l’obligation de défendre ces mêmes sagas.

Il y a des discours qui font sourire, d’autres qui font grincer des dents. Écrire une saga, c’est offrir une histoire longue, que l’on suit sous forme d’épisodes/tomes. On entre dans un univers où chaque chose est davantage développée. On approfondit les détails sur les lieux, les personnages secondaires, l’évolution des sentiments et de l’intrigue.

Écrire une saga est plus fastidieux qu’un roman simple. Le scénario s’étend sur plusieurs tomes, donc sur un nombre de pages conséquent. La cohérence se joue sur l’ensemble des tomes, la régularité est bien plus rigoureuse pour ne pas perdre l’osmose de l’ensemble.

Aussi je souhaiterais répondre à certains discours que je vois passer….

Je comprends que le fait d’attendre entre chaque tome est agaçant. On perd le fil de l’histoire, on s’oblige à relire les tomes précédents. On est frustré d’être stoppé en pleine histoire. Oui, mais voilà, cette action entraîne des conséquences dont je vais vous en faire la liste. Ne pas acheter dès le 1er tome entraîne :

  • une baisse des ventes dès le 1er tome => un classement des ventes sur les plateformes mauvais => une mauvaise visibilité => une perte de salaire => une absence de goodies et de dédicaces en salon
  • un échec du T1 => une publication des autres tomes remise en question : les ME refuseront d’investir dans de nouveaux tomes si le 1er ne marche pas. Par conséquent, vous avez ensuite des séries stoppées, des collections qui disparaissent.
  • un échec du T1 => une perte de motivation de l’auteur à écrire ! Il ne faut pas se leurrer ! On avance en fonction des ventes et des retours ! Si personne ne suit derrière, la série peut aussi se stopper au niveau de l’auteur.
  • La disparition progressive des sagas : si les achats ne sont pas présents dès le début, peu d’auteurs s’aventureront à en écrire. Peu en éditeront !

Comment y remédier ?

Acheter le livre, même si vous ne le lisez pas dans l’immédiat ! Acheter, c’est soutenir l’auteur !

 Si cette question fait plaisir, elle peut aussi vite être source de stress ! Comme je le disais, écrire n’est pas une tâche mince à faire ! Cela demande beaucoup de travail, encore plus en autoédition. Par conséquent, l’attente n’est pas contre vous, mais pour donner le meilleur ! La moyenne des écrivains est de un livre par an, mais bien souvent, cela peut être plus ! En particulier pour les sagas !

George R. R. Martin écrit 3 pages par jour et a mis 15 ans pour écrire les 5 premiers tomes du Trône de fer ( Game of thrones )

J.K. Rowling a mis 7 ans pour publier son 1er tome de Harry Potter.

Un auteur de sagas est un être qui écrit des livres à attente longue ! C’est tout ! 

Il faut comprendre que tout ne peut arriver vite, sauf si tout est déjà écrit ! Mais si vous voulez cela, on ne se revoit alors que dans 5 ans ?

Que dire alors ?

Dites “Vivement la suite !” plutôt.
Vous n’aurez pas de date en réponse si l’auteur lui-même ne sait pas combien de temps il va mettre pour écrire cette suite.

Vous êtes dans une saga . Une saga installe un univers  qui se fait, bien souvent, par des scènes du quotidien, de prime abord anodines, mais qui vont ensuite donner une profondeur à l’intrigue. Il y a plusieurs étapes dans la construction d’un livre ; pour la saga, ces étapes sont rallongées. C’est comme ça ! L’évolution des personnages suit une logique d’avancées et de recul dans les actions et les sentiments. On n’a pas tout, tout de suite. On n’est pas dans une histoire qui induit forcément de l’action. On peut aussi faire machine arrière. Donc oui, on peut stagner, tourner en rond, ne pas voir d’issues, car c’est le propre d’un développement long, à l’instar d’une série TV.

Comment les gérer ?

Bien souvent, ce qui peut paraître comme des longueurs peut avoir finalement du sens par la suite ! Ne lisez pas en diagonale ces passages ! Ils installent forcément quelque chose dans l’histoire !

Je dois dire que c’est le genre de remarques qui agacent , tout simplement parce qu’on peut avoir un plan établi, l’action d’écriture peut entraîner quand même des changements de dernières minutes et faire rallonger l’histoire. Il est très difficile de quantifier un nombre précis de tomes quand on part sur une longue histoire. On peut très vite dépasser ses premières estimations en ayant de nouvelles idées, un changement de scénario, l’arrivée d’une situation qui vient perturber ce qui était établi. L’important pour un écrivain de sagas est d’arriver à écrire tout ce qu’il a en tête sur son histoire.

Il y a une seconde donnée à prendre en compte : l’épaisseur du livre. Arrivé à un certain nombres de pages, l’auteur se voit obligé de scinder son livre en deux à cause des coût de livraison et des coûts d’impression. Il est plus difficile d’imprimer et vendre un gros pavé. C’est un fait. Les distributeurs et imprimeurs imposent un prix final au livre très important dès qu’on atteint les 500 pages pour les autoédités. Les lecteurs sont aussi plus enclin à payer en plusieurs fois des petites sommes qu’en une fois un 22 euros !

Que faut-il se dire ?

Plus c’est long, plus c’est bon ! On prolonge son plaisir de rester avec nos chouchous !

J’espère que ces réponses feront réfléchir sur ce que sont les sagas et leurs auteurs et les réactions à avoir  !

Bilan 2017 / Projet 2018 : ça bouge !



Comme chaque année, l’arrivée du Nouvel An nous impose de faire un bilan de l’année écoulée. Je l’ai fait pour 2015 et 2016, il est évident que je le refasse pour 2017, bien que j’ai perdu entre temps mon article sur mon bilan 2016 et les objectifs que j’avais fixé pour 2017. ( vive les crash de site ! )

C’est là aussi qu’on s’aperçoit que peu importent les objectifs fixés pour l’année à venir, les aléas de la vie font qu’on peut changer radicalement de trajectoire. Ce fut le cas pour moi en 2017.

Bilan 2017 : On prend les mêmes et on recommence !

J’avais prévu de sortir le T4 de JTV, et finalement, je n’ai pas publié un seul livre pour 2017.

Cette année fut une année de disette. Mon entente avec ma maison d’édition étant au plus bas et subissant leur bon vouloir de façon cyclique, il m’a fallu faire le choix que vous savez tous : arrêter JTV ( annoncé en juin ).

Si je ne regrette en rien cet acte, il a dans le même temps fait sauter tout ce qui était prévu en début d’année 2017 : l’arrêt de l’écriture de JTV, l’absence de publication, et ne rien pouvoir proposer en échange. Autrement dit, si cette décision a été réfléchie, je me suis retrouvée un peu comme une clocharde niveau écriture. Je repartais à zéro. Je ne pouvais pas compter sur les sorties des tomes précédents de JTV pour faire parler de moi, car justement je ne voulais pas mettre en avant ma ME, et je n’avais rien de concret derrière pour remplacer. Sortir de l’emprise de JTV devenait essentiel à mon équilibre. Quand une saga est liée aussi à quelque chose de négatif, on a moins la niak d’avancer. Ma maison d’édition me brisait toute envie. C’est un gros travail que d’écrire un livre, le peaufiner et le penser comme on le voudrait. Quand derrière, son livre n’est pas comme on le voulait vraiment, quand il est gâché par l’intervention d’un tiers qui casse tout ( voir son titre en LBGT ou en religion dans les catégories Amazon entre autres exemples, il y a de quoi fulminé ! ), on a tendance à vouloir baisser les bras face à son impuissance pour changer ça. Plutôt de nature optimiste, j’ai donc décidé, non pas de baisser les bras, mais de continuer à lutter de façon radicale. C’est ainsi que j’ai pris la décision de mettre en pause JTV, et que j’ai choisi aussi de prendre le virage à 90° vers l’auto-édition avec AVS.

 Arrêter JTV a été une grosse prise de risque, mais en même temps, m’a permis de me défaire un peu de l’emprise de ma ME. Sans suite, la saga stagne et donc personne n’achète une saga incomplète. Ma ME jouait sur mon lien affectif avec ma saga et vous, en se disant “tant qu’elle continue, on aura les tomes et on fera comme d’habitude”. En brisant ce lien affectif avec ma saga, ils perdaient de leur influence, de leur ascendance sur moi. Passer dans le même coup à autre chose a amplifié le fait que JTV, c’était vraiment fini, même s’ils s’accrochaient, menace ou pas. Ils ne pouvaient pas m’imposer l’écriture du T5 et T6. On en était donc au point mort.

L’arrivée de À votre service ! a donc été une urgence, mais une urgence bienvenue. J’aime les challenges et AVS se trouve être un gros challenge. Non seulement, je propose une autre histoire que JTV avec le risque qu’il ne soit pas du même niveau, mais en plus je le prévois en auto-édition. Autant dire, que niveau boulot et pari, j’ai fait fort ! Mais ça ne me fait pas peur. Vous avez donc découvert cet été le début de À votre service ! Depuis, vous avez lu deux chapitres par mois et AVS trouve petit à petit un public intéressé par ce que cette histoire apporte de nouveau. Le verdict sera vérifié à la sortie du tome 1 pour le printemps, mais je garde le cap ! J’ai fait ma petite vidéo avec vous pour parler de tout ce qui va se passer début 2018 et je suis contente de voir que malgré les aléas liés à JTV, vous êtes toujours là. Vous avez déjà pu voir la 1ere de couverture de ce tome 1 et bientôt, les choses devraient s’accélérer. Enfin, cela va dépendre bien évidemment d’une autre surprise que j’ai eu en 2017 : l’arrivée de Caramelle ! Caramelle ( surnom en attendant de se mettre d’accord sur le prénom ! ), ma poupette dans mon bidon, devrait arriver en Janvier. Autant dire que 2018 annonce deux grands tournants dans ma vie ! Deux bébés qui vont voir le jour en 2018 et vont donner une nouvelle impulsion dans ma vie. JTV avait été aussi dans cette optique de renouveau, puis les choses se sont aggravées des deux côtés. Cette fois-ci, la note est plus optimiste ! On y croit ! Mon bébé dans ma vie personnelle va grandir en même temps que mon bébé dans ma vie d’auteur. C’est un beau parallèle qu’il me tarde de voir, bien que le travail et la fatigue risquent de me ralentir.

2018, année de folie ?

Si 2017 fut donc une année de disette, elle m’a permis de préparer 2018 ! Donc le T1 de AVS sera dans vos mains, et je compte continuer dans ma lancée avec le second et dernier tome. L’idée est que vous ayez la série complète pour 2018 !

ça, c’était le planning de base ! Car j’ai eu une autre surprise qui est venue se glisser mi-décembre ! Nouvelle aussi inattendue que surprenante, improbable que bizarre !

Oui, ma maison d’édition a enfin accepté de me rendre les droits de JTV après deux ans de lutte et de conflits ! Ignorant quelle mouche les a piqué tout à coup ( on ne va pas se plaindre, hein ! ), la nouvelle a donc perturbé mon planning 2018 puisque les 3 tomes de JTV ne seront plus disponibles à la vente à compter du 1er janvier 2018.

Ce qui veut dire que tous mes bébés vont rentrer au bercail et que je vais pouvoir continuer JTV plus tôt que prévu !

Seulement voilà, au lieu de deux livres pour 2018, je me retrouve avec 6 livres prévus pour 2018 : les deux tomes de AVS + les trois tomes de JTV déjà sortis + le T4 ! . Panique à bord ! Mayday, mayday, mayday !

Il m’a fallu donc réfléchir, réfléchir et réfléchir encore sur quoi faire, par quoi commencer, comment je pouvais m’organiser et quels enjeux se profilaient pour 2018 :

  • d’un côté, j’ai une saga en stand by, mais très attendue,
  • et de l’autre, une autre saga, nouvelle, dont vous avez découvert le début, annoncée comme sortie à venir, pour ne pas dire imminente selon comment j’avance…

Bref ! Je suis dans le caca !

Il m’a fallu donc faire un choix. Je ne pourrais pas tout sortir en 2018. C’est un fait. L’arrivée de bébé m’oblige à considérer mon temps libre à la baisse. On sait tous que c’est chronophage et fatigant. Je dois en tenir compte sur mon planning. Je serai moins productive. J’ai donc pesé le pour et le contre, j’en ai discuté avec mes potos Angel B. et Blandine P. Martin pour avis d’auteur, et elles ont été d’accord avec mon idée.

2018 verra donc bien la sortie de AVS T1 et T2.

Vu ma vie personnelle, je préfère rester sur AVS en 2018. Le T1 est fini et en travail édito. Et j’aurais 2018 pour écrire le T2 entre deux bibis. J’aurais toujours la tête dans AVS et j’assure ainsi la fin de cette histoire sans trop me stresser pour 2018.

Par conséquent, vous l’aurez compris,

JTV reviendra en 2019 !

On peut même se féliciter qu’il revienne plus tôt que prévu : en 2019 ! Car il faut le dire avec optimiste : à la base, cette saga n’aurait pas dû revenir avant 2020, voire 2022 ! Donc nous avons gagné plusieurs années, ce qui reste une très bonne nouvelle !

Pourquoi ce choix de laisser une année d’attente alors que j’ai récupéré les droits ? Pourquoi ne pas alterner entre JTV et AVS ? Plusieurs raisons :

  1. Ma vie privée avec l’arrivée de ma seconde fille va changer beaucoup de choses pour 2018. Je dois trouver une nouvelle organisation de vie quotidienne. 2018 sera donc une année transitoire d’un point de vue privé, ce qui influencera considérable mon temps pour l’écriture, aussi bien dans la productivité que dans l’implication. Je ne pourrai pas travailler comme une acharnée, ni faire comme je veux, tant un bébé modifie constamment vos plans lol !
  2. Récupérer les droits de JTV, c’est chouette, mais je ne peux rééditer les 3 premiers tomes en l’état. Je dois retirer le logo de la ME des couvertures de livres, retirer toute trace d’eux dans la mise en page, et la refaire de façon plus aérée et cohérente, reprendre le texte de chaque tome pour retirer les coquilles relevées entre-temps. Je dois donc refaire un travail éditorial des 3 premiers tomes, et achever celui du 4eme ! Donc un travail très conséquent qui ne se fait pas en trois mois ! Surtout si j’ai AVS au milieu !
  3.  Je n’arriverais pas à me replonger dans JTV si je dois jongler avec AVS. Concrètement, il faut me remettre dans le bain JTV. ça fait 6 mois que je n’y suis pas revenue dessus. Autant dire que je n’aie plus tout en tête et en reprenant dès le début, je vais pouvoir me rappeler des détails, des portes ouvertes à fermer par la suite, etc. Mais pour cela, je ne dois pas me parasiter avec une autre histoire. JTV est une saga longue, demandant beaucoup de concentration et de vigilance pour que l’ensemble soit cohérent. Par ailleurs, si je reprends les trois tomes + le 4eme, ce n’est pas pour pondre derrière le T2 de AVS ou autre chose. Je vais enchaîner dans la foulée la fin de l’écriture du tome 5 et celle du tome 6.

Vous l’aurez compris, en sortant JTV en 2019, je relancerai mieux la saga.

Vous aurez normalement les trois premiers tomes à nouveau en vente en 2019 et on enchaînera avec le t4 fin 2019, puis le T5 et T6 en 2020. Ainsi, si JTV revient, ce sera une bonne fois pour toutes et avec le point final !

On reprendra donc depuis le début, pour la remise en mémoire, et on avancera ensuite. Si je fais l’inverse et sors dès 2018 JTV, à la place de AVS, AVS sera alors en stand by pendant les deux années prévues pour JTV. Or, maintenant que nous sommes lancés dans AVS, ce serait dommage de rebrousser encore chemin. Je ne veux pas que mes romans subissent tous les déboires de JTV et avancent puis reculent comme JTV. De plus, AVS va me permettre de préparer le terrain de l’auto-édition. Je vais me roder avec ce titre et faire des tests avec ses deux tomes. Je préfère le faire sur 2 tomes que sur 6 où je risque encore de m’enliser inutilement. Ainsi pour la sortie de JTV, j’aurais déjà des automatismes me faisant gagner du temps pour la sortie des tomes.

Donc au final, ce ne sont pas que les projets pour 2018 que j’ai ici, mais aussi pour 2019 et 2020 ! Par conséquent, les autres titres comme Puisque la pluie et Hello world seront repoussés pour 2021. Mais ce n’est pas trop grave, vu que vous n’en avez pas encore vu les prémices d’un extrait.

Pour conclure

Même si 2017 a été une année morte niveau devant de la scène dans mon activité d’écrivain, elle a été cependant productive pour préparer l’année suivante en coulisse. Ce fut une année difficile. Outre l’enlisement de JTV, il est toujours difficile de savoir si nos choix sont bons ou pas, s’ils vont être payants et si on va avancer. Les doutes et craintes se font plus grandes, mais en même temps, certans choix permettent de retrouver aussi un second souffle et mieux se retourner. Ce fut mon cas. J’ai pris du recul, j’ai pu me retrouver un peu plus avec moi-même et finalement, la fin d’année a répondu plutôt positivement à tous ces changements de direction prévues pour 2018. Maintenant, il reste plus qu’à croiser tout ce qu’on peut pour que cette année 2018 garde toutes les promesses annoncées par cette fin 2017…

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous ! J’espère que vous serez toujours avec moi pour 2018 et +. Et… restez branché pour Noël ! J’ai une surprise pour vous ! ^_-

Bisous. Jordane.