BILAN 2025

 

Une nouvelle année finie et l’heure est au bilan. Un seul mot peut résumer cette année : sous-marin. Je suis restée très présente, mais très discrète dans mon activité. Voici le bilan de cette année 2025.

 

Je me suis enfin décidée à passer le cap. Je voulais attendre mon arrivée à Bordeau pour faire le changement. Je l’ai fait à la date anniversaire de ma micro-entreprise. Désormais, j’ai le statut d’artiste-auteur. J’ai encore des petits trucs à comprendre, mais je me suis étonnée à réussir la fermeture de l’un et l’ouverture de l’autre sans trop de soucis. Ouf ! Il est appréciable de payer moins de cotisations sociales ! ^^’

 

Une nouvelle réalité un peu dure, mais bien réelle. Et cela risque d’être la même pour 2026. D’une part, il n’y a rien sur Bordeaux, d’autre part j’ai été refusé à des salons, et enfin j’ai renoncé à m’inscrire à d’autres, faute de budget pour refaire mes stocks. C’est ainsi. Mais je n’ai pas eu la niack non plus à faire face au milieu de l’édition. 

 

C’est dur à dire, mais je n’ai pas pu sortir le dernier tome de  Là où mon coeur te retrouvera… Je me suis fait rattraper par l’histoire qui s’avère plus longue que je ne le pensais. Ce surplus à écrire a joué avec le temps et je n’ai pas pu le finir en 2025, ni le sortir. J’ai également eu plus de mal à l’écrire, car le tome est dense en informations et événements, ce qui m’a demandé une plus forte concentration et vigilance. Enfin, ce tome jongle sur trois époques et il m’a fallu faire attention à la cohérence temporelle, ce qui à rajouter une colle à mon enlisement lol !

Je n’ai pas pu finir non plus un de mes webnovels. Si je les ai avancés, je n’en ai fini aucun. Du coup, hormis la version papier du T8 de Je te veux ! en janvier faisant suite à la sortie de l’ebook en décembre 2024, il n’y a rien eu en 2025. Ce n’est pas faute d’avoir des tomes en stock, mais je ne veux pas sortir de nouvelle saga sans que la fin soit écrite. Je ne veux pas me mettre ce stress.

 

Concernant les ventes numériques, 

Ce fut la surprise de ce bilan. Ce n’est ni ma romantasy, ni je te veux qui a le mieux marché dans mes ventes numériques, mais À votre service ! Les promos du distributeur ont bien fonctionné au point de voir le T1 être le mieux vendus en 2025. Sont compris dedans les abonnements dont le nombre de pages lus fut convertis en équivalent livres.

sur la boutique du site web, je n’ai eu que 4 ventes num cette année.

1 [ebook] JE TE VEUX ! – T8 : Toi. Uniquement toi.  
1 [ebook] LOMCTR – T3 : Le coeur ou la raison.  
1 [ebook] LOMCTR – T2 : Le Démon et la Protectrice.  
1 [ebook] LOMCTR – T1 : Pour le meilleur. Pour
TOTAL ebook =  1040 ebooks
 
Concernant les ventes papier, 

JTV1 : pas dispo pour l’instant sur BOD + 0 sur site

JTV2 : 3 sur BOD + 0 sur site

JTV3  : 4 sur BOD + 0 sur site

JTV4 : 3 sur BOD + 0 sur site

JTV5 : 2 sur BOD + 0 sur site

JTV6 : 0 sur BOD + 0 sur site

JTV7 : 1 sur BOD + 0 sur site

JTV8 : 29 sur BOD + 19 [Broché] – Je te veux ! T8 : Toi. Uniquement toi ! = 48 JTV8

LOMCTR1 : 1 sur BOD + 2 [Broché SIMPLE] LOMCTR – T1 : Pour le meilleur. Pour le pire. = 3 LOMCTR1

LOMCTR2 :  0 sur BOD + 2 [Broché SIMPLE] LOMCTR – T2 : Le Démon et la Protectrice.= 2 LOMCTR2

LOMCTR3 : 3 sur BOD  + 1 LOMCTR – T3 Deluxe : Le coeur ou la raison. = 4 LOMCTR3

AVS1 : 0 sur BOD ( il n’y est pas encore !) + 0 sur site

AVS2 : 0 sur BOD + 0 sur site

DLPEN : Il n’y est pas sur BOD + 0 sur site

TOTAL PAPIER = 70 livres papier

TOTAL PAPIER + EBOOKS = 1040 + 70 = 1110 livres

 

Si je compare à 2024, j’ai vendu plus ( 916 en 2024). Pour une année sans sortie hormis la version papier de JTV8, je m’en sors pas trop mal. Bien sûr, si j’ai vendu au-delà de 1000 livres, il ne faut pas oublier que le pourcentage perçu par l’auteur reste dérisoire par rapport au prix du livre. Si mes livres papier tournent autour de 2€ de droit d’auteur, mes ebooks tournent autour de  60% du prix du numérique. Cependant, il faut débiter dessus les frais éditoriaux, les cotisations sociales, les impôts, les frais d’écriture telles que les applications, logiciels ou publicités. Il ne reste pas des masses à la fin. Mais bon, je me dis que cela aurait pu être pire. Cette année, finalement, je n’ai pas chuté dans mes ventes comme depuis plusieurs années, j’ai amorti la chute et j’ai stagné. Ce qui est un soulagement en soi. J’espère que 2026 va confirmer à nouveau le regain de vente avec une flèche allant vers le haut !

 

Pour la première fois depuis 3 ans, je n’ai pas fait le concours New Romance de Fyctia. Pas que je n’avais pas d’idée sur le thème, mais plutôt que je ne souhaitais pas m’éparpiller davantage et continuer mes histoires en cours. Le thème était  » Seriously ? ». Si j’avais dû y participer, j’aurais raconter une histoire de stalkers ! Ouais ! j’ai une tite histoire plutôt mignonne, mais elle va rester en tiroir pour l’instant !

 

J’ai changé son design à l’automne. J’avais besoin de recentrer mon activité sur mon identité, ma personnalité et mes amours. Il me reste encore quelques bricoles en boutique à régler, mais ça peut attendre.

 

Même si je n’ai pas fini son écriture, j’ai écrit 90% du T4 de Là où mon coeur te retrouvera, soit 109 823 mots.

Ajouté à cela, la première partie du t3 de Be my baby : 50 232 mots

La fin de saison de Toi seul(e) peux me comprendre : 29 523 mots

Et le début de la saison 3 d’À 3 flocons de toi : 25 556 mots + 3 chapitres à dicter

Trope écriture 3e personne

 

Lorsque Kaya renverse du champagne

sur le beau costume d’Ethan Abberline,

jamais elle ne se serait douter

qu’elle tomberait devant le parfait connard.

Et pourtant, les opposés s’attirent !

Agace-toi devant ce couple attachiant !

 

  > GO ! < 

 

Et si l’arrivée d’une personne dans votre vie vous faisait tout remettre en question : votre vie sentimentale, votre vie professionnelle, vos rêves non exaucés ?

Camille déboule comme un soleil dans la vie bien rangée de Valentin !

Installez-vous et buvez un Ice Mint préparé par Camille !

 

  > GO ! < 

Un mariage arrangé, une duchesse au milieu de chevaliers magiques, des secrets, des combats et des espoirs…

Partez à l’aventure où l’amour se conjugue au passé, au présent et au futur !

 

  > GO ! < 

Quand un prince rencontre une journaliste et lui propose d’être son guide touristique…

Deux flocons qui s’attirent dans l’hiver !

Des enjeux qui es dépassent…

 

  > GO ! < 

 

JTV8 – EXTRAIT 1

 

Aujourd’hui, je vous partage un petit extrait mettant en scène Sam et bien sûr Ethan qui va venir mettre son petit grain de sel. Je ne vous dévoile pas tout pour que vous puissiez découvrir par vous-même la suite une fois le livre dans vos mains, mais vous allez retrouver ce qui fait la bande d’amis ! ^^


 

 

— Ce tsunami devait arriver ! tempéra Oliver. Tôt ou tard, Ethan aurait dû lui parler. C’est vrai que ça ne tombe peut-être pas au meilleur moment, mais j’ai confiance. Ethan est obstiné et Kaya compatissante. 

— Lui qui voulait la demander en mariage, ça risque d’être compliqué ! déclara Sam, tout en examinant son bout de fer avec minutie.

— Qui te dit qu’il ne le fait pas en cet instant ? sourit Barney, l’air malicieux.

— C’est vrai, Ethan a plus d’un tour dans son sac et avec Kaya, il peut déplacer des montagnes ! s’exclama Brigitte.

Elle se mit à rire.

— Quelle tête de mule !

Sam se pencha alors sur son épaule.

— Je vois que son entêtement te fait sourire. Il faut donc que je m’entête davantage également pour que tu me dises oui ?

Brigitte se figea et rougit.

— Qu… qu’est-ce que tu racontes ?! Cela n’a rien à voir avec nous !

— Bien sûr que si ! Tu refuses le mariage sous prétexte que c’est très bien comme ça ! Pour Millie, ce serait quand même plus pratique si on l’était !

— Pour Millie ? Donc, tu veux te marier uniquement pour son bien-être ? 

Sam souffla et posa son coude sur la table. Au bout de sa main, il montra à Brigitte le bout de fer qu’il avait tordu pour en faire une bague.

— Je veux t’épouser parce que je t’aime ! Donc, c’est pour nous deux, mais aussi pour la famille que je fonde avec toi depuis l’arrivée de Millie. Alors, cesse de t’entêter par pitié et dis-moi oui !

— C’est ça, ta demande en mariage ? déclara alors Brigitte, d’un ton peu convaincu, même si ses joues ont rosi.

— Mon Dieu ! J’arrive pile au bon moment ! s’exclama Kaya, heureuse d’assister à un moment aussi émouvant. C’est trop mignon !

Ethan la rejoignit dans son dos et vit le prototype de bague dans les doigts de Sam.

— Putain ! C’est ça que j’essayais de faire tout à l’heure ! Tu as piqué mon idée, enflure !

Il fonça alors vers Sam, s’allongeant presque au-dessus de la table, pour récupérer son trésor.

— Pas touche ! C’est ma bague ! cria Sam, tout en se mettant en position de protection pour ne pas se faire dérober son trésor.

— J’étais dessus avant toi, voleur de bague !

— Tu parles, tu n’avais rien fabriqué avec, à part un truc difforme !

— J’ai été interrompu ! pesta Ethan, rageux.

— Eh bien, j’ai fait mieux que toi et je suis le premier à avoir fait ma déclaration, donc j’ai gagné !

Ethan serra les dents, peu enclin à capituler aussi facilement.

— Elle est pourrie, ta déclaration !

BB et Kaya firent un O. avec leur bouche. Oliver commença à rire sous sa main, Barney leva les yeux.

— Ah ouais ? Ben, vas-y ! Fais mieux que moi, puisque tu te crois aussi malin ! On verra de nous deux celui qui remporte le match ! rétorqua Sam, l’œil plein de défi, tout en se levant de sa chaise et prêt à entamer le duel.

— C’est une blague ? commenta alors BB, effarée par leur stupidité.

— Ils n’ont pas l’air de blaguer… répondit Kaya, tout aussi abasourdie.

— Je suis ton homme ! se gaussa Ethan, prêt à en découdre. On verra qui de nous deux est le plus fort !

 

 

Je te veux T8 : Toi. Uniquement toi – Chapitre 1

Je vous avais promis de vous l’offrir, en newsletter, en attendant d’avoir le reste. ❤︎

Attention ! Le chapitre est non corrigé ! 

©Jordane Cassidy – 2023


 

1

UNIS

 

 

Kaya ouvrit les yeux lentement. Une sensation de bien-être enveloppait son corps. Elle était dans sa chambre, dans son lit. Elle réalisa alors qu’elle n’avait aucun souvenir de comment elle avait atterri ici. Pourtant, très rapidement, elle sentit qu’elle n’était pas seule et sourit. Elle tourna légèrement la tête et comprit que le poids contre son dos était bien Ethan. Il la serrait dans ses bras et semblait dormir à poings fermés. Elle posa sa main sur la sienne, entourant sa taille, et sourit à nouveau. Pour la première fois depuis longtemps, elle était heureuse. Il n’y avait pas d’ombres entre eux, tout était paisible, empli d’une douceur chaleureuse qui lui faisait du bien. Elle regarda le soleil qui tentait de traverser les rideaux. Une légère bise passait à travers les fenêtres entrebâillées et déjà elle savait que cette journée allait s’annoncer chaude.

Ethan bougea soudain dans son dos et inspira un bon coup dans ses cheveux. Il sourit, heureux de trouver dans ses narines une odeur familière de shampooing.

— Coucou ! lui dit alors Kaya.

— Salut… répondit-il, la voix encore ensommeillée.

Il la serra un peu plus dans ses bras. Il adorait déjà son réveil.

— C’est bizarre, je n’ai pas souvenir d’être montée dans ma chambre ! lui avoue alors Kaya.

— Tu t’es endormie dans mes bras, lâcheuse ! Tu as compté trop d’étoiles visiblement. 

— C’est qu’on est bien dans tes bras !

— Je vois ça ! lui répondit-il en déposant un baiser sur sa joue.

— Pardon de m’être endormie… Tu as dû être déçu que je te laisse seul dans ta contemplation du ciel… Tu devais espérer qu’on finisse la nuit autrement.

Il glissa son visage contre sa nuque.

— Tout ce qui compte, c’est que tu sois dans mes bras. Le reste n’a pas d’importance.

— Tu ne vas pas jouer le mec gentil qui accepte tout, je te préviens !

Ethan gloussa dans son cou.

— Et pourtant, je suis heureux, je t’assure ! Tu voudrais que je t’impose des choses, en mode connard de premier niveau ?

— Tu vas me faire croire que tu n’avais pas en tête qu’on couche ensemble pour nos retrouvailles peut-être ?

— Aaaaaah ! soupira Ethan en réponse. Si tu savais tout ce que j’ai en tête !

Il se mit à rire alors et embrassa les cheveux de Kaya.

— Mais mon impatience de toi est compensée par mon bonheur de t’avoir enfin retrouver. Tu m’as tellement manqué que le peu que j’ai de toi est déjà un grand bonheur. Je préfère ça à ton absence nette et définitive dans ma vie.

Kaya se tourna face à lui et passa ses bras autour de sa taille pour blottir sa tête contre son torse.

— Moi aussi, je suis heureuse d’être avec toi.

Elle se déporta un peu vers son visage et déposa ensuite un baiser sur sa bouche. Ethan la contempla et lui caressa les cheveux. 

— Je veux passer ma vie à t’avoir dans mes bras, Kaya. Je te promets que je ferai tout pour être un mari irréprochable !

— Je n’en doute pas ! lui répondit-elle d’un petit sourire.

— Ah ? Donc c’est un oui ?

Kaya perdit son sourire devant l’air taquin, mais plein d’ambition de son amoureux.

— Non, ce n’est pas un oui.

— Kaya, tu vas m’obliger à passer à l’étape trois de mon plan !

— L’étape trois ? répéta-t-elle, tout à coup moins sûre de sa gentillesse.

— Je savais pertinemment que la première demande en mariage, serait retoquée par tes soins. La seconde, je m’en doutais également, tu es du genre têtue et ne cède jamais facilement. J’ai donc prévu le coup !

— Comment ça ? s’inquiéta tout à coup Kaya.

— J’en ai d’autres en stock, tout simplement. Je te ferai fléchir, Princesse ! Tu me diras oui tôt ou tard ! Peu importe le nombre de fois que je te demanderai en mariage, tu finiras par accepter !

L’oeil vif, Ethan sourit à Kaya, qui sentit déjà le duel usant s’annoncer pour résister à la tornade d’Ethan. Elle savait qu’il pouvait même enclencher son mode connard si c’était dans son intérêt et elle savait qu’à chaque refus, il se rapprocherait de cette voie. Elle soupira.

— Prépare-toi à une ribambelle de demandes en mariage, Princesse !

— Est-ce nécessaire ? Tu sais, deux demandes, c’est suffisant pour comprendre que tu veux passer à l’étape du mari. Je ne suis pas idiote !

— Non, tu ne l’es pas, effectivement ! Mais tu es bornée ! Avec toi, il faut insister !

— Je ne suis pas bornée ! 

— Si tu l’es !

— Non ! C’est toi qui t’obstines avec toutes tes demandes en mariage !

— Parce que tu refuses de dire oui du premier coup !

— J’ai encore le droit de dire non, il me semble !

— Oui, tout comme j’ai le droit de te demander en mariage autant de fois que je le souhaite !

Il lui décocha un large sourire auquel Kaya réagit par de l’agacement et le repoussa. Elle se leva alors du lit qu’elle contourna.

— Tu m’énerves ! Je vais faire pipi ! Attends-moi dans la cuisine, on va prendre le petit-déjeuner !

Ethan ricana tout en se laissa aller dans les draps avant de respirer un bon coup.

— Je t’aime, mon amour ! cria-t-il alors, amusé. Épouse-moi !

— Connard !

 

Il se leva à son tour, rassasié de cette salve de taquineries, et alla la retrouver dans le couloir à la sortie des toilettes. Il appuya son épaule contre le mur tout en croisant les bras et attendit sagement jusqu’à ce qu’elle apparaisse enfin devant lui.

— Chut ! lui ordonna Kaya, l’index levé en avertissement, après avoir refermé la porte des toilettes. Ne dis pas un mot !

Le sourire d’Ethan resta vissé sur son visage.

— Quel type d’alliance aimes-tu ? lui demanda-t-il, amusé.

Kaya râla tout en levant les yeux de désespoir face à l’irrécupérable et descendit au rez-de-chaussée. Ethan ferma les yeux avec ce goût merveilleux de la chamaillerie en bouche qui lui avait tant manqué. Il la rejoignit au bout de quelques minutes à la cuisine et s’assit sagement à la table. Après s’être lavé les mains, Kaya s’affaira à sortir tout ce qui pouvait faire office d’un petit déjeuner : confiture, miel, poudre cacao, jus d’orange, lait, brioche. La paume de la main sous son menton et le coude appuyé sur la table, Ethan la contempla en silence jusqu’à ce qu’elle se tourne vers lui.

— Que veux-tu manger pour le petit-déjeuner ? lui demanda-t-elle alors.

Ethan ne put s’empêcher de sourire.

— Toi, toute nue, sur la table, ça me va !

Kaya pencha la tête sur le côté, d’un air blasé.

— Je suis sérieuse ! lui répondit-elle, les mains sur les hanches.

— Moi aussi !

Il lui fit alors un signe de l’index pour lui signifier de venir près de lui. Kaya s’exécuta, bien que hésitante des suites qu’il souhaitait donner à cela. Il l’invita à s’asseoir à califourchon face à lui.

— Arrête de bouder ! lui somma gentiment Ethan, tout en embrassant le bout de son nez. J’ai besoin de te taquiner ! Ça aussi, ça m’a manqué !

— Je sais ! lui répondit Kaya d’une voix bougonne, tout en baissant les yeux. Mais tu m’énerves ! Tu as toujours la répartie pour gagner le duel.

— Hé hé ! J’avoue ! Ça sort tout seul ! Je suis tellement heureux de nos chamailleries que ça percute vite le cerveau, comme si un bouton s’enclenchait dès qu’il s’agit de te chercher la petite bête ! C’est tellement… jouissif !

Devant la mention de ce mot, Kaya esquissa un léger sourire et frappa légèrement son épaule.

— Je suis sûr que cela t’a manqué, à toi aussi ! lui chuchota-t-il alors, tout en cherchant à capter son regard.

Kaya le fixa alors et grimaça.

— Je préfère ça à ta tristesse… C’est sûr !

Elle posa ses mains sur son T-shirt, au niveau du torse, et caressa légèrement l’endroit où se trouvaient ses deux cicatrices, quand tout à coup, une idée angoissante lui traversa l’esprit.

— Rassure-moi… J’espère que, rongé par le désespoir, tu n’as pas recommencé durant cette année loin de moi ?!

Ethan regarda les mains de Kaya couvrant son torse et posa les siennes dessus.

— J’y ai songé plus d’une fois… Quand je ne supportais plus d’avoir un plâtre à la jambe, quand le détective m’a annoncé avoir fait chou blanc, quand ton absence devenait tellement lourde que ma poitrine brûlait…

Kaya serra les poings, consumée par la culpabilité. Ethan glissa alors leurs mains unies sous son T-shirt pour qu’elles le caressent, à même la peau. Elle en sentit les boursouflures et rugosités, et l’inquiétude la gagna un peu. Il posa alors son front contre la clavicule de Kaya.

— Je ne l’ai pas fait, Kaya ! Si je veux être digne de toi, te prouver que je peux être l’homme de ta vie et que tu peux compter sur moi, le premier des efforts que je devais fournir après ton départ était de respecter ma promesse de ne pas recommencer.

Les yeux de Kaya s’humidifièrent un peu.

— Je veux être l’homme sur qui tu puisses te reposer et non à propos de qui tu t’inquiètes parce que mentalement, ça ne va pas. Ton départ m’a fait comprendre combien je devais faire un gros travail sur moi pour ne plus que tu doutes de notre force à chacun à tenir debout et à résister aux bourrasques. 

— Ne crois pas que je n’aime pas tes faiblesses, Ethan ! lui répondit-elle alors d’une petite voix.

— Je sais ! Mes faiblesses sont aussi une partie de moi que je dois accepter pour avancer. Cependant…, elles sont aussi un frein à notre relation. Nous avons été séparés à cause d’elles et je ne veux pas que cela se reproduise. Alors je ne les ai pas touchées ! Je te le promets ! Tu veux voir ?

Il lui offrit un sourire coquin tout en faisant tressauter ses sourcils. Kaya ne put s’empêcher de sourire à son tour devant sa fierté d’être devenu plus solide mentalement. Aujourd’hui, il ne redoutait plus ni de les montrer ni qu’elle les touche. Il retira alors son t-shirt et le laissa tomber par terre. Avec mélancolie, Kaya posa sur ses deux cicatrices ses doigts qui les longèrent d’un bout à l’autre.

— Tout le reste de mon corps veut bien être aussi touché par tes doigts ! lui susurra-t-il alors à l’oreille.

— Tu veux que je pose mes mains partout sur toi ? lui demanda-t-elle pour confirmation.

Ethan gémit à cette idée aux airs familiers.

— Je suis tout à toi, ma Princesse. Touche-moi partout !

 

Elle passa alors une main derrière sa nuque et le massa. Ethan ferma les yeux un instant avant de sentir les lèvres de sa princesse sur les siennes. Il la serra alors dans ses bras et se laissa aller à effleurer avec plus ou moins de force les lèvres de Kaya. Cette dernière glissa sa main dans ses cheveux pendant que l’autre restait posée sur la joue d’Ethan. Leurs langues se mêlèrent encore et encore, tandis qu’Ethan baladait ses mains sous le T-shirt de sa belle. Elle se décala néanmoins et se baissa pour embrasser ses cicatrices lentement. Ethan observa attentivement les lèvres de Kaya adoucir ses tourments. Son coeur battait fort, mais ce n’était pas par peur ou appréhension. Aujourd’hui, c’était par amour. Il sentait combien cela lui faisait un bien fou qu’elle presse sa bouche contre son mal, tel un baume qui faisait disparaître toutes les souffrances du passé. Son attention fut pourtant vite déviée lorsqu’elle se mit à genoux et entreprit de descendre encore en lui retirant son short long et ses sous-vêtements. L’étonnement teintée d’une certaine inquiétude devant la charge émotionnelle qui allait suivre vint perturber les battements de son coeur.

— Kaya… Tu es sûre de… Oh putain ! Merde ! Oui, t’es sûre !

Il laissa tomber sa tête en arrière tout en savourant les caresses buccales de sa partenaire sur son sexe. L’émotion et le désir se mélangèrent et accentuèrent le rythme de sa respiration et de ses gémissements. Il posa ses doigts dans les cheveux de Kaya, ne sachant s’il devait calmer son ardeur ou la laisser continuer jusqu’à l’extase. Un dilemme qui heurtait sa conscience face à sa déraison. 

— Dis… Tu es sûre que je n’ai vraiment pas le droit de te dire «je t’aime» pendant un moment pareil ?

Il baissa les yeux vers Kaya, à genoux entre ses jambes. Elle faisait visiblement exprès de n’avoir rien entendu. Il sourit.

 — Épouse-moi, Kaya !

Immédiatement, Kaya se retira, choquée.

— Mais tu n’es pas croyable ! Tu ne peux pas me demander de t’épouser tout ça parce que je…

Elle montra son pénis au garde à vous et se mit à rougir. Il se mit à rire, fier de l’avoir encore prise au dépourvu.

— Je t’aime, mon amour ! Tu es la femme de ma vie !

— Ethaaan !

— Ben quoi ! C’est la vérité ! Et pas uniquement parce que tu me dévores tout cru !

— Je ne te dévore, je te…

Kaya se cacha le visage de ses mains, rouge de honte.

— Sous la douche ou dans la cuisine, n’importe où tu me feras de jolies gâteries, Kaya, je te promettrai la lune et te couvrirai de mots doux. Comment veux-tu qu’il n’en soit pas ainsi ?!

— Tu m’as coupé dans mon élan… Ne me regarde pas !

Ethan ricana, attendri par son attitude mignonne.

— Très bien ! C’est l’heure du petit-déjeuner ! s’exclama-t-il soudain.

Il la releva alors et la déposa, les fesses sur la table. Surprise de cette initiative, Kaya ne sut comment réagir à cette annonce. Sans attendre, Ethan souleva le long T-shirt de Kaya et le lui retira à son tour. Il l’obligea à s’allonger sur la table, au milieu de ce qui allait composer son repas. Il badigeonna alors ses seins d’un coup de cuillère dans le pot de confiture de fraise. Kaya se raidit devant la fraîcheur de l’aliment sur ses tétons.

— La fraise… Sur le corps d’une femme…

Il lui sourit alors, cherchant à vérifier si cette allusion faisait écho à Kaya.

— De ma femme ! se reprit-il, tout sourire. Tu sais le sucré et l’acidité… J’adore !

Il grogna d’avance de plaisir. Il prit ensuite le pot de miel et laissa le liquide couler le long de son ventre jusqu’à ses poils pubiens. Le regard carnassier d’Ethan fit augmenter l’appréhension de Kaya. Il prit ensuite une tranche de brioche et en mis un morceau dans la bouche de Kaya puis un dans la sienne tout en lui faisant un clin d’oeil avant de se saisir d’un de ses tétons. Kaya eut un sursaut de surprise à son mordillement léger au passage. Il avala ensuite le tout et inspira de satisfaction.

—J’adore prendre le petit-dej’ avec toi, chérie ! Cela a un goût particulier de reviens-y tout à fait hypnotique !

Il plongea aussitôt sur le second téton enrobé de confiture de fraise qu’il lécha, aspira et tortura un moment avant de gémir. Kaya ferma les yeux et se laissa aller volontiers à ses supplices. Si telle devait être sa punition pour l’avoir quitté, alors elle l’acceptait. Le châtiment était à la hauteur de son amant. Finalement, elle était heureuse de s’être endormie dans ses bras la veille pour commencer la matinée de telle manière. Elle sourit alors. Tandis qu’Ethan se léchait les lèvres pour ôter les dernières traces de confiture, elle se saisit de son index qu’elle plongea dans le pot de confiture, puis le mis à son doigt tout en le défiant du regard. Ethan bloqua alors sur son index qui coulissait désormais dans la bouche de sa belle.

— J’aurais peut-être dû te laisser un peu plus jouer avec…

Il lança un regard vers son sexe.

— Il n’y a pas de raison que tu sois le seul à prendre ton petit-déjeuner ! lui rétorqua-t-elle, provocatrice.

 

Sans attendre, il fonça sur ses lèvres, l’écrasant de tout son poids et étalant le miel sur leurs deux ventres. Le baiser était fougueux, avide. Leurs langues se retrouvaient à nouveau pour ne faire qu’une. Leurs mains dévalèrent les centimètres de peau de l’autre, friandes de s’approprier le corps convoité. Le désir décupla instantanément. Leur respiration s’emballa. Leur amour pour l’autre s’exprimait enfin concrètement. L’ardeur d’Ethan à embrasser sa petite amie ne trouvait plus de limites. Il pouvait enfin exprimer ce qu’il retenait depuis un an en lui. Leurs salives coulaient du coin de leur bouche, incapables de maîtriser le bouillonnement fébrile qui les rattrapait et les noyait en une vague de chaleur volcanique. Sans plus de cérémonie, Ethan quitta la bouche de Kaya et laissa traîner sa langue sur son ventre, accumulant le miel dessus avant de revenir dans la bouche de Kaya pour partager sa récolte que cette dernière accepta sans résistance. Leur baiser au goût de miel les fit sourire, aimant cette complicité naissant de trois fois rien. Telle une abeille, Ethan recommença son expédition et récolta sur sa langue son butin sucré sur le ventre de Kaya, mais au lieu de lui redonner une partie de sa moisson, il descendit un peu plus bas pour s’attarder entre les cuisses de son amante. Kaya lâcha un spasme de surprise en sentant sa langue taquiner son clitoris avant de gémir et se cambrer pour lui donner le meilleur accès possible. Ethan la lécha encore et encore, cherchant le geste, la posture, le mouvement pouvant la faire décoller et atteindre l’orgasme, mais ce fut le rythme de plus en plus saccadé de sa respiration qui lui indiqua qu’il était proche du point culminant.

Kaya se tordit dans un spasme d’extase exprimé dans un gémissement étranglé par le plaisir. La contempler ainsi, livrée entièrement à lui et à ce qu’il voulait bien faire d’elle, exacerba davantage le désir propre d’Ethan à la faire sienne.

— Viens vite ! lui murmura-t-elle alors.

Il se redressa alors et la pénétra. Une immersion aux allures de retour au bercail lui faisant un bien immense. Kaya se cambra encore, offerte à ses coups de reins. Les yeux brillants de désir, Ethan glissa ses bras sous les genoux de Kaya pour mieux la ramener à lui à chaque coup de reins. 

— Dommage ! Je n’ai pas de chantilly ! lui chuchota-t-elle.

— Tu mériterais plutôt une punition pour avoir osé sortir le cacao alors que je déteste le chocolat !

— Oups !

Tout à coup, Ethan se retira et la redressa pour changer de position et la prendre en levrette debout. Il plaqua son ventre contre la table et retourna à la charge. Le changement de position leur offrit une nouvelle sensation qui grisa Ethan. Les coups s’enchaînèrent à nouveau. Il se pencha sur elle au bout de quelques minutes.

— Peut-être que je devrais arrêter… C’est peut-être trop d’un coup à tes yeux ?!

— Dis plutôt que tu cherches une excuse pour ne pas craquer trop rapidement.

Ethan se redressa et claqua une de ses fesses en réponse.

— Aaahooo ! cria Kaya, sous la légère brûlure que la claque lui avait laissé sur la peau.

— Impertinente ! Sais-tu que je compte faire cela toute la journée ? J’ai des mois d’abstinence à rattraper, je te rappelle !

Kaya tourna la tête pour voir le visage de son amant par-dessus son épaule et vérifier s’il plaisantait, puis regarda à nouveau les aliments autour d’elle.

— Il va peut-être falloir sortir plus de carburant dans ce cas !

Un énorme sourire se dessina sur le visage d’Ethan.

— Et en plus, elle ne dit pas non ! Putain, Kaya, épouse-moi !

LOMCTR T3 : Le coeur ou la raison – chapitre 1

Ils sont de retour !

 

Souvenez-vous ! Callum a découvert qu’il avait un démon légendaire en lui, Noctis, et Aélis porte en elle la Protectrice, l’ennemie jurée de Noctis. 

Aélis doit, malgré ces révélations, partir au chevet de sa mère malade à Piléa.

 

©Jordane Cassidy – 2023


=> Chapitre 2


 

 

1

 

Déterrer des souvenirs.

 

 

 

Il y a trois ans…

 

— Votre Majesté, au rapport !

Le Roi Mildegarde regarda son lieutenant de travers.

— J’espère que les raisons qui vous conduisent à me déranger en plein repas avec la famille royale sont pertinentes, Lieutenant Gomi.

Le lieutenant s’inclina devant la famille royale.

— Je suis désolé de vous déranger, mais je dois vous informer d’un fait grave.

— Un fait grave ? Rien que ça ?! 

— Nous avons essuyé une attaque, Votre Majesté ! Les geôles ont été partiellement détruites.

Hélix Mildegarde s’interrompit tandis qu’il essayait d’arracher la chair d’un pilon de poulet avec ses dents. Il le posa alors dans son assiette en silence et s’essuya les mains, puis la bouche, à présent tout à son écoute.

— Comment ?!

— Des prisonniers ont pris la fuite, à la suite d’une intrusion.

Dans un geste brusque, le Roi se leva de son siège.

— Qui a osé attaquer la prison ?! s’exclama-t-il alors, dans un cri de colère.

— D’après les premières informations recueillies, il semblerait qu’un chevalier magique se soit infiltré dans les geôles et qu’il ait semé le chaos au milieu des gardiens et des prisonniers. Je suis désolé. J’ai manqué à ma mission, Votre Majesté. Je devais en assurer la sécurité, mais je n’étais pas présent au moment de l’attaque. Je pense que tout était prévu pour parvenir à la réussite de cette attaque, y compris de connaître mon emploi du temps…

Le soldat s’agenouilla, se mettant à la merci du châtiment du Roi. Cependant, Hélix Mildegarde ne s’attarda pas sur la culpabilité de son lieutenant en charge de la prison d’Avéna.

— Un chevalier magique, tu dis ? Sa description ?! lui ordonna alors le Roi.

— D’après les prisonniers qui ont préféré rester de peur des représailles plutôt que de s’enfuir, ce serait un homme d’une cinquantaine d’années avec des lunettes.

— Un chevalier à lunettes, tu dis ?…

Hélix Mildegarde se rassit pour réfléchir et trouver qui, à sa connaissance, pouvait correspondre à ce descriptif. Il n’y avait pas des milliers de chevaliers magiques au royaume.

— Il semblerait que son pouvoir magique soit de type… aqueux.

Le Roi écarquilla les yeux, devinant soudain l’identité du chevalier. Il releva la tête vers son soldat, la mine plus inquiète. Son lieutenant ferma un instant les yeux avant de les rouvrir pour annoncer l’objectif de cet assaut contre la prison.

— Il est venu libérer votre frère, Gésar Mildegarde. Il s’est enfui avec lui.

Les yeux d’Hélix Mildegarde s’assombrirent. Il ferma le poing et serra ses doigts de toutes ses forces, de rage.

— Maudit sois-tu… Khan !

 

 

Aujourd’hui…

 

 

Hélix Mildegarde contempla sa chevalière d’un air songeur. Un souvenir lui revint en mémoire… Ils avaient huit et onze ans à l’époque.

 

« — Hé ! Hélix ! Regarde ce que j’ai appris ! déclara Gésar, les pupilles brillantes.

Hélix regarda son grand frère en coup de vent avant de se replonger dans ses livres.

— Merveilleux coup d’épée ! lui déclara-t-il d’un ton monotone.

— Contemple-le bien ! Il va servir le royaume bientôt ! se gaussa Gésar. Père a dit que j’irai bientôt combattre avec les troupes royales.

— Réjouissant !

— Arrête d’être cynique et sors un peu de tes livres, Hélix !

— Les livres sont aussi d’excellents outils pour gagner un territoire ! Tu devrais en lire, futur Roi !

— Et toi, tu devrais prendre aussi une épée pour protéger ton futur Roi !

— Il saura se défendre sans moi ! Regarde le magnifique geste qu’il vient d’apprendre !

— Fais le malin ! Tu verras ! Père sera fier de moi ! Je veux être son digne successeur ! Et tu seras mon premier conseiller, Hélix !

— Je n’attends que ça ! lui répondit Hélix avec ironie.

— Un jour, j’hériterai de la chevalière de Père ! Il m’a promis qu’il me la donnerait le jour de la succession. Je suis après tout le fils héritier du trône !

Hélix souffla, dépité par tant de futilités à ses yeux.

— Tout ça pour une bague… Il y a tellement d’autres choses à découvrir que la guerre et la gouvernance d’un royaume.

— Pourquoi n’aimes-tu pas l’idée d’être Roi, frangin ?

— Parce que l’on n’est jamais en paix !

Hélix ferma son livre et le quitta.

— Je t’apporterai la paix ! Je te le promets, Hélix ! »

 

 

Hélix souffla à ce souvenir.

— Tu parles ! Tu ne m’amènes que des ennuis ! 

Un soldat vint alors le trouver dans la grande salle du trône.

— Votre Majesté ! Au rapport !

— Sempiternelle phrase… Parle !

— Nous n’avons toujours aucune trace de Messire Gésar ni du chevalier magique Khan. Il semble que leur activité soit discrète depuis le mariage du Duc Callistar. Nous n’avons pas eu d’autres vols de pierres depuis ni eu vent d’attaques d’un chevalier avec le descriptif du chevalier Khan.

Hélix contempla à nouveau cette fameuse chevalière à son doigt, héritée de leur père, d’un air songeur.

— Que comptes-tu faire, mon frère, maintenant que tu as le corps d’Ilina ? À quoi cela t’avance-t-il de le récupérer ?

Un grand livre se referma dans un amas de poussière. Le Grand Gardien soupira, agacé de ne pas trouver plus d’informations sur Noctis.

— Alors ? Toujours rien ?

Kizo apparut sur le pas de la porte de son bureau.

— Non… Je n’ai aucun témoignage stipulant que ce démon ait déjà pris possession d’un corps.

— Je suis sûr qu’il y a un moyen d’inverser cette possession et de rendre à Callum l’entière propriété de son corps ! l’encouragea Kizo, optimiste. Peut-être devrions-nous nous pencher sur des cas de possession de démon de niveau plus faible et adapter une formule pour ce démon et sur l’exorcisme.

— C’est une idée… Séparer le démon de Callum Callistar nous permettrait de gagner un soldat contre ce démon. Après tout, Callum est un chevalier émérite. Cependant, j’ai aussi l’intime conviction que l’en séparer ne serait pas judicieux pour l’hôte.

— Tu crains que la séparation se passe mal et que Callum en paie le prix fort, et nous aussi ?

— Oui. Le démon pourrait altérer le corps de Callum s’il sent qu’on tente de l’en séparer.

— Alors, pourquoi chercher des témoignages de possession dans ces livres ?

— Nous avons une théorie sur cette possession avec le Roi Mildegarde. Nous pensons que Callum a ce démon depuis la naissance. Il a toujours manifesté ce déséquilibre des forces en lui entre le Bien et le Mal. Partant de ce principe, si ce démon est présent depuis sa naissance, cela peut donc signifier que c’est la mère de Callum qui aurait pactisé avec le démon lors de la grossesse.

— Sa mère ? Mais…, on ignore qui c’est ! Il a toujours été orphelin. Et pourquoi offrir son fils à un démon ?

— Pour tout te dire, Kizo, la vérité sur les origines de Callum a été cachée par le Roi volontairement, et aujourd’hui, tant que nous ne savons pas ce qu’il s’est réellement passé avec sa mère, nous devons conserver ce secret.

 

Kizo le fixa gravement.

— Pourquoi conserver un tel secret ? Qu’y a-t-il d’important à cacher dans les origines de Callum ?

Le Grand Gardien sourit avec amertume. 

— Certainement qu’il y a des souvenirs du passé que le Roi a préféré enterrer, pour le bien de tous…

— Effectivement, vu les dernières révélations, la vie de Callum Callistar semble bien compliquée !

— Et elle peut l’être encore plus selon ce que nous garderons pour nous et ce qui se révèlera à lui. La question est donc de savoir si cette possession a été volontaire ou involontaire de la part de sa mère. Soit elle a convoqué le démon pour qu’il interfère d’une quelconque manière et Callum risque de mal accepter cette issue, soit elle l’a rencontré par hasard et c’est lui qui s’est servi de sa grossesse pour répondre à des desseins plus troubles. Dans ce cas, Callum pourra l’admettre plus facilement comme une fatalité.

— Dans tous les cas, quelle tristesse si cette possession date réellement de cette période !

Kizo ne cacha pas sa compassion pour cette femme inconnue qui avait dû beaucoup souffrir aussi.

— Quel sentiment a pu éprouver cette mère lorsque le démon s’est réfugié dans son ventre ?

Le Grand Gardien contempla le livre qu’il venait de refermer avec amertume. 

— La tristesse d’une mère n’a d’égale que celle de son fils orphelin aujourd’hui…

Cléry referma un vieux livre emprunté au Conseil Magique concernant la Protectrice. Il avait ainsi un peu plus d’éléments sur les attentes du Grand Gardien la concernant. Elle était un symbole du Bien, une légende, elle aussi. Il comprenait combien la réapparition de la Protectrice avait une importance dans la lutte du pouvoir contre le Mal. Il soupira et se décida à ouvrir les portes de l’église, avec sérénité.  En cette matinée, le soleil était au rendez-vous et l’air frais du matin annonçait un redoux évident pour la journée. Pourtant, quelle ne fut pas sa surprise en trouvant le responsable du cimetière devant lui, attendant l’ouverture des prières en ce lieu saint.

— Bonjour Monsieur Ratule. Les bras du Seigneur sont grands ouverts pour vous !

Il lui céda le passage devant l’entrée de l’église et l’homme entra, le visage visiblement tracassé. Sans un mot, Monsieur Ratule le salua d’un signe de tête et se dirigea vers le confessionnal, après avoir fait un signe de croix devant l’autel. Cléry soupira, navré de voir combien ses fidèles pouvaient trouver autant de tracas dans leur quotidien, au point de chercher une aide religieuse dès la première heure de la matinée. Il sourit finalement. Sa mission était de les soulager, peu importe l’heure. Il se dirigea donc à sa suite en silence et s’installa dans la partie du confessionnal dédiée à l’homme d’Église.

— Mon Père, je viens à vous, car le poids de ma culpabilité me ronge depuis trop de temps. J’ai péché d’orgueil et de paresse.

— Que vous arrive-t-il, mon fils, pour vous accabler à ce point d’une culpabilité ?

— J’ai caché un fait important à la communauté et à notre Duc. J’ai manqué à mes devoirs par simple orgueil, pour un fait outrageant pouvant avoir des conséquences…

Cléry sentit l’homme très mal à l’aise, inquiet.

 — Je vous écoute.

— J’ai découvert qu’une tombe a été profanée…, le jour du mariage du Duc. Le cercueil avait disparu… Dans un élan de panique, j’ai recouvert le trou et j’ai fait comme si rien ne s’était passé. J’avais peur qu’on me juge d’incapable. Je suis après tout le gardien du cimetière. C’est mon rôle de surveiller les tombes. Si l’une d’elles est endommagée, la responsabilité me sera incombée et… pour ce cas, j’ai pris peur en réalisant les répercussions sur mon avenir. Seulement…, plusieurs semaines après, la terre a de nouveau été remuée et là, j’ai complètement paniqué. Peut-être que quelqu’un a su que j’avais tu cet outrage. Peut-être qu’on essaie de me faire peur… Peut-être que c’est « Elle » qui revient me hanter ! Je ne dors plus ! Elle va venir emporter mon esprit en enfer !

Le gardien du cimetière s’attrapa les cheveux dans un geste de démence.

— Calmez-vous, mon enfant. Vous dites qu’une tombe a été saccagée ? Vous savez, si votre culpabilité d’avoir délibérément omis de le signaler est effective, la culpabilité de celui qui a troublé le sommeil de nos morts l’est encore plus. On ne sort pas nos morts du repos éternel. C’est un blasphème. Le Seigneur sera beaucoup moins clément envers cette personne. La question est de savoir pourquoi on s’attaquerait à une tombe, à deux reprises. Peut-être serait-il judicieux de déposer une plainte pour lancer une enquête ?

— Mais s’il y a enquête, je vais être puni par le Duc ! Je ne voulais pas déranger le Duc dans son bonheur de nouveau marié avec une telle affaire et ensuite, je me suis dit que c’était trop tard. Maintenant, je me rends compte que j’ai compromis autant de preuves que d’espoir de résoudre cette énigme à cause de ma faiblesse !

— Il n’est jamais trop tard pour réparer ses erreurs ! rétorqua d’un ton sûr le prêtre. Dites-moi, vous avez dit « elle va revenir me hanter… », de qui parliez-vous ?

— Il ne s’agit pas de n’importe quelle tombe… C’est celle de l’ancienne Duchesse d’Althéa : Dame Averhill !

— L’ancienne Duchesse d’Althéa ? répéta alors Cléry, surpris et songeur.

— Oui… Comment peut-on commettre un tel sacrilège le jour où une nouvelle Duchesse doit prendre la gouvernance de la cité ? Qui peut vouloir infliger un tel affront au Duc le jour de son mariage ?

Cléry resta tout aussi abasourdi par cette annonce.

— Déjà qu’il a dû essuyer cette attaque en pleine cérémonie… continua le gardien du cimetière, désolé.

Cléry écarquilla les yeux et une hypothèse traversa son esprit. La coïncidence semblait grosse, mais en même temps…

Il sortit alors du confessionnal et se montra à Monsieur Ratule.

— Montrez-moi la tombe ! Immédiatement !

— Mais… ? Et ma repentance ?

— Le Seigneur verra en vous un premier pas vers le pardon si vous me conduisez à cette tombe !

 

 

Le gardien le guida à travers les rangées de tombes jusqu’à apercevoir au fond du cimetière une grande stèle surplombant les autres. Cléry fronça les sourcils et se hâta. 

— La voici ! lui déclara l’homme. Son père, le Duc Averhill, est juste à côté.

Cléry remarqua alors la différence immédiate de traitement de faveur entre les deux tombes. Si la tombe de la Duchesse était majestueuse et indiquait volontairement la mise en avant de la personne qu’était cette femme, celle du Duc était discrète, sans ornements. Il contempla les épitaphes. La Duchesse était morte il y a vingt-cinq ans. Le Duc il y a treize ans.

— Pauvre homme…, commenta alors le gardien du cimetière. Il aimait tellement sa fille. Il ne s’est jamais remis de son décès. Déjà, la disparition de son épouse l’avait profondément meurtri, celui de sa fille l’a achevé…

— Comment est-elle morte ? J’avoue ignorer l’histoire d’Althéa.

— En couche ! Ni le bébé ni elle, n’ont survécu. Ce fut un traumatisme incurable pour son père. Il aurait tout donné pour elle.

— Cela se voit. Il suffit de comparer les deux tombes. 

— Il ne voulait pas d’un caveau familial où il aurait pu la rejoindre. Il se sentait responsable de sa mort et estimait qu’il ne méritait pas les mêmes égards. Alors il s’est contenté d’un enterrement sobre à ses côtés. Il voulait qu’elle marque davantage les esprits que lui. Peut-être une façon de la faire exister encore maintenant aux yeux des gens. Quand ils viennent ici, ils la voient. Elle ne passe pas inaperçue.

 

Cléry s’agenouilla et toucha la terre. Il examina bien le lieu, puis visa le type de chaussure du gardien en correspondance avec les traces de pas légèrement effacées dans un coin de la tombe.

— Des bottes de soldats…

— Plait-il ?

— Il y a des empreintes partielles ici.

Il les montra au gardien qui observa plus attentivement le sol.

— Pour en avoir vu beaucoup sur le champ de bataille, ce sont des empreintes de bottes de soldats. L’armure et les bottes rendent le pas plus lourd. Il n’y a pas de crampons ayant emporté la terre. Les bottes de soldats en sont dépourvues, justement pour éviter de rendre l’armure plus lourde encore…

— Vous êtes en train de dire que ce serait peut-être la garde royale ?

— Pas forcément. Cela peut être un groupe de mercenaires aussi, mais l’armée royale était là, le jour du mariage. Cela reste plausible dans les deux cas. La question est de savoir qui était là la première fois, le jour du mariage, et qui est venu la seconde fois, lorsque vous avez remarqué que la terre a été à nouveau retournée ?

— Pour des mercenaires, l’hypothèse tient la route, mais pour la garde royale ? Pourquoi la garde royale ferait…

 

Le gardien s’interrompit dans sa réflexion et écarquilla les yeux. Cléry commençait à creuser de ses mains la tombe.

— Que faites-vous ? Vous n’allez pas, vous aussi… ?

— Vous n’avez pas vérifié si le cercueil a été remis en place, je parie ?

— N… non…

— Vérifions ! Cela confirmera l’hypothèse que quelqu’un est venu vérifier le vol du cercueil, avant nous !

 

Je te veux ! T8 : Où en sommes-nous ???

Voilà une question qui revient régulièrement, cela après un an de la sortie du T7.

Je viens donc faire le point avec vous concernant la fin de la saga.

 

Mon mood autour de JTV

 

Voilà un an que le T7 de JTV est sorti et bien sûr, la deadline d’un tome par an arrive donc. Beaucoup espèrent donc une annonce prochainement. Avant toute chose, j’aimerais vous parler de mon humeur qui a traversé cette année post-JTV7…

J’ai fini le travail de JTV7 dans un état psychologique assez compliqué. Tout d’abord, comme après chaque tome de JTV, je suis lessivée. C’est assez bizarre, mais je n’ai pas une telle fatigue après l’écriture de mes autres histoires. Du moins, ce n’est pas une fatigue aussi poussée. Je te veux ! est une saga qui est psychologiquement assez compliquée à écrire, mais c’est aussi, je pense, l’histoire qui me donne le plus de pression. Parce que c’est ma première saga, c’est aussi votre première saga pour la plupart d’entre vous. En gros, je n’ai pas envie de me rater sur son écriture en sachant l’attente derrière depuis tant d’années. C’est aussi mon plus gros projet. 8 tomes, ce n’est pas rien ! Au-delà de la charge de boulot, cela demande une persévérance et une conviction sans faille que j’ai dû assumer durant toutes ses années. certs, je l’ai voulu ! Mais cela reste un projet très ambitieux au final pour lequel je n’avais pas prévu ce tel déploiement.

Cette pression, je l’ai eu x 10 avec JTV7. C’est l’avant-dernier tome, mais c’est aussi le début du dénouement de l’histoire d’Ethan et Kaya, et des portes commencent à se refermer, des questions trouvent des réponses, des hésitations trouvent un aboutissement vers une certitude inébranlable. Et par-dessus tout, c’est le tome qui a évoqué deux gros points : l’état psychologique d’Ethan à travers le docteur Courtois et bien sûr la demande en mariage d’Ethan. Je ne voulais pas me rater sur ces deux points très importants dans l’histoire de nos deux zigotos et vous décevoir. La demande en mariage devait être LE point culminant que tout le monde attendait, mais façon M. Connard. Donc, il fallait qu’elle soit fidèle au caractère d’Ethan. Cela a donc été beaucoup de questionnements de ma part, malgré mes certitudes sur la direction que je voulais prendre. Je voulais qu’à la lecture, on comprenne tout le chemin psychologique d’Ethan, mais aussi tout ce que représente leur relation.

 

Cette appréhension s’est amplifiée avec le passage à la bêta lecture. Pour être honnête, cela ne s’est pas très bien passé. Les filles ont relevé davantage le négatif de chaque chose que tout le positif de ce tome, ou bien elles n’ont pas réagi du tout aux moments que j’attendais. J’ai ressenti un gros décalage entre ma vision du roman et la leur. Je me suis donc encore plus interrogée sur ma vision de la romance, sur ce qui était bien ou non dedans, sur la finalité à donner à tout cela si je devais tout changer. Résultat, j’étais à deux doigts de ne rien publier du tout, tellement j’étais déçue et perdue. Des heures de travail remises en doute en quelques heures de lecture…. On en a bien sûr parlé entre nous, on s’est expliqué en prenant en compte le caractère de chacune, mais une blessure s’est toutefois ouverte même si aujourd’hui, tout est plus ou moins rétablie. Les rouages de notre collaboration ont été impactés assez fortement et la dream team que nous formons depuis le début s’est fissuré. Il a donc dû falloir colmaté tout ça pour repartir sur de nouvelles bases.

Cette blessure s’est transformée en blocage de mon côté. La sortie de JTV7 a été une sortie que j’ai vécu en demi-teinte. Déjà, de mon côté, parce que mon moral était passable. Outre le travail éditorial compliqué, j’ai perdu mon chat qui m’accompagnait depuis 18 ans. J’ai dû la faire euthanasier. Ce fut dur aussi parce que beaucoup de lectrices ne l’ont pas acheté, attendant peut-être le dernier tome pour tout lire. Mon moral était donc un peu plus descendu, car j’ai eu l’impression de me prendre la tête avec cette histoire pour pas grand-chose finalement. Rien allait comme je le voulais. Autant dire que je n’avais pas envie de commencer l’écriture de JTV8 dans la foulée, malgré les bons retours de celles qui l’ont lu et qui m’ont conforté sur mes choix scénaristiques.

 

C’est aussi la raison pour laquelle je me suis lancée dans l’écriture de Là où mon coeur te retrouvera… durant la même période. Cela m’a fait un bien fou. Pas de pression, car c’était une toute nouvelle histoire et que je n’avais aucune idée de votre réaction, mais aussi parce que je partais loin de la contemporaine en explorant la romance fantasy. Une telle bouffée d’oxygène qui m’a permis d’écrire les deux premiers tomes en 6 mois !

En vérité, mon blocage ne vient pas des histoires que j’ai en tête. L’imagination a toujours été foisonnante chez moi. Le scénario de JTV8 était déjà bien défini dans ma tête. C’est ce qui se passe autour qui peut vite me parasiter l’esprit et faire évoluer mon humeur négativement. Et ce blocage autour de JTV8 a perduré. J’ai tenté durant les grandes vacances 2022 de commencer le T8, mais je n’arrivais pas à écrire le chapitre 1. En général, je n’ai aucun souci avec mes 1ers chapitres d’histoire. J’ai un tel besoin de déverser, que ça coule tout seul sur le clavier. Pour JTV8, malgré mon idée bien précise de ce que j’espérais écrire, je n’y arrivais pas. J’écrivais, j’effaçais, j’écrivais, j’effaçais. J’ai donc mis à nouveau JTV8 de côté et je me suis consacrée durant ces grandes vacances à reprendre Be my Baby ! Là encore, j’ai déroulé, notamment pendant mes 15 jours au pays basque et j’ai écrit les chapitres que vous lisez actuellement sur Fyctia.

Puis à la rentrée, j’ai retenté JTV8 et même topo. JTV8 amène une pression supplémentaire, car c’est le tome ultime où tout doit se finir bien et où rien ne doit être bâclée. Les derniers gros points noirs doivent être percés et une fois encore, me replonger dans Je te veux ! me coûte psychologiquement au regard de ce que j’ai vécu avec le T7. L’appréhension grandit, me bouffe et je n’arrive pas à agencer mes phrases, à développer la mélodie de cette histoire. Je me plonge donc dans la sortie de Là où mon coeur te retrouvera… Même si ma romance fantasy est boudée par certaines et enfonce un peu plus mon désarroi autour de mes écrits, je prends plaisir à développer cette histoire. L’aide et le travail de Thierry autour des couvertures me permet de me dire que c’est un projet hors norme et donc que cette nouveauté doit prendre le temps de s’installer. Elle commence à effectivement prendre sa place comme oeuvre de Jordane cassidy et me présente à présent comme auteur de romance multi sous-genres. Aller trouver un nouveau lectorat m’a pris toute la fin d’année et tout ce début d’année 2023. Petit à petit, j’arrive à convaincre à tenter cette aventure et un lectorat parallèle commence à apparaître.

Et nous voilà aujourd’hui en mars, au un an de JTV7 !

 

 

Où en est-on dans JTV8 ?

 

Vous l’avez compris, JTV8 n’est pas en travail éditorial pour l’instant. Aucune date de sortie ne se profile vraiment.

Fin 2022 début 2023, j’ai écrit la moitié du T3 de Là où mon coeur te retrouvera…

Be my Baby ! est sorti parallèlement sur Fyctia et j’ai jonglé entre les deux manuscrits.

Be my Baby ! a cet avantage de m’aider à renouer un peu avec la romance contemporaine. Avant les vacances de février, j’ai commencé à reprendre la mise en page de JTV1, 2, 3, 4 de la version papier qui n’était plus à la vente depuis une bonne année en librairie. Ce travail est toujours en cours. Il a le mérite également de me faire revenir vers JTV pour tenter de « faire la paix » avec cette histoire qui me refroidissait et de me raccrocher au positif de cette romance. La mise en page me permet de traquer quelques coquilles et de tomber sur des moments, des phrases et des mots qui me font sourire. Reprendre ces moments pour me rappeler pourquoi j’écris cette romance m’a poussé à me poser à nouveau devant le chapitre 1 de JTV8. 

La bonne nouvelle de cet article, c’est que j’ai réussi à passer outre ce blocage. Le chapitre 1 est fini. J’ai déroulé le chapitre 2 sans souci. Le chapitre 3 est en cours. Je renoue doucement avec mes personnages. J’ignore le temps que ça va me prendre pour tout écrire, d’autant que j’ai les deux autres histoires qui sont aussi sur les rails. Je ne cherche pas à me mettre de deadline pour le moment. C’est trop fébrile pour l’instant pour dire que je suis complètement lancée dedans. Cependant, je suis enfin entrée dans un bon mood pour l’écrire. L’essentiel est que j’avance enfin sur ce manuscrit. Je crois que j’ai besoin de ce temps de gestation pour aussi apprécier l’écriture de cette fin et dire au revoir à mes personnages fétiches. J’ai besoin d’une bulle sans « parasitage » autour pour retrouver cette osmose avec cette histoire et clôturer cette romance sereinement. À la fin de l’année, je fêterai les 10 ans de JTV. Dix ans, ce n’est pas rien dans une vie. 

 

J’espère que vous n’êtes pas trop déçues. Je vous tiendrai de l’avancée au fur et à mesure de l’année. J’ai deux trois annonces en stock à vous dire concernant ce tome. J’espère pouvoir y mettre un gros coup d’accélérateur sur les prochains mois pour une sortie pour les dix ans de l’écriture des premiers mots sur mon clavier. Une façon de boucler la boucle de façon apaisée…

 

Jordane

 

 

Je participe à un concours !

C’est un 10, mais…

 

Hello !

Voilà une des nouveautés de 2023 !

Alors oui, cela risque d’en surprendre plus d’un. Très honnêtement, si j’aime l’univers de la fanfiction pour le fait de faire lire son histoire au fur et à mesure, je suis moins fan du système du concours. En fait, je souhaite renouer un peu avec mes premiers amours. J’ai commencé l’écriture avec la fanfiction il y a 14 ans et je voulais un peu retrouver l’engouement de la lecture chapitre après chapitre. 

Aujourd’hui, il y a quelques plateformes d’écriture qui le permettent, mais celle que j’attends n’est pas encore disponible en France. Donc, pour plus de pertinence à trouver des lecteurs, je mise sur Fyctia. Enfin, c’est vite dit, car si ce concours fête les dix ans de la New Romance, cela indique aussi bon nombre de participants. Et là, c’est un univers que je découvre et qui est un peu à mille lieux de moi… 

 

Comment ça marche ?

 
Je poste un chapitre, le lecteur like, au bout de tant de likes, je peux débloquer un nouveau chapitre. Et bien sûr, plus il y a de chapitres, plus le nombre de likes à valider augmente.

Vous avez compris l’enjeu : plus il y a une communauté derrière, plus l’histoire avance. Tout ce que je déteste ! 🙄 Il est aisé de deviner qu’un quatre mains peut rassembler plus de monde si les deux auteurs en collaboration ont déjà chacun une communauté. Il est évident qu’en proposant une nouvelle fois un texte qui a déjà concouru, les lecteurs vont revenir pour obtenir la suite. Il est clair que celui qui part sans communauté a un gros handicap. Bref ! Je ne suis pas fan du système , mais c’est ainsi qu’ils départagent les participants. Et comme je ne suis pas une fana du relationnel, hypersensibilité oblige, je doute de courir après tout le monde pour qu’on me mette un pouce ! Il va falloir partager si vous voulez la suite !

 
Alors pourquoi je le tente quand même ?

Eh bien, il y a possibilité de demander un déblocage au bout d’une semaine à la plateforme. Je ne compte pas me mettre la pression pour poster rapidement de nouveaux chapitres. Je vais jouer le jeu, mais je ne vais pas non plus m’investir à fond dans ce concours pour la simple et bonne raison que j’ai d’autres projets à côté : JTV8 et LOMCTR3. Je ferai ce qu’il faudra en postant entre un et trois chapitres par semaine ( les conditions du concours imposent des chapitres très courts, donc mes chapitres seront divisés par deux ou par trois, ce qui me laisse un peu d’avance ), mais je ne cours pas après la gagne de ce concours. D’ailleurs, je n’ai pas le manuscrit ultra avancé, donc ça risque de vite ralentir niveau nouveaux chapitres ! Si ça marche tant mieux, si ça capote, j’aurais essayé et j’espère trouver de nouvelles lectrices du moins. C’est surtout cela que je recherche !

 
quels sont les enjeux ?

Bien évidemment, une publication chez Hugo Romance. Personnellement, je ne m’en formaliserais pas de perdre, vu que je m’autoédite depuis un moment. Je n’attends pas après cela spécifiquement. Mon premier objectif étant de me donner une visibilité par ce concours et conquérir de nouvelles lectrices. Le reste se vivra au jour le jour. Donc, faut juste que l’information circule un max !

Le concours dure 3 mois, du 20 janvier ( jour de la sortie de LOMCTR2, facile à retenir !) au 17 avril.

Trois mois, c’est court, mais c’est aussi très long si les chapitres s’enchaînent et qu’on est à court de chapitres. Donc, on ira trankilou, Pilou !

 
Quel est le thème du concours ?

Comme je vous ai annoncé l’arrivée de ce concours  en début d’article, comme une bonne nouvelle, mais avec des points qui peuvent mettre un frein à ce parcours, eh bien, je vous ai aussi annoncé le thème :

 

C’est un 10, mais…

Fyctia reprend une mode Tiktok de booktokeuses en disant, c’est un 10/10, mais il y a des trucs qui ne vont pas.

C’est un 10, mais la fin peut déplaire. C’est un 10, mais attention c’est assez gore.

On retrouve donc aussi cette idée pour la thématique des histoires et ici, c’est ce qui est attendu. Pour vous donner une idée, je vais le transposer à mes livres.

JTV : C’est un 10, mais c’est un connard.

AVS : C’est un 10, mais c’est mon patron et il a déjà une copine.

DLPEN : C’est un 10, mais c’était mon premier amour et ça s’est mal fini.

LOMCTR : C’est un 10, mais je ne suis pas amoureuse de ce chevalier.

Concrètement, le thème ne se transpose pas uniquement à la new romance. C’est un thème très large, d’autant plus qu’en new romance, les genres dark romance et MM sont par exemple acceptés. Mon texte sera donc une aiguille dans une botte de foin !

 

De quoi va parler ton histoire, du coup, jordane ?

 

Souvenez-vous, je vous avez parlé cet été de la reprise d’un vieux manuscrit ( qui est tjs en cours d’écriture d’ailleurs), une romance contemporaine friends to lovers à l’université : eh bien ce sera celle-ci. Une romance légère, young adult. De quoi s’offrir de la bonne humeur !

 

Résumé :

 

 

Salut !
Moi, c’est Sasha, beau gosse de 23 ans, étudiant en fac. J’aime le basket, ma drogue… et les gros seins, mon kif suprême ! Ouais, je sais, ça fait lourdaud de base de dire ça, mais c’est un fait : je ne sors qu’avec des filles ayant au minimum un bonnet D. Le reste, je m’en fous pourvu que la fille ait un minimum de charme. 

Je vis en coloc avec mon amie d’enfance, Elley. Je m’entends super bien avec elle, mais voilà… Il a fallu que son chéri la trompe pour qu’elle déprime grave. Mes deux amis, Côme et Eliott, me lancent alors un pari contre un billet : peloter la poitrine d’Elley pour qu’elle oublie l’autre enfoiré ! Me doutant de sa réaction directe, je refuse, mais les circonstances me font revenir sur ma décision et me voilà avec mes mains sur sa paire de seins !

La plus grosse erreur de ma vie ! Je ne pense qu’à ça depuis ! Elle n’entre pas dans mes standards habituels avec son 95C. Pourtant, j’ai encore envie de les tripoter au point de penser que c’est la meilleure poitrine que j’ai eue en mains, mais… c’est ma meilleure amie ! Help !

 

Voilà un peu le speech ! Vous aurez donc compris que le thème, pour ma part, sera :

C’est un 10, mais… c’est ma meilleure amie !

 

Je compte sur vous !

 

Vous savez tout ! Je vous propose une lecture régulière et gratuite pendant les 3 mois du concours. Seule contrainte, notre rdv pour ouvrir un nouveau chapitre en likant d’un « j’aime » et en partageant !

Vous pourrez lire en créant votre compte soit directement sur le site fyctia, soit en téléchargeant l’application sur votre téléphone. On verra à l’issue comment cette histoire finira en terme éditorial.

Donc RDV le 20 janvier pour découvrir l’histoire de Sasha et Elley !

 

 < Je fonce lire cette histoire ! >